Tous les conseils en Immobilier

3 QUESTIONS À Jérôme Dray, notaire dans le 15e
"À Paris, les prix se stabilisent"

Coup de projecteur sur l'électricité
L'énergie électrique est une compagne précieuse dans la vie de tous les jours (éclairage, chauffage, cuisine, etc.), mais qui peut se révéler dangereuse par simple négligence ou par méconnaissance des risques. Les chiffres concernant la sécurité électrique en France sont alarmants. Selon l'Observatoire national de la sécurité électrique, sur 31 millions de logements, 7 millions sont équipés d'une installation électrique présentant des risques. On déplore chaque année 250 000 incendies, dont un tiers sont d'origine électrique. Et, au total, 4 000 victimes dont 100 morts. En cause très souvent, des installations électriques qui ne sont plus aux normes. Les logements neufs, eux, ont l'obligation de respecter la norme NF C 15-100. Depuis sa création, cette norme évolue régulièrement pour s'ajuster à la croissance des besoins, aux progrès techniques et ainsi assurer une plus grande sécurité des personnes et des biens. Pour rappel, les coupe-circuits, reliés à chacun de vos appareils électriques, protègent votre installation en coupant le courant, c'est-àdire en faisant sauter les fusibles correspondants, en cas d'échauffement ou de court-circuit. Le disjoncteur différentiel 30mA, qui coupe l'alimentation en cas de fuite du courant, n'est obligatoire que depuis 1991. Ce dispositif vous protège encore plus efficacement car sa sensibilité extrême lui permet de détecter la plus petite fuite de courant. Dans les logements neufs, il est aussi obligatoire désormais d'avoir une liaison dite "équipotentielle" supplémentaire (LES) dans les salles de bains.Cette liaison, en reliant tous les éléments conducteurs entre eux, supprime leur dangerosité. En complément de cette LES, il y a des "volumes de sécurité" définis par la norme. Ils interdisent de placer un appareil électrique trop près de la baignoire ou de la douche. La norme NF C 15-100 oblige également l'installation de prises à éclipse (ou obturateur) dans les nouvelles constructions. Dans ces prises, les enfants ne peuvent mettre ni leurs doigts, ni quoi que ce soit d'autre. Les trous sont en effet fermés par des volets qui ne peuvent s'ouvrir qu'en même temps, sous la poussée des deux broches d'une fiche. Quant aux fils électriques, ils doivent être protégés par des conduits, moulures ou plinthes en bon état. Enfin, avant d'acheter un appareil électrique, vérifiez qu'il est bien conforme aux normes en vigueur. On les reconnaît au logo NF ou CE.

Midi-Méditérranée : L'AVIS DE CHRISTIAN ROUSSAUX Président de la FPC* Côte d'Azur et Corse
Christian Rousseaux : Le marché est resté stable en 2006, avec 3 400 ventes, mais ce n'est rien comparé aux 8 000 logements que nous produisions il y a 10 ans ! Or, entre-temps, la population a augmenté, l'économie et le tourisme se sont développés. La demande est considérable mais les perspectives ne sont guères encourageantes. A 4 700 e/m2, la clientèle se réduit considérablement. Ce niveau de prix est atteint en raison de la rareté des terrains et de l'obligation faite aux promoteurs privés de réaliser des logements sociaux à des prix imposés. Vendre à 2 400 e/m2 quand le prix de marché est de 4 700 e/m2 entraîne un transfert des prix sur le secteur libre. Cette situation accentue l'impossibilité pour les accédants d'acquérir dans des conditions acceptables. S'y ajoutent une superposition de réglementations et la réduction des densités validées par les PLU. Ne nous étonnons pas que les actifs locaux soient exclus du marché et que des entreprises refusent de s'installer sur la Côte d'Azur en raison des difficultés à loger leurs salariés. En 2007, j'attends une vraie volonté politique des collectivités.

Toulouse : voyants au vert sur la ville rose
Comment expliquer la bonne tenue du marché du logement neuf sur l’agglomération

Je vais acquérir prochainement un appartement et j’effectue, à l’heure actuelle, des démarches auprès des banques afin de financer mon achat au meilleur taux. Deux banques me proposent des taux intéressants et quasiment identiques mais l’une m’a annoncé qu’elle allait devoir prendre une hypothèque sur le bien, alors que la seconde me propose la caution d’un organisme extérieur. Quelle est la différence entre ces deux garanties ? (Sylvie T., Paris 20e)

Les dirigeants de l'immobilier d'entreprise
En matière d’immobilier, il n’y a pas que l’habitat qui anime le marché. Celui d’entreprise y tient une large part et compte de grands opérateurs.

Habitat neuf en deuxième couronne : Grand Paris en vue
En Île-de-France, avec ses prix souvent moitié moindres qu'à Paris, la grande couronne a la capacité d'attirer une clientèle de primo-accédants. La maison, même groupée, demeure un "must".

En effet, dans une ville saturée, vous courez le risque ne de pas trouver de locataires et donc de vous priver des recettes prévues. Sans compter que pour bénéficier d’un dispositif fiscal type Borloo populaire ou Robien recentré, vous devez louer votre bien dans les 12 mois qui suivent la remise des clés. Sinon, vous n’êtes pas éligible à ces dispositifs. Sans loyer, ni ristourne fiscale, la rentabilité locative se trouverait plus qu’affaiblie. Pour vous prémunir contre ces risques, les promoteurs proposent différentes garanties et assurances. Parmi elle, l’assurance “locataire”. Moyennant 4 % du prix d’achat (soit autant que la rentabilité affichée ou du moins attendue), le gestionnaire de votre bien vous garantit les loyers pendant 6 ou 12 mois. Vous pouvez alors bénéficier d’une déduction fiscale… tout en réduisant la rentabilité bien sûr. Vous pouvez également souscrire d’autres garanties locatives comme l’assurance contre les impayés, contre la vacance locative… Ceci vous coûtera en moyenne 4,5 % du montant des loyers. Enfin comptez entre 7 et 9 % des loyers TTC pour les frais de gestion locative (recherche de locataire, état des lieux, bail, encaissement des loyers). Au final, plus vous gérerez votre bien en direct, plus vous gagnerez en rentabilité. Mais pas nécessairement en tranquillité.

3 QUESTIONS À Daniel Delaveau, maire de Rennes
"Porter le développement d'EuroRennes et de la Bretagne"

Des taux de crédit immobilier fixes de 3,3 % sur 20 ans à Paris
Laurent Leclercq, cogérant de Gitec Constructions, répond à Explorimmoneuf.

Nîmes, la force tranquille, 8e ville où investir en 2015
À quelques tours de roues de Montpellier, Nîmes s’inscrit également dans une belle dynamique. Bénéficiant de prix moins élevés, la cité des Antonins offre des rendements plus avantageux.

DPE Des locataires mieux informés
Depuis le 1er juillet, un Diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être joint au contrat de location. Cette obligation d’information permet aux locataires de comparer plus facilement les consommations énergétiques des différents logements qu'ils prospectent. Une préoccupation citoyenne, certes, mais aussi économique car ils peuvent ainsi anticiper sur les charges de chauffage et de production d'eau chaude dont ils devront s'acquitter. Après l’état de risques naturels et technologiques, le diagnostic de performance énergétique représente un nouveau moyen d'information pour les locataires.

Provence-Côte d’Azur : un marché ensoleillé
De Marseille à Nice, l’offre d’habitat, toujours soutenue en matière de prix, rencontre à la fois des évolutions identiques et des spécificités plus locales.

Les missions du conseil syndical
En devenant copropriétaire, si vous souhaitez prendre une part active à la gestion de votre immeuble, la solution sera d’intégrer le conseil syndical. Quel sera votre rôle ?

Fabienne Keller : "Restaurer une politique de logement éthique et transparente"
Sénatrice, ancien maire de Strasbourg, UMP-MODEM

3 QUESTIONS À Jean Grenet, Député-maire de Bayonne, président de la Communauté d'agglomération BAB
Indicateur Bertrand: Quels sont les effets de l'évolution démographique sur le BAB ?

Plus d'un Français sur deux (54 %) se déclare gêné par le bruit lorsqu'il est chez lui. Une véritable source de pollution, capable de transformer notre "home sweet home"en cauchemar. Quand aucun bruit de la rue ou de nos voisins ne nous échappe - chasse d'eau de l'appartement du dessous, bruits de pas du voisin du dessus, klaxons incessants au feu rouge qui se trouve pile sous vos fenêtres… -, nervosité, troubles du sommeil, fatigue... peuvent vite faire leur apparition. Les origines des nuisances sonores sont très diverses. Il existe plusieurs familles de bruits : les bruits aériens (voix, musique, télé...), les bruits de choc (chute d'objets, bruits de pas...), les bruits des équipements collectifs (ascenseurs, vide-ordures...) ou individuels (systèmes de chauffage et de ventilation, robinetterie...), les bruits extérieurs (trafic routier, aéroport, gare...). Ces familles de bruits rendent d'autant plus complexes l'obtention d'une bonne qualité acoustique, que les acteurs du bâtiment ne cessent de rechercher. Avec des résultats. Et dans cette catégorie, les logements neufs ont plusieurs longueurs d'avance sur les logements anciens. Car la toute première réglementation acoustique date de 1970. Les logements construits avant cette date ont donc souvent un confort acoustique qui laisse à dé- sirer...