Tous les conseils en Immobilier

Éric Mazoyer - Directeur général Bouygues Immobilier Ile-de-France
Indicateur Bertrand : Quels sont vos principaux programmes à Paris intra-muros ? Eric Mazoyer : Nous menons une très belle opération dans le cadre de l'aménagement de Paris Seine Rive Gauche, Quai treize, dans le 13e. Après quatre grandes opérations de bureaux, nous avions envie d'inscrire en termes d'architecture et de témoignage une résidence de prestige. Nous avons eu la chance de gagner le concours lancé sur ce terrain proche de la Bibliothèque Nationale de France. C'était également l'occasion de travailler avec le grand architecte Henri Gaudin. L'opération qui comprend 58 logements se commercialise bien et les travaux vont démarrer d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, nous terminons le Passage de verre, dans le 9e et avons d'autres projets dans le 13e, rue du Chevaleret notamment. Mais Paris est davantage pour nous une cible d'opportunités plutôt qu'une cible stratégique. Il n'y a pratiquement plus de foncier et les prix ont souvent dépassé le cadre du raisonnable. Aujourd'hui, je regrette que Paris ne puisse répondre à une clientèle familiale. Elle ne peut pas devenir une réserve pour personnes ou très riches ou très pauvres, très jeunes ou âgées. C'est malheureusement la tendance actuelle. Ce danger concerne à la fois les politiques et les opérateurs. Nous avons constaté lors de grandes opérations et à des niveaux de prix très différents, que la clientèle sortante de Paris se rabattait sur le neuf en proche périphérie, Issy à l'ouest, Saint-Denis au nord, faute de trouver une réponse parisienne en terme de logements. En Ile-de-France, nous sentons d'ailleurs que tout le marché est en train de migrer. I.B. : Justement, parmi vos nombreux programmes en Ile-de-France, quels sont les plus emblématiques ? E.M. : Il y en a quatre, qui ont en commun leur grande taille : Corentin Celton comprend 480 logements, en centre ville d'Issy-les-Moulineaux dans un cadre historique au cœur d'un parc protégé ; à Carrièressous- Poissy, 450 appartements vendus en accession à la propriété présentent une architecture et un urbanisme de bord de Seine ; à Bussy Saint- Georges, nous réalisons 650 appartements, 5 000 m2 de commerces et 9 000 m2 de bureaux dans une opération baptisée "O Vert". Enfin, au Plessis-Robinson, 250 logements, sur 3 immeubles dont un est en cours de commercialisation. I.B : Quelles sont vos principales orientations stratégiques ? E.M. : En premier lieu, la conquête de nouveaux marchés : c'est l'accompagnement de la demande vers une certaine délocalisation qui nous guide. Nous devons anticiper toujours plus loin du foncier, le rendre commercialisable et y élaborer des produits de qualité. Il y a un inter-marché entre les zones d'influences de bassins d'emplois régionaux comme Chartres, Orléans, Montargis, Reims, Compiègne et le marché de seconde, troisième couronne d'Ile-de-France. Car aujourd'hui, les frontières administratives franciliennes n'ont plus de sens. N'oublions pas que Tours, par exemple, n'est qu'à 50 mn de Paris en TGV. Nous devons donc répondre à une vraie demande naissante qui s'accompagne d'une vie meilleure, d'un environnement plus sain, d'une qualité de vie périurbaine. En second lieu, le service : notre show-room. Un client de Bouygues Immobilier peut opter pour des modifications dans tous les domaines de sa gamme et acquérir des produits associés, comme la mise en sécurité de son appartement, l'équipement de sa cuisine, etc. Enfin, notre organisation géographique. Nous implantons progressivement nos directions régionales sur leur territoire : Grande Couronne à Massy, Grand Ouest à Vélizy et bientôt, Paris- Nord, en proche banlieue. Notre stratégie et notre organisation sont efficaces car nous pesons aujourd'hui 15 % de parts de marché, contre 9 %, il y a deux ans. I.B : D'une façon plus générale, quel regard portez-vous sur le marché ? E.M. : Aujourd'hui, en raison des prix, les clients sont sous très haute pression. Cependant, nous estimons que la décélération des prix sera douce tant que nous serons capables de solvabiliser nos clients sur des zones de marché un peu plus lointaines avec des produits et des services de qualité. Il n'y aura pas de rupture forte tant que les taux resteront à des niveaux aussi bas qu'aujourd'hui (3,5 % environ) et que nous bénéficierons toujours de l'effet refuge de la pierre. Plus que jamais, l'immobilier est une valeur sûre, une épargne pour la retraite. IB : Qu'est-ce qui a changé dans votre métier ? E.M. : L'époque de la banalisation à outrance des produits est révolue. Nous effectuons un travail beaucoup plus fin, plus en profondeur sur la conception avec des produits thématiques. Notre objectif est de mettre notre créativité au service de nos clients pour contribuer à leur bien-être. C'est ainsi que la dimension environnementale devient un élément fondamental de notre stratégie. Nous avons donc créé et développé la démarche "Agir vert" pour tous nos programmes de logements. "Agir Vert"s'inscrit dans la démarche HQE(r) qui vise à maîtriser les impacts d'une opération de construction sur l'environnement. Notre métier de promoteur, que nous appelons chez nous "la passion créatrice", est de plus en plus engagé dans l'architecture, le développement durable, dans notre responsabilité de bâtisseur. Je considère toujours qu'un bâtiment est réussi quand c'est un bel objet, et qu'il a vraiment pris sa place, dans la ville et dans son environnement immédiat.

Les côtes du Morbihan, 830 km pour l'immobilier neuf
Séduisant pour les retraités avec sa réelle douceur de vivre, entre mer et campagne, et ses équipements publics et hospitaliers de grande qualité, le Morbihan est également attractif pour les vacanciers avec plus de 830 km de côtes et au moins 9 000 anneaux pour accueillir des bateaux de plaisance dans ses ports. Après La Baule et Saint-Malo, son golfe est le site le plus recherché de la région. Sa ville-centre, Vannes, ancienne résidence des Ducs de Bretagne, est devenue l’épicentre d’une aire urbaine toujours en augmentation. Avec des paysages, une histoire et des publics différents selon les sites, le département parvient à développer encore son offre en produits neufs et de qualité.

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté d'Agglomération de St Malo au 3er trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de St Malo par la fédération des promoteurs immobiliers.

3 QUESTIONS À CLAUDE CAGOL, Président de la FPC Ile-de-France
Indicateur Bertrand : 2004 a été une bonne année pour l'immobilier neuf, porté en grande partie par le dispositif Robien. Comment s'annoncent les résultats de 2005 en Ile-de-France ?

Un programme innovant à Ermont (95)
Le Parc de Jade, réalisé par Kaufman & Broad, a été inauguré le 5 juin à Ermont dans le Val d’Oise (95).

Affichage du permis de constuire
L'arrêté est affiché en mairie dans les huit jours de sa délivrance.

Créée en 1953, Sefri-Cime est l’une des plus anciennes sociétés généralistes de promotion-construction du marché. Au service des grands investisseurs institutionnels et des grandes entreprises, mais également des particuliers, elle voit depuis plusieurs années son volume d’activité croître régulièrement. Son activité est portée par le Pôle logements et l’Immobilier d’entreprise. En progression régulière de l’ordre de 10 % par an, Sefri-Cime se développe non exclusivement, mais essentiellement en Ile-de-France. www.sefri-cime.fr

Grande maison : le luxe de l'espace
L'espace est le principal argument mis en avant par les acquéreurs qui plébiscitent la maison individuelle. Rareté du foncier oblige, l'offre en grandes maisons est difficile à satisfaire aux quatre coins de l'hexagone. Tour des régions…

3 QUESTIONS À JEAN-CHRISTOPHE AUGER - Adjoint à l'urbanisme de la mairie de Vannes
“L’urbanisation de nouveaux quartiers rencontre un succès extraordinaire”

EN PLEIN DÉVELOPPEMENT. Absente l’an dernier, la capitale nordiste revient dans notre palmarès des 10 villes les plus attractives avec des critères propres à convaincre les investisseurs.

Patrick Saint-Agne : " Le marché ne montre aucun signe de surchauffe "
le Président de l’Observer de l’Immobilier toulousain répond à explorimmoneuf sur l'évolution du marché.

François Jouven - Président du groupe Akerys
Indicateur Bertrand : Comment se positionne votre groupe dans les différents métiers liés à l’immobilier ? François Jouven : Le groupe Akerys est un acteur de référence sur le marché de l’épargne et de l’immobilier, avec l’investissement locatif comme spécialité. Notre activité repose sur quatre grands métiers, avec la volonté de suivre l’investisseur tout au long de son projet. En premier lieu, nous sommes un promoteur, avec 12 000 logements en construction dont 85 % sont déjà réservés et 70 % actés, sur tout le territoire français, dédiés majoritairement à l’investissement locatif et à l’accession sociale à la propriété. Des réseaux indépendants de conseillers en patrimoine, avec qui nous sommes associés, proposent nos logements à la vente et mettent leur expertise au service de nos clients. Depuis le 1er juillet, l’offre d’Akerys intègre une garantie de loyer dès la date de livraison du bien, et ce jusqu’à l’entrée dans les lieux du premier locataire, sans qu’aucune franchise ne soit appliquée. Nos services immobiliers viennent logiquement compléter ce dispositif. Nous gérons aujourd’hui près de 700 résidences, dont une centaine pour des promoteurs concurrents avec lesquels nous travaillons. Des équipes de proximité nous permettent d’être réactifs, tant dans la recherche des locataires que dans le suivi et l’entretien des résidences. Enfin, nous sommes aussi distributeurs de produits financiers, à travers notre pôle Akerys Capital. Au total, nous nous sommes organisés pour accompagner nos 50 000 clients investisseurs, ainsi que leurs locataires. La progression de leur satisfaction est mesurée par les enquêtes que nous réalisons chaque année avec BVA. I.B. : Quels sont vos programmes résidentiels les plus emblématiques ? F. J. : Difficile de faire un choix parmi les quelque 600 résidences déjà réalisées ou en cours de commercialisation… J’ai en tête la résidence La Lutèce, à Garges-les-Gonesses (95) qui propose des appartements et des villas au sein d’espaces paysagers. J’ajoute que cette résidence vient de recevoir le label Habitat et Environnement. J’ai bien aimé aussi la résidence étudiante Thalès, à Toulouse, à 10 minutes à pied du Campus Paul Sabatier. Elle offre tous les avantages susceptibles de faciliter la vie des étudiants. À Antibes, j’ai visité récemment la résidence La Peyregoue, proche du centre-ville, qui vient d’accueillir ses locataires. C’est une petite copropriété, aérée et sans vis-à-vis. Les derniers étages, avec vue sur mer, disposent de grandes terrasses. Dans un tel cadre, il est facile d’imaginer à quel point il a été aisé de trouver rapidement des locataires. I.B. : Quel regard portez-vous sur le marché du logement ? F. J. : L’évolution est inquiétante. Pour la première fois, experts et politiques s’accordent à dire qu’il faut construire 500 000 logements pour faire face à la croissance du nombre de ménages et rattraper le retard accumulé. Or, le nombre de logements mis en chantier diminue : de 435 000 en 2007, on va passer à 350 000 en 2008 ; et 2009 puis 2010 vont voir cette déperdition s’accélérer. Nous allons avoir une offre insuffisante, avec la tension que cela induit sur les loyers. Le fait que quelques micro-marchés soient saturés, en accession à la propriété comme en investissement locatif, masque encore ce phénomène. Les hausses des prix ont été trop fortes – 140 % en 10 ans sur l’ancien, 75 % sur le neuf – et sont le signe d’un fossé grandissant entre l’offre et la demande : les besoins sont là, mais la demande solvable ne suit pas. Le marché va peu à peu se bloquer : parcours résidentiel plus difficile, mobilité géographique moins facile, passage du secteur social au parc privé découragé… Bref, la fluidité du marché va encore chuter. La commission Attali a montré que dans le logement, l’État devait reprendre la main. En effet, la stimulation de la construction, toutes catégories confondues, ne se fera pas sans une initiative politique forte.

2e conseil pour acheter un bien neuf en bord de mer : Faîtes-vous plaisir
Habiter ou investir dans un bien neuf en bord de mer doit donner l’envie d’y passer ses vacances.

La campagne aux portes de la ville
La périphérie ouest de Lyon cultive l'image de la campagne a votre porte. Le PLU adopté sur le territoire du Grand Lyon prévoit notamment de développer la ville en respectant de son environnement naturel, notamment par la préservation des perspectives visuelles sur les Monts d'Or et les Monts du Lyonnais. La commune de La Tour-de-Salvagny en est un exemple frappant. Golf, hippodrome, casino, vieux bourg typique, que d'arguments pour convaincre des ménages aisés de venir s'y installer. Pour autant, la municipalité ne manque pas d'ambition et lance un projet de refonte de son centre-ville et l'aménagement du site dit du Contal. Sur une superficie de 8 hectares, elle va proposer une nouvelle zone d'habitat mixte, intégrant des bâtiments de haute qualité environnementale, destinée à des jeunes ménages qui veulent se maintenir ou venir s'installer à La Tour-de-Salvagny. Plus de 20 000 m2 vont être proposés dans ce quartier, dont 30 % de logements sociaux. D'autres communes telles que Craponne ou Dardilly ne veulent pas céder aux sirènes de l'urbanisation et entendent rester des lieux de transition entre ville et campagne.

La baisse des prix s’accélère en Île-de-France
La dernière note de conjoncture des notaires franciliens démontre le manque de sou! e de l’ancien et un recul durable des valeurs.

Immobilier neuf : les secteurs hors de Marseille
I.B. :Comment se comportent les secteurs situés hors de la cité phocéenne ?

I. B. : Le marché du littoral affiche-t-il des prix élevés ?