Actualité

Bordeaux, une métropole durablement attractive
Tout réussit à Bordeaux : une activité économique soutenue, à haute valeur ajoutée, l’arrivée d’une population nouvelle et des projets urbains très ambitieux. Décryptage.

Lyon, terre de beaux placements immobiliers neufs
Lyon et Villeurbanne, à elles deux, concentrent la moitié de l’offre neuve de la région lyonnaise. Ce marché toujours actif confirme l’intérêt pour les valeurs refuges.

Bande dessinée : Anti effet de serre
La BD qui aide à lutter contre l'effet de serre, qui l'aurait cru ? C'est pourtant le pari que tente de relever l'Ademe, semble-t-il avec succès. Convaincue que “la bande dessinée peut être un excellent outil de communication pour faire passer des messages de façon ludique et concrète à des lecteurs de 7 à 77 ans", elle lançait en 2005 une collection de BD avec “À l'eau, la Terre". Succès aidant, elle enchaînait avec “L'invasion des Mégapoubs". Très récemment, elle a collaboré à la création du “Secret d'Amaterazu". Cette dernière entend sensibiliser les fans de BD à la nécessité de développer les énergies renouvelables comme alternative aux énergies d'origine fossile afin de lutter contre le changement climatique. À noter que les trois BD ont été imprimées en utilisant des encres à base végétale et du papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement.

Les villes d'avenir du Grand Paris
L’Adil de Paris a réalisé une étude sur le marché spécifique du Grand Paris qui, rappelons-le, ne concerne que la capitale, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

Aujourd’hui, rester dans sa cuisine n’est plus une corvée, mais un choix. Jadis reléguée à l’autre du logement ou confinée au simple cahier des charges de permettre à la maîtresse de maison de préparer de bons repas, la cuisine est aujourd’hui devenue une vraie pièce à vivre, un lieu de rencontre pour toute la famille. Elle s’est réellement ouverte, et la version “américaine” connaît un succès non démenti et permet, lorsque l’on reçoit, de profiter de la conversation avec ses invités tout en cuisinant, et inversement. On s’y réunit en famille ou entre amis, et l’on y soigne les moindres détails, comme les ustensiles de préparation, de préférence design pour pouvoir être exhibés avec fierté. Profiter du même confort à l’intérieur qu’à l’extérieur, c’est l’intérêt des nouveaux balcons, terrasses et jardins. En effet, l’heure est au décloisonnement entre le “dedans” et le “dehors”. Avec en ligne de mire, l’envie d’optimiser chaque m2 disponible, l’extérieur devient pièce à vivre. Véritable prolongement de l’habitat, le jardin a le mérite de pouvoir évoluer au fil de la journée. Equipé d’un barbecue, il se transforme en grande cuisine. Agrémenté de meubles de jardin, il devient salon. Canapés, poufs, banquettes, luminaires... il inspire les designers, qui proposent des solutions d’aménagement toujours plus raffinées. À tel point que depuis quelques années, ils signent des collections qui trouvent leur place aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison. Le traditionnel trio table-fauteuils-transats en plastique a pris un sérieux coup de vieux. Aujourd’hui, les matériaux rivalisent d’inventivité, et les objets sont à la fois beaux à regarder, légers et résistants aux intempéries.

Les tendances du marché de la revente
En 2007, Montpellier a représenté 35 % des logements à la revente de l’Hérault, d’après les statistiques fournies par la Chambre départementale des notaires-Perval. Selon les grands secteurs de la ville, les prix se sont échelonnés entre 2 089 €le m2 à Montpellier Ouest et 2 638 € le m2 à Montpellier Nord. Une exception était notable, celle du secteur de la Mosson, qui affichait un prix moyen de 1 348 €le m2. De manière générale, tous les secteurs ont progressé en matière de prix, avec même une hausse à deux chiffres pour le secteur de la Mosson (12 %) et une certaine stabilisation (+ 1%) dans l’écusson. Sur la même période, cette évolution est à peu près identique à celles que l’on a pu constater à Marseille, à Lyon, à Nantes ou bien encore à Rennes. Au 1er trimestre 2008, Perval a également publié l’indice des prix des logements anciens par ville. Et il apparaît que, sur une période d’un an, Montpellier a connu une progression de 4 % sur les maisons et de 4 % sur les appartements, soit une évolution identique à celle de Lyon. Pendant la même période, la ville de Marseille affichait respectivement 2,7 % et 1,9 %, tandis qu’à Toulouse, la variation était de + 3,7 % pour les maisons et de 3,2 % pour les appartements.

Droit de jouissance et copropriété
Titulaire d'un droit de jouissance exclusif du jardin commun faisant partie de la copropriété, nous voudrions y édifier une terrasse et une petite piscine. Devons-nous obtenir l'accord des copropriétaires pour couper les arbres qui empêchent la réalisation de ces travaux ? (François K. et Anne P., Lille, 59)

Présenté au cours du séminaire de l'association Cap Consommateurs Habitants, le modèle "maison phare"a été mis au point par la Compagnie des Architecteurs. Il permet d'imaginer des solutions novatrices en matière d'habitat, calquées sur l'évolution prévisible des besoins du consommateurhabitant. "Plus qu'un projet de maison il s'agit d'un projet de concept d'habitat, révolutionnaire, dans lequel l'habitant mettra lui-même en scène son cadre de vie.La maison phare s'organise autour d'un unique mur porteur autour duquel se développent des espaces d'une grande fluidité, mobiles. L'idée directrice du projet est que l'habitant n'est ni propriétaire ni locataire du terrain et du mur,mais achète un service d'aménagement,composé de modules à adjoindre au mur, qui formeront les différentes pièces. Il devient ainsi le metteur en scène de son habitat", explique l'association Cap Consommateurs Habitants.

Développement durable - Quelle approche ?
“Sefri-Cime a toujours eu, depuis sa création, une approche très qualitative sur tous ses projets. Nous considérons donc les nouvelles exigences environnementales avec beaucoup de sensibilité, mais nous sommes très attentifs à y apporter une réponse globale, consolidée et arbitrée entre toutes les attentes du marché. Cette question recouvre tout à la fois : des aspects techniques au regard, notamment, de la réglementation thermique dont la définition ne nous semble pas toujours maîtrisée en ce qui concerne la filière du bâtiment, des concepteurs aux constructeurs, des considérations esthétiques et sociétales qui nous conduisent à attacher une grande importance au cadre de vie familial, à l’architecture ainsi qu’à la qualité de l’environnement paysager de nos différentes réalisations. Notre approche consiste ainsi à concevoir des logements qui puissent répondre à toutes les attentes d’un marché si légitimement exigeant.”

Quand le président du CNOA quitte son fauteuil parisien, c’est pour redevenir un professionnel comme les 28 000 inscrits au tableau de l’Ordre. Il a monté deux agences d’architecture en Bretagne et conçu le laboratoire de l’INRA et pas mal de logements, dont les Belles de Vilaine à Rennes. Auparavant, durant une vingtaine d’années, Lionel Dunet s’était associé à François Debulois et à Jean Guervilly, le maître d’oeuvre du palais des Sports de Toulouse, en compétition pour l’Equerre d’Argent 2007. Comme la plupart de ses confrères, l’architecte s’est confectionné sa “maison d’architecte” :“Une coque ancienne à l’extérieur dont je n’ai gardé que deux murs et un plancher à l’intérieur”, révèle-t-il. Cet amateur de nature bretonne regrette “le mitage progressif du paysage par les maisons individuelles”. Positif est au contraire son regard sur le panorama que donne la tour Montparnasse, dans laquelle le CNOA a son siège au 47e étage : “Un vrai décor d’architecte à la vision exceptionnelle sur la ville”. Faut-il aller jusqu’au retour des très grandes hauteurs à Paris ? “Oui à La Défense, mais le baron Haussmann a donné une échelle à Paris qu’on n’a pas envie de perturber”. Ce débat n’a pas fini d’alimenter la chronique.

Quoi qu'il en soit, les formules aujourd'hui proposées sur le marché visent plus précisément deux clientèles. Tout d'abord les investisseurs qui ont bien souvent, compte-tenu du niveau des taux, intérêt à emprunter à 100 % plutôt qu'à se démunir de leur trésorerie, d'autant que les intérêts d'emprunt sont déductibles du revenu foncier, générant ainsi une économie d'impôt. Ensuite, les célibataires en début d'activité et les jeunes couples. "Les banques ne font plus une obsession de l'apport personnel, explique un courtier en crédit, elles regardent l'âge, les revenus et le potentiel d'évolution". Il est vrai qu'en accordant un prêt immobilier, elles obtiennent généralement la domiciliation des revenus et, par ce biais, la vente de nombreux services, qu'il s'agisse de cartes de crédit, d'assurances ou de placements financiers. En cette période de concurrence féroce, c'est conquérir des parts de marché qui compte. Les jeunes diplômés autour de 28/30 ans sont évidemment les plus courtisés. Mais pas seulement. Les moins de 35 ans à revenus modestes mais stables sont également les bienvenus. "Les banques n'analysent plus les dossiers en fonction du risque hypothécaire comme auparavant, c'est-à-dire du potentiel de revente du bien en cas de difficultés de remboursement, mais en mesurant la capacité de remboursement de l'acquéreur, précise Philippe Taboret, les banques préfèrent un client de qualité qui emprunte à 100 % qu'un client moyen qui a besoin d'un financement à 80 %". Dans le premier cas, le taux peut d'ailleurs être plus intéressant que dans le second.

Jean-Marc Ayrault : " Toutes les lignes seront mises en service "
Jean-Marc Ayrault, premier ministre, s'exprime sur le Grand Paris.

Régime réel et déductibilité des intérêts
En optant pour un dispositif fiscal comme Borloo populaire ou Robien recentré, vous ne pouvez pas bénéficier du régime microfoncier, régime de droit commun dès lors que vos revenus fonciers n'excèdent pas 15 000 epar an. Vous vous trouvez donc placé sous le régime réel des revenus fonciers. Autrement dit, vous pouvez déduire de vos recettes toutes vos charges. Et plus vous déduisez de frais, moins vous payez d'impôt. En effet, vous êtes imposé sur la différence entre les loyers encaissés au cours de l'année et les charges liées au bien, payées au cours de la même année. De quelles charges s'agit-il ? Grosso modo, elles concernent les frais de gestion du bien, le salaire du gar- dien, la taxe foncière, les travaux d'amélioration, d'entretien et de réparation, les équipements nouveaux, les primes d'assurance. Et, bien entendu, les intérêts d'emprunt qui sont totalement déductibles du revenu foncier. En outre, plus vous avez de charges et plus vous avez de chance de créer un déficit foncier. Ce déficit peut venir en déduction de votre revenu global. Attention : le déficit déductible de votre revenu global est limité à 10 700 e par an (hors intérêts d'emprunt), l'excédent pouvant être reporté sur vos revenus fonciers des dix années suivantes.

3 QUESTIONS A DOMINIQUE DUPERRET Secrétaire général de L’UNCMI*
"Nous construisons 185 000 maisons par an"

Le prêt à 0 % est un prêt aidé par l’État, remboursable sans intérêts. Tout le monde ne peut pas y prétendre. Il est soumis à différentes obligations qui tiennent, d’une part, à la qualité de l’emprunteur et, d’autre part, à ses ressources. Vous devez tout d’abord être primo-accédant, c’est-à-dire acheter votre logement pour la première fois et l’occuper en tant que résidence principale. Si vous avez déjà été propriétaire dans le passé, il faut qu’un délai d’au moins deux ans sépare l’ancienne acquisition de la nouvelle. Toutefois, il existe des exceptions à cette règle. Trois cas sont retenus : • si vous (ou bien une personne de votre famille) êtes handicapé, titulaire d’une carte d’invalidité de 2e ou 3e catégorie et titulaire d’une allocation, pour vous ou pour un de vos enfants ; • si vous êtes victime d’une catastrophe naturelle ou technologique, rendant votre résidence principale définitivement inhabitable. Dans ce cas, votre demande doit être accompagnée d’une attestation faisant état de la nécessité de construire ou d’acquérir un nouveau logement sur un autre lieu et doit être déposée dans les deux ans de la publication de l’arrêté ou de la survenance du sinistre ; • si vous vendez votre logement financé à l’aide d’un prêt à 0 % pour en acheter un autre. Dans ce cas, le prêt à 0 % peut être transféré sur la nouvelle acquisition. Le logement, nous l’avons dit, doit être votre résidence principale. Par résidence principale, on entend un logement occupé au moins huit mois par an (sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure). L’entrée dans les lieux doit intervenir dans le délai maximum d’un an après l’acquisition ou l’achèvement des travaux, dans le cas d’une construction. Attention, ce délai peut-être porté à six ans si vous achetez le logement en vue de votre retraite. À condition que vous louiez entre-temps à des locataires dont les ressources ne dépassent pas celles requises pour l’obtention du PTZ. Le loyer ne devra pas non plus dépasser certains plafonds (5 % du coût de l’opération, dans la limite d’un prix plafond).

Le permis de construire s’affiche
Nous souhaitons agrandir notre maison et nous allons déposer une demande de permis de construire. Devons-nous afficher ce permis ? (Pascale G.,Montrouge, 92)

Si vous recherchez un rendement immédiat couplé à des impératifs de défiscalisation, les petites surfaces semblent plus appropriées. A cela plusieurs raisons : d’abord, parce qu’elles représentent près des deux tiers du marché locatif, mais aussi parce que le loyer moyen y est plus élevé que pour des logements plus grands. En centre-ville (hors Paris), le rendement d’un studio neuf avoisine les 4 % contre moins de 3 % pour des biens plus spacieux. Maintenant, si vous investissez pour votre retraite, donc à plus long terme, voyez plus grand. La revente de ces biens est plus rapide et les locataires, généralement des familles, sont plus stables. Vous économisez ainsi des frais de vacance locative et de remise en état du logement. Si vous recherchez une rentabilité immédiate, mieux vaut éviter l’hyper centre des grandes métropoles. Les liquidités y sont certes meilleures et le nombre de transactions plus élevé qu’ailleurs, mais les prix de vente y flambent. “A Paris, par exemple, on est déjà en dessous de 3,8 % de rentabilité”, souligne Hubert Beaufils. Ces biens au coeur des grandes agglomérations trouveront en revanche toute leur place pour un investissement à plus long terme. Les perspectives de belles plus-values sont plus importantes. Certaines villes de taille plus réduite réservent encore de bonnes surprises. “A Valenciennes, par exemple, on a encore peu de logements neufs et une forte demande locative.On est actuellement à 4,5 % de rentabilité. Même tendance à Chartres”, recense Hubert Beaufils. Quelle que soit votre motivation, pas question d’investir les yeux fermés en se préoccupant uniquement de l’impact fiscal.