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Architecture : le boom des pays émergents
Dans ce Meccano géant que la planète est dernièrement devenue, “le temps n’est plus au courant international qui exportait partout un modèle unique”, constate Denis Valode. De nos jours, l’architecte analyse le contexte du pays, souvent étonnant, et conçoit un projet différent à chaque fois”. De ce fait, Valode & Pistre a tiré des enseignements du Feng Shui en Chine et du Vastu en Inde, deux disciplines sur le bien-être dans l’habitat. Il y a cinq ans, l’agence réalisait 20 % de son chiffre d’affaires hors de France et maintenant… 70 % ! La demande a tout bonnement explosé dans les pays émergents. Pour autant, l’activité ne s’est pas érodée dans l’hexagone, au contraire. La cité Bouygues Telecom à Meudon, la 2e phase du Carré Sénart, la restructuration du centre commercial Beaugrenelle et l’hôpital de Lorient porteront la griffe Valode & Pistre.

Faire appel à un constructeur de maison individuelle, c’est éviter les mauvaises surprises. Bien avant la pose de la première pierre, dès la signature du contrat, le constructeur s’engage à réaliser un ensemble de travaux pour un certain prix, qui sera définitif. Le client connaît ainsi le coût total de son projet de construction dès le départ. Il peut donc aller voir son banquier, avec un plan de financement précis. Dans le cadre d’une Vente en l’état futur d’achèvement (Vefa), le contrat de réservation puis le contrat de vente, réglementent aussi très sérieusement les paiements. Acheter dans le neuf, en faisant appel à un constructeur de maison individuelle ou à un promoteur, c’est de toute façon faire le choix d’un paiement échelonné. Les sommes ne sont débloquées qu’au fur et à mesure de l’avancée des travaux. Pour protéger l’accédant à la propriété d’un bien immobilier en cours de construction, la loi a en effet fixé le pourcentage maximum du prix total exigible aux différents stades de la construction. Le maître de l’ouvrage est ainsi assuré que les sommes versées au constructeur correspondent à l’avancement des travaux. Il ne paie pas plus que ce qui est déjà réalisé. À condition, bien sûr, de faire un saut sur place avant chaque versement de fonds, pour vérifier que le chantier en est bien au stade annoncé ! On ne peut pas vous en empêcher. Exemple, pour la construction d’une maison individuelle, la grille d’appel de fonds prévoit le versement de 5 % du prix à la signature du contrat, 15 % à l’ouverture du chantier, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, etc.

Notre syndic n'a pas convoqué l'assemblée générale annuelle en 2007 et souhaite nous faire approuver les comptes 2006 et 2007 de l'immeuble d'ici quelques mois. Est-ce légal ? (Madame S., Le Tremblay, 49)

Paris : très chère pour budgets modestes
Une fois encore, les Parisiens ont la chance d'être les premiers Franciliens à profiter d'un nouveau moyen de transport : les Velib' (un système public de location de vélos en libreservice). En revanche, ils paient au prix fort le luxe de vivre à Paris puisque le mètre carré neuf se cède 7 550 e. On assiste tout de même à un léger repli de 3 % qui confirme la baisse amorcée l'an dernier. Peu de programmes neufs voient le jour : 700 ventes se sont conclues l'an dernier et 176 durant les 3 premiers mois de 2007. En haut de l'échelle, sur le marché des biens de prestige, les acquéreurs étrangers réalisent plus du tiers des transactions. Des coups de coeur qu'ils s'offrent sur l'Ile-Saint-Louis, les quais de la rive gauche ou le Triangle d'Or, entre l'avenue Montaigne et l'Etoile. Mais la capitale n'arrive qu'au 9e rang des villes les plus chères au monde, rapporte le Wealth report 2007 de Knight France et Citi Private Bank. Malgré des pics de 25 000 e/m2 sur de micromarchés, la moyenne tourne autour de 13 000 e alors qu'elle atteint 40 000 e à Londres.

Rennes et Nantes se distinguent par le nombre de nouveaux habitants qu'elles attirent et les multiples opportunités de logements neufs qu'elles offrent. Les prix ont grimpé en conséquence et il n'est pas rare de dépasser les 3 000 e/m2 pour le haut de gamme en centre-ville. L'investissement locatif n'est pas des plus rentables quand les prix d'entrée sont si élevés, mais comme le fait remarquer Pierre Bazaille, notaire : "Dans toutes les grandes agglomérations apparaissent des micromarchés, à l'échelle d'un quartier, très au-dessus du prix moyen,mais qui constituent des valeurs sûres d'un point de vue patrimonial." A Rennes, vous pouvez cependant trouver des logements neufs à prix abordable dans les grandes ZAC comme Beauregard, où les prix tournent autour de 2 400 e/m2. N'hésitez pas non plus à prospecter les communes situées à 25 ou 30 km, car les jeunes couples ne craignent plus de s'éloigner, grâce au très bon réseau de communication. Les "grandes" normandes se distinguent par des projets d'envergure en centre-ville, du Havre à Rouen en passant par Caen. Les prix, qui tournent encore à 3 000 e/m2 en moyenne, autorisent des investissements locatifs offrant des niveaux de rentabilité honorables. Lille l'européenne. Même si l'agglomération de Lille ne figure pas parmi les sept métropoles les plus chères de province, elle n'en reste pas moins intéressante pour les investisseurs. Située au coeur de l'Europe, bénéficiant d'une desserte TGV qui la met à une heure de la capitale, elle fait partie des métropoles européennes dotées d'un grand projet urbain en coeur de ville, avec Euralille. La deuxième phase de construction est entamée et le quartier devrait compter à terme 6 000 à 7 000 habitants et 15 000 emplois. Le prix moyen y tourne autour de 3 000 e/m2. Pour un investissement locatif rentable, reportez-vous vers les nouveaux programmes de villes comme Roubaix ou Tourcoing. Bien reliées au coeur de la métropole par les transports en commun, elles bénéficient de grands coups de neuf, avec de nouveaux équipements qui accompagnent ces constructions, le tout à des prix nettement plus abordables que ceux de la ville centre.

Immobilier neuf : La reconquête de l'Est Lyonnais
Les villes qui montent en puissance se situent comme Villeurbanne sur le passage du T3 Lea, mis en service en décembre. Vaulxen- Velin bénéficie d'une offre diversifiée de maisons et de collectifs sur ses trois principaux pôles de développement, à savoir le vieux village, le centre-ville et la côte. Au coeur du village, face à l'église, la SIER propose notamment des maisons de ville. Egalement dans le village, Villes et Villages Création commercialise un petit collectif à l'architecture attractive. Le promoteur a l'oeil : il est aussi architecte ! Decines, où deux stations de tram sont sorties de terre, s'apprête à donner un sérieux coup de collier pour son développement immobilier. Dans le centreville, au sein de la Zac de la Fraternité, ont été désignés en février les promoteurs qui réaliseront 280 logements. La mairie projette de construire sur le quartier une galerie commerciale d'une quinzaine de boutiques et 3 000 m2 de moyennes surfaces. "Il ne se passe pas une semaine sans qu'un promoteur nous contacte, remarque la responsable du développement urbain. Il y a 10 ans, l'offre se résumait à quelques maisons anciennes.De nos jours, les plus grands groupes immobiliers s'intéressent à Décines."

Opération séduction pour le neuf sur la Côte d’Azur
Afin de valoriser l’attractivité du littoral auprès des investisseurs tout en répondant à la demande locale, élus et promoteurs élaborent des partenariats dans l’immobilier neuf.

Immobilier neuf Lyon : 6e, 2e, 3e : le haut de gamme
Pour vous offrir Lyon intra-muros, comptez au bas mot 3 700 euros/m2 dans le neuf et 2 800 euros/m2 pour l’ancien, d’après les statistiques des Notaires de France/Perval. Selon la même source, un appartement neuf part en moyenne à 203 000 euros, le 2-pièces restant le plus couru dans près de 40 % des cas. Le 3-pièces – le plus demandé des logements anciens – représente 28 % des ventes et le panier moyen pour ce type de bien est de 188 700 euros. Depuis un an, les tarifs lyonnais reprennent leur souffle après leur escalade de la dernière décade (+ 80 % dans le neuf, + 180 % pour l’ancien) En haut du podium, Tête-d’Or-Saxe, un secteur comprenant le 6e arrondissement et les alentours du parc d’une centaine d’hectares de la Tête d’Or, qui frôle les 3 500euros/ m2 dans l’ancien. Ici, la tendance reste à la hausse. Juste à côté de la nouvelle clinique du parc, le programme neuf de l’Orée Tête d’Or de Cogedim part, quant à lui, aux alentours de 4 200 euros/m2. Au sein de la Presqu’île, le coeur de ville du 2e, les prix de la revente se sont stabilisés à 3300euros/m2. En poussant jusqu’au sud de la gare de Perrache, vous découvrirez des projets neufs, assez attractifs en termes environnementaux et architecturaux. À partir de 3700 euros/ m2, vous pourrez mettre la main sur un appartement de Lyon Islands, signé par Bouwfonds Marignan et, entre autres, l’architecte italien Massimiliano Fuksas. Situé au coeur de la Confluence, le futur écoquartier au bord de la Saône, ces produits ont, en quelque sorte, “les pieds dans l’eau”. Leurs travaux ont démarré, pour une livraison début 2010. La Confluence promet d’être le must pour ceux qui font Lyon : Nicolas Le Bec, le chef étoilé, a annoncé l’implantation de son restaurant dans le pavillon des Salins, requalifié par Jacob et MacFarlane. Près de la Part-Dieu, les Jardins de la Buire, plus calmes malgré leur position centrale, comportent des appartements avec de grandes terrasses en lisière d’un parc. Comptez 3950 euros/m2 pour le Carré victorien de Bouwfonds Marignan. Sont aussi présents Constructa, Fadesa Financière Rive Gauche et SLC Pitance. À la Part-Dieu, la “City” lyonnaise, les biens d’occasion se négocient autour de 2 900 euros/ m2. La rénovation du centre commercial devrait redonner corps au quartier, où les prix ont déjà augmenté de 7 % en 2007.

Est-il possible de revenir aux tarifs habituels d’électricité et de gaz si mon locataire a choisi la concurrence ? (Madame H. S.,Toulouse, 31)

Le PTZ+, coup de pouce opportun
Si l’acheteur remplit certaines conditions de ressources, de statut et de composition du foyer, il peut avoir droit à un prêt à taux zéro.

Les constructions d’Après-Guerre, à un rythme très soutenu jusqu’en 1975 et l’interdiction des tours prononcée par Valéry Giscard d’Estaing à son arrivée à la Présidence de la République, se voulaient en rupture avec le passé. Elles ont mal vieilli et ne se sont pas bien intégrées dans la ville. L’objectif est aujourd’hui de les relier au reste de la cité, tout en corrigeant les erreurs de l’époque, facteurs d’insécurité ou tout au moins d’un sentiment d’insécurité.

L'AVIS DE HERVÉ CHAVET, Directeur du développement de Maisons France Confort
"Une maison BBC est un tout"

Provence Côte d'Azur : L'embarras du choix de logements neufs
Entre plages, verdure et montagne, les départements du Var ou des Alpes-Maritimes sont composés d'une multitude de paysages et de territoires. L'offre de logements neufs y semble tout autant variée. Tour d'horizon.

Indicateur Bertrand : Existet- il en France une pénurie de terrains ? Comment relancer la production foncière ? Dominique de Lavenère : La France vit une situation paradoxale : une crise du logement qui touche l'ensemble des agglomérations françaises alors même que la construction de logements atteint un record inégalé depuis 25 ans puisque près de 440 000 logements ont été produits en 2006. Ces bons résultats en termes de volume masquent en réalité une grave crise de la production des terrains à bâtir. Il n'existe pas dans notre pays de pénurie de terrains. Mais il existe une crise foncière, une crise de l'offre de terrains mis sur le marché au regard de la demande en logements. En l'état actuel, la crise ne peut que s'accentuer. Le rythme de construction nécessaire de logements par an est évalué à 500 000 dans les prochaines années. La croissance du parc de logements ne pourra être obtenue qu'en densifiant des espaces déjà construits et en augmentant l'offre de terrains à bâtir. La relance de la production foncière constitue donc l'enjeu principal. Elle est le préalable à toute relance durable de la construction. Relancer la production foncière signifie mettre plus de terrains à bâtir sur le marché, c'est-àdire relancer fortement l'urbanisme opérationnel par la réalisation notamment d'opérations d'aménagement (lotissements, zones d'aménagement concerté). I.B. : Comment concilier construction et respect de l'environnement ? D. d. L. : Compte tenu des problèmes environnementaux au niveau planétaire, il est devenu impératif d'engager de profondes transformations dans nos modes de production. En matière d'aménagement et de construction, le développement durable ne doit pas être systématiquement associé à l'idée de retour en ville et à la notion de densité, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. La variété des sites habités représente une richesse qu'il faut maintenir. La ville et la campagne ont toujours été des lieux habités simultanément. Traiter du développement durable en aménagement, c'est prendre en considération le mode de vie actuel de nos concitoyens tout en pensant à mettre en place un urbanisme pour les générations futures. D'abord de définir un projet, un projet sur le bien-être, la qualité de la ville, la qualité des extensions urbaines. Des outils doivent être mis en place pour produire cette qualité et la mesurer. C'est le sens de la démarche expérimentale HQE aménagement que nous avons initiée et que nous expérimentons actuellement avec le soutien de l'association HQE, du Puca, du Ministère de la Culture et de la Communication et de l'Ademe. Selon nous, elle conduira à la mise en oeuvre de nouveaux procédés en matière d'aménagement pour traiter par exemple des questions liées à l'eau, l'air, l'énergie, les nuisances, les déchets, la biodiversité, le paysage, les déplacements et l'accessibilité, les matériaux. Elle aura également des implications au niveau des constructions quant à leur qualité environnementale. I.B. :Comment encourager les maires bâtisseurs ? D. d. L. : Des mesures importantes ont été adoptées dans la loi Engagement National pour le Logement, mais elles ne s'imposent pas aux élus. Il faut les rendre systématiques : majoration de la taxe foncière sur les terrains constructibles non bâtis, taxe forfaitaire sur la cession des terrains nus rendus constructibles par un PLU. Il faut par ailleurs améliorer la participation voies et réseaux (PVR) en permettant son règlement par les propriétaires dès la réalisation des travaux par la commune et réformer le programme d'aménagement d'ensemble (PAE) pour mieux l'adapter aux exigences de l'urbanisme opérationnel (délai de réalisation des équipements publics en fonction du versement de la participation par les constructeurs, possibilité de mettre en place un PAE à l'occasion d'une opération de lotissement). Depuis 2000, la mise à disposition de terrains équipés s'est considérablement dégradée. La part du lotissement et de la Zac est pas- Président du Snal(Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement) DR sée de 50 % à 35 %, voire dans certains secteurs à 15 %. Face à cette situation, le Snal souhaite que l'Etat prenne toutes dispositions incitatives fortes exigeant des élus locaux qu'ils répondent à la satisfaction globale des besoins en logement, et pas exclusivement à celle de logements locatifs sociaux. I.B. : Quelles principales mesures souhaiteriez-vous que prenne le futur ministre du logement ? D. d. L. :Tous les professionnels s'accordent à reconnaître que le bon niveau de décision en matière de programmation urbaine, c'est-à-dire les logements de demain, n'est pas au niveau de la commune mais au niveau du bassin de vie, un territoire plus ou moins vaste, fonction des pôles urbains existants pouvant prendre en compte les notions d'emploi, de déplacements, d'activité, de mixité sociale, d'environnement, de services publics, etc. Nous souhaitons qu'une nouvelle étape dans la décentralisation soit lancée avec le transfert à l'échelon intercommunal, qui serait élu au suffrage universel, des compétences logement et urbanisme. Parallèlement, les documents d'urbanisme (Scot, PLH, PLU) qui sont actuellement des documents de planification doivent devenir des instruments de programmation avec obligation de résultats pour satisfaire les besoins en logements de nos concitoyens. "Il faut relancer la production foncière, mettre plus de terrains à bâtir sur le marché"

Des programmes résidentiels et tertiaires
La mixité de l'aménagement s'exprime dans le fort développement de l'activité tertiaire le long du boulevard Vivier-Merle, une adresse déjà reconnue par les entreprises. Ces 68 000 m2 Shon (surface hors œuvre nette), réalisés par le consortium Cogedim- Ric/Cerep II/Carlyle group, sont en cours de commercialisation et l'assureur April fait partie des utilisateurs retenus. Le long de la façade Félix-Faure, des petits commerces de proximité, notamment de restauration ou d'hôtellerie, viendront compléter l'offre commerciale de Bir Hakeim.

Le "Borloo populaire" : le petit nouveau
Des mesures qui rendent d'autant plus séduisant le nouveau dispositif proposé par Jean-Louis Borloo en marge de son "Engagement national pour le logement". Destiné à soutenir l'investissement locatif tourné vers les ménages à faibles revenus, celui-ci comporte un volet social qui le distingue du Robien actuel, et qui prévoit le plafonnement des loyers exigés à 70 % des prix du marché locatif ainsi que le plafonnement des ressources du locataire, qui ne devront pas dépasser les plafonds des PLI (Prêt Locatif Intermédiaire). Des contraintes réelles, certes, mais très bien compensées par des avantages fiscaux plus musclés. Sur 15 ans, la déduction du Borloo se décompose en 7 ans à 6 %, 2 ans à 4 % et 6 ans à 2,5 %, contre 5 ans à 8 % en Robien, mais qui tombent ensuite à 2,5 % pour les 4 ou 10 années suivantes, selon que l'investisseur choisi d'amortir son bien sur 9 ou 15 ans (NDLR : L'amortissement sur 15 ans a été remis en question par le Sénat en novembre dernier).

Serge Grzybowski : « Il faut acheter et investir sans attendre ! »
3 questions à Serge Grzybowski, PDG de la société immobilière Icade, filiale de la caisse des dépôts.