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Interview de Xavier Bohl - Architecte de cohérence de la Cité-jardins
Les clés de la réussite : tradition, originalité, brassage. L'opération de la Cité-jardins du Plessis- Robinson s'inscrit dans la continuité du Cœur de ville, redessiné par François Spoerry à partir de 1989. À l'époque,Xavier Bohl était dans son équipe. À la mort de ce dernier, il a créé son propre atelier et conservé la confiance du Plessis. Également urbaniste, Xavier Bohl est l'architecte de cohérence de l'opération. Entretien.

Le prêt viager hypothécaire est une bonne réforme. Il répond au réel besoin de personnes exclues du prêt bancaire traditionnel parce qu’elles sont trop âgées ou qu’elles n’ont pas assez de revenus. Mais il y a indéniablement une prise de risque puisqu’il n’y a aucune assurance que le bien conserve sa valeur dans le temps. Il est donc probable que les banquiers limiteront leurs interventions à 70 ou 80 % de la valeur du bien pour se prémunir d’une éventuelle baisse de leur garantie. Pour ce qui concerne les conditions de crédit, il n’est pas certain que ce prêt coûte plus cher que les autres dans la mesure où il existe une concurrence exacerbée entre les établissements financiers pour prendre des parts de marché. Déjà, le positionnement annoncé du Crédit Foncier sur le prêt viager hypothécaire va obliger les autres banques à réagir. Ce qui devrait conduire à des fourchettes de taux relativement raisonnables. Les assureurs sont également dans une démarche de réforme de leurs contrats groupe. Ils vont sans doute en profiter pour exploiter les vertus de nouveaux contrats qui viseront à se rapprocher du besoin du client. On peut penser qu’il y aura de plus en plus de barèmes spécifiques pour chacune des catégories d’emprunteurs, comme c’est le cas dans les pays anglo-saxons. Quant à l’hypothèque rechargeable, je considère que la réforme est trop timide. Les modalités d’accès excluent la clientèle qui en a le plus besoin puisque les fondements de l’analyse du risque ne sont pas changés et que l’endettement ne pourra, en tout état de cause, dépasser un tiers des revenus, comme les règles et l’usage le prévoient déjà. A défaut, le prêt sera refusé. En outre, le blocage de l’hypothèque à la valeur d’origine du bien est un autre écueil car 10 ou 15 ans plus tard, le logement, s’il est de qualité et convenablement situé, prendra de la valeur. Le succès du dispositif reste donc, pour ma part, à démontrer. *Réseau franchisé de courtiers en crédit

Parole à Claude Cagol, Président-directeur général de Sefri-Cime
Indicateur Bertrand : Quel bilan tirez-vous de l'année 2006 et quelle est l'actualité de votre société ? Claude Cagol :Notre société a poursuivi le développement de son pôle immobilier résidentiel qui a étendu sa prospection sur de nouveaux secteurs géographiques de l'Ile-de-France et sur des marchés provinciaux facilement accessibles depuis la région capitale. Nous ambitionnons de réaliser en immobilier résidentiel un volume d'affaire supérieur à 150 millions d'euros permettant une production annuelle d'au moins 500 logements en Ile-de-France. Nous souhaitons être à parité entre le pôle logement et l'immobilier d'entreprise pour un volume d'affaires global de 300 à 400 millions d'euros par an. I. B. :Quels sont vos projets résidentiels phares ? En Ilede- France mais également en régions ? C. G. : Nous poursuivons l'aménagement des bords de Seine à Issy-les-Moulineaux où après avoir livré une première résidence d'une cinquantaine de logements face à la Seine nous continuons la reconquête des berges pour y façonner un nouveau quartier isséen. L'un de ces immeubles, que nous réalisons avec le Cabinet Wilmotte, est notamment remarquable par son esthétique contemporaine renouvelée. Il vient d'être couronné dans le cadre des Pyramides qu'organise la Fédération des promoteursconstructeurs par le prix de l'Esthétique Immobilière décerné par un jury régional présidé en Ile-de-France par Monsieur J.P. Beysson, délégué interministériel au développement de l'offre de logements (Didol). Nous venons également de lancer la commercialisation à Deauville d'une importante opération de collectifs et de maisons sur un terrain de plus de 10 hectares permettant d'offrir une qualité architecturale très élaborée sur Les Coteaux de Deauville, face à la mer. Vous me permettrez également de citer l'opération de Boulogne Evidence qui illustre de façon exemplaire la possibilité de restructurer en site ancien un îlot résidentiel. Nous voulons y créer une référence urbaine contemporaine et y favoriser aussi une nouvelle valeur immobilière. I. B. : Quel regard portezvous sur le marché de l'immobilier neuf ? C. G. : L'ensemble de notre profession appelle, je crois, de ses voeux une régulation du marché immobilier pour pouvoir satisfaire la demande de logements structurelle que génère l'aménagement de nos territoires tout en satisfaisant la nécessaire solvabilité des ménages. Les fondamentaux nous appellent à répondre à une demande de création de logements neufs significative à laquelle, comme toujours, nous devrons savoir nous adapter suivant les segments de marché où nous nous situons. Les nouvelles mesures gouvernementales en faveur du logement sont attendues avec impatience. I.B. :Quelles sont les grandes priorités à mettre en place en faveur du logement ? C. G. : En matière de logement, la mixité et le développement durable sont, certainement, des priorités qui vont conditionner notre activité. C'est pourquoi nous avons développé d'une part la recherche d'opération dans des quartiers en renouvellement urbain qui doivent connaître un développement important et d'autre part une démarche de certification Qualiprom pour permettre d'intégrer dans nos processus de production les nouvelles règlementations et exigences notamment en matière environnementales. En tout état de cause, ces tendances lourdes vont continuer à peser sur le prix de revient de toutes les nouvelles réalisations mais nous devons, comme toute la profession, contenir au mieux la hausse de nos coûts de production.

3 QUESTIONS A EDGAR MENGUY Adjoint au maire de Rouen, chargé de l'urbanisme et de la ville
“Il faut sortir 1 000 à 1 200 logements par an"

Le constructeur s'apprête à livrer, au cours du premier trimestre 2011, plus d'une centaine de maisons BBC.

“Il faut bien étudier avant d’acheter, puis entretenir régulièrement son logement”

Sur la Costa Brava, secteur très recherché par les seniors, le marché s’améliore aussi. Selon les professionnels, la sévère chute des prix qui s’était produite ces dernières années (30 à 50 %) semble parvenue à son terme.

Marc Touati : "Une bonne fenêtre de tir pour devenir propriétaire"
Président du cabinet d’analyse économique Acdefi (Aux commandes de l’économie et de la finance). Il répond à Explorimmoneuf sur l'évolution des taux de crédit.

Montpellier et sa région: un avenir tout neuf
Lors d'une table ronde organisée par l'Indicateur Bertrand le 16 janvier dernier à Montpellier, les promoteurs-constructeurs ont livré une analyse conjoncturelle teintée de sérénité. Elle se résume en trois mots clés : développement, adaptation et diversité.

Les résidences étudiantes et seniors ont la côte.
En matière d’investissement locatif, il y a le Scellier mais aussi le Censi-Bouvard, qui concerne les résidences avec services. Mode d'emploi.

Aménagement de logements neufs à Saint-Ouen
Saint-Ouen a l'aspect d'une ville très dense dans la continuité parisienne. La création de son écoquartier des Docks devrait lui apporter un appel d'air salutaire, d'autant qu'il comportera un parc de 12 hectares livré en 2013.

Faites les bons choix pour investir
Nouveau dispositif d’investissement locatif Pinel, zonage géographique revu, résidences services, opportunités gagnantes en France et à l’étranger... suivez nos pistes et nos conseils pour réussir vos placements immobiliers.

Qualitel, NF logement, Habitat &Environnement...Les normes et les labels sont devenus les VIP du secteur de la construction. Bienvenue dans l’univers de la qualité certifiée.

Languedoc : un budget suffisant ?
"Avec un prix moyen de 3 300 r/m2 dans le secteur de Montpellier, le budget inférieur à 300 000 r peut buter sur une recherche de logements familiaux, supérieur à 90 m2, observe Chrisitan Rocanières, directeur régional du Groupe Arcade. C'est bien sûr loin d'être la majorité et la recherche de logements se situe en général sur des surfaces moyennes, de l'ordre de 65 à 70m2, pour des budgets se situant plutôt aux alentours de 200 000 r. Le budget en matière de résidence principale dépasse rarement les 270 000 euros".

L'accession, priorité de l'agglomération
L'accession à la propriété est une priorité et la phase de crise industrielle que traverse actuellement Airbus n'y changera rien : "Non seulement j'ai totalement confiance en la capacité d'Airbus, tonne Roger Métellus, président de la Fédération des promoteursconstructeurs Midi-Pyrénées, mais il faut cesser de surestimer son poids ! Si 2 500 personnes ont été embauchées chez l'avionneur entre 2001 et 2007, ce sont 100 000 personnes qui sont arrivées dans l'agglomération pendant la même période ! Ma vraie inquiétude concerne le niveau des prix des logements et ce niveau ne convient pas pour répondre à la très forte demande des primo-accédants. Il faut retrouver des fonciers à des prix raisonnables et il importe que les collectivités soient encore plus présentes, comme c'est le cas sur la Zac des Ramassiers, où, en payant 250 e/m2 de Shon, les promoteurs peuvent proposer des prix de sortie à 2 600 e/m2". A Toulouse, le PLU introduit une proportion de 30 % de logements sociaux dans le périmètre des Zac. L'accession à la propriété est aussi favorisée avec une forte part au sein des programmes immobiliers destinés à l'accession dans les Zac. En outre, la ville attribue un prêt à 0 % qui permet de doubler celui accordé par l'Etat. "Non seulement il n'y a pas péril en la demeure,mais Toulouse reste un très fort pôle d'emploi, ajoute Roger Métellus. Le marché est suffisamment solide, mais il importe désormais de se remettre en prix à la portée des primo-accédants."

L'AVIS DE CHRISTIAN LESBAUDY, Président de la Chambre des notaires de Maine-et-Loire.
Indicateur Bertrand : Quelle est l'évolution du marché dans votre région ?

Dans l’ancien comme dans le neuf, le taux d’activité reste orienté à la hausse, avec une progression de l’ordre de 4,1 % sur un an pour l’ancien, et des ventes de logements neufs qui, selon le ministère de l’Equipement, ont enregistré un record en 2005, la progression s’établissant à 8,3 %, pour un total de 121 500 unités vendues.