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3 QUESTIONS À GILLES BUNA Adjoint au maire de Lyon, en charge de l’urbanisme, vice-président du Grand Lyon

"Le Grenelle de l'Environnement conforte notre politique"

3 QUESTIONS À GILLES BUNA Adjoint au maire de Lyon, en charge de l’urbanisme, vice-président du Grand Lyon
3 QUESTIONS À GILLES BUNA Adjoint au maire de Lyon, en charge de l’urbanisme, vice-président du Grand Lyon

Indicateur Bertrand : Que pensez-vous du Grenelle de l'Environnement ?


Gilles Buna : J'ai une appréciation nuancée. En tant qu'élu écologiste, je ne peux qu'être satisfait qu'enfin les thèses que je défends depuis des années s'imposent malheureusement comme des réalités mesurables au quotidien, notamment en termes de réchauffement climatique, d'énergie non renouvelable. Je trouve également positif qu'un gouvernement, pour la première fois, expose devant la France entière une problématique globale et des solutions face au réchauffement climatique. Positive également la méthode qui consiste à reconnaître le rôle des collectivités, et surtout des organisations non gouvernementales, dans leur capacité et rôle d'expertise. En revanche, je reste plus sceptique à la relecture de l'intervention du Président de la République quant à l'ampleur et la réalité des mesures qui vont être prises. Un seul exemple : il est question d'un gel de la construction de nouvelles autoroutes et d'une révision du schéma autoroutier, sauf pour celles qui seraient "utiles" ou ne porteraient pas atteinte à l'environnement. Quels sont les critères de sélection ? Ainsi, on nous confirme que la construction de l'A45, liaison entre Lyon et SaintÉtienne, serait maintenue alors que le commissaire enquêteur lui-même émet des réserves et considère que le tracé est inepte puisqu'il aboutit en pleine agglomération.


I. B. : Le "Grenelle" fera-t-il évoluer votre politique ?


G. B. : Non, dans la mesure où le "Grenelle" conforte plutôt toutes nos actions engagées depuis six ans, telles que l'élaboration d'un référentiel habitat HQE® avec une consommation de 50 KWh/m2/an anticipant largement ses objectifs ou la mise en oeuvre d'outils de planification (Interscot, Scot, PADD, PLU) intégrant un objectif ambitieux de limitation de l'étalement urbain. Pour ne citer que ces exemples, la communauté urbaine a apporté un concours financier très important, de 777 millions d'euros, au Syndicat des transports de l'agglomération lyonnaise (Sytral) et nous avons consacré 46 millions aux déplacements par mode doux. Lors du prochain mandat, si les électeurs nous renouvellent leur confiance, nous devrons poursuivre, en l'amplifiant, cette politique.


I. B. : Une enquête de Nexity révèle que 92 % des Français sont opposés aux immeubles de plus de six étages. Quelle est votre position sur ce sujet ?


G. B. : La densité des quartiers les plus prisés par les acquéreurs, comme les Brotteaux, Ainay et la Croix-Rousse est supérieure à 4 alors que celle des grands ensembles dépasse rarement 0,50. La question de mieux vivre la ville ne se pose donc pas en terme de coefficient d'occupation des sols et de densité, mais de formes urbaines, de mixité des fonctions, d'identification des espaces publics et de présence d'équipements de proximité. C'est pourquoi nous devons construire un urbanisme compact en alternative à tous les effets pervers sur l'environnement du développement de l'habitat en tache d'huile.


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