Tous les conseils en Immobilier

30-40 ans : acheter pour mettre sa famille à l’abri
C’est l’âge idéal pour conforter votre patrimoine, asseoir votre vie de couple et accueillir des enfants dans un logement plus grand.

Révolution architecturale au Chesnay
"Vivre, jouer au tennis, monter à cheval et se baigner à deux minutes du printemps et du BHV". En 1966, au lancement de la commercialisation de Parly 2 (brièvement baptisé Paris 2 avant le veto de la capitale), l'argumentaire promettait aux audacieux acquéreurs de son architecture moderne, signée Claude Balick, "un art de vivre unique au monde". Ils furent séduits. Construits entre 1966 et 1978, ses quelque 7 500 logements répartis sur 36 résidences vont s'arracher comme des petits pains. Avec son centre commercial de 85 000 m2, ses deux écoles et son église aux lignes avant-gardistes, ils vont propulser la ville du Chesnay dans une autre ère. D'un petit village francilien, elle devient une ville de la deuxième couronne, qui compte aujourd'hui 29 000 habitants. L'opération n'a pas laissé beaucoup de surfaces disponibles aux promoteurs suivants. Les résidences construites depuis apparaissent au comptegouttes. Aujourd'hui, elles s'inscrivent rarement dans la même lignée architecturale, avec un retour aux toits et des espaces plus fermés et sécurisés que ceux de l'époque. Elles bénéficient néanmoins de sa proximité. Avec 200 boutiques, deux grands magasins, dix moyennes surfaces spécialisées et cinq salles de cinéma, le centre commercial Parly 2 continue d'assurer aux Chesnaysiens des services à la pelle ... "à quelques centaines de mètres du Hameau de la Reine", comme il était garanti sur la plaquette d'époque.

Ces projets qui vont changer nos villes
À l’heure de l’Europe, Paris et les capitales régionales françaises font preuve de grandes ambitions pour faire valoir leurs atouts. Enquête sur les transformations qui vont changer nos vi(ll)es.

Des règles spécifiques de copropriété
En signant avec un promoteur pour la construction de votre maison, vous devenez non seulement propriétaire de vos murs mais aussi, comme en immeuble collectif, d’une quote-part de tous les aménagements éventuellement créés sur le programme : piscine, tennis, espaces verts, locaux communs… Autrement dit, vous endossez le statut de copropriétaire. Soyez attentif à l’importance de ces aménagements et à leur coût d’entretien, car ils peuvent faire exploser vos charges de copropriété (piscine par exemple). En revanche, si le programme choisi est labellisé BBC (Bâtiment basse consommation) ou RT 2012 (permis de construire demandé après le 1er janvier 2013), votre maison sera forcément très économe en énergie. Vos charges de chauff age, d’eau chaude… seront divisées au moins par trois par rapport à la RT 2005 qui prévalait avant le 1er janvier 2013.

Fin juillet, c'est dans leur hôtel du Châtelet (un de ces prestigieux bâtiments parisiens du 19e siècle) que les notaires ont révélé des chiffres, eux, bien de notre époque : le prix des ventes enregistrées dans leurs études. Selon leurs observations, l'immobilier ancien tire le marché, mais à un niveau élevé : 5 867 e/m2 de moyenne, franchissant la barre des 9 000 e/m2 dans le 6e, l'arrondissement le plus cher. Rue de Grenelle, un appartement s'est négocié 24 590 e/m2 ! Seuls deux arrondissements demeurent au-dessous de 5 000 e/m2 : les 19e et 20e. La hausse s'est tout de même stabilisée, mais atteignait encore 8 % sur un an fin mars. "C'est la pénurie qui entretient l'augmentation des prix. Il faudrait une relance de la construction neuve qui est le seul moyen de répondre à une demande aussi forte", avancent les notaires. Mais l'immobilier neuf est réduit à la portion congrue : 150 ventes au 1er trimestre. L'offre actuelle se résume à une trentaine de programmes alors qu'elle est vingt fois plus abondante en périphérie. Résultat, comme des Corses se résignant malgré eux à quitter leur île pour le continent, des Parisiens "s'exilent" depuis quelque temps. Cherchant des logements plus grands ou moins chers, ils s'installent en 1re couronne, surtout dans des communes au positionnement familial telles que Montrouge, Boulogne et Levallois. Des villes du nord et de l'est remportent aussi leurs suffrages. Toutes comportent au moins une ligne de métro, ultime lien chéri avec la capitale… Cependant le marché du haut de gamme (très bel ancien, rénovations lourdes) tourne à plein régime, en croissance de 40 % l'an dernier. Dans le réseau Daniel Féau, on constate que les produits d'exception, très rares sur la capitale, connaissent des hausses significatives. Une évolution : les jeunes générations de happy few préfèrent le Marais alors que les anciennes affectionnent Saint-Germain et le Luxembourg. Les étrangers prennent racine : 20 % signent un chèque de plus d'un million et 70 % poussent au-delà de 4 millions.

Contrat de construction de maison individuelle
Vous signerez ce contrat si vous vous adressez à un seul professionnel. Votre interlocuteur se charge de concevoir les plans et la construction dans son ensemble. Des modèles vous sont proposés sur catalogue, mais des modifications sont toujours possibles. L’avantage du CCMI est qu’il est particulièrement bien réglementé et qu’il vous apporte la meilleure protection. Le contrat doit obligatoirement mentionner l’adresse du terrain, ses références cadastrales ainsi que votre titre de propriété. Si l’achat du terrain est en cours, vous pouvez néanmoins signer le CCMI sous la condition suspensive de la réalisation de l’acte à condition de pouvoir justifier d’un avant-contrat (promesse ou compromis). La description de la maison est aussi nécessaire. Outre les plans avec ses cotes, la surface totale et celle de chaque pièce, il faut mentionner les dégagements et annexes, les emplacements des réseaux, les équipements figurant sur les plans et rappelés dans la notice descriptive, conforme à un modèle type. Le permis de construire doit être annexé et s’il n'a pas encore été obtenu , une clause doit rappeler les démarches nécessaires à son obtention. Une notice d’information vous est remise pour vous rappeler vos droits et obligations.

Côte languedocienne : des prix plus abordables
La Grande-Motte, Cap d’Agde, Palavas... les inconditionnels du bord de mer trouveront aisément leur bonheur sur cette côte à l’offre variée.

Trois questions à Pascal Gonçalves
Président de l’agence Maison au Portugal

Interrogés sur les critères qui président au choix d’un logement neuf, les promoteurs répondent en chœur : “L’emplacement, l’emplacement et encore l’emplacement”. A Paris comme dans toutes les villes de l'hexagone, en banlieue comme en coeur de ville, un quartier n’en vaut pas un autre et l’ambiance – et donc l’attrait suscité – peuvent même basculer d’une rue à l’autre ! “Les acquéreurs, qui n’hésitent pas à se déplacer et à faire dix fois le tour du quartier lorsqu’il s’agit de loger leur famille, doivent avoir la même démarche lorsqu’ils se posent le problème d’effectuer un investissement locatif” soutient Marc Pigeon, président de la FPC (Fédération des Promoteurs-Constructeurs de France).

Entre l’aménagement des bords de Saône, le Pont Schuman La Part Dieu, Confluence, le Carré de Soie, le tunnel de la Croix-Rousse... Lyon est une ville pour le moins hyperactive.

La Communauté urbaine de bordeaux, marché du logement neuf à part entière
"La CUB et Bordeaux constituent un marché traditionnel où les prix ont, certes, effectué un rattrapage au cours des dernières années mais à un niveau comparable à des villes de taille identique", explique Patrice Pichet. En quelques années, les communes de la CUB se sont lancées dans une réflexion leur permettant d'accueillir des opérations de logements collectifs structurant leur espace de plus en plus urbanisé au regard d'un flux démographique comportant une demande pérenne. Comme Groupe Carrère ou Bouygues Immobilier, Icade Capri est très présent sur la Communauté urbaine. A Floirac, sur la Zac des Quais, Les Jardins du Fleuve, opération conçue dans le cadre du label Habitat & Environnement et composée de petits immeubles résidentiels et de villas urbaines, est livrable au 2e trimestre 2008. Le promoteur est présent sur la même Zac à partir du 2e trimestre pour un programme de 161 logements répartis en 102 appartements et 45 semi-collectifs ainsi que 14 maisons groupées à prix maîtrisés pour la livraison de l'ensemble en milieu d'année 2009. Sur l'autre rive, la société Sagec vient de lancer la commercialisation d'une opération de 37 logements à Parempuyre dont 20 % des logements en PLS. Les prix pratiqués se situent entre 2 500 et 2 700 e/m2 habitable. Le groupe Cogedim lancera, entre mai et juin, un programme de 120 logements sur Le Haillan, à l'ouest de Bordeaux, dans le cadre d'un aménagement de quartier, avec la volonté d'intéresser une clientèle de primo-accédants.

Les Maisons Barbey Maillard proposent un nouveau concept de maison, baptisé Ligne Tissot.

L'avis de CATHERINE POULET Responsable de la communication des Maisons Barbey Maillard
Indicateur Bertrand : Quel est le concept de cette ligne Tissot ?

Les deux visages de l'Est francilien
Bien souvent plus compétitif que l'Ouest, l'Est francilien est recherché. Il offre des opportunités dans des villes bourgeoises et des secteurs populaires en mutation. Éclairage sur ces deux facettes.

Colomiers, ville moteur de la 1ère couronne
A Colomiers, trois programmes sont en cours de commercialisation. La commune, forte de son emplacement et de son activité économique, compte un emploi pour deux habitants, essentiellement dans l’aéronautique. Avec une croissance démographique ininterrompue depuis 30 ans (sa population est passée de 3 000 à 32 000 habitants). Ces cinq dernières années, elle a déclaré 500 nouveaux logements par an et c’est maintenant sur la Zac des Ramassiers que se poursuit la production. Sur le chemin des Ramassiers, le Groupe Carrère édifie la résidence Soulane, 35 logements de standing répartis entre appartements du 2 aux 4-pièces et maisons de ville de 4 et 5-pièces. Construits sur un parc paysager autour d’une piscine, ils promettent “de généreux espaces et un caractère intimiste”, selon le service marketing. Au cœur du bassin d’emplois aéronautiques, Eiffage Immobilier Midi-Pyrénées vient de lancer les Boréales, une résidence de 56 appartements. Enfin, Kaufman & Broad réalise les Jardins de la Seigneurie, un nouveau programme de 42 appartements du 2 au 4-pièces, agencés sur deux résidences de 3 étages, avec quelques maisons de 4 et 5-pièces. Le promoteur vient aussi de lancer une petite opération près de Tournefeuille, les Demeures de l’Ardenne. Il s’agit d’un petit lotissement de 12 maisons de 83 à 90 m2 avec jardin, vendues entre 285 000 et 320 000 €. Sur les prolongements de la rive du Touch, Cogedim Paul Mateu (qui affiche aussi les Portes de l’Occitanes à Languevin et les Jardins d’Icare à Muret sous la marque Citalis de Cogedim) propose le Domaine des Hautes-Rives, une résidence de deux étages et 30 appartements, avec des 2-pièces à partir de 122 201 € et des 4-pièces de 80 m2 à 192 620 €. La périphérie intéresse enfin les plus gros budgets. Dans la commune très recherchée de Balma, avec ses nombreux espaces verts et desservie par la ligne A du métro, le Groupe Carrère lance le Clos Montesquieu, 28 maisons de qualité, de trois, quatre ou cinq chambres. Un 5-pièces de 125 m2 avec jardin est, par exemple, à vendre 325 000 €. Pour un 6-pièces de 150 m2, l’offre est à 382 000 €. A Bazièges, Cogedim Paul Mateu annonce encore quelques lots viabilisés, entre 874 et 1 447 m2.

L’AVIS DE LUDOVIC LAPEYRE - Directeur de la marque Maison Familiale Ile-de-France
Indicateur Bertrand : Quelles sont les nouveautés de Maison Familiale ?

Privilégier la qualité, c’est choisir un produit qui se dégradera peu avec le temps, et qui offre des prestations complémentaires, comme un label Habitat & Environnement. “Certaines opérations offrent des prestations de qualité en matière d’architecture et de matériaux choisis. Aujourd’hui, les acquéreurs n’y prêtent pas attention, mais dans dix ans, cela constituera un véritable atout d’avoir un logement qui répond à toutes les exigences de qualité environnementale (label H & E). Il faut savoir anticiper le marché, dans un contexte où le climat et les questions d’environnement, mais aussi d’économies d’énergie, vont devenir de plus en plus importants”, assure Olivier Bokobza. Une fois le bien acquis, vous ne devrez surtout pas le négliger en termes d’entretien. Peinture, menus ou gros travaux, sont à prévoir dans le budget. Cela s’étend évidemment à la copropriété lorsqu’il y en a une, “car si on achète dans un immeuble où l’ascenseur et l’escalier sont à refaire, on va demander au vendeur de baisser son prix”, prévient Geoffroy Bragadir. Selon l’emplacement de son acquisition, les travaux peuvent recouvrir toutes sortes de frais. “Si on a acheté une maison dans le Sud, on sait déjà qu’il y aura un budget peinture à prévoir pour repeindre les volets décolorés par le soleil, par exemple. Tandis qu’à Rouen, c’est la toiture qui devra être régulièrement débarrassée de sa mousse. Et cela,aucun promoteur,ni locataire d’ailleurs, ne le prévoira à votre place”, prévient Michèle Lambert. Enfin, il convient de donner un coup de jeune à votre bien juste avant la revente, de ranger toutes les pièces et d’éviter les surcharges de meubles pour faire une première impression optimale. Le secret d’une bonne revente réside aussi dans le long terme : si vous n’avez pas d’impératifs, mieux vaut ne pas vous précipiter et chercher à revendre à tout prix. “A priori, si l’on a bien évalué le marché à l’achat et bien négocié, on a acheté au vrai prix et donc, on pourra bien revendre.Mais si l’on veut revendre vite,cela signifie au prix du marché”, rappelle Patrice Haubois. Dans le cadre d’un investissement locatif, les lois Borloo et Robien imposent une période de détention minimum de neuf ans. La loi sur la plus-value, qui concerne les propriétaires de résidence principale, prévoit une exonération de l’impôt idoine si le bien est détenu depuis plus de quinze ans. En terme d’investissement immobilier, la patience reste le maître-mot.