Actualité

3 QUESTIONS À JEAN-CLAUDE GUIBAL Député-maire de Menton, président de la Communauté d’agglomération
“Nous voulons favoriser la mixité sociale”

Limitée par la mer d'un côté et la campagne de l'autre, comment Saint-Malo envisage-t-elle son avenir ? Pour René Couanau, le maire, la réflexion sur le développement urbain de la ville devait concilier la réponse à la demande de nouveaux logements et la préservation de l'environnement. "Fallait-il s'étendre sur les terres agricoles, notamment les importantes cultures maraîchères, qui entourent la ville ? Nous avons voulu tenir compte, non seulement des contraintes que nous impose la protection du littoral, mais aussi afficher notre volonté de ne pas trop étendre la ville" affirme-t-on en mairie, en détaillant le nouveau PLU. Au programme donc, la réalisation de nouveaux logements sur du foncier libéré en ville, la requalification de certains quartiers, la création de nouveaux équipements, culturels ou sanitaires, comme un troisième établissement d'accueil pour les personnes âgées dépendantes. Car, comme le fait remarquer Marie-Christine Le Hérissé : "S'il faut tenir compte de l'activité touristique, qui constitue une part importante de notre économie, nous pensons la ville pour tous les Malouins, et ne souhaitons pas nous tourner vers le tout-tourisme". La ville, qui compte 26 % de logements sociaux, profite d'ailleurs aussi de son PLU pour se pencher sur le sort de ses quartiers les plus déshérités. Dans le quartier de la Découverte, qui concentre les problèmes sociaux et vit replié sur lui-même, la mairie espère favoriser l'itinéraire résidentiel et l'accession à la propriété en profitant des politiques de la ville actuelles, pour lancer une opération de requalification. Et parmi les nouveaux logements prévus, la mairie compte en réserver 181 à l'accession aidée ou à la location sociale, dans les trois années à venir. De même, dans le secteur convoité du littoral, le maire a souhaité une opération de maisons en location- accession sur les terrains dont la mairie est majoritairement propriétaire. Fonctionnant comme une sorte de vente en leasing, ce projet permettra l'accès à la maison individuelle pour quelques familles à revenus modestes.

TENDANCE À L'ALLONGEMENT DES DURÉES
Cela dit, compte-tenu des marges de manœuvre étroites des banquiers, les taux ont toutes les chances de remonter dans les prochains mois. Mieux vaut donc ne pas trop attendre. D'ailleurs, si vous empruntez maintenant, vous disposez d'une capacité d'emprunt de 17 % supérieure à celle que vous auriez eue si vous aviez contracté un crédit en 2000. Selon les spécialistes, un point de taux en moins se traduit par 8 % de capacité d'emprunt supplémentaire. Reste que la chute spectaculaire du coût du crédit a contribué à la hausse des prix des logements. Résultat, même avec des niveaux historiquement bas, les conditions de crédit ne suffisent plus à rendre solvables les catégories d'emprunteurs les plus modestes. Mais les banquiers, qui ont de l'imagination, ont trouvé la parade : l'allongement des durées d'emprunt. Et la formule remporte un vif succès. Si, en 2002, 58 % des prêts étaient consentis sur quinze ans ou moins, en 2005, ils ne représentent plus que 32 % de la production des banques. Dans le même temps, les crédits sur vingt-cinq ans qui étaient marginaux en 2002 (2 % seulement), accusent une forte progression. On peut même dire que l'envolée de la production est spectaculaire : de 16 % début 2005, elle bondit à 25 % aujourd'hui. Preuve que la solvabilité des ménages est mise à rude épreuve. En revanche, les prêts sur 30 ans ne semblent pas faire recette pour le moment. "Nous ne proposons pas de prêt sur 30 ans, annonce-t-on à la Caisse d'Epargne Ile-de-France, un tel prêt peut avoir des conséquences lourdes pour l'emprunteur". Il n'empêche que beaucoup de banques disposent de la formule. Certaines vont même plus loin. A l'image de l'UCB qui n'hésite pas à proposer un prêt sur... 35 ans ! "Aux Etats-Unis, 95 % des prêts sont sur 30 ans, affirme Christophe Crémer, mais ils ont un avantage sur les formules françaises, ils ne prévoient pas de pénalités en cas de remboursement anticipé. Des pénalités de remboursement anticipé qui peuvent atteindre 3 % du capital restant dû". Or, la majorité des prêts de longue durée sont remboursés par anticipation, généralement parce que les emprunteurs changent de logement pour avoir plus grand. De fait, pour les banquiers, il ne faut pas se focaliser sur des prêts qui, de toute façon, n'ont pas vocation à être remboursés sur de très longues durées. Selon eux, la durée de vie moyenne d'un crédit ne dépasse pas 8 ans.

Des conditions encore attractives
Il ne faut pas se voiler la face, emprunter à 100 % coûte plus cher. Les conditions des banques varient sensiblement selon que vous disposez ou non d’un apport. Si vous n’avez pas eu la chance d’hériter ou de recevoir un don de vos parents, vous devrez donc vraisemblablement emprunter sur une plus longue durée pour que vos mensualités soient supportables. Or, absence d’apport et durée de remboursement longue sont deux éléments qui renchérissent le coût du crédit. Ainsi, selon le dernier baromètre Empruntis, si vous présentez un profil moyen, vous pouvez obtenir un taux fixe de 3,50 % sur 15 ans et de 3,70 % sur 20 ans. En revanche, ce taux passe à 3,95 % sur 25 ans et à 4,30 % sur 30 ans. Quasiment toutes les banques proposent aujourd’hui des prêts de longue durée portant sur 100 %, voire 110 % du prix du logement, c’est-à-dire y compris les frais de notaire. Parmi celles-ci, citons le CIC qui, avec son prêt “première habitation” propose un crédit jusqu’à 110 % du prix de l’opération sur une durée pouvant aller jusqu’à 30 ans. Ce prêt est toutefois réservé aux moins de 35 ans. Il s’agit d’un prêt à taux fixe les dix premières années qui se poursuit les dix années suivantes à taux révisable. Durant la dernière phase du crédit, vous avez le choix entre taux fixe et taux révisable. Au Crédit Foncier, il est également possible d’emprunter à 100 %, voire 110 % du prix de votre acquisition. “Foncier Immo Plus” est un prêt à taux révisable indexé sur l’Euribor 1 an la première année. Les années suivantes, il s’indexe sur l’Euribor 3 mois. En cas de hausse, l’ajustement s’effectue en priorité sur la durée du crédit. Et en cas de forte hausse, vous pouvez revenir à taux fixe. Ce prêt du Crédit Foncier est également assorti de souplesses comme la modulation des échéances, le remboursement anticipé ou encore le transfert du prêt sur un autre logement en cas de revente. A BNP-Paribas, le prêt à taux fixe et échéances modulables de la gamme “Compatible” n’exige pas non plus d’apport personnel et son remboursement peut aller jusqu’à 30 ans. A la Société Générale, le “Prêt Immobilier Evolutif” est limité à 25 ans. Consenti à taux fixe, il est également assorti de souplesses (modulations, différé d’amortissement possible, transfert du solde du prêt sur une nouvelle acquisition…). Autre exemple encore, le “Prêt Immobilier Jeunes Actifs” de LCL Crédit Lyonnais. Cette formule est proposée à taux fixe ou à taux révisable, au choix. Et la banque s’engage à vous donner un accord de principe dans les 48 heures qui suivent votre demande.

Des programmes inspirés de la HQE
Sur les emplacements dignes d'un intérêt environnemental, les promoteurs conçoivent des programmes inspirés de la Haute Qualité Environnementale (HQE), avec capteurs solaires pour la production d'eau chaude, recyclage des eaux de pluie, optimisation des éclairages... Ces programmes présentent un léger surcoût à l'achat, mais ils réduisent les charges. La plupart d'entre-eux sont certifiés Habitat & Environnement de Cerqual. "De tels produits séduisaient 5 % de notre clientèle il y a deux ans, mais maintenant 30 % de nos clients se montrent intéressés", remarque Loïc Bastit, directeur commercial du groupe Arc. Quelques-uns de ces programmes d'un nouveau style : à Mordelles, les Petits Près du groupe Arc et Cœur Plaisance de Bouygues Immobilier, à Chantepie, l'Aquarelle de la Coop de construction (10 logements au rez-de-chaussée pour personnes à mobilité réduite) et les Terrasses d'Ascolia de Bouwfonds Marignan, à Saint-Grégoire, les Villas Eugénie de Giboire Immobilier.

La cote des petits constructeurs de maisons
En dépit d’un ralentissement de l’activité, le secteur de la maison individuelle limite l’érosion des ventes dans un contexte économique difficile.

A Rennes, le siège du Crédit Agricole est remplacé par du logement
VIDEO. Ce vaste programme, lancé à l’initiative du Crédit Agricole d’Ille et Vilaine, permettra de construire 357 appartements sur l’ancien site d’une des caisses régionales du groupe. Une opération ambitieuse, qui ne fait pas l’unanimité.

Dans ce contexte, le marché immobilier du neuf reste serein. “La demande est toujours soutenue, et les fondamentaux du marché sont redevenus incontournables, estime Anaïs Pigeon. Les investisseurs pensent en termes de loyers et de revente, tandis que les acquéreurs,en règle générale,sont plus sensibles à la qualité du produit,comme par exemple à l’intégration de la problématique du développement durable, sans tomber cependant dans l’excès.Et le ralentissement des rythmes de commercialisation, observé au cours des derniers mois,n’est que le résultat d’un assainissement du marché qui, à mon sens, n’a rien d’inquiétant.” C’est aussi ce que constate Vincent Marsicano, qui confirme l’étalement de l’offre : “Bien que l’on observe un effritement de la rentabilité des logements pour les investisseurs, en adaptant les opérations, la clientèle répond toujours présente, à l’instar d’une résidence pour étudiants réalisée à Castelnau- le-Lez où sont venus des primo-investisseurs. De façon plus générale, le marché du logement neuf dépasse largement le cadre montpelliérain et les communes reliées par des moyens de transport en commun,comme le tram,ont une cote élevée.Cependant, c’est aussi le cas de communes proches de Montpellier, comme La Grande Motte.Mais au final, c’est la capitale régionale qui fournit cette impulsion à un territoire qui dépasse le cadre de l’agglomération”.

Karine Gaillard, la directrice commerciale de Bouygues Immobilier à Montpellier, confirme cette tendance : "La question de l'évolution de la conjoncture des marchés immobiliers est abordée au niveau national mais nous ne nous la posons pas dans les mêmes termes à Montpellier. Ici, nous ne notons aucun ralentissement de nos ventes." Ce constat est partagé chez Kaufman & Broad Languedoc-Roussillon : "Nous nous développons depuis 2003 à Montpellier mais aussi sur le reste de la région et nous ne notons aucune baisse du rythme de vente, dit Anne Hamelin, sa directrice commerciale. Le marché est réellement dynamique." Un chiffre confirme cette observation : selon Stratis Conseil, les rythmes de vente oscillent depuis un an entre 10 et 12 %. "Nous ne notons pas de baisse des rythmes de commercialisation car il n'y a pas en réalité de sur-offre à Montpellier", souligne Xavier Longin. Pas de sur-offre et une croissance démographique qui ne se dément pas.

Indicateur Bertrand :Quelles sont selon vous les raisons de l'engouement des Français pour la maison individuelle ? Christian-Louis Victor : Il s'agit d'un attachement séculaire, dû à nos origines rurales. Malgré l'évolution sociologique que l'on peut constater aujourd'hui des comportements et des modes de consommation, nos origines sont là, qui nous font aspirer à vivre dans un environnement que nous maîtrisons. La maison est à la fois un espace partagé et des espaces séparés. C'est l'une des rares formes d'habitat qui permette d'obtenir cette distanciation par rapport à l'environnement et ce rapprochement par rapport à la famille et à ceux qui y vivent. La maison se situe au carrefour du besoin et du désir : le besoin de se loger et le désir de pouvoir, dans une certaine mesure, façonner soi-même son foyer. Un autre aspect important est l'évolution de l'offre financière et des garanties qui y sont liées. Le viager hypothécaire, l'hypothèque rechargeable, font de la maison le "coffre fort" des Français. Lorsque la maison est bien réalisée et bien située, elle leur permet une capacité d'endettement pratiquement infinie. I.B. :Quelles mesures doivent être prises pour favoriser l'accession à la propriété des primo-accédants ? C.-L.V. : Il ne faut pas forcément sortir plus de lois. Nous sommes passés d'environ 300 000 à 450 000 logements mis en chantier, dans le même cadre législatif, en disposant des mêmes outils : nous ne demandons donc pas forcément de nouveaux outils. Le prêt à taux zéro, qui a été sauvé il y a quelques mois, est par exemple un excellent outil pour les primo-accédants, d'autant que certaines municipalités et autres collectivités locales, le doublent. La difficulté majeure reste le coût du foncier par rapport au coût global de l'opération et à la capacité d'endettement, notamment des primo-accédants. Les chantiers ouverts par Jean-Louis Borloo, avec la maison à 100 000 e et l'achat en deux temps de la maison et du terrain, constituent d'excellentes pistes. Si cet achat en deux temps se stabilise juridiquement, ce sera un bon moyen de favoriser l'accession à la propriété des ménages les plus modestes. Au milieu des années 90, nous avions une majorité de jeunes ménages primo-accédants parmi les acquéreurs de maisons individuelles. On constate aujourd'hui une décélération au bénéfice de ceux qui ont un apport personnel dû à la revente d'un bien. Il faut retrouver un équilibre pour que l'accession à la propriété de sa maison joue pleinement son rôle d'ascenseur social. I.B. :Quel bilan tirez-vous des chiffres de l'année 2006 ? C.-L.V. : La maison individuelle se porte bien. Nous assistons à un atterrissage sur la cime des arbres, le marché se stabilisant à un très haut niveau. Le nombre de ventes enregistre un léger recul, de l'ordre de 1 % en 2006, qui correspond vraiment à un rééquilibrage, après dix années de forte croissance. D'ailleurs, si nous avions dû continuer à soutenir le rythme élevé de ces dix dernières années, nous aurions eu à affronter des problèmes de main d'oeuvre et d'approvisionnement. Quant à l'évolution des prix, on peut dire qu'en tenant compte de l'évolution des surfaces et des prestations – toujours plus importantes – le prix des maisons enregistre plutôt un décalage négatif. Par rapport aux prix du collectif, le coût du foncier a en effet moins d'impact, car il est beaucoup plus élevé en centre-ville qu'en périphérie. I.B. :On observe des évolutions régionales contrastées. Comment les expliquez-vous ? C.-L.V. : Le littoral ouest enregistre effectivement une baisse des ventes, de même que l'Est de la France. Il faut souligner que tout le littoral ouest a tracté pendant dix ans vers le point le plus haut le marché de la maison. Certains secteurs restent d'ailleurs toujours aussi dynamiques, comme celui de l'agglomération nantaise. Quant à la baisse globale de la région Ouest, elle illustre le phénomène de rééquilibrage que connaît le marché. A l'inverse, on note que la région Nord-Picardie, qui a connu quelques difficultés, enregistre aujourd'hui une indéniable reprise d'activité. Son positionnement géographique lui permet de profiter de l'espace européen et les nouvelles implantations d'entreprises et d'activités, soutenues par les pouvoirs publics, font revenir des habitants dans cette région à forte identité culturelle. Le développement du logement devrait donc s'y pérenniser. I.B. : Quelles sont les grandes orientations à suivre pour les constructeurs en 2007 ? C.-L.V. : Compte tenu de la demande qui reste très forte et de la stabilisation du marché, les constructeurs de maisons individuelles doivent proposer des maisons de qualité, mais qui restent à des prix abordables. Nous avons de nouveaux défis à relever autour de quatre enjeux qui sont fondamentaux pour toute la profession : construire des maisons sociales, à prix abordable ; développer les maisons de ville en optimisant la disponibilité foncière ; réaliser des maisons performantes, en utilisant des matériaux et des procédés de construction innovants et enfin généraliser la maison écologique, économe en énergie. Ce sont, fort logiquement, les thèmes retenus pour le prochain Challenge des maisons innovantes 2007.

Tout savoir sur les taux de crédit
S’ils ont grimpé ces derniers mois, les taux de crédit restent encore attractifs. Mais les experts tablent sur leur hausse progressive en 2009... C’est donc le moment de concrétiser votre projet.

L'expérience de la maison en 3D par Explorimmoneuf
Comment visualiser et visiter sa maison avant même qu’elle ne soit construite ? C’est à cette expérience inédite qu’ont pu se livrer les visiteurs du Salon de l’immobilier, sur le stand d’Explorimmoneuf.

Nous allons acheter un logement ancien avec mon épouse afin d'en faire notre résidence principale. Pouvons-nous chacun bénéficier d'un prêt 1 % logement ? (Bernard D., Noisy-le-Sec, 93)

Des espaces privatifs pour les parents
"Plus que celles d'hier, les familles d'aujourd'hui, avec des enfants issus de plusieurs unions et/ou de grandes différences d'âge, sont aussi en demande d'espaces d'intimité. La réponse est apportée dans les grands logements neufs avec le développement des "suites parentales", poursuit Jean-François Gabilla. La chambre est bien isolée du reste de l'appartement,avec une salle de bains,un dressing. C'est possible à partir des 3-pièces dans les collectifs et cela se généralise dans les duplex et les maisons, où les parents seront logés au rez-de-chaussée et le reste de la famille occupera le 1er étage".Cette évolution s'explique par la complexification des relations familiales mais aussi par "la valorisation de l'autonomie de chacun des membres du foyer", précise Claire Juillard-Macian. Chacun voudrait donc se sentir chez soi, profiter d'un espace… qui se réduit comme peau de chagrin avec l'augmentation du foncier et du coût de la construction. Entre 2004 et 2005, la surface moyenne des logements a subi, par exemple, une baisse moyenne de 3 % pour tenir compte de la désolvabilisation des acquéreurs due à la hausse des prix. Les appartements neufs compensent le manque d'espace en jouant sur la rationalisation. Cuisine, salle de bains, rangements sont intelligemment conçus. Mais ce n'est pas tout. "Pour maximiser au mieux les surfaces dans ces conditions, les espaces de redistribution sont revus par rapport à l'organisation traditionnelle, continue Jean-François Gabilla. Dans les petites surfaces, studios, 2, voire 3-pièces, l'entrée est sacrifiée et les couloirs éventuellement abandonnés avec des entrées directes du salon vers la ou les chambre(s).Mais, ces ajustements sont limités par les normes imposées et notamment la mise en application de la loi Borloo du 11 février 2005 sur les bâtiments d'habitation collectifs neufs qui prévoit, dès la construction, des dispositions architecturales et des aménagements propres pour faciliter l'accès des logements aux personnes à mobilité réduite. Et à partir de 4-pièces, les acquéreurs se montrent attachés à l'organisation traditionnelle des espaces de transition".

Si le promoteur/constructeur venait à ne pas remplir ses obligations (comme terminer le chantier à la date et au coût prévus), deux garanties entreraient alors en jeu pour protéger l'acquéreur. D'abord, la garantie de remboursement, qui permet à l'acheteur de récupérer intégralement les sommes déjà versées, en cas d'annulation de la vente ou d'abandon du programme. Quand le top départ des travaux est donné, la garantie d'achèvement entre alors en scène.

L’AVIS DE OLIVIER BOKOBZA Vice-président des espaces immobiliers BNP Paribas, MRICS
Olivier Bokobza : Lorsqu’on s’engage dans un investissement locatif, on doit conserver le bien pendant une durée minimum de neuf ans, dans le cadre d’un dispositif Borloo ou Robien. Pour le cas du propriétaire accédant à sa résidence principale, on constate que la durée moyenne de sa détention est de sept ans. Ces périodes de sept ou neuf ans, qui représentent du moyen-long terme, permettent de se protéger des cycles courts. En un ou deux ans, les variations des prix de l’immobilier peuvent en effet être importantes. Mais lorsque l’on se rapproche des dix ans de conservation d’un bien, si l’on se fie au marché tel qu’on l’a connu sur les trente dernières années, le risque de moins-value est très limité. Les cycles de l’immobilier tournent aux alentours d’une décennie : tous les dix ans, on se retrouve à peu près au même niveau que dix ans auparavant. Cela protège d’une éventuelle moins-value, car l’idée est de ne pas perdre d’argent et, dans le même temps, de se constituer un patrimoine. Lorsque l’investisseur achète sa résidence principale, il va plutôt viser un marché et un endroit qu’il connaît bien, avec une potentialité de plus-value à la sortie s’il rentre dans un marché en période de cycle bas à l’achat. L’investisseur locatif détient cependant un potentiel de plus-value plus important, puisqu’il peut acheter loin de ses références personnelles, et faire le choix, par exemple, d’une ville en développement. Le marché immobilier réagit comme un marché classique, avec des phases hautes et basses ; ces variations n’empêchent pas de réaliser des plus-values. À condition d’avoir, comme pour tout investissement immobilier, prêté une grande attention à l’emplacement, ainsi qu’à la qualité du produit. Il est parfois judicieux de payer un peu plus au départ, pour un logement qui se revendra beaucoup mieux quelques années plus tard.

François Bertière, PDG de Bouygues Immobilier
En ce début 2015, nous avons voulu faire le point avec les promoteurs sur le bilan de l’année 2014, les perspectives 2015 et leurs attentes pour faire repartir l’activité immobilière. François Bertière, président directeur général de Bouygues Immobilier nous livre ses analyses.