L'avenir du marché des Alpes-Maritimes

I.B. : Comment appréhendez-vous le marché des Alpes-Maritimes dans les mois à venir et quel rôle allez-vous y jouer ?

L'avenir du marché des Alpes-Maritimes
L'avenir du marché des Alpes-Maritimes

Michel Puy (Directeur Régional d'Icade Capri) : L'ensemble des sous-marchés du département connaît une demande très forte. En matière de prix, il semble que dans certains quartiers on arrive à l'asymptote, mais certains fonciers achetés aujourd'hui peuvent probablement encore amener des évolutions de prix. A terme, nous voulons atteindre un équilibre entre le marché actif et les deux autres, avec un développement dans l'Est du Var, à Saint-Raphaël précisément, mais aussi à Nice, Golfe-Juan, Saint-Laurent-du-Var avec une opération de 60 appartements à un prix moyen de 4 000 €/m2. Sur le segment des actifs, vu le peu d'anticipation publique, il est difficile de savoir vers quels secteurs nous allons nous diriger.


Yann Hubert (responsable commercial Kaufman & Broad) : L'agence démarre son activité, même si Kaufman & Broad est présent depuis plus longtemps avec Sopra Promotion. Nous avons été présents cette année, dans le secteur du collectif, des résidences de tourisme et des résidences étudiantes qui représente 50 % de notre activité et qui répond à une vraie demande. Sur l'aspect géographique, notre évolution va se porter sur l'Est du département et dans le Var. A moyen terme, nous serons davantage actifs sur Nice, notamment au travers de projets situés dans des quartiers en restructuration.


Arnaud Cadoux (Directeur Régional des Ventes Promogim) : A la base, nous construisions des logements pour primo-accédants et nous avons beaucoup évolué. Ce faisant, la clientèle présente sur nos opérations change aussi, avec des acheteurs proches de la retraite. Nous avons d'importants projets en lancement, notamment un à Antibes, avec l'opération Val Claret, 119 logements, autour de 5 500 €/m2. Nous avons un fort potentiel de développement à Marseille et sur son pourtour où nous allons lancer quatre à cinq opérations. Sur le marché immobilier, n'attendons aucune révolution : la clientèle étrangère sera toujours là. Grâce au concours des mairies, nous allons pouvoir relancer des produits destinés aux primo-accédants, qui est un bien pour l'économie. Enfin, nous constatons la présence d'une clientèle plus âgée, que ce soit sur l'arrière-pays méditerranéen ou sur le littoral, qui cherche à se rapprocher du centre-ville.


Cyrille Nottet (Directeur Régional de Marignan Côte d'Azur) : Pour 2006, je suis résolument optimiste car nous sommes dans une région très attractive et dans un marché de pénurie. Avec les taux d'intérêts qui vont rester bas, nous n'avons aucune inquiétude sur la bonne tenue du marché de la Côte d'Azur pour l'année à venir. Ce que j'espère, c'est que l'augmentation des prix que nous connaissons depuis des années va se calmer. Vive l'atterrissage en douceur, si nous y arrivons ! Marignan a créé une direction régionale en 2004 sur la Côte d'Azur. Entre 2004 et 2006, l'activité aura doublé. En 2006, le prévisionnel est de réaliser 220 réservations. Actuellement, nous souffrons d'un manque d'offre, mais des projets vont arriver sur le marché avant la fin de l'année : à Nice d'abord, nous lançons la Résidence Voltaire, un ensemble de 59 petits logements plutôt destinés à des investisseurs et situé dans le quartier de Riquier ; ensuite, nous lançons un produit investisseur LMP-LNMP à Toulon, avec la résidence étudiante Nobel, d'un total de 139 appartements. Début 2006, deux projets devraient aboutir rapidement : une 2e tranche de l'opération Terra Lucia à Nice, avec 13 appartements supplémentaires à un prix moyen de moins de 5 000 €/m2, et un marché de diversification sur le Var, avec 60 logements (villas et terrains à bâtir) à Brignoles, à un prix compétitif inférieur à 3 000 €/m2 .


Frédérique Combes (Directrice Régional PACA d'Espaces Immobiliers, groupe BNP Paribas) : Notre problématique est différente car nous sommes commercialisateurs. En ce qui concerne le marché, je suis raisonnablement optimiste dans la mesure où la demande, tant des étrangers que des acquéreurs en résidence secondaire ou des actifs, est bien présente. En matière de prix, je continue à espérer une stabilisation des prix que je perçois dans certains secteurs. Espaces Immobiliers développe des partenariats avec des promoteurs nationaux ou locaux et commercialise les programmes du promoteur du groupe, Meunier Méditerranée. Pour ce dernier, nous commercialisons 50 lots à Nice-centre, aux alentours de 5 000/5 500 €/m2 ainsi qu'à l'Est de la ville. A Cagnes-sur-Mer, nous proposons 54 lots aux alentours de 3 800 €/m2 pour des actifs et des investisseurs locatifs en Robien. Au 1er trimestre 2006, une opération est prévue à Mandelieu ainsi que des projets à Draguignan. Nous travaillons sur un autre axe de développement, celui des résidences étudiantes et des résidences de tourisme.


Patrice Frager (Directeur commercial de Cogedim Vente) : Le marché n'est sûrement pas en crise comme on l'entend parfois. Tant que les taux d'intérêts seront bas, tant que les volontés politiques seront favorables, le marché immobilier se portera bien. Il n'y a qu'une Côte d'Azur, avec un aéroport en plein centre-ville et une clientèle étrangère qui répond toujours présente. Pour Cogedim, entre novembre 2005 et juin 2006, 640 logements vont être mis sur le marché dans neuf opérations : d'une part, les opérations traditionnelles, en haut de gamme, situées à Nice Fabron, Saint-Laurent-du-Var, Cannes, Antibes, entre 4 000 et 6 500 €/m2 ; d'autre part, les opérations Citalis de Cogedim, implantées à Cagnes-sur-Mer, à 3 500 €/m2, à Draguignan et Roquebrune à moins de 3 000 €/m2. Nous nous développons dans le Var où nous avons ouvert un bureau et enfin, nous venons d'être récompensés de la Pyramide Vermeil pour la plus belle réussite en matière d'immobilier d'entreprise au 400 Promenade à Nice.


Gérard Pradal (Directeur commercial des Nouveaux Constructeurs) : Les Nouveaux-Constructeurs vont lancer des programmes éclectiques au cours de l'année 2006 : un en centre-ville d'Antibes entre 5 500 et 6 000 €/m2 ; trois à Nice, à Nice-Ouest et Nice Est. Notre plus important projet est le Domaine Colline Bellevue à Mandelieu, 30 000 m2 de shon à réaliser sur 27 ha avec des lancements, pendant trois ans, de différentes résidences. Le prix moyen est de 6 000 €/m2 avec un pic sur un programme de 14 appartements sis sur la colline, à 9 000 €/m2. Nous nous adressons à la fois à la clientèle locale, à la clientèle française en résidence secondaire et à la clientèle étrangère. Quant au marché, nous observons que la demande reste dense et que nous nous adaptons à chaque type de clientèle.


Elisabeth Planelles (Directrice commerciale de Bouygues Immobilier Côte d'Azur) : Je partage le sentiment de mes confrères : sur le marché, les clignotants favorables sont allumés (taux historiquement bas, clientèle étrangère très présente...). Dans le Var, nous lançons en plein centre-ville de Sainte-Maxime, une opération de 111 logements, légèrement en deçà de 5 000 €/m2. Nous allons lancer trois opérations dans ce département, deux à Toulon et une à La Seyne-sur-Mer. Enfin, dans les prochains mois, nous avons prévu une opération de 110 logements à Nice-Est, à un prix moyen de 4 000 €/m2.


Service

Prenez rendez-vous avec un diagnostiqueur