Abonnez-vous au Figaro

Actualité

Délais d'indemnisation

Délais d'indemnisation

Des problèmes liés à la construction de notre maison vont vous amener à faire appel à l'assurance dommages-ouvrage. Dans quels délais serons-nous indemnisés ? (Évelyne T., Strasbourg, 67)

Christian-Louis Victor, Président de l’UNCMI (Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles)

Christian-Louis Victor, Président de l’UNCMI (Union Nationale des Constructeurs de Maisons Individuelles)

Indicateur Bertrand :Quelles sont selon vous les raisons de l'engouement des Français pour la maison individuelle ? Christian-Louis Victor : Il s'agit d'un attachement séculaire, dû à nos origines rurales. Malgré l'évolution sociologique que l'on peut constater aujourd'hui des comportements et des modes de consommation, nos origines sont là, qui nous font aspirer à vivre dans un environnement que nous maîtrisons. La maison est à la fois un espace partagé et des espaces séparés. C'est l'une des rares formes d'habitat qui permette d'obtenir cette distanciation par rapport à l'environnement et ce rapprochement par rapport à la famille et à ceux qui y vivent. La maison se situe au carrefour du besoin et du désir : le besoin de se loger et le désir de pouvoir, dans une certaine mesure, façonner soi-même son foyer. Un autre aspect important est l'évolution de l'offre financière et des garanties qui y sont liées. Le viager hypothécaire, l'hypothèque rechargeable, font de la maison le "coffre fort" des Français. Lorsque la maison est bien réalisée et bien située, elle leur permet une capacité d'endettement pratiquement infinie. I.B. :Quelles mesures doivent être prises pour favoriser l'accession à la propriété des primo-accédants ? C.-L.V. : Il ne faut pas forcément sortir plus de lois. Nous sommes passés d'environ 300 000 à 450 000 logements mis en chantier, dans le même cadre législatif, en disposant des mêmes outils : nous ne demandons donc pas forcément de nouveaux outils. Le prêt à taux zéro, qui a été sauvé il y a quelques mois, est par exemple un excellent outil pour les primo-accédants, d'autant que certaines municipalités et autres collectivités locales, le doublent. La difficulté majeure reste le coût du foncier par rapport au coût global de l'opération et à la capacité d'endettement, notamment des primo-accédants. Les chantiers ouverts par Jean-Louis Borloo, avec la maison à 100 000 e et l'achat en deux temps de la maison et du terrain, constituent d'excellentes pistes. Si cet achat en deux temps se stabilise juridiquement, ce sera un bon moyen de favoriser l'accession à la propriété des ménages les plus modestes. Au milieu des années 90, nous avions une majorité de jeunes ménages primo-accédants parmi les acquéreurs de maisons individuelles. On constate aujourd'hui une décélération au bénéfice de ceux qui ont un apport personnel dû à la revente d'un bien. Il faut retrouver un équilibre pour que l'accession à la propriété de sa maison joue pleinement son rôle d'ascenseur social. I.B. :Quel bilan tirez-vous des chiffres de l'année 2006 ? C.-L.V. : La maison individuelle se porte bien. Nous assistons à un atterrissage sur la cime des arbres, le marché se stabilisant à un très haut niveau. Le nombre de ventes enregistre un léger recul, de l'ordre de 1 % en 2006, qui correspond vraiment à un rééquilibrage, après dix années de forte croissance. D'ailleurs, si nous avions dû continuer à soutenir le rythme élevé de ces dix dernières années, nous aurions eu à affronter des problèmes de main d'oeuvre et d'approvisionnement. Quant à l'évolution des prix, on peut dire qu'en tenant compte de l'évolution des surfaces et des prestations – toujours plus importantes – le prix des maisons enregistre plutôt un décalage négatif. Par rapport aux prix du collectif, le coût du foncier a en effet moins d'impact, car il est beaucoup plus élevé en centre-ville qu'en périphérie. I.B. :On observe des évolutions régionales contrastées. Comment les expliquez-vous ? C.-L.V. : Le littoral ouest enregistre effectivement une baisse des ventes, de même que l'Est de la France. Il faut souligner que tout le littoral ouest a tracté pendant dix ans vers le point le plus haut le marché de la maison. Certains secteurs restent d'ailleurs toujours aussi dynamiques, comme celui de l'agglomération nantaise. Quant à la baisse globale de la région Ouest, elle illustre le phénomène de rééquilibrage que connaît le marché. A l'inverse, on note que la région Nord-Picardie, qui a connu quelques difficultés, enregistre aujourd'hui une indéniable reprise d'activité. Son positionnement géographique lui permet de profiter de l'espace européen et les nouvelles implantations d'entreprises et d'activités, soutenues par les pouvoirs publics, font revenir des habitants dans cette région à forte identité culturelle. Le développement du logement devrait donc s'y pérenniser. I.B. : Quelles sont les grandes orientations à suivre pour les constructeurs en 2007 ? C.-L.V. : Compte tenu de la demande qui reste très forte et de la stabilisation du marché, les constructeurs de maisons individuelles doivent proposer des maisons de qualité, mais qui restent à des prix abordables. Nous avons de nouveaux défis à relever autour de quatre enjeux qui sont fondamentaux pour toute la profession : construire des maisons sociales, à prix abordable ; développer les maisons de ville en optimisant la disponibilité foncière ; réaliser des maisons performantes, en utilisant des matériaux et des procédés de construction innovants et enfin généraliser la maison écologique, économe en énergie. Ce sont, fort logiquement, les thèmes retenus pour le prochain Challenge des maisons innovantes 2007.

Les prix de l'immobilier neuf en Île-de-France au 2e trimestre 2012

Les prix de l'immobilier neuf en Île-de-France au 2e trimestre 2012

Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) en Île-de-France par la fédération des promoteurs immobiliers.

3 QUESTIONS À ETIENNE CHAUFOUR Maire de Juvisy-sur-Orge

3 QUESTIONS À ETIENNE CHAUFOUR Maire de Juvisy-sur-Orge

"Le réseau de transports fait le succès de Juvisy"

Différé d’amortissement et report d’échéance

Différé d’amortissement et report d’échéance

Vous envisagez d'acheter un logement neuf ? De faire construire ou encore d'acquérir de l'ancien avec travaux ? Continuer à payer votre loyer, tout en remboursant votre emprunt. Ce qui peut vite devenir insupportable pour votre budget. Dans un tel cas, la banque peut vous proposer un différé d'amortissement. Au lieu de rembourser l'échéance de votre prêt en totalité, vous ne remboursez que les intérêts et la prime d'assurance, ce qui vous permet de ne pas trop vous serrer la ceinture durant le laps de temps qui vous sépare de l'emménagement dans votre nouveau logement. Certaines banques proposent cette souplesse qui peut parfois s'étaler sur un ou deux ans, voire plus. Ainsi, à l'UCB, ce différé qui peut être total (y compris les intérêts), s'étale sur 36 mois maximum. Mais faut-il le préciser, il a un coût supplémentaire par rapport à un crédit amortissable dès le départ. Si vous ne souhaitez pas utiliser cette souplesse, sachez que la plupart des banques propo sent le report des mensualités en cas de besoin. C'est par exemple le cas chez LCL. Ainsi, à partir de la 3e année de votre crédit, vous pouvez reporter jusqu'à neuf mensualités sur toute la durée de votre crédit. A l'UCB, vous disposez de cinq "jockers". Autrement dit, sur toute la durée de votre prêt, vous avez la possibilité de reporter cinq mensualités sans avoir à les motiver.

L'AVIS DE MAÎTRE HUMBERT, Président de la Chambre des notaires de Paris

L'AVIS DE MAÎTRE HUMBERT, Président de la Chambre des notaires de Paris

Maître Humbert : Le doublement du prêt à 0% est une excellente mesure. Mais, il ne semble pas qu'il faille distinguer le neuf de l'ancien. Économiquement et financièrement, on comprend bien la logique qui a présidé à ce choix. Sur le plan financier, le prêt à 0% coûte très cher. Sur le plan économique, le neuf paraît créer davantage d'emplois. Pour autant, il est évident que les primo-accédants se dirigent naturellement et massivement vers l'ancien parce qu'il est plus accessible en termes de prix.

Gestion d'un bien à distance

Gestion d'un bien à distance

Je viens d'acquérir un logement pour le mettre en location. N'étant pas sur place,puis-je confier à un professionnel la gestion complète de ce bien ? (Patrick T.,Marseille,13)

Paris, 4ème ville où investir en 2012

Paris, 4ème ville où investir en 2012

Certes, en investissant dans la capitale, vous ne risquez pas de vous tromper. Mais les prix élevés ne permettent pas d’espérer des rendements performants. Il faut donc tabler sur la valorisation de votre patrimoine.

Hermann Kaufmann , combattant pour l'environnement

Hermann Kaufmann , combattant pour l'environnement

Alors que la famille Kaufmann est devenue l'un des leaders européens des systèmes-bois, Hermann, lui, a voué sa carrière à concilier architecture et écologie. Spécialiste de l'habitat passif, c'est-à-dire ne consommant que 40 à 0 % de combustibles fossiles, il explore aussi la construction productrice de kilowatts dite "à énergie positive". "L'architecte joue un rôle dans la société en tant que médiateur de la culture architecturale et combattant pour l'amélioration de l'environnement", déclarait-il dans un film que lui a consacré l'Epamsa, l'aménageur des Yvelines qui organise le Global Award. Ce chasseur de CO2 a ainsi construit d'étonnants projets contemporains en bois blond sur les vallons du Vorarlberg : maisons individuelles, habitat collectif, bureaux, pont couvert de Gaissau, centrale biomasse de Lech, supermarché de Dornbirn, centrevillede Ludesch… En ce moment, l'architecte travaille sur un hôtel 5 étoiles, un immeuble passif de 80 appartements au Tyrol et un autre en bois en Autriche du nord. Une architecture rare à découvrir le 3 mars à la cité du patrimoine et de l'architecture, où Hermann Kaufmann présentera l'esquisse de son projet de Chanteloup.

Christophe Crémer - Président-directeur général de Meilleurtaux.com

Christophe Crémer - Président-directeur général de Meilleurtaux.com

Indicateur Bertrand : Que pensez- vous du marché immobilier en ce début d’année ? Pensez-vous que nous sommes face à une crise ? Christophe Crémer : Selon les sources, le marché devrait connaître une très légère hausse ou une très légère baisse. Pour ma part, je pense que l’on sera dans une marge faiblement négative. Certaines zones restent très dynamiques. Notamment dans Paris où des quartiers comme la République fonctionnent encore très bien. Même chose à Levallois-Perret. Mais, il ne faut pas se voiler la face, dans l’ensemble, l’activité a fortement ralenti. On savait bien que l’immobilier ne pourrait pas monter indéfiniment à ce rythme là. D’ailleurs, pourquoi les prix continueraient-ils à grimper en France alors que l’immobilier baisse partout dans le monde ? Aux Etats- Unis, en Angleterre, en Espagne… partout le marché s’essouffle parce que les prix ont flambé. Aux Etats-Unis, c’est une véritable crise due au marché qui a été très spéculatif : 28 % des acquéreurs étaient des spéculateurs. En France, le contexte est différent. Le marché n’est pas en crise. La demande n’est pas, non plus, spéculative puisqu’elle émane d’acquéreurs qui cherchent tout simplement à se loger et à assurer leur avenir et leur retraite. Ils sont seulement freinés dans leur projet d’achat par les prix de l’immobilier et la montée très rapide des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Mais, les pouvoirs publics ont pris des mesures qui devraient quelque peu les rassurer. Ne serait-ce qu’avec la déductibilité des intérêts d’emprunt. L’ennui, c’est que pour l’instant, la plupart des acquéreurs que nous recevons, ne savent même pas qu’ils peuvent bénéficier de cette déductibilité. I. B. : 2007 a été une année de forte hausse des taux de crédit. Que pronostiquez-vous pour l’année 2008 ? C.C. :Au début de l’année 2006, les taux étaient à 3,20 % et aujourd’hui ils démarrent à 4,70 % sur 15 ans. En deux ans, la remontée a été spectaculaire puisque de 1,50 point et rien que sur 2007, les taux ont bondi de 0,90 point. Personne ne peut nier que c’est une évolution importante. On peut dire que 2007 a été l’année de la fin des taux bas. Mais je pense qu’ils ne vont plus beaucoup monter. Pour ce qui concerne les taux fixes, l’OAT 10 ans a subi peu de hausse ces dernières semaines. Aujourd’hui, il est à 4,25 % et les taux de crédit proposés aux particuliers démarrent autour de 4,70 % sur 15 ans. L’écart est largement supérieur à la normale. Les banques auraient même dû baisser un peu leurs taux, mais cela n’est pas le cas. Elles sont en train de restaurer leurs marges, d’autant que leurs coûts de refinancement ont augmenté. Même les grandes banques de dépôt empruntent entre 0,25 et 0,30 point de plus qu’en juin. La crise des subprimes est passée par-là. Pour autant, je pense que la hausse ne devrait pas dépasser 0,15 point sur l’ensemble de l’année 2008. Ce qui n’aura pas de réel impact sur la solvabilité des acquéreurs. Quant aux taux révisables, il y a fort à parier que la Banque centrale européenne (BCE) n’augmente pas son taux directeur. Certes, il y a une tendance inflationniste à l’échelon européen, mais les indicateurs économiques sont loin d’être excellents. Il n’empêche que les acquéreurs et notamment les investisseurs qui ont pris des taux révisables ces dernières années, s’en mordent les doigts. Car la révision annuelle du taux de crédit sur l’Euribor fait souvent grimper le taux audelà d’un taux fixe. A titre d’exemple, si l’on applique une révision de taux aujourd’hui alors que l’Euribor est à 4,65 %, et que l’on y ajoute la marge de la banque, en moyenne de 1,20 point, le taux du crédit passe à 5,85 %. Bien plus qu’un taux fixe à 4,70 ou 4,80 % aujourd’hui. Quelqu’un qui a pris un taux révisable récemment a intérêt à le convertir en taux fixe. I. B. : Bien que les banquiers s’en défendent,constatez-vous un durcissement des conditions d’octroi des crédits ? C. C. : Nous sommes dans un environnement différent et il sera sûrement plus difficile d’obtenir un crédit en 2008. DR Nous le ressentons déjà. Notre taux de refus est passé entre juillet et aujourd’hui de 3 à 8 %. J’ai l’exemple d’un couple dont les deux membres travaillent et qui ont des revenus élevés. Pour acheter leur appartement, ils s’endettaient à hauteur de 21 %. La banque a refusé le crédit parce que l’épouse était en période d’essai. Les cas se multiplient. Un autre dossier a été refusé alors que l’endettement était de 32 % parce que la banque a considéré, en épluchant les relevés de compte du candidat emprunteur, qu’il faisait trop de retraits d’argent auprès d’un casino, supposant qu’il était joueur. Cela illustre combien tous les détails d’un dossier sont importants. I. B. : L’allongement des durées des prêts se poursuit-il ? C. C. : Pour la première fois, au 4e trimestre 2007, la courbe des prêts à 30 ans et plus a baissé par rapport au trimestre précédent. Pour un banquier, un prêt à 30 ans est généralement associé à un jeune couple qui n’a pas d’apport et peu d’expérience professionnelle. Ce qui devient un handicap. Et si l’emprunteur n’a même pas de quoi payer les frais d’acquisition, il ne sera pas vu d’un bon oeil par le banquier, contrairement aux années précédentes où les établissements de crédit prêtaient jusqu’à 110 %. Les banques n’ont pas durci leurs conditions, elles appliquent plus rigoureusement leurs critères.

François Drouin Président du directoire du Crédit Foncier de France

François Drouin Président du directoire du Crédit Foncier de France

"De mal nécessaire, le crédit immobilier est devenu une réelle opportunité pour réaliser son projet." Indicateur Bertrand :Quel bilan tirez-vous de l'année 2006 et quelles sont, selon vous, les perspectives d'évolution du marché immobilier ? François Drouin : Le marché immobilier d'habitation en 2006 a poursuivi la décélération déjà observable en 2005. Plusieurs signes en témoignent : le nombre de cessions reste inscrit à un haut niveau mais progresse moins (autour de 3 %) ; le niveau des stocks de logements s'accroît dans l'ancien et dans le neuf ; la hausse générale des prix ralentit. Constatée localement, elle résulte d'un quasi-plafonnement des valeurs les plus hautes et du resserrement par le bas de l'échelle des prix. Mais le point majeur reste sans doute la persistance d'une demande qui ne faiblit pas. Les ménages parviennent à faire face à la hausse des prix par des emprunts à taux faibles et durées longues, par des aides familiales ou l'acquisition de superficies moindres dans des quartiers moins recherchés. Je note par ailleurs que les prêts aidés tels que le prêt à 0 % constituent des réponses intéressantes pour les ménages à revenus modestes. I. B. :Quel regard portez-vous sur la mise en place des dispositifs Robien recentré et Borloo neuf ("populaire") ? F. D. : Tout d'abord, le marché de l'investissement locatif reste très actif. En effet, le contexte économique et financier lui est aujourd'hui favorable, avec des niveaux de taux d'intérêt encore bas, une fiscalité attractive et une pénurie avérée de l'offre locative dans certaines régions. Les clients qui réalisent un investissement locatif poursuivent simultanément plusieurs objectifs : constituer/valoriser/ transmettre un patrimoine ; se créer des revenus complémentaires ; préparer leur retraite, tout cela dans un contexte fiscal favorable. Le choix du régime optimisant l'opération dépend évidemment des objectifs de l'investisseur : il doit avant tout être guidé par le marché local et donc les besoins. Par exemple, pour Paris intra-muros, le prix marché reste élevé et le régime Robien recentré peut être le dispositif adéquat. A l'inverse, les communes de première couronne dans des villes populaires sont attractives en investissement Borloo où les plafonds propres à ce régime pénalisent peu l'investisseur. D'autres objectifs peuvent également guider l'investisseur dans ses choix. S'il souhaite par exemple louer à un ascendant ou un descendant, il choisira le Robien recentré qui lui offre cette possibilité à la différence du Borloo. I. B. : Votre dernière enquête menée avec Paris Dauphine souligne l'impact de mutations sociologiques profondes qui influent sur la demande de logement. Quels sont les grands enseignements à en tirer ? F. D. : Le marché du logement en France a été marqué entre la Libération et les années 80 par trois chocs : la reconstruction, l'urbanisation et le développement des flux migratoires. Après cette période de construction très active, on pensait que tout était rentré dans l'ordre avec une production annuelle de 300 000 logements par an. Or, l'étude fait apparaître un véritable choc sociologique qui bouleverse la demande de logement, sous l'influence conjuguée de plusieurs changements sociologiques déterminants : l'éclatement de la cellule familiale, l'allongement de la durée de vie, les nouveaux flux migratoires et la part croissante du montant des investissements étrangers en France. Toutes ces causes structurelles viennent se cumuler et ont permis aux auteurs de l'étude d'estimer le besoin de construction de logements à 500 000 par an. I. B. : Quelles sont les évolutions majeures en matière de crédit immobilier en France ? F. D. : Le marché du crédit immobilier a fait l'objet de profondes transformations ces dernières années. Les taux favorables du crédit immobilier ont soutenu l'appétence confirmée des Français pour la propriété. Manifestation la plus visible de cet engouement : le taux de propriétaires est passé à 57 % contre 35 % après-guerre. Le recours au crédit immobilier est désormais bien installé dans les mentalités et ne fait plus peur. De mal nécessaire, il est devenu une réelle opportunité pour réaliser son projet immobilier, qui reste pour beaucoup de ménages LE projet d'une vie. Le profil des clients aussi a évolué. Les 55/65 ans veulent devenir propriétaires sans pour autant voir leur budget diminuer (culture, loisirs…). Les primo-accédants, eux, sont souvent moins jeunes (30 ans) du fait de la hausse des prix de l'immobilier et de leur situation professionnelle parfois précaire (CDD, intérim…). Dans le même temps, ils sont plus nombreux à acquérir un bien immobilier, préférant le remboursement d'une échéance de prêt immobilier au paiement d'un loyer généralement d'égal montant. Pour faire face à la diffusion à grande échelle du crédit immobilier, les banques ont développé leur offre de financement avec des formules de prêts adaptées aux besoins des différents types de clientèles : lissage des mensualités, allongement des durées, mixage des profils et des tarifications, services packagés. Les solutions de prêts à taux révisable, dont le Crédit Foncier a d'ailleurs été le précurseur, ont connu une forte croissance avec des montages sécurisés sur des durées de plus en plus longues. Elles ont aussi permis d'abaisser les mensualités de remboursement et donc d'augmenter la capacité d'emprunt.

La Haute-Savoie passe au vert

La Haute-Savoie passe au vert

Dans le cadre du grand projet du canton de Saint-Julien-en-Genevois, l’écoquartier de Viry accueillera 2 000 habitants supplémentaires.

3 QUESTIONS À Anne Hidalgo, 1re adjointe au maire de Paris

3 QUESTIONS À Anne Hidalgo, 1re adjointe au maire de Paris

"Créer un éco-quartier mixte de plus de 3 000 logements"

Des aides de plus en plus nombreuses

Des aides de plus en plus nombreuses

Pour bénéficier d'une aide d'une collectivité, encore faut-il que les régions, les départements et les communes soient impliqués dans le processus. Car jusqu'à une époque récente, leur intervention restait assez limitée, plutôt tournée vers le logement locatif social. Mais aujourd'hui, l'accession à la propriété devient également un enjeu majeur pour résorber la crise du logement. D'où l'intérêt des collectivités locales. Une enquête de l'Anil (Agence nationale d'information sur le logement) peut vous guider dans votre recherche. Elle constate qu'à l'heure actuelle 23 départements accordent des aides à l'accession à la propriété, sous forme de subvention ou de prêt (prêt à 0 % complémentaire par exemple). Parmi les subventions accordées par les départements, il faut différencier celles destinées aux ménages éligibles ou bénéficiaires d'un prêt à 0% de celles qui n'y font pas référence. Dans la première catégorie, se situent des départements comme les Alpes Maritimes, l'Ille-et-Vilaine, les Côtes d'Armor, l'Ain et la Corrèze. Attention, certains départements exigent des plafonds de revenus inférieurs à ceux du prêt à 0 %. Dans la seconde catégorie, se distinguent des départements comme le Morbihan, la Haute- Vienne, le Lot et les Bouches-du-Rhône. Pour ce qui concerne les prêts accordés aux particuliers, il en existe de plusieurs sorte. Il y a d'abord les prêts complémentaires au prêt à 0 %. C'est par exemple le cas de Paris, des Hauts-de-Seine et de la Haute-Garonne. D'autres départements privilégient des prêts à faible taux d'intérêt. Parmi ceux-ci, la Gironde, l'Hérault, l'Indre, la Haute-Saône, la Seine-et-Marne, l'Yonne ou encore l'Essonne. Pour vous informer des aides possibles, vous pouvez utilement vous référer au site de l'Anil (www.anil.org) et vous adresser à votre Adil locale (Association départementale d'information sur le logement) qui ont souvent des permanence en mairie. Et si votre départe-ment ne dispose d'aucune Adil, ce qui peut être le cas, contactez votre mairie ou votre conseil général.