Tous les conseils en Immobilier

Rapprocher modernité et patrimoine
La coexistence des époques demeure un sujet majeur dans l'oeuvre de Viguier. Selon lui, "ce rapport n'est intéressant que s'il existe un état de tension entre une valeur patrimoniale et une architecture véritablement moderne, sans concession à un quelconque contextualisme menant au pastiche". Où aimerait vivre ce grand voyageur ? Les villes américaines l'enthousiasment car "ce sont des univers inachevés qui soulèvent le désir de faire, par opposition à Paris où il est difficile de construire en ce moment". Mais sa vie actuelle lui convient : une succession de séjours dans plusieurs villes et une base à Paris, "où je me sens bien", confesse-t-il.

Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération du bassin d'Arcachon par la fédération des promoteurs immobiliers.

L'habitat durable, à quel prix ?
Vert, innovant, agréable à l’œil, l’écoquartier séduit, mais un quartier présumé d’exception peut-il rester abordable ? Voici quelques exemples.

À Villeurbanne, le siège du rectorat transformé en logements
Le promoteur Kaufman & Broad prévoit de réaliser une centaine d’appartements à prix maîtrisés. La première pierre vient d’être posée.

Les prêts aidés et réglementés
Dans ce domaine, sont regroupés des prêts comme le prêt à 0 % et les prêts conventionnés parmi lesquels figure le Prêt à l'accession sociale (PAS).

Comment bien investir au soleil
Pour associer exotisme et défiscalisation, cap sur les îles ! De la Réunion aux Antilles, la loi Girardin vous permet d'importantes économies d'impôts. Embarquement immédiat : du rêve à la réalité !

Du côté des acquéreurs, le moral n'est plus au beau fixe comme au cours de ces dernières années. “La demande se raréfie et tandis qu'avant l'été, sur un même logement, il pouvait y avoir trois acquéreurs, il n'y en a aujourd'hui plus qu'un”, observe la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers).

3 QUESTIONS À Arlette Fructus, Maire adjoint de Marseille chargée de l'Habitat et du Logement
"3 000 bénéficiaires du Chèque Logement"

L’accession sociale avec Grand Lyon Habitat
L’office public HLM multiplie les opérations d’accession à la propriété. La dernière en date a été commercialisée en une seule journée.

Préférant le remodelage à la démolition, Roland Castro a écrêté des derniers niveaux, redessiné des halls, usé du bow-window pour adoucir des barres et des tours. On lui doit la deuxième vie, entre autres, du quai de Rohan à Lorient, du bâtiment Diderot du Val d’Argent à Argenteuil, et de l’immense Caravelle de Villeneuve-la-Garenne – et, pour la petite histoire, aucun de ces sites n’a été troublé par les émeutes de 2005. Bientôt, la barre Balmont, projet en cours dans le quartier de la Duchère à Lyon, sera totalement remodelée pour pouvoir accueillir des duplex non-conventionnés au dernier étage, signe de l’évolution sociale des lieux mais aussi des temps.

François Bertière - Président-directeur général Bouygues Immobilier
Indicateur Bertrand : Votre groupe est très actif en matière de développement durable. Quels sont vos principaux engagements ? François Bertière : Nous nous engageons pour l’architecture et le développement durable. J’avais pris l’engagement que tous nos logements seraient certifiés Habitat et Environnement à partir de 2007. En amont, cela a nécessité un énorme travail interne. D’autant que notre volume de production s’établit à 11 000 logements. Nous avons dû former nos techniciens, nos responsables et nos vendeurs… Mais, la démarche qualité fait partie de notre culture d’entreprise. Pour nos process, nous sommes aussi certifiés Iso 9001 depuis 1995. Tout cela contribue à élever notre niveau de compétences. Et nous continuons à aller de l’avant en faisant des opérations à énergie positive. Cette démarche ne se limite pas au résidentiel, elle s’applique aussi à nos immeubles de bureaux certifiés HQE®. Après avoir remporté le Grand Prix Eco Building Performance 2007 pour la tour Mozart d’Issy-les-Moulineaux, nous avons lancé Green Office à Meudon, une nouvelle génération d’immeubles tertiaires durables qui sera à énergie positive. Nous sommes très actifs dans ce domaine et je pense que la prochaine étape sera une approche plus globale, à l’échelle d’un quartier. I. B. : En matière de programmes résidentiels neufs, quelle est l’actualité de votre groupe et quels sont vos projets phares ? F. B. : Nous avons quelque 200 programmes en vente sur toute la France. Parmi nos opérations phare, on peut citer Les Berges du Lac à Bordeaux où environ 2 000 logements seront commercialisés sur une Zac privée de 30 ha au nord de la ville où nous développons une approche très environnementale. Nous perçons des canaux, nous repensons les abords du centre commercial déjà présent… L’essentiel de nos programmes se destine à une clientèle moyenne. Aujourd’hui, le problème n’est pas la demande, mais les prix qui, à mon sens, ne devraient pas dépasser 4 500 e/m2 en Ilede- France et 3 000 e/m2 à 3 500 e/m2 en province. Nous sommes au coeur de cette demande. Par exemple, aux Ponts Jumeaux à Toulouse, nos prix moyens oscillent entre 3 200 e/m2 et 3 500 e/m2 ; à Marseille, certains de nos programmes se situent autour de 3 100 e/m2, à Narbonne aux alentours de 3 300 e/m2 ; en région parisienne à Epinay-sur-Seine autour de 3 500 e/m2. Enfin, j’ajouterai que sur notre site internet, tous nos prix sont affichés par souci de transparence vis-à-vis de tous nos acquéreurs. I. B. : Que pensez-vous des principales mesures annoncées par le gouvernement en faveur du logement ? F. B. : Toutes les mesures en faveur du logement sont bonnes à prendre. Parmi celles-ci, la déductibilité des intérêts d’emprunt est très positive et commence à produire ses effets. Par ailleurs, l’Etat veut construire 500 000 logements et pour cela va vendre ses terrains. Ce qui permettra de détendre le marché foncier. Au même titre que les Opérations d’intérêt national (OIN) qui, comme à Saclay, nous ont permis de participer au concours d’appel à idées pour un quartier auto équilibré pour lequel nous avons été primés. Aujourd’hui, il faut construire une offre adaptée au budget des ménages. Nous sommes d’ailleurs prêts à faire du logement social et à travailler main dans la main avec les organismes HLM. Le Pass foncier est également une bonne mesure car il permet d’acheter le logement avant le terrain. Nous commercialisons une opération sur ce principe. En revanche, nous restons très vigilants quant à l’éventuelle diminution des déductions fiscales notamment en statut LMP. Car si la mesure était prise, elle aurait des répercussions sur le logement des étudiants, des personnes âgées…

Indicateur Bertrand : Existet- il en France une pénurie de terrains ? Comment relancer la production foncière ? Dominique de Lavenère : La France vit une situation paradoxale : une crise du logement qui touche l'ensemble des agglomérations françaises alors même que la construction de logements atteint un record inégalé depuis 25 ans puisque près de 440 000 logements ont été produits en 2006. Ces bons résultats en termes de volume masquent en réalité une grave crise de la production des terrains à bâtir. Il n'existe pas dans notre pays de pénurie de terrains. Mais il existe une crise foncière, une crise de l'offre de terrains mis sur le marché au regard de la demande en logements. En l'état actuel, la crise ne peut que s'accentuer. Le rythme de construction nécessaire de logements par an est évalué à 500 000 dans les prochaines années. La croissance du parc de logements ne pourra être obtenue qu'en densifiant des espaces déjà construits et en augmentant l'offre de terrains à bâtir. La relance de la production foncière constitue donc l'enjeu principal. Elle est le préalable à toute relance durable de la construction. Relancer la production foncière signifie mettre plus de terrains à bâtir sur le marché, c'est-àdire relancer fortement l'urbanisme opérationnel par la réalisation notamment d'opérations d'aménagement (lotissements, zones d'aménagement concerté). I.B. : Comment concilier construction et respect de l'environnement ? D. d. L. : Compte tenu des problèmes environnementaux au niveau planétaire, il est devenu impératif d'engager de profondes transformations dans nos modes de production. En matière d'aménagement et de construction, le développement durable ne doit pas être systématiquement associé à l'idée de retour en ville et à la notion de densité, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. La variété des sites habités représente une richesse qu'il faut maintenir. La ville et la campagne ont toujours été des lieux habités simultanément. Traiter du développement durable en aménagement, c'est prendre en considération le mode de vie actuel de nos concitoyens tout en pensant à mettre en place un urbanisme pour les générations futures. D'abord de définir un projet, un projet sur le bien-être, la qualité de la ville, la qualité des extensions urbaines. Des outils doivent être mis en place pour produire cette qualité et la mesurer. C'est le sens de la démarche expérimentale HQE aménagement que nous avons initiée et que nous expérimentons actuellement avec le soutien de l'association HQE, du Puca, du Ministère de la Culture et de la Communication et de l'Ademe. Selon nous, elle conduira à la mise en oeuvre de nouveaux procédés en matière d'aménagement pour traiter par exemple des questions liées à l'eau, l'air, l'énergie, les nuisances, les déchets, la biodiversité, le paysage, les déplacements et l'accessibilité, les matériaux. Elle aura également des implications au niveau des constructions quant à leur qualité environnementale. I.B. :Comment encourager les maires bâtisseurs ? D. d. L. : Des mesures importantes ont été adoptées dans la loi Engagement National pour le Logement, mais elles ne s'imposent pas aux élus. Il faut les rendre systématiques : majoration de la taxe foncière sur les terrains constructibles non bâtis, taxe forfaitaire sur la cession des terrains nus rendus constructibles par un PLU. Il faut par ailleurs améliorer la participation voies et réseaux (PVR) en permettant son règlement par les propriétaires dès la réalisation des travaux par la commune et réformer le programme d'aménagement d'ensemble (PAE) pour mieux l'adapter aux exigences de l'urbanisme opérationnel (délai de réalisation des équipements publics en fonction du versement de la participation par les constructeurs, possibilité de mettre en place un PAE à l'occasion d'une opération de lotissement). Depuis 2000, la mise à disposition de terrains équipés s'est considérablement dégradée. La part du lotissement et de la Zac est pas- Président du Snal(Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement) DR sée de 50 % à 35 %, voire dans certains secteurs à 15 %. Face à cette situation, le Snal souhaite que l'Etat prenne toutes dispositions incitatives fortes exigeant des élus locaux qu'ils répondent à la satisfaction globale des besoins en logement, et pas exclusivement à celle de logements locatifs sociaux. I.B. : Quelles principales mesures souhaiteriez-vous que prenne le futur ministre du logement ? D. d. L. :Tous les professionnels s'accordent à reconnaître que le bon niveau de décision en matière de programmation urbaine, c'est-à-dire les logements de demain, n'est pas au niveau de la commune mais au niveau du bassin de vie, un territoire plus ou moins vaste, fonction des pôles urbains existants pouvant prendre en compte les notions d'emploi, de déplacements, d'activité, de mixité sociale, d'environnement, de services publics, etc. Nous souhaitons qu'une nouvelle étape dans la décentralisation soit lancée avec le transfert à l'échelon intercommunal, qui serait élu au suffrage universel, des compétences logement et urbanisme. Parallèlement, les documents d'urbanisme (Scot, PLH, PLU) qui sont actuellement des documents de planification doivent devenir des instruments de programmation avec obligation de résultats pour satisfaire les besoins en logements de nos concitoyens. "Il faut relancer la production foncière, mettre plus de terrains à bâtir sur le marché"

Des offres pour frontaliers en Haute-Savoie
Dans le département de Haute-Savoie, la construction se concentre depuis quelques années sur l’axe Chambéry/Annecy/ La Roche-sur-Foron/Annemasse/Saint- Julien, selon l’observatoire départemental de l’habitat. La hausse des prix, notamment à la frontière suisse, sur les bords du Léman, autour de La Roche-sur-Foron, du lac d’Annecy et de Megève, a un peu modifié le paysage, avec davantage de logements collectifs. Aujourd’hui, le ralentissement du nombre de mises en chantier, amorcé en 2006, se poursuit. Dans les stations touristiques, on se rapproche des niveaux de production des années 90. Côté “ville”, Annecy affiche le Kaliste, par Bouygues Immobilier. Situé dans le quartier Courier, nouveau must annécien, celui-ci répond à “des exigences pointues en matière de prestations” près des rues piétonnes du centre-ville. Ticket d’entrée : 243000 euros pour 3-pièces hors parking. Aux portes de la ville, à Pringy, Promogim construit Le Plazza, une petite résidence entièrement close avec encore quelques 2-pièces (de 135 000 à 189 000 euros).

3 QUESTIONS À Alain Juppé, maire de Bordeaux
"L'accession à la propriété constitue une priorité"

La Crique : des logements inspirés de la nature marseillaise
Le programme immobilier mise sur son design travaillé et la place importante accordée à la végétation pour se distinguer des autres projets immobiliers de la cité phocéenne. Découverte.

Dans le cadre des départs en vacances, un Français sur trois est inquiet quant au risque de cambriolage. C'est même le risque le plus redouté pour le domicile, devant ceux liés aux incendies et aux inondations ! C'est dans ce contexte que l'observatoire de la sécurité Assa Abloy et TNS Sofrès ont, pour la 7e année consécutive, réalisé une étude qui dresse l'état des lieux du rapport des Français face à la sécurité. Un quart des Français y affirme avoir fait installer des équipements à leur domicile. Car si en matière de sécurité anti-intrusions, il n'existe aucune obligation réglementaire, il n'en reste pas moins que certains équipements du marché sont de plus en plus performants, vous offrant une protection maximale. De quoi dormir tranquille !

Renouveau de l'immobilier neuf à Lyon
Une quantité impressionnante de grands projets, une offre immobilière diversifiée et attractive, voici le nouveau visage de la capitale rhônalpine. Visite d'une ville qui s'ouvre sur le futur sans pour autant faire table rase du passé.