TENDANCE À L'ALLONGEMENT DES DURÉES

Cela dit, compte-tenu des marges de manœuvre étroites des banquiers, les taux ont toutes les chances de remonter dans les prochains mois. Mieux vaut donc ne pas trop attendre. D'ailleurs, si vous empruntez maintenant, vous disposez d'une capacité d'emprunt de 17 % supérieure à celle que vous auriez eue si vous aviez contracté un crédit en 2000. Selon les spécialistes, un point de taux en moins se traduit par 8 % de capacité d'emprunt supplémentaire. Reste que la chute spectaculaire du coût du crédit a contribué à la hausse des prix des logements. Résultat, même avec des niveaux historiquement bas, les conditions de crédit ne suffisent plus à rendre solvables les catégories d'emprunteurs les plus modestes. Mais les banquiers, qui ont de l'imagination, ont trouvé la parade : l'allongement des durées d'emprunt. Et la formule remporte un vif succès. Si, en 2002, 58 % des prêts étaient consentis sur quinze ans ou moins, en 2005, ils ne représentent plus que 32 % de la production des banques. Dans le même temps, les crédits sur vingt-cinq ans qui étaient marginaux en 2002 (2 % seulement), accusent une forte progression. On peut même dire que l'envolée de la production est spectaculaire : de 16 % début 2005, elle bondit à 25 % aujourd'hui. Preuve que la solvabilité des ménages est mise à rude épreuve. En revanche, les prêts sur 30 ans ne semblent pas faire recette pour le moment. "Nous ne proposons pas de prêt sur 30 ans, annonce-t-on à la Caisse d'Epargne Ile-de-France, un tel prêt peut avoir des conséquences lourdes pour l'emprunteur". Il n'empêche que beaucoup de banques disposent de la formule. Certaines vont même plus loin. A l'image de l'UCB qui n'hésite pas à proposer un prêt sur... 35 ans ! "Aux Etats-Unis, 95 % des prêts sont sur 30 ans, affirme Christophe Crémer, mais ils ont un avantage sur les formules françaises, ils ne prévoient pas de pénalités en cas de remboursement anticipé. Des pénalités de remboursement anticipé qui peuvent atteindre 3 % du capital restant dû". Or, la majorité des prêts de longue durée sont remboursés par anticipation, généralement parce que les emprunteurs changent de logement pour avoir plus grand. De fait, pour les banquiers, il ne faut pas se focaliser sur des prêts qui, de toute façon, n'ont pas vocation à être remboursés sur de très longues durées. Selon eux, la durée de vie moyenne d'un crédit ne dépasse pas 8 ans.

TENDANCE À L'ALLONGEMENT DES DURÉES
TENDANCE À L'ALLONGEMENT DES DURÉES

Cela dit, compte-tenu des marges de manœuvre étroites des banquiers, les taux ont toutes les chances de remonter dans les prochains mois. Mieux vaut donc ne pas trop attendre. D'ailleurs, si vous empruntez maintenant, vous disposez d'une capacité d'emprunt de 17 % supérieure à celle que vous auriez eue si vous aviez contracté un crédit en 2000. Selon les spécialistes, un point de taux en moins se traduit par 8 % de capacité d'emprunt supplémentaire. Reste que la chute spectaculaire du coût du crédit a contribué à la hausse des prix des logements. Résultat, même avec des niveaux historiquement bas, les conditions de crédit ne suffisent plus à rendre solvables les catégories d'emprunteurs les plus modestes. Mais les banquiers, qui ont de l'imagination, ont trouvé la parade : l'allongement des durées d'emprunt. Et la formule remporte un vif succès. Si, en 2002, 58 % des prêts étaient consentis sur quinze ans ou moins, en 2005, ils ne représentent plus que 32 % de la production des banques. Dans le même temps, les crédits sur vingt-cinq ans qui étaient marginaux en 2002 (2 % seulement), accusent une forte progression. On peut même dire que l'envolée de la production est spectaculaire : de 16 % début 2005, elle bondit à 25 % aujourd'hui. Preuve que la solvabilité des ménages est mise à rude épreuve. En revanche, les prêts sur 30 ans ne semblent pas faire recette pour le moment. "Nous ne proposons pas de prêt sur 30 ans, annonce-t-on à la Caisse d'Epargne Ile-de-France, un tel prêt peut avoir des conséquences lourdes pour l'emprunteur". Il n'empêche que beaucoup de banques disposent de la formule. Certaines vont même plus loin. A l'image de l'UCB qui n'hésite pas à proposer un prêt sur... 35 ans ! "Aux Etats-Unis, 95 % des prêts sont sur 30 ans, affirme Christophe Crémer, mais ils ont un avantage sur les formules françaises, ils ne prévoient pas de pénalités en cas de remboursement anticipé. Des pénalités de remboursement anticipé qui peuvent atteindre 3 % du capital restant dû". Or, la majorité des prêts de longue durée sont remboursés par anticipation, généralement parce que les emprunteurs changent de logement pour avoir plus grand. De fait, pour les banquiers, il ne faut pas se focaliser sur des prêts qui, de toute façon, n'ont pas vocation à être remboursés sur de très longues durées. Selon eux, la durée de vie moyenne d'un crédit ne dépasse pas 8 ans.


 

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