Tous les conseils en Immobilier

L'AVIS DE ANTOINE DAVY, Responsable du développement du patrimoine chez Ad Valorem
Indicateur Bertrand : Quels sont les grands principes de l'investissement ?

La cote des petits constructeurs de maisons
En dépit d’un ralentissement de l’activité, le secteur de la maison individuelle limite l’érosion des ventes dans un contexte économique difficile.

François Drouin Président du directoire du Crédit Foncier de France
"De mal nécessaire, le crédit immobilier est devenu une réelle opportunité pour réaliser son projet." Indicateur Bertrand :Quel bilan tirez-vous de l'année 2006 et quelles sont, selon vous, les perspectives d'évolution du marché immobilier ? François Drouin : Le marché immobilier d'habitation en 2006 a poursuivi la décélération déjà observable en 2005. Plusieurs signes en témoignent : le nombre de cessions reste inscrit à un haut niveau mais progresse moins (autour de 3 %) ; le niveau des stocks de logements s'accroît dans l'ancien et dans le neuf ; la hausse générale des prix ralentit. Constatée localement, elle résulte d'un quasi-plafonnement des valeurs les plus hautes et du resserrement par le bas de l'échelle des prix. Mais le point majeur reste sans doute la persistance d'une demande qui ne faiblit pas. Les ménages parviennent à faire face à la hausse des prix par des emprunts à taux faibles et durées longues, par des aides familiales ou l'acquisition de superficies moindres dans des quartiers moins recherchés. Je note par ailleurs que les prêts aidés tels que le prêt à 0 % constituent des réponses intéressantes pour les ménages à revenus modestes. I. B. :Quel regard portez-vous sur la mise en place des dispositifs Robien recentré et Borloo neuf ("populaire") ? F. D. : Tout d'abord, le marché de l'investissement locatif reste très actif. En effet, le contexte économique et financier lui est aujourd'hui favorable, avec des niveaux de taux d'intérêt encore bas, une fiscalité attractive et une pénurie avérée de l'offre locative dans certaines régions. Les clients qui réalisent un investissement locatif poursuivent simultanément plusieurs objectifs : constituer/valoriser/ transmettre un patrimoine ; se créer des revenus complémentaires ; préparer leur retraite, tout cela dans un contexte fiscal favorable. Le choix du régime optimisant l'opération dépend évidemment des objectifs de l'investisseur : il doit avant tout être guidé par le marché local et donc les besoins. Par exemple, pour Paris intra-muros, le prix marché reste élevé et le régime Robien recentré peut être le dispositif adéquat. A l'inverse, les communes de première couronne dans des villes populaires sont attractives en investissement Borloo où les plafonds propres à ce régime pénalisent peu l'investisseur. D'autres objectifs peuvent également guider l'investisseur dans ses choix. S'il souhaite par exemple louer à un ascendant ou un descendant, il choisira le Robien recentré qui lui offre cette possibilité à la différence du Borloo. I. B. : Votre dernière enquête menée avec Paris Dauphine souligne l'impact de mutations sociologiques profondes qui influent sur la demande de logement. Quels sont les grands enseignements à en tirer ? F. D. : Le marché du logement en France a été marqué entre la Libération et les années 80 par trois chocs : la reconstruction, l'urbanisation et le développement des flux migratoires. Après cette période de construction très active, on pensait que tout était rentré dans l'ordre avec une production annuelle de 300 000 logements par an. Or, l'étude fait apparaître un véritable choc sociologique qui bouleverse la demande de logement, sous l'influence conjuguée de plusieurs changements sociologiques déterminants : l'éclatement de la cellule familiale, l'allongement de la durée de vie, les nouveaux flux migratoires et la part croissante du montant des investissements étrangers en France. Toutes ces causes structurelles viennent se cumuler et ont permis aux auteurs de l'étude d'estimer le besoin de construction de logements à 500 000 par an. I. B. : Quelles sont les évolutions majeures en matière de crédit immobilier en France ? F. D. : Le marché du crédit immobilier a fait l'objet de profondes transformations ces dernières années. Les taux favorables du crédit immobilier ont soutenu l'appétence confirmée des Français pour la propriété. Manifestation la plus visible de cet engouement : le taux de propriétaires est passé à 57 % contre 35 % après-guerre. Le recours au crédit immobilier est désormais bien installé dans les mentalités et ne fait plus peur. De mal nécessaire, il est devenu une réelle opportunité pour réaliser son projet immobilier, qui reste pour beaucoup de ménages LE projet d'une vie. Le profil des clients aussi a évolué. Les 55/65 ans veulent devenir propriétaires sans pour autant voir leur budget diminuer (culture, loisirs…). Les primo-accédants, eux, sont souvent moins jeunes (30 ans) du fait de la hausse des prix de l'immobilier et de leur situation professionnelle parfois précaire (CDD, intérim…). Dans le même temps, ils sont plus nombreux à acquérir un bien immobilier, préférant le remboursement d'une échéance de prêt immobilier au paiement d'un loyer généralement d'égal montant. Pour faire face à la diffusion à grande échelle du crédit immobilier, les banques ont développé leur offre de financement avec des formules de prêts adaptées aux besoins des différents types de clientèles : lissage des mensualités, allongement des durées, mixage des profils et des tarifications, services packagés. Les solutions de prêts à taux révisable, dont le Crédit Foncier a d'ailleurs été le précurseur, ont connu une forte croissance avec des montages sécurisés sur des durées de plus en plus longues. Elles ont aussi permis d'abaisser les mensualités de remboursement et donc d'augmenter la capacité d'emprunt.

Alpes-Maritimes : Le royaume du pied-à-terre
Entre mer et montagne, la Côte d’Azur, convoitée par une clientèle étrangère fortunée, s’affiche comme la région phare du pied-à-terre de luxe.

Différé d’amortissement et report d’échéance
Vous envisagez d'acheter un logement neuf ? De faire construire ou encore d'acquérir de l'ancien avec travaux ? Continuer à payer votre loyer, tout en remboursant votre emprunt. Ce qui peut vite devenir insupportable pour votre budget. Dans un tel cas, la banque peut vous proposer un différé d'amortissement. Au lieu de rembourser l'échéance de votre prêt en totalité, vous ne remboursez que les intérêts et la prime d'assurance, ce qui vous permet de ne pas trop vous serrer la ceinture durant le laps de temps qui vous sépare de l'emménagement dans votre nouveau logement. Certaines banques proposent cette souplesse qui peut parfois s'étaler sur un ou deux ans, voire plus. Ainsi, à l'UCB, ce différé qui peut être total (y compris les intérêts), s'étale sur 36 mois maximum. Mais faut-il le préciser, il a un coût supplémentaire par rapport à un crédit amortissable dès le départ. Si vous ne souhaitez pas utiliser cette souplesse, sachez que la plupart des banques propo sent le report des mensualités en cas de besoin. C'est par exemple le cas chez LCL. Ainsi, à partir de la 3e année de votre crédit, vous pouvez reporter jusqu'à neuf mensualités sur toute la durée de votre crédit. A l'UCB, vous disposez de cinq "jockers". Autrement dit, sur toute la durée de votre prêt, vous avez la possibilité de reporter cinq mensualités sans avoir à les motiver.

Une production de logements neufs soutenue
Ce n'est pas tout : en effet, le Chèque Premier logement s'appuie également sur un partenariat avec les promoteurs et opérateurs de logements dans le secteur neuf.

Enfin, l’attrait fiscal n’est pas négligeable non plus. En ayant signé un bail commercial, vous vous inscrivez de fait dans la catégorie des loueurs en meublé. Si vous percevez plus de 23 000 e de loyers par an (ce qui correspond à un investissement de l’ordre de 500 000 e dans l’immobilier) et que vous êtes inscrit au registre du commerce, vous êtes loueur en meublé professionnel (LMP). Sinon, vous passez en catégorie loueur en meublé non professionnel (LMNP). Outre la récupération de la TVA (19,6 %), ce statut vous permet chaque année pendant la durée du prêt de déduire de vos bénéfices industriels et commerciaux (BIC) - donc de vos loyers - l’amortissement du bien. Ce qui peut représenter jusqu’à 60 % du montant de l’opération. Autre avantage de louer en meublé : après cinq ans de détention, les plus-values réalisées à la vente du bien sont exonérées d’impôts. À la fin du remboursement du prêt, vous empocherez donc les loyers (souvent à une date très proche du départ en retraite). De quoi mettre du beurre dans les épinards lors de votre départ en retraite.

Un local commercial pour résidence principale
Je projette d'acheter un local commercial et d'en modifier l'affectation pour en faire ma résidence principale.Puis-je bénéficier d'un Prêt à 0 % pour financer cette opération ? (Eric T.,Maisons-Alfort, 94)

Dans le cadre du grand projet du canton de Saint-Julien-en-Genevois, l’écoquartier de Viry accueillera 2 000 habitants supplémentaires.

L'AVIS DE VINCENT CANU, Avocat spécialiste en droit immobilier
Vincent Canu : Certaines étapes de la Vefa demandent une vigilance particulière de la part des acquéreurs. C'est déjà le cas avant même de signer le contrat de vente. Lorsqu'il signe le contrat de réservation, l'acquéreur a tout intérêt à faire écrire le plus de données techniques possible : parquet plutôt que moquette, cuisine équipée comprise dans le prix, etc. Attention, car tout ce qui n'est pas écrit, et seulement précisé à l'oral, n'a aucune valeur.

Les nouvelles clés de l'immobilier
De l’évolution des prix à celle des taux de crédit en passant par les nouveaux encadrements législatifs, voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le marché et bien investir.

3 QUESTIONS À Cécile Martinet-Perinetti, Directrice de l'Adil 38*
La métropole vient de mettre en place le pass-foncier

"Des revenus pour la retraite"

3 QUESTIONS À Fabienne Amblard-Larolphie, directrice marketing au Crédit Foncier
Un prêt particulièrement adapté aux familles

Ile-de-France : ce qui va bouger pour l'habitat neuf
Prix élevés, offre peinant à soutenir la demande : le marché immobilier francilien reste tendu. Ce qui ne l'empêche pas d'offrir de belles opportunités dès 2006.

Christophe Crémer - Président-directeur général de Meilleurtaux.com
Indicateur Bertrand : Que pensez- vous du marché immobilier en ce début d’année ? Pensez-vous que nous sommes face à une crise ? Christophe Crémer : Selon les sources, le marché devrait connaître une très légère hausse ou une très légère baisse. Pour ma part, je pense que l’on sera dans une marge faiblement négative. Certaines zones restent très dynamiques. Notamment dans Paris où des quartiers comme la République fonctionnent encore très bien. Même chose à Levallois-Perret. Mais, il ne faut pas se voiler la face, dans l’ensemble, l’activité a fortement ralenti. On savait bien que l’immobilier ne pourrait pas monter indéfiniment à ce rythme là. D’ailleurs, pourquoi les prix continueraient-ils à grimper en France alors que l’immobilier baisse partout dans le monde ? Aux Etats- Unis, en Angleterre, en Espagne… partout le marché s’essouffle parce que les prix ont flambé. Aux Etats-Unis, c’est une véritable crise due au marché qui a été très spéculatif : 28 % des acquéreurs étaient des spéculateurs. En France, le contexte est différent. Le marché n’est pas en crise. La demande n’est pas, non plus, spéculative puisqu’elle émane d’acquéreurs qui cherchent tout simplement à se loger et à assurer leur avenir et leur retraite. Ils sont seulement freinés dans leur projet d’achat par les prix de l’immobilier et la montée très rapide des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Mais, les pouvoirs publics ont pris des mesures qui devraient quelque peu les rassurer. Ne serait-ce qu’avec la déductibilité des intérêts d’emprunt. L’ennui, c’est que pour l’instant, la plupart des acquéreurs que nous recevons, ne savent même pas qu’ils peuvent bénéficier de cette déductibilité. I. B. : 2007 a été une année de forte hausse des taux de crédit. Que pronostiquez-vous pour l’année 2008 ? C.C. :Au début de l’année 2006, les taux étaient à 3,20 % et aujourd’hui ils démarrent à 4,70 % sur 15 ans. En deux ans, la remontée a été spectaculaire puisque de 1,50 point et rien que sur 2007, les taux ont bondi de 0,90 point. Personne ne peut nier que c’est une évolution importante. On peut dire que 2007 a été l’année de la fin des taux bas. Mais je pense qu’ils ne vont plus beaucoup monter. Pour ce qui concerne les taux fixes, l’OAT 10 ans a subi peu de hausse ces dernières semaines. Aujourd’hui, il est à 4,25 % et les taux de crédit proposés aux particuliers démarrent autour de 4,70 % sur 15 ans. L’écart est largement supérieur à la normale. Les banques auraient même dû baisser un peu leurs taux, mais cela n’est pas le cas. Elles sont en train de restaurer leurs marges, d’autant que leurs coûts de refinancement ont augmenté. Même les grandes banques de dépôt empruntent entre 0,25 et 0,30 point de plus qu’en juin. La crise des subprimes est passée par-là. Pour autant, je pense que la hausse ne devrait pas dépasser 0,15 point sur l’ensemble de l’année 2008. Ce qui n’aura pas de réel impact sur la solvabilité des acquéreurs. Quant aux taux révisables, il y a fort à parier que la Banque centrale européenne (BCE) n’augmente pas son taux directeur. Certes, il y a une tendance inflationniste à l’échelon européen, mais les indicateurs économiques sont loin d’être excellents. Il n’empêche que les acquéreurs et notamment les investisseurs qui ont pris des taux révisables ces dernières années, s’en mordent les doigts. Car la révision annuelle du taux de crédit sur l’Euribor fait souvent grimper le taux audelà d’un taux fixe. A titre d’exemple, si l’on applique une révision de taux aujourd’hui alors que l’Euribor est à 4,65 %, et que l’on y ajoute la marge de la banque, en moyenne de 1,20 point, le taux du crédit passe à 5,85 %. Bien plus qu’un taux fixe à 4,70 ou 4,80 % aujourd’hui. Quelqu’un qui a pris un taux révisable récemment a intérêt à le convertir en taux fixe. I. B. : Bien que les banquiers s’en défendent,constatez-vous un durcissement des conditions d’octroi des crédits ? C. C. : Nous sommes dans un environnement différent et il sera sûrement plus difficile d’obtenir un crédit en 2008. DR Nous le ressentons déjà. Notre taux de refus est passé entre juillet et aujourd’hui de 3 à 8 %. J’ai l’exemple d’un couple dont les deux membres travaillent et qui ont des revenus élevés. Pour acheter leur appartement, ils s’endettaient à hauteur de 21 %. La banque a refusé le crédit parce que l’épouse était en période d’essai. Les cas se multiplient. Un autre dossier a été refusé alors que l’endettement était de 32 % parce que la banque a considéré, en épluchant les relevés de compte du candidat emprunteur, qu’il faisait trop de retraits d’argent auprès d’un casino, supposant qu’il était joueur. Cela illustre combien tous les détails d’un dossier sont importants. I. B. : L’allongement des durées des prêts se poursuit-il ? C. C. : Pour la première fois, au 4e trimestre 2007, la courbe des prêts à 30 ans et plus a baissé par rapport au trimestre précédent. Pour un banquier, un prêt à 30 ans est généralement associé à un jeune couple qui n’a pas d’apport et peu d’expérience professionnelle. Ce qui devient un handicap. Et si l’emprunteur n’a même pas de quoi payer les frais d’acquisition, il ne sera pas vu d’un bon oeil par le banquier, contrairement aux années précédentes où les établissements de crédit prêtaient jusqu’à 110 %. Les banques n’ont pas durci leurs conditions, elles appliquent plus rigoureusement leurs critères.

Périphéries lyonnaises : des opérations tous azimuts
A l'est comme à l'ouest, les promoteurs-constructeurs s'intéressent à l'ensemble du territoire de la Communauté Urbaine du Grand Lyon, s'aventurant parfois même au-delà. Exploration.