Actualité

Paul Colombani : "La priorité est de proposer des logements à des prix accessibles"
Directeur général adjoint d'Euroméditerranée

6e arrondissement de Lyon, un appartement neuf à la Tête d'or
Le prix moyen en 2005* est de 4 536 €/m2. En même temps que se terminent la Cité internationale et la Zac Thiers démarrent les chantiers des parkings du Maréchal Lyautey (700 places) et de l'avenue du général Brosset (environ 490 places). Sur les terrains de la SEPR (Section d'enseignement professionnel du Rhône), 200 logements sont prévus et la clinique du Parc est en construction. Sera-t-elle jouxtée par une maternité ? Rien n'est encore figé. Pour Jean-Jacques David, adjoint à l'urbanisme, les avantages du 6e sont réellement appréciables : "les 105 ha du Parc de la Tête d'Or couvrent le tiers de l'arrondissement et le bâti ancien, orthogonal, possède un intérêt architectural certain". Cogedim Ric a commencé les travaux du Carré Ozanam livré fin 2006, dont il ne reste que 4 appartements sur 40 (442 000 € le 5-pièces).

Aménagement : des fonctions nouvelles à satisfaire
Selon Gérard Mermet, sociologue et auteur de la série Francoscopie (Francoscopie 2007, Larousse) : "Si l'on cherche à dessiner le logement de demain, on imagine bien sûr d'abord une maison, puisque c'est d'elle que rêvent depuis toujours les Français. Elle serait selon les moments et les humeurs de ses occupants transparente, translucide ou opaque, c'est-à-dire ouverte, entr'ouverte ou fermée sur l'extérieur. Il lui faudra satisfaire encore mieux qu'aujourd'hui les fonctions traditionnelles : alimentation, repos, hygiène, réception, stockage-rangement (cette dernière étant appelée à prendre de l'importance…). Elle devra surtout améliorer ou intégrer des fonctions plus récentes ou nouvelles, comme l'information et la communication (en réception comme en émission), la protection et la surveillance, la gestion administrative, financière et matérielle du foyer (avec notamment une optimisation des flux entrants et sortants de marchandises, aliments et autres biens de consommation ou d'équipement). Elle devra faciliter le travail des actifs dont une part croissante se fera sous forme de télétravail, celui-ci devenant économiquement rentable, techniquement possible et socialement acceptable. Le foyer sera enfin le lieu privilégié du développement personnel, favorisant aussi bien la formation ou le perfectionnement individuel que les loisirs, solitaires ou partagés."

Est-il possible de revenir aux tarifs habituels d’électricité et de gaz si mon locataire a choisi la concurrence ? (Madame H. S.,Toulouse, 31)

Les fondations sont achevées, la construction va démarrer. C’est le moment de passer devant le notaire pour signer le contrat de vente. Celui-ci vous aura été obligatoirement envoyé au moins un mois plus tôt, pour vous permettre de l’examiner dans ses moindres détails et de vérifier qu’il correspond bien en tous points au contrat préliminaire. La date de livraison doit être mentionnée dans l’acte de vente. Attention, elle est plus ou moins précise. Souvent, le promoteur préfère indiquer un trimestre, ce qui lui laisse jusqu’au dernier jour de ce trimestre pour la remise des clés. C’est plus souple pour lui, mais cela peut s’avérer problématique pour vous, si vous devez donner votre préavis, par exemple. Si vous ne voulez pas passer plusieurs semaines à l’hôtel, pensez-y !

Selon la dernière étude de l'Institut Français de l'Environnement, chaque Français débourse en moyenne 177 euros par an pour honorer sa facture d'eau. Tout comme l'énergie, voilà un domaine où vous pouvez faire coup double en économisant une ressource naturelle précieuse et raréfiée tout en préservant votre porte-monnaie. Pour cela, l'Institut rappelle quelques principes simples : une douche plutôt qu'un bain, et ce sont 130 litres du précieux liquide économisés. Par ailleurs, la nouvelle génération d'équipements sanitaires permet également de substantielles économies : un robinet à limiteur de débit par exemple, permet de réduire la consommation de moitié.

Provence Côte d'Azur : L'embarras du choix de logements neufs
Entre plages, verdure et montagne, les départements du Var ou des Alpes-Maritimes sont composés d'une multitude de paysages et de territoires. L'offre de logements neufs y semble tout autant variée. Tour d'horizon.

3 QUESTIONS À Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et vice-président du sénat
"Permettre à tous de disposer d'un logement"

Ile de France : des aménagements dans le Marais
Après vingt ans de silence, la Gaîté lyrique fera son entrée dans le 21e siècle, le 2 mars prochain. Visite guidée de ce nouveau haut lieu des cultures numériques

Sécurité de l'habitat : Vivre chez soi en toute sérénité…
Pendant les vacances, vous oubliez vos petits tracas. Mais les cambrioleurs, eux, n’oublient pas votre maison! Votre meilleur alliée pour les dissuader ? La sécurité électronique. Elle utilise les dernières innovations technologiques pour vous protéger. Suivez le guide !

Mon locataire vient de décéder. Son fils, qui vivait avec lui, souhaite se maintenir dans leslieux. Je n'y suis pas opposé, mais suis-je tenu de refaire le bail ? (Daniel B.,Quimperlé, 29)

3 QUESTIONS À Philippe Taboret, Directeur général ajoint de Cafpi
"10 à 15 % de pouvoir d'achat immobilier gagnés en un an"

Le salon de l'immobilier marocain du 17 au 20 mai à Paris
Baptisé le SMAP IMMO,le salon de l’immobilier marocain se déroule chaque année dans la capitale. Rendez-vous à la porte de Versailles pour l'édition 2012.

Immobilier neuf : La reconquête de l'Est Lyonnais
Les villes qui montent en puissance se situent comme Villeurbanne sur le passage du T3 Lea, mis en service en décembre. Vaulxen- Velin bénéficie d'une offre diversifiée de maisons et de collectifs sur ses trois principaux pôles de développement, à savoir le vieux village, le centre-ville et la côte. Au coeur du village, face à l'église, la SIER propose notamment des maisons de ville. Egalement dans le village, Villes et Villages Création commercialise un petit collectif à l'architecture attractive. Le promoteur a l'oeil : il est aussi architecte ! Decines, où deux stations de tram sont sorties de terre, s'apprête à donner un sérieux coup de collier pour son développement immobilier. Dans le centreville, au sein de la Zac de la Fraternité, ont été désignés en février les promoteurs qui réaliseront 280 logements. La mairie projette de construire sur le quartier une galerie commerciale d'une quinzaine de boutiques et 3 000 m2 de moyennes surfaces. "Il ne se passe pas une semaine sans qu'un promoteur nous contacte, remarque la responsable du développement urbain. Il y a 10 ans, l'offre se résumait à quelques maisons anciennes.De nos jours, les plus grands groupes immobiliers s'intéressent à Décines."

La pierre se bonifie au soleil
Aussi attractives pour les touristes que dynamiques économiquement, les régions du Sud de la France remportent tous les suffrages. Le moment d'investir gagnant !

Indicateur Bertrand : Existet- il en France une pénurie de terrains ? Comment relancer la production foncière ? Dominique de Lavenère : La France vit une situation paradoxale : une crise du logement qui touche l'ensemble des agglomérations françaises alors même que la construction de logements atteint un record inégalé depuis 25 ans puisque près de 440 000 logements ont été produits en 2006. Ces bons résultats en termes de volume masquent en réalité une grave crise de la production des terrains à bâtir. Il n'existe pas dans notre pays de pénurie de terrains. Mais il existe une crise foncière, une crise de l'offre de terrains mis sur le marché au regard de la demande en logements. En l'état actuel, la crise ne peut que s'accentuer. Le rythme de construction nécessaire de logements par an est évalué à 500 000 dans les prochaines années. La croissance du parc de logements ne pourra être obtenue qu'en densifiant des espaces déjà construits et en augmentant l'offre de terrains à bâtir. La relance de la production foncière constitue donc l'enjeu principal. Elle est le préalable à toute relance durable de la construction. Relancer la production foncière signifie mettre plus de terrains à bâtir sur le marché, c'est-àdire relancer fortement l'urbanisme opérationnel par la réalisation notamment d'opérations d'aménagement (lotissements, zones d'aménagement concerté). I.B. : Comment concilier construction et respect de l'environnement ? D. d. L. : Compte tenu des problèmes environnementaux au niveau planétaire, il est devenu impératif d'engager de profondes transformations dans nos modes de production. En matière d'aménagement et de construction, le développement durable ne doit pas être systématiquement associé à l'idée de retour en ville et à la notion de densité, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. La variété des sites habités représente une richesse qu'il faut maintenir. La ville et la campagne ont toujours été des lieux habités simultanément. Traiter du développement durable en aménagement, c'est prendre en considération le mode de vie actuel de nos concitoyens tout en pensant à mettre en place un urbanisme pour les générations futures. D'abord de définir un projet, un projet sur le bien-être, la qualité de la ville, la qualité des extensions urbaines. Des outils doivent être mis en place pour produire cette qualité et la mesurer. C'est le sens de la démarche expérimentale HQE aménagement que nous avons initiée et que nous expérimentons actuellement avec le soutien de l'association HQE, du Puca, du Ministère de la Culture et de la Communication et de l'Ademe. Selon nous, elle conduira à la mise en oeuvre de nouveaux procédés en matière d'aménagement pour traiter par exemple des questions liées à l'eau, l'air, l'énergie, les nuisances, les déchets, la biodiversité, le paysage, les déplacements et l'accessibilité, les matériaux. Elle aura également des implications au niveau des constructions quant à leur qualité environnementale. I.B. :Comment encourager les maires bâtisseurs ? D. d. L. : Des mesures importantes ont été adoptées dans la loi Engagement National pour le Logement, mais elles ne s'imposent pas aux élus. Il faut les rendre systématiques : majoration de la taxe foncière sur les terrains constructibles non bâtis, taxe forfaitaire sur la cession des terrains nus rendus constructibles par un PLU. Il faut par ailleurs améliorer la participation voies et réseaux (PVR) en permettant son règlement par les propriétaires dès la réalisation des travaux par la commune et réformer le programme d'aménagement d'ensemble (PAE) pour mieux l'adapter aux exigences de l'urbanisme opérationnel (délai de réalisation des équipements publics en fonction du versement de la participation par les constructeurs, possibilité de mettre en place un PAE à l'occasion d'une opération de lotissement). Depuis 2000, la mise à disposition de terrains équipés s'est considérablement dégradée. La part du lotissement et de la Zac est pas- Président du Snal(Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement) DR sée de 50 % à 35 %, voire dans certains secteurs à 15 %. Face à cette situation, le Snal souhaite que l'Etat prenne toutes dispositions incitatives fortes exigeant des élus locaux qu'ils répondent à la satisfaction globale des besoins en logement, et pas exclusivement à celle de logements locatifs sociaux. I.B. : Quelles principales mesures souhaiteriez-vous que prenne le futur ministre du logement ? D. d. L. :Tous les professionnels s'accordent à reconnaître que le bon niveau de décision en matière de programmation urbaine, c'est-à-dire les logements de demain, n'est pas au niveau de la commune mais au niveau du bassin de vie, un territoire plus ou moins vaste, fonction des pôles urbains existants pouvant prendre en compte les notions d'emploi, de déplacements, d'activité, de mixité sociale, d'environnement, de services publics, etc. Nous souhaitons qu'une nouvelle étape dans la décentralisation soit lancée avec le transfert à l'échelon intercommunal, qui serait élu au suffrage universel, des compétences logement et urbanisme. Parallèlement, les documents d'urbanisme (Scot, PLH, PLU) qui sont actuellement des documents de planification doivent devenir des instruments de programmation avec obligation de résultats pour satisfaire les besoins en logements de nos concitoyens. "Il faut relancer la production foncière, mettre plus de terrains à bâtir sur le marché"

Françoise de Panafieu et le logement
Maire du 17e arrondissement et candidate aux prochaines municipales, Françoise de Panafieu remarque qu'il "est impératif que les classes moyennes continuent à trouver leur place dans la capitale". L'objectif est d'éviter, selon ses propos, que la ville "ne rassemble plus, à terme, que les plus aisés et les plus aidés". Parmi les premières idées à soumettre aux Parisiens lors de futures concertations, elle propose de construire 4 000 logements neufs par an dont un tiers de HLM, un tiers de locatif intermédiaire et un tiers en accession, dont 1 000 réservés aux étudiants en situation précaire. De même, anticipe-t-elle, "il faudra passer à l'acte sur l'idée, souvent évoquée, mais jamais vraiment mise en oeuvre" de vente de logements HLM à leurs locataires. Elle préconise aussi des aides en faveur des primo-accédants (par exemple l'exonération de la taxe d'habitation).