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L'avis de Jean-Pierre Fourcade - Sénateur-maire de Boulogne
Indicateur Bertrand : Comment est envisagée la mixité sur les terrains Renault ?

3 QUESTIONS À François Tarade, directeur de l'Habitat au Crédit Foncier
Le pass-foncier peut se cumuler avec le prêt à taux zéro doublé jusqu'à fin juin

Avis de neuf sur la capitale de la Brie.

Les diamants de l'habitat neuf du grand Lyon
Fin octobre, en Rhône-Alpes, plus de 500 appartements neufs étaient labellisés BBC-Effi nergie et 10 000 demandes, en cours. Une récolte certes jeune, mais très prometteuse. Enquête sur un marché en pleine expansion.

Acheter un logement neuf ne se fait pas à la légère et nécessite une période de réflexion pour trouver les meilleurs prêts, taux, assurances... Pour ne pas perdre le fil, suivez le guide !

D'après une enquête du CSA, réalisée à la demande du maire de Saint-Cloud Eric Berdoati, 25 % des Clodoaldiens sont arrivés sur la ville depuis 2001. Par rapport aux anciens habitants, ils sont plus jeunes (74 % ont entre 25 et 49 ans) et le quart d'entre eux habitait Paris auparavant. Une vague de Parisiens qui n'est pas pour autant un raz-demarée. Même schéma à Boulogne, Issy-les- Moulineaux et Levallois, les communes que choisissent respectivement les habitants du 16e, 15e et 17e arrondissements. Clichy aussi voit arriver des Parisiens mais plutôt du haut du 17e et du 18e. Tout se passe comme s'ils déplaçaient les frontières de l'arrondissement à défaut de pouvoir repousser les murs de leur appartement.

Ile-de-France : ce qui va bouger pour l'habitat neuf
Prix élevés, offre peinant à soutenir la demande : le marché immobilier francilien reste tendu. Ce qui ne l'empêche pas d'offrir de belles opportunités dès 2006.

Les prix de l'immobilier neuf dans l'agglomération d'Annecy au 3e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans l'agglomération d'Annecy par la fédération des promoteurs immobiliers.

Puis-je bénéficier d'un avantage fiscal pour des travaux d'amélioration dans ma résidence principale ? (Laure D., Saint-Brieuc, 22)

Conception contemporaine, matériaux nobles et bâtiments modulables distinguent cette nouvelle maison d'architecte

Le bâtiment de demain sera à énergie positive ou ne sera pas. C'est du moins la farouche volonté de milliers d'acteurs de la construction. Les initiatives se multiplient ; tour d’horizon des plus prometteuses.

Christophe Crémer - Président-directeur général de Meilleurtaux.com
Indicateur Bertrand : Que pensez- vous du marché immobilier en ce début d’année ? Pensez-vous que nous sommes face à une crise ? Christophe Crémer : Selon les sources, le marché devrait connaître une très légère hausse ou une très légère baisse. Pour ma part, je pense que l’on sera dans une marge faiblement négative. Certaines zones restent très dynamiques. Notamment dans Paris où des quartiers comme la République fonctionnent encore très bien. Même chose à Levallois-Perret. Mais, il ne faut pas se voiler la face, dans l’ensemble, l’activité a fortement ralenti. On savait bien que l’immobilier ne pourrait pas monter indéfiniment à ce rythme là. D’ailleurs, pourquoi les prix continueraient-ils à grimper en France alors que l’immobilier baisse partout dans le monde ? Aux Etats- Unis, en Angleterre, en Espagne… partout le marché s’essouffle parce que les prix ont flambé. Aux Etats-Unis, c’est une véritable crise due au marché qui a été très spéculatif : 28 % des acquéreurs étaient des spéculateurs. En France, le contexte est différent. Le marché n’est pas en crise. La demande n’est pas, non plus, spéculative puisqu’elle émane d’acquéreurs qui cherchent tout simplement à se loger et à assurer leur avenir et leur retraite. Ils sont seulement freinés dans leur projet d’achat par les prix de l’immobilier et la montée très rapide des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Mais, les pouvoirs publics ont pris des mesures qui devraient quelque peu les rassurer. Ne serait-ce qu’avec la déductibilité des intérêts d’emprunt. L’ennui, c’est que pour l’instant, la plupart des acquéreurs que nous recevons, ne savent même pas qu’ils peuvent bénéficier de cette déductibilité. I. B. : 2007 a été une année de forte hausse des taux de crédit. Que pronostiquez-vous pour l’année 2008 ? C.C. :Au début de l’année 2006, les taux étaient à 3,20 % et aujourd’hui ils démarrent à 4,70 % sur 15 ans. En deux ans, la remontée a été spectaculaire puisque de 1,50 point et rien que sur 2007, les taux ont bondi de 0,90 point. Personne ne peut nier que c’est une évolution importante. On peut dire que 2007 a été l’année de la fin des taux bas. Mais je pense qu’ils ne vont plus beaucoup monter. Pour ce qui concerne les taux fixes, l’OAT 10 ans a subi peu de hausse ces dernières semaines. Aujourd’hui, il est à 4,25 % et les taux de crédit proposés aux particuliers démarrent autour de 4,70 % sur 15 ans. L’écart est largement supérieur à la normale. Les banques auraient même dû baisser un peu leurs taux, mais cela n’est pas le cas. Elles sont en train de restaurer leurs marges, d’autant que leurs coûts de refinancement ont augmenté. Même les grandes banques de dépôt empruntent entre 0,25 et 0,30 point de plus qu’en juin. La crise des subprimes est passée par-là. Pour autant, je pense que la hausse ne devrait pas dépasser 0,15 point sur l’ensemble de l’année 2008. Ce qui n’aura pas de réel impact sur la solvabilité des acquéreurs. Quant aux taux révisables, il y a fort à parier que la Banque centrale européenne (BCE) n’augmente pas son taux directeur. Certes, il y a une tendance inflationniste à l’échelon européen, mais les indicateurs économiques sont loin d’être excellents. Il n’empêche que les acquéreurs et notamment les investisseurs qui ont pris des taux révisables ces dernières années, s’en mordent les doigts. Car la révision annuelle du taux de crédit sur l’Euribor fait souvent grimper le taux audelà d’un taux fixe. A titre d’exemple, si l’on applique une révision de taux aujourd’hui alors que l’Euribor est à 4,65 %, et que l’on y ajoute la marge de la banque, en moyenne de 1,20 point, le taux du crédit passe à 5,85 %. Bien plus qu’un taux fixe à 4,70 ou 4,80 % aujourd’hui. Quelqu’un qui a pris un taux révisable récemment a intérêt à le convertir en taux fixe. I. B. : Bien que les banquiers s’en défendent,constatez-vous un durcissement des conditions d’octroi des crédits ? C. C. : Nous sommes dans un environnement différent et il sera sûrement plus difficile d’obtenir un crédit en 2008. DR Nous le ressentons déjà. Notre taux de refus est passé entre juillet et aujourd’hui de 3 à 8 %. J’ai l’exemple d’un couple dont les deux membres travaillent et qui ont des revenus élevés. Pour acheter leur appartement, ils s’endettaient à hauteur de 21 %. La banque a refusé le crédit parce que l’épouse était en période d’essai. Les cas se multiplient. Un autre dossier a été refusé alors que l’endettement était de 32 % parce que la banque a considéré, en épluchant les relevés de compte du candidat emprunteur, qu’il faisait trop de retraits d’argent auprès d’un casino, supposant qu’il était joueur. Cela illustre combien tous les détails d’un dossier sont importants. I. B. : L’allongement des durées des prêts se poursuit-il ? C. C. : Pour la première fois, au 4e trimestre 2007, la courbe des prêts à 30 ans et plus a baissé par rapport au trimestre précédent. Pour un banquier, un prêt à 30 ans est généralement associé à un jeune couple qui n’a pas d’apport et peu d’expérience professionnelle. Ce qui devient un handicap. Et si l’emprunteur n’a même pas de quoi payer les frais d’acquisition, il ne sera pas vu d’un bon oeil par le banquier, contrairement aux années précédentes où les établissements de crédit prêtaient jusqu’à 110 %. Les banques n’ont pas durci leurs conditions, elles appliquent plus rigoureusement leurs critères.

Chaudière : de l’eau dans le gaz
J’ai pris possession en décembre 2006 d’un logement acheté sur plan en 2004, et je constate que ma chaudière à gaz ne fonctionne pas normalement. Quels sont mes recours ? (Arthur M., Annecy, 74)

Le principe des prêts à échéances modulable est très simple et offre des avantages incontestables. Il vous permet, en effet, de moduler les mensualités de votre prêt par exemple tous les ans en fonction de vos besoins. Si vous décidez d'augmenter votre mensualité, vous rembourserez plus rapidement votre crédit et en réduirez d'autant le coût. A l'inverse, si vous avez des difficultés ponctuelles ou un achat important à réaliser, par exemple changer de voiture, peut-être aurez-vous avantage à réduire votre mensualité durant quelques mois. Les prêts modulables offrent également cette possibilité. Dans un tel cas, la durée du prêt s'allongera et renchérira le coût du crédit. En matière de prêt modulable, les formules sont bien rodées et tous les établissements financiers en proposent, qu'il s'agisse de banques de dépôts ou de banques spécialisées en financement immobilier. Dans la plupart des cas, l'augmentation à la hausse comme à la baisse représente de 20 à 30 % de la mensualité d'origine. Sous certaines conditions cependant. A titre d'exemple, à l'UCB, la modulation des échéances est possible dès le 13e mois. Si vous souhaitez rembourser plus vite, vous pouvez augmenter votre mensualité jusqu'à 30 % de l'échéance précédente. Ce qui diminue la durée du crédit. A l'inverse, si vous voulez abaisser votre mensualité, deux conditions doivent être respectées. En premier lieu, pour pouvoir abaisser votre mensualité, il faut que vous ayez auparavant procédé à une augmentation d'échéance. En second lieu, la baisse ne peut déboucher sur une mensualité inférieure à celle d'origine. A noter aussi que la faculté de modifier les mensualités est limitée à cinq fois sur toute la durée du prêt.

A Anglet, Alday Immobilier vient d'achever la commercialisation de deux programmes, Le Domaine de Malda et Le Hameau d'Aguilera, 17 demeures traditionnelles aux couleurs du Pays. Le promoteur va enchaîner avec les Terrasses du Berrys. Dans un quartier très coté, la nouvelle résidence et ses 28 appartements sont proposés dès le mois de mai, entre 3 500 et 4 000 €/m2. Le syndicat d'initiative vante "une saveur tonique côté mer, une senteur aromatique côté terre". En plus de ses 4,5 km de sable fin et 230 ha de forêts de pins, Anglet possède un troisième atout de poids : des sports de glisse à foison et des terrains de golf qui font sa fierté. Dans cette ville, entre mer et pins, des acheteurs, essentiellement de la région, ont déjà réservé 40 % des appartements des Terrasses de Quintaou, un programme lancé en décembre dernier par Icade-Capri. La résidence comprend 32 appartements du studio au 4-pièces, à partir de 99 000 € pour un studio et de 310 000 € pour un 3-pièces. Selon Thierry Dulou, responsable des ventes, "un nouveau programme prend la suite en mai, dans le quartier Saint-Jean, tout près de la mairie". Bouygues Immobilier commercialise Les Vergers del Hogar. Pour 4 021 €/m2, il propose des appartements du studio au 4-pièces dotés de larges terrasses à dix minutes des plages. De nombreux 3-pièces sont encore en stock, à partir de 226 500 € pour 59,86 m2 avec une exposition sud. Sur la N10, au niveau du rond-point du Cadran, Sagec vient d'ouvrir les ventes d'Aitzuna. "La résidence de 47 appartements comportera des commerces en rez-de-chaussée et de nombreuses petites surfaces (à partir de 102 000 € pour un studio de 22 m2), à la demande de la mairie qui souhaite augmenter l'offre de logements pour étudiants, explique Marc Ancely, responsable des ventes. La résidence est agencée en U. Ses appartements intérieurs, notamment des 3 et 4-pièces en duplex ouvriront sur un patio végétal.Pour environ 85 m2, les 4-pièces avoisinent les 230 000 €". Nexity, qui vient d'ouvrir une agence à Bayonne, devrait proposer de nouveaux appartements à l'été.

Enfin, l’attrait fiscal n’est pas négligeable non plus. En ayant signé un bail commercial, vous vous inscrivez de fait dans la catégorie des loueurs en meublé. Si vous percevez plus de 23 000 e de loyers par an (ce qui correspond à un investissement de l’ordre de 500 000 e dans l’immobilier) et que vous êtes inscrit au registre du commerce, vous êtes loueur en meublé professionnel (LMP). Sinon, vous passez en catégorie loueur en meublé non professionnel (LMNP). Outre la récupération de la TVA (19,6 %), ce statut vous permet chaque année pendant la durée du prêt de déduire de vos bénéfices industriels et commerciaux (BIC) - donc de vos loyers - l’amortissement du bien. Ce qui peut représenter jusqu’à 60 % du montant de l’opération. Autre avantage de louer en meublé : après cinq ans de détention, les plus-values réalisées à la vente du bien sont exonérées d’impôts. À la fin du remboursement du prêt, vous empocherez donc les loyers (souvent à une date très proche du départ en retraite). De quoi mettre du beurre dans les épinards lors de votre départ en retraite.

Les nouvelles clés de l'immobilier
De l’évolution des prix à celle des taux de crédit en passant par les nouveaux encadrements législatifs, voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le marché et bien investir.