Tous les conseils en Immobilier

3 QUESTIONS À JEAN-PAUL TRARIEUX, Directeur de l’habitat de l’EPA de Sénart
“Il est facile de trouver du collectif au-dessous de 200 000 euros"

3 QUESTIONS À Dominique Voynet,Sénatrice-maire de Montreuil, ancienne ministre de l'Écologie
Indicateur Bertrand: Conduire une politique écologique dans une commune aussi dense et construite que Montreuil, n'est-ce pas une utopie ?

Recours en cas de retard de livraison
Acquéreur d'un logement neuf, vendu sur plan, je devais en prendre livraison prochainement mais le vendeur m'a expliqué que n'ayant pu constater l'achèvement du chantier il va falloir patienter. N'ai-je aucun recours ? (Dominique B., La Courneuve, 92)

Dans l’ancien comme dans le neuf, le taux d’activité reste orienté à la hausse, avec une progression de l’ordre de 4,1 % sur un an pour l’ancien, et des ventes de logements neufs qui, selon le ministère de l’Equipement, ont enregistré un record en 2005, la progression s’établissant à 8,3 %, pour un total de 121 500 unités vendues.

Environnement Des placements verts
Il n'y a pas que les acteurs du bâtiment qui se préoccupent de l'avenir de la planète. Voilà que les banquiers s'y mettent ! En lançant lors de la dernière journée de l'environnement, un fonds commun de placement “vert", la banque privée Neuflize OBC a marqué sa volonté d'offrir à ses clients conscients de leurs responsabilités de citoyen, un moyen de concilier placements financiers et environnement. Baptisé Noam Planète, ce fonds commun de placement est investi dans des sociétés dont l'activité est tournée vers la protection de l'environnement. Qu'il s'agisse d'entreprises de transports, d'innovations technologiques ou d'énergies propres comme l'éolien, le solaire ou l'hydraulique, ces entreprises travaillent toutes à réduire l'impact de l'activité humaine sur notre planète. Concilier économie et écologie, une utopie ? "Non car un ensemble de facteurs, parmi lesquels l'évolution des réglementations, la raréfaction de certaines énergies, nous conduisent à penser que le respect de l'environnement créera de belles opportunités de croissance" pronostique Dominique Pouliquen, co gérant de Noam Planète.

3 QUESTIONS À Alain Audoubert, Maire de Vitry-sur-Seine
Indicateur Bertrand: Vitry possède des réserves foncières, comme les Ardoines. Qu'en est-il?

Un marché immobilier sous pression
La hausse des prix de l'immobilier et la difficulté à se loger sont le revers de la médaille : Rennais de souche ou fraîchement débarqué, difficile de trouver à acheter ou à louer à des prix raisonnables. "On a pu remarquer une augmentation des logements à louer qui ne trouvent pas preneur tant les loyers demandés sont élevés" note Maurice Lelièvre, vice-président de Rennes Métropole en charge de l'habitat. Exemple : dans le quartier de jolies maisons proche de la gare, un petit 2-pièces de 35 m2 sous les toits, rue Marçais-Martin, s'est loué à plus de 450 euros/mois... Quant au 2-pièces situé de l'autre côté de la rue, dont le propriétaire demandait 560 euros - avec garage il est vrai - il est resté libre plus de 8 mois avant de trouver preneur ! Côté acheteurs, la demande largement supérieure à l'offre provoque les mêmes effets, avec des hausses estimées dans l'ancien par les Notaires de l'ouest autour de 14 % à Rennes, 12 % en première couronne, 18 % en seconde et qui tournent autour de 7 % pour l'immobilier neuf. Sur la Zac de Beauregard, déjà bien avancée au nord de la ville, les prix du neuf s'affichent entre 2 300 et 2 600 euros/m2, mais ils peuvent atteindre, voire largement dépasser les 3 000 euros/m2 en centre-ville.

Jean Nouvel – Architecte-urbaniste
Indicateur Bertrand : Vous allez réaliser à Marseille un immeuble de bureaux de grande hauteur (130 m) au sein du projet SAS Suède, “Cité de la Méditerranée”, piloté par le promoteur Constructa, en plein cœur d’Euroméditerranée. Quelle est la portée d’un tel bâtiment sur ce site ? Jean Nouvel : Euroméditerranée est un projet de mutation d’une structure industrielle et sa réutilisation permet de réaliser de l’anormal au bon sens du terme et de mélanger les genres. Décider de construire en hauteur impose de choisir son site et de connaître les raisons de ce choix. Ici, il existe une véritable échelle industrielle qui permet à des bâtiments d’une grande hauteur architecturale de dialoguer avec d’autres bâtiments. Même l’échelle portuaire, tout en longueur, contribue à ce dialogue. Il est bon d’aller regarder la ville d’en haut de temps en temps, de conquérir une vue privilégiée, surtout avec le relief d’une ville comme Marseille, avec les caractéristiques de sa côte, de ses îles en face. S’il est donc logique d’imaginer des tours en bord de mer, il faut s’interroger aussi sur la manière de les réaliser. Il ne s’agit pas de développer une sorte de pollution et d’exploitation totale du littoral urbain : il s’agit simplement de pouvoir créer quelques verticales dans la ville. Celle-ci a toujours besoin, dans sa composition, de verticales et elle a toujours besoin de se regarder. Nous aurons évidemment une étude d’impact, une approche cinétique par la mer ou par l’autoroute pour que cet IGH puisse exister avec grâce et puissance. I.B. : On le sait peut-être moins, mais vous travaillez aussi sur un projet de requalification du littoral à Sérignan, dans l’Hérault, qui donnera lieu à la réalisation de 1 800 logements. Comment abordez-vous le dialogue entre requalification du littoral et urbanisation existante ? J.N. : Sérignan est un projet surtout lié au développement du port et d’une zone très naturelle. Ce qui m’a intéressé c’est de relier la ville de Sérignan et les petites urbanisations de ce secteur en accentuant toutes les caractéristiques du paysage et la jouissance du climat méditerranéen. C’est un projet où les constructions ne sont pas hautes, à l’exception d’un hôtel. Il s’agit là d’un travail sur l’esprit méditerranéen dans la campagne méditerranéenne. C’est un projet lié à la nature et à la manière de vivre dans la nature. Avec le projet de l’IGH, à Marseille, nous assistons à l’inverse : nous sommes dans un monde urbain, dans un port magnifique qui possède la brutalité industrielle de tous les ports et nous essayons de travailler sur une autre poétique. Marseille, Sérignan, ce sont deux mondes poétiques complémentaires. I.B. :Vos projets concernent des musées, des immeubles de bureaux, des logements mais aussi des lieux symboliques comme l’Hôtel de Ville de Montpellier. J.N. : Ce projet est la Maison des Montpelliérains, l’Hôtel de Ville au sens plein du terme. Le positionnement est très symbolique par rapport au Lez. Nous avons joué avec l’entrée de l’eau, sur le principe du puits marseillais, qui rafraîchit le bâtiment, par ailleurs très protégé du soleil, grâce à des persiennes. Nous jouons aussi sur le fait que la Ville entre dans le bâtiment et nous créons un parvis avec commerces autour et une esplanade sur le dessus. Il ne suffit pas de dessiner un Hôtel de Ville, il faut dessiner son statut urbain et sa continuité avec la géographie : c’est une pièce urbaine que nous mettons en place et pas un simple bâtiment. I.B. : Du Musée du Quai Branly au Théâtre de Minneapolis, vous êtes présent aux quatre coins de la planète. Comment s’articulent vos choix ? J.N. :Mes critères sont basés sur le plaisir et le désir ! Ce qui m’importe, c’est la beauté de la question, de la ville, du site. Je suis très attaché à la qualité de la relation et ceux avec qui je peux réaliser un projet, comme c’est le cas, par exemple, à Montpellier ou Sérignan. Je n’ai pas vocation à construire la planète entière et il faut bien que je choisisse ! Indicateur Bertrand : Le développement durable : Quel regard ? Jean Nouvel : Le développement durable signifie que nous allons réaliser des constructions que nos petits-enfants vont utiliser, qui ne leur coûteront pas trop cher, dont ils penseront que ce sont de bons témoignages et qui auront du sens par rapport à toutes les données d’énergie ou de durabilité des matériaux. Peu importe que le projet soir rural ou urbain. Habiter dépasse de beaucoup les quatre murs d’un logement. Il importe de l’intégrer dans le quartier, la ville, les espaces publics, de le lier avec la nature, de penser les services auxquels l’habitant aura accès. Le logement lui-même doit être libéré car les trois-quarts du temps, nul ne sait qui y vivra. J’essaie toujours de donner des volumes dans lesquels des transformations et des aménagements sont possibles”.

Le département des Hauts-de-Seine propose son Prêt Logement 92 à 0 % (sous conditions de revenus), un prêt cumulable avec le PTZ+ qui peut vous permettre d’obtenir de 20 000 à 50 000 e selon la composition de votre foyer. En province, de nombreuses villes ont également mis en place leur propre prêt à taux zéro. C’est par exemple le cas de Caen ou de Toulouse. Marseille, pour sa part, a choisi de proposer un Chèque premier logement.

L'ALLONGEMENT DES DURÉES DE CRÉDIT
Avant, c'était simple, on empruntait à taux fixe et mensualités constantes, sans pouvoir modifier quoi que ce soit à son crédit. Aujourd'hui, vous avez le choix entre taux fixe et taux révisable, entre mensualités constantes et modulables, entre durée classique ou très longue... Autant d'éléments qui penchent en faveur de l'achat. Face à la flambée des prix de l'immobilier, de telles souplesses tendent à rendre solvables des prétendants à l'accession qui ne l'étaient pas. Mais elles répondent aussi à une évolution des modes de vie. Même si le désir d'accession à la propriété demeure très présent, les Français ne sont plus prêts, comme leurs parents dans le passé, à se priver leur vie durant pour posséder un toit. De ce point de vue, l'allongement de la durée des crédits immobiliers à 25 ou 30 ans, rendu possible grâce au niveau des taux, constitue indéniablement un bouleversement en matière de financement. Alors que la durée moyenne d'un crédit classique n'était, selon l'Anil que de 15 ans et demi en 1998, elle atteignait pratiquement 19 ans en 2002.

Marne-la-Vallée, un secteur à suivre
Pôles économiques, écoquartiers… des projets émergent. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer ce qui se passe du côté de l’une des premières villes nouvelles, Marne-la-Vallée.

Haute ou basse, la Normandie joue la carte de la mer pour attirer de futurs habitants. Là non plus, pas de mystère : ce sont les capitales régionales qui sont les plus dynamiques. Point commun ? Des campus universitaires, de l'emploi et des grands projets pour de nouveaux quartiers. Les prix s'en ressentent bien sûr et ont enregistré une hausse moyenne de 10 % en 2005.

Modifié en mai 2007, le Plan local de l’Habitat dresse un constat qui rend confiants les acteurs du logement sur l’agglomération montpelliéraine, qui enregistre depuis 1999 une croissance démographique exceptionnelle avec l’arrivée de 6 000 habitants supplémentaires par an. La Communauté d’Agglomération s’est fixé pour objectif, dans un contexte de tension des prix de l’immobilier, de réaliser 5 000 logements par an, soit 30 000 d’ici à 2012. La volonté de rééquilibrer la production devient aussi une réalité : sur les 5 000 logements programmés annuellement, 2 700 seront construits à Montpellier et 2 300 dans les trente communes périphériques. Ce rééquilibrage est d’ores et déjà observé dans les faits : des opérations sont en cours de commercialisation à Pignan, Juvignac, Baillargues et Castelnau-le-Lez. Dans cette dernière commune située au nord de Montpellier, Nexity groupe George V va lancer une troisième opération baptisée Sésame, composée de 55 logements et livrable au 2e trimestre 2010. Dominium va également réaliser une petite résidence de 15 appartements à Castelnau-le-Lez , en plein coeur du village.

Investir en Pinel Outre-Mer : comment ça marche ?
Déductions d’impôts plus importantes, plafonnement des niches fiscales élevé… l’investissement locatif dans l’immobilier neuf en Outre-Mer possède ses spécificités. Mode d’emploi.

Explorez les programmes TVA à 5,5 %
Vous êtes primo-accédant et vous ne dépassez pas certains plafonds de ressources ? Direction Saint-Denis, Aubervilliers, Bobigny, Romainville, Bagnolet, Le Blanc-Mesnil… où vous pouvez dénicher des programmes en TVA à 5,5 % et faire une économie de 14,5 % sur le prix du logement !

Cœur d'agglomération

L'avis de Thierry Lejeune, Notaire à Cran Gevrier (74)
"La montagne va devoir prendre le virage du développement durable"