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Au Havre, du nouveau à Saint-Nicolas

Au Havre, du nouveau à Saint-Nicolas

À 75 km de Rouen et deux heures de Paris, Le Havre, reconstruite après la secondeguerre mondiale par Auguste Perret, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005. Devant des reconversions qui s'imposaient, la municipalité s'est lancée depuis une dizaine d'années dans une profonde mutation de ses quartiers. Dans le cadre du programme européen Urban Pic, celle de ses docks est en passe de redessiner un nouveau quartier sur Saint-Nicolas et d'étendre le centre-ville vers ce prochain pôle résidentiel, de loisirs et de culture. Ce pourrait bien être le prochain quartier "bobo" du Havre. On y trouvera notamment un centre d'affaires près de la gare, 200 anneaux supplémentaires sur le bassin de la Citadelle et le Centre de la mer dessiné par l'architecte Jean Nouvel. 450logements avec jardin privatif sont aussi programmés sur l'ancienne friche Caillard, en bordure du parc urbain. C'est là, sur le quai Frissard que Le Carré Vauban verra bientôt le jour, 42 appartements réalisés par Bécarré et commercialisés par Géfic. Comptez par exemple 258 900 e pour un appartement de 102,10 m2 en rez-de-chaussée avec jardin et balcon, 163 000 e pour un 2-pièces de 53,60 m2 au 3e étage. Avec des ambiances moins urbaines, à 1 heure de Rouen et 45 mn du Havre, Yport accueille Pleine Mer, un programme signé Bouygues Immobilier directement sur la mer et les falaises de la Côte d'albâtre. Ses 25 appartements disposeront de prestations haut de gamme, avec pour beaucoup des vues sur le large. Vue panoramique éga- lement sur la mer à Saint-Valéry-en-Caux : Nexity George V a imaginé Les Terrasses Henri IV, une résidence privée au coeur d'un quartier très calme de ce joyau normand. 32 logements s'y articuleront du 2 au 4-pièces. Côté maisons, 8 opportunités arrivent à Boost (Geoxia Immobilier). Le futur Clos des Châtaigners affiche des 4 et 5-pièces, à partir de 199 000 e. À Fécamp, ADI Promotion réalise 70 maisons, dans deux résidences, Les Régates, et Le Grand Large à partir de 175 527 e pour 3 chambres.

Nord : Quoi de neuf pour l'habitat à Lille ?

Nord : Quoi de neuf pour l'habitat à Lille ?

Malgré une forte demande de logements, la production marque le pas dans la capitale du Nord. Les programmes en cours misent sur la conjonction d'un bon emplacement et du développement durable.

De bonnes perspectives sur l'Ile-de-France

De bonnes perspectives sur l'Ile-de-France

Une dynamique s'est enclenchée avec la création des Etablissements publics fonciers. Celui d'Ile-de-France vient de signer 4 nouvelles conventions dans le réservoir d'espaces vierges que constituent le sud et l'est de la région : à Palaiseau, Vaires-sur- Marne, Saint-Fargeau-Ponthierry et Mitry- Mory. Ces terrains permettront à moyen terme la réalisation d'environ 3 000 logements et de 80 000 m2 d'activité. Du côté des constructeurs, les promoteurs immobiliers ont les dents longues, comme le laissent supposer les fusions/acquisitions qui agitent la profession. Bouwfonds Marignan promet "un bouquet d'opérations nouvelles" en Ilede- France, tant en habitat collectif qu'en maisons individuelles. Le promoteur mettra en commercialisation plus de 1 300 logements cette année. Christophe Bacqué, qui vient d'être nommé coprésident de Cogedim Résidence, se voit attribuer la mission de doubler l'activité résidentielle sur la région. Quant au groupe Promogim, présent en grande couronne avec Promogim et en petite couronne avec Franco-Suisse, il entend maintenir ses 1 400 réservations par an. "Le marché restera porteur puisque s'annonce un million d'habitants supplémentaires. De bonnes perspectives se dégagent sur Roissy, où la population a besoin de logements, et sur le Nord et le Nord-Est", anticipe le président Christian Rolloy.

Jean-Louis Borloo - Ministre de l’Ecologie,du Développement et de l’Aménagement durable

Jean-Louis Borloo - Ministre de l’Ecologie,du Développement et de l’Aménagement durable

Indicateur Bertrand : Comment concilier aujourd’hui construction, respect de l’environnement et développement durable ? Jean-Louis Borloo : Avec le Grenelle de l’Environnement, nous voulons prouver, concrètement, dans les faits, que dans chaque secteur économique, une autre croissance est possible. Le développement durable, c’est faire en sorte de concilier la protection de l’environnement, le développement économique, la cohésion sociale et, aussi, la qualité architecturale et urbaine. Dans l’agriculture, dans les transports et, bien entendu, dans la construction, nous avons les technologies pour le faire et souvent il s’agit d’une question d’organisation et de volonté politique. De plus, je suis convaincu que le développement durable est une chance pour l’économie. Les secteurs et les entreprises qui prendront le virage du développement durable disposeront d’un avantage compétitif essentiel, d’une vraie “prime de compétitivité”. Car ne nous y trompons pas : la croissance de demain est là, les parts de marché de demain, elles aussi, sont là. I.B. : Quelles sont les orientations souhaitées pour les nouvelles constructions ? Qu’estce qui va changer concrètement pour les logements privés ? J.-L.B. : C’est un sujet sur lequel il y a un vrai consensus. Le bâtiment est de loin le secteur le plus consommateur d’énergie en France. Il représente également des émissions nationales de CO2. Ce secteur constitue une des clefs qui permettra de respecter nos objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (une division par quatre). Le Grenelle de l’Environnement marque une vraie rupture en matière de construction : il y aura bien un avant et un après Grenelle. C’est pourquoi, en 2010, tous les bâtiments et équipements publics seront construits en basse consommation (50 kWh/m2/an) ou bien seront à énergie passive ou positive. Les énergies renouvelables les plus performantes y seront systématiquement intégrées. Pour les logements privés, nous avons prévu un plan d’action en trois étapes. En 2010, il est prévu un passage anticipé à la réglementation très haute performance énergétique (THPE) avec un tiers de constructions en basse consommation ou à énergie passive ou positive. En 2012, l’idée est que l’on puisse véritablement généraliser les logements neufs à basse consommation (50 kWh/m2/an) pour qu’en 2020, toutes les nouvelles constructions soient à énergie passive ou positive. Nous engageons une vraie rupture thermique avec à la clef, des dizaines de milliers de créations d’emplois et surtout, plus de bienêtre et de pouvoir d’achat pour des millions de Français. Bien sûr, il y a des mises au point à faire et il faut que les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’oeuvre, les entreprises s’approprient les nouvelles techniques et soient capables de se coordonner pour les mettre en place. Mais il y a urgence planétaire et face à la montée du prix de l’énergie, les charges des occupants doivent être les plus faibles possibles. I. B. : Quelles sont les priorités pour le parc existant et le logement social ? J.-L. B. : Nous allons lancer un chantier sans précédent de rénovation thermique des bâtiments existants. Pourquoi ? Actuellement, il faut savoir qu’un logement consomme en moyenne 240 kW/h/m2 et par an. Or, les technologies pour atteindre les 80 kW/h/m2 existent. En clair, nous jetons l’argent et le CO2 par la fenêtre ! L’objectif est de parvenir à rénover environ 400 000 logements par an. Cela nécessite de mobiliser tous les acteurs de la filière. Cela implique également de lever un certain nombre d’obstacles : amélioration des outils de diagnostic, lancement d’un grand plan de recrutement et de formation, création de nouvelles incitations. Nous avons prévu un programme spécifique pour accélérer la mise à niveau de l’ensemble du parc de logement social à commencer par les 800 000 logements les plus dégradés. Mais s’il y a une chose dont je veux persuader tous les Français c’est que l’investissement de départ est généralement amorti en quelques années grâce à la réduction de la facture énergétique. En clair, le durable, c’est rentable ! I. B. : Comment vont s’organiser les prochaines étapes du Grenelle de l’Environnement en matière d’habitat ? J.-L. B. : Après la phase d’élaboration, nous entrons maintenant dans celle de l’exécution. Le Grenelle de l’Environnement a suscité une formidable attente que nous n’avons pas le droit de décevoir. Je suis pour ma part un homme de résultats. Je souhaite donc que sur chaque secteur, sur chaque programme, on dispose d’indicateurs clairs, quantifiables et précis. Je veux que l’on puisse dire à tout moment où on en est et quels sont les progrès à accomplir. Sur le bâtiment, nous allons rapidement mettre en place des comités opérationnels qui traduiront en normes et en règlements les propositions décidées dans le cadre du Grenelle. Ils seront présidés par des personnalités faisant autorité, accompagnés de représentants de la profession. A terme, nous espérons pouvoir proposer au Parlement une grande loi “Grenelle” au printemps 2008. Cette année sera véritablement l’année du passage à l’acte.

Acheter sans bourse délier

Acheter sans bourse délier

Du côté des acquéreurs, le moral n'est plus au beau fixe comme au cours de ces dernières années. “La demande se raréfie et tandis qu'avant l'été, sur un même logement, il pouvait y avoir trois acquéreurs, il n'y en a aujourd'hui plus qu'un”, observe la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers).

3 QUESTIONS A DIDIER PAILLARD, Maire de Saint-Denis

3 QUESTIONS A DIDIER PAILLARD, Maire de Saint-Denis

Indicateur Bertrand : Près de mille logements par an ces cinq dernières années : les constructions vont-elles se poursuivre à ce rythme ?

David Mangin

David Mangin

L’architecte et urbaniste David Mangin travaille, entre autres, sur le projet des Halles, à Paris, et sur celui du Grand Paris. Le grand prix de l’urbanisme 2008 vient de couronner sa carrière.

L'avenir du marché des Alpes-Maritimes

L'avenir du marché des Alpes-Maritimes

I.B. : Comment appréhendez-vous le marché des Alpes-Maritimes dans les mois à venir et quel rôle allez-vous y jouer ?

Du BBC à la réglementation thermique 2012

Du BBC à la réglementation thermique 2012

En 2012, le nombre de demande de labels BBC-Effinergie a continué de progresser (+ 41 %) pour atteindre 3 510 demandes de labellisation : c’est l’une des premières indications apportées par le rapport annuel de Céquami, spécialisée dans la certification et la labellisation de maisons individuelles.

Saint-Denis et Saint-Ouen tournées vers l'avenir.

Saint-Denis et Saint-Ouen tournées vers l'avenir.

Aux portes de la capitale, la banlieue nord pratique des prix attractifs avec une qualité de services quasi-parisienne. Saint-Denis bat des records de construction en petite couronne, et Saint-Ouen tire bien son épingle du jeu. C'est le moment d'explorer leurs opportunités. #rSAINT DENIS, UN MARCHE PHARE DE L'ILE DE FRANCE

Un marché en forme

Un marché en forme

"La Seine-et-Marne est le département le plus en forme de la grande couronne : des ventes importantes, des commercialisations qui rivalisent bien et le tout en quasi-équilibre, de sorte que l'offre parvient à se maintenir, chose devenue rare en deuxième couronne", analyse ainsi l'Adil dans sa note de conjoncture sur le marché de l'immobilier neuf au 1er semestre 2006. Malgré un léger ralentissement des commercialisations, de l'ordre de 6 % durant ces trois premiers mois de 2006, l'activité est restée importante, avec 870 biens vendus. Au niveau géographique, les ventes se concentrent sans surprise dans les deux agglomérations nouvelles : Marne-la-Vallée d'une part, Sénart d'autre part, qui à elles deux captent 58 % des ventes. La ville de Mickey se détache tout de même nettement, puisque 451 des lots cédés lui sont attribués. En dehors des grandes réserves foncières que représentent les villes nouvelles, d'autres villes, historiques celles-là, sont relativement actives sur le plan de l'immobilier neuf, dans des proportions bien évidemment plus modestes. Melun, par exemple, représentait 10 % des ventes au début de l'année. A Meaux et à Chelles, l'aménagement de nouveaux quartiers entraîne également une certaine activité.

Ile-de-France, des mutations du marché immobilier neuf dans l'air?

Ile-de-France, des mutations du marché immobilier neuf dans l'air?

Peu à peu se dessine au coeur de l'Ile-de-France une zone dense, compacte et durable. La meilleure intégration de la capitale à ses périphéries demeure le grand défi des années à venir.

Des villes passent à l’offensive

Des villes passent à l’offensive

De la taille de la Guadeloupe, l'Essonne n'est pas un grand département à proprement parler, mais il dispose de belles réserves foncières. La commune la plus riche en terrains du Val d'Orge, Brétigny, mène la danse au rythme de 150 logements neufs par an. À côté du lycée Jean-Pierre Timbaud, dans la Zac Collenot, Bouygues Immobilier attaque la réalisation de 200 logements sur les 450 du quartier. Notons qu'un projet de Kaufman & Broad démarre sur la place Chevrier et qu'il n'est pas trop tard pour réserver les appartements du Vendôme dont les travaux sont en cours. L'année se jouera dans le secteur du Mesnil, où les permis de construire de cinq îlots de 90 logements viennent d'être déposés. Le morceau de choix demeure l'éco-Zac Clause-Bois Badeau de 1 650 logements : la Ville vient de signer avec Atemi, premier opérateur des lieux, une convention de prix maîtrisés abaissant les tarifs de 20 % pour 25 % des 200 lots et portant le prix de vente à 3 000 e/m2. Une opportunité en Ile-de- France, où le prix moyen effleure 4 000 e/m2.

Le concubinage plus risqué

Le concubinage plus risqué

Libre à vous de préférer la vie hors mariage. Mais sachez que pour le Code civil, la vie hors mariage ne confère pratiquement aucun droit. Pour le Code civil (art. 515-8), le concubinage se caractérise par une “union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes de sexe différents ou de même sexe, qui vivent en couple”. L’achat d’un logement commun se fait selon trois formes juridiques : l’indivision, la SCI ou encore la tontine, la première étant la plus courante.

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