Actualité

L’avis de CHRISTIAN BOLAJUZON - Gérant associé de Cap-Invest*
“Plus que sur la mer, la montagne ou la campagne, c'est sur la solidité de son gestionnaire qu'il est important de s'interroger au moment de faire un investissement immobilier dans une résidence de loisirs, explique Christian Bolajuzon, gérant associé de Cap-Invest. L'intérêt fiscal n'est pas négligeable. La défiscalisation de 25 % du montant de son investissement sur 6 ans procure un effet levier incontestable et l'investissement en tant que loueur de meublé non professionnel (LMNP) représente une valeur sûre sur le moyen terme. Mais beaucoup d'autres paramètres sont à prendre en compte, tels que le réseau du gestionnaire auprès des tours-operators, pour connaître les possibilités locatives du bien dans le temps. Le gestionnaire aura-t-il ou non la capacité d'assurer ses engagements contractuels au démarrage puis sur toute la durée du placement ? Cette fiabilité est aussi assurée par le sérieux du montage financier proposé. Si la rentabilité locative annoncée semble en décalage avec celle proposée sur des produits équivalents en termes de qualité et d'emplacement, il faut se méfier. Le bien risque de ne pas être concurrentiel. En ce qui concerne l'emplacement de la résidence, le gestionnaire a normalement précédé son opération d'une sérieuse étude de marché en fonction de son envergure, d'une stratégie qui permet d'avoir accès à la clientèle intéressée par le produit en question. A la campagne, les possibilités de remplissage sont par exemple répartissables sur presque toute l'année, à condition d'avoir un réseau de commercialisation auprès des différents marchés européens. Parfois, la renommée du site suffit à elle seule à assurer un succès, dans une station thermale par exemple.

Jeunes, ces crédits sont pour vous
Acheter un logement quand on démarre dans la vie n'a plus rien d'exceptionnel aujourd'hui. D'autant que, côté financement, toutes sortes de prêts peuvent vous aider à concrétiser votre rêve.

Marc Pigeon - Président de la FPC de France (Fédération des Promoteurs-Constructeurs)
Indicateur Bertrand : Quel bilan de l'immobilier neuf tirez-vous de l'année 2005 ? Marc Pigeon :Quantitativement, sur les chiffres, le bilan 2005 est incontestablement bon. Avec certainement plus de 115 000 ventes, il sera même nettement supérieur à ce que l'on considérait, les années précédentes, comme étant un bilan exceptionnel. Si l'on analyse plus finement ce bilan global, il est en revanche moins bon concernant l'accession à la propriété. Les primo accédants sont de plus en plus exclus par les prix de l'immobilier, donc, éloignés de leur travail, de la ville qu'ils souhaiteraient habiter. Cela entraîne nécessairement des frustrations et une moindre qualité de vie pour eux. Pour la collectivité, ce sont des conséquences nuisibles sur l'environnement, puisque l'extension urbaine que cela suppose développe l'utilisation des moyens de transports individuels, ne permet pas une utilisation optimale des équipements publics et nuit à la cohérence du tissu urbain. En revanche, l'année 2005 a permis le développement d'une offre locative de logements neufs. En effet, on estime à 65 000 le nombre de logements vendus aux investisseurs grâce au dispositif Robien. I.B. : Quelles sont, selon vous, les perspectives pour cette année 2006 ? M.P. : Les perspectives sont bonnes. Si les taux d'intérêt se maintiennent à un niveau relativement bas, l'activité de l'année 2006 devrait être comparable à celle de 2005. Pour le moment, le relèvement du taux de la Banque Centrale Européenne n'est pas de nature à inquiéter les professionnels de l'immobilier. En ce qui concerne le neuf, je pense que la pression de la demande insatisfaite ne permettra pas vraiment une stabilisation des prix de l'immobilier neuf. Ils continueront à augmenter, mais à un rythme moins soutenu. En somme, nous aurons une "baisse de la hausse" des prix de vente, mais certainement pas une baisse des prix. Et cela d'autant moins que le prix de revient incompressible d'un programme immobilier - essentiellement les coûts fonciers et les coûts de construction - a progressé très fortement, encouragé en cela par une certaine exubérance de la réglementation technique applicable au logement neuf. En conséquence, les promoteurs rencontreront plus que jamais des difficultés à satisfaire les primo-accédants, partiellement désolvabilisés par le niveau déjà élevé des prix. En ce qui concerne l'investissement locatif privé, la réforme mise en place par la loi "Engagement national pour le logement" portée par le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, Jean-louis Borloo, devrait permettre une maîtrise des loyers et une meilleure adéquation de l'offre de logements locatifs aux besoins notamment ceux des ménages aux revenus moyens et intermédiaires. I.B. : Quel va être le sujet prioritaire de la Fédération des promoteurs-constructeurs en 2006 ? M.P. : Notre activité a une telle importance et une telle actualité politique, économique, sociale, environnementale et pas seulement en France, qu'il est très difficile d'y répondre. Regardez l'attention portée par tous les observateurs aux statistiques du logement et de la construction aux Etats- Unis où l'on sait très bien que ce secteur constitue encore et toujours le socle solide de la croissance et de l'emploi ! Tous les aspects de notre métier sont importants : la disponibilité foncière, l'éthique, la citoyenneté. Nous devons aussi poursuivre notre combat pour la qualité à tous les niveaux, la qualité de la mise en oeuvre sur les chantiers, celle des services aux clients... Toutefois, si je devais ne retenir qu'un seul thème, qu'une seule priorité, ce serait d'apporter les réponses à la question suivante : comment produire des logements moins chers et en nombre suffisant pour répondre aux attentes de tous nos concitoyens ? Là est le premier combat des promoteurs.

Joël Boumendil : "Un parcours du combattant qui en vaut la peine"
Fondateur et P-DG du groupe ACE

Un label pour les rives de Seine (92)
L’écoquartier île Seguin-Rives de Seine, à Boulogne- Billancourt, a reçu le trophée national du label ÉcoQuartier.

Le département du Val-de-Marne est un bon compromis entre Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis. Relevé par l'Adil 75 au 2e trimestre, le prix moyen dans le neuf y était de 4 613 e/m2, avec un net contraste entre Saint-Mandé à 9 300 e/m2 et Orly à 2 800 e/m2. À la fin de l'année, le centre de Nogent concentrait une petite offre haut de gamme, proche de 6 500 e/m2, et Vinci Immobilier lançait un projet à 600 m du RER Nogent/Le Perreux. Villiers-sur-Marne se montre plus abordable, à 4 500 e/m2, ouvrant l'accès au premier achat (avec apport) dans un « paysage urbain préservé », d'après la mairie, fière d'avoir replanté 400 pieds de vigne.

L’AVIS DE MAÎTRE FRANÇOIS GRANIER, Délégué de l’Observatoire du marché immobilier des notaires
Indicateur Bertrand : Quelle est la situation du marché immobilier local de la transaction ?

Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Nîmes Métropole par la fédération des promoteurs immobiliers.

Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme
Indicateur Bertrand : Le projet de réaménagement de la couronne parisienne, entre le boulevard des maréchaux et le périphérique, doit s'étendre sur plusieurs années. Onze quartiers aux portes de Paris sont concernés par cette intervention sociale et urbaine. Quelle est l'idée force de ce Grand Projet de renouvellement urbain (GPRU) ? Jean-Pierre Caffet : Il s'agit de faire en sorte que 200 000 Parisiens vivent mieux dans ces quartiers exposés à beaucoup de nuisances et en même temps, j'en ai la conviction, c'est probablement là qu'une partie de l'avenir de Paris va se jouer. Cela traduit d'abord une véritable relance en profondeur de la politique d'aménagement de la capitale. Cette relance est importante puisqu'elle concerne près de 10 % du territoire municipal. Elle nécessite également une importante politique foncière qui a fortement mobilisé les moyens de la Ville. Elle passe aussi par le dialogue. Il s'agissait de faire un urbanisme partagé avec les habitants, sans oublier naturellement qu'il nous revenait toujours, en tant qu'élus, de prendre la décision finale sur le contenu des aménagements proposés. Embellir l'ensemble des espaces publics, renforcer les transports en commun, traiter les espaces de liaisons, aménager de part et d'autre les territoires riverains avec des programmes diversifiés et de grande qualité, voila ce qui nous a guidé. D'où l'idée de définir des périmètres plus ou moins importants. Celui de Paris Nord-Est représente 200 hectares avec des politiques transversales de l'urbanisme, c'est-à-dire de la construction, donc de l'activité, du logement, des équipements publics, parfois des espaces verts, et faire revenir de l'emploi car ce sont des quartiers exposés au chômage. I.B. : Est-ce une façon également d'établir de nouveaux rapports avec la proche banlieue ? J-P. C. : Cette couronne de Paris entre les maréchaux et le périphérique est le terrain de jonction privilégié entre Paris intra muros et sa banlieue. La dynamique de l'agglomération est particulièrement importante pour nous. Ce vaste projet urbain est certainement une des clés de la réussite du Paris de demain. L'objectif est d'assurer une offre cohérente et convenable afin de répondre aux besoins très forts qui s'expriment en matière de vie quotidienne, d'emploi et de logement. En matière de logements il y a plus d'un million de mètres carrés qui sont, à l'heure actuelle, prévus dans ces opérations. I.B. :Avec Bertrand Delanoë, vous avez rencontré récemment le Premier ministre Dominique de Villepin à Matignon concernant le projet d'aménagement des Batignolles. Comment avance le dossier ? J-P. C. : A Matignon, la discussion a porté sur les grands principes d'aménagements. Parmi les points positifs : le projet de l'architecte François Grether initialement conçu pour le village Olympique ainsi que le parc de 10 hectares seront maintenus. C'est-à-dire que le parti global, l'organisation, la forme urbaine qu'a dessinée François Grether, avec un quartier de logements ouverts sur le Parc et entourant ou traversant un grand Parc partant de la rue Cardinet et qui remonte sur le Boulevard Berthier, a été validé. La protection de ces logements par la construction d'immeubles de bureaux et d'activités sur la dalle de la voie ferrée est également entérinée. Le nombre de logements à quelques dizaines près est validé aussi. Ce sera de l'ordre de 3 500 logements. Et il n'y a pas d'obstacle que sur ces 3 500 logements, 50 % soient des logements sociaux (NDLR : lors d'une première rencontre en septembre dernier, le Premier Ministre s'était dit "prêt à céder à la Ville de Paris la totalité des terrains des Batignolles à condition qu'elle s'engage à y réaliser dans un délai rapide 2 000 logements intermédiaires et 1 000 logements étudiants"). Il y a eu un accord entre le gouvernement et la Ville. Maintenant il va falloir mettre tout ceci en oeuvre et rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la négociation foncière.

C'est l'événement de cette fin d'année : l'inauguration de la ligne 3 du tramway parisien (T3) est prévue pour le 16 décembre et elle sera mise en service le jour même. Elle reliera le pont de Garigliano, dans le sud-ouest parisien, à la Porte d'Ivry, dans le sud-est. Elle desservira 17 stations réparties sur le tiers sud de la périphérie de Paris.

Toulouse : l'offre s'étoffe et se diversifie
Au cours d'une table-ronde organisée par L'Indicateur Bertrand, les promoteurs du secteur ont présenté leur analyse du marché toulousain, caractérisé par sa progression tant en termes de ventes que de prix.

Christian Rolloy, Président du groupe Promogim (Promogim, Franco Suisse, Immopierre)
À la tête d'un groupe spécialisé dans le secteur résidentiel, Christian Rolloy décrypte les effets de la reprise de l'activité et souligne les perspectives en matière de logements verts. "Les conditions d'achat sont actuellement favorables" Le Club Immo : quelle analyseportez-vous sur l'évolution du marché de l'immobilier ? >Christian Rolloy : aujourd'hui le marché de l'immobilier se porte beaucoup mieux. Ceci est aussi vrai pour le marché du neuf que celui de l'ancien. Les conditions d'achat sont devenues réellement intéressantes pour les acquéreurs. Tout d'abord, parce que le marché est porté par des taux d'intérêts particulièrement bas, ensuite parce que les aides en faveur de l'accession sociale à la propriété sont à leur maximum et enfin parce que les prix se sont stabilisés, voire ont baissé par rapport aux sommets atteints il y a deux ou trois ans. La conjugaison de ces trois éléments assure donc des conditions favorables . Par rapport aux années 2008-2009, je pense que l'on est sorti de la crise de façon pérenne. Le marché est reparti. Même si nous sentons ici et là des réticences par rapport à la situation économique telle qu'elle est perçue, la confiance est revenue. La difficulté repose cependant sur l'offre qui a du mal à rattraper la forte demande. Ceci est dû au fait que dans le domaine immobilier, nous sommes au coeur d'un marché cyclique qui nécessite du temps pour sortir progressivement de nouvelles opérations. C. I. : le secteur de l'immobilier neuf est-il actuellement porteur ? >C. R. : le secteur du neuf est très actif. La plupart des mises en commercialisations rencontrent un succès important dans la mesure où le prix est juste. Car il faut rester dans des gammes de prix raisonnables. Le marché du neuf est animé par les investisseurs qui représentent plus de la moitié des ventes avec le dispositif d'investissement locatif Scellier mais nous constatons aussi un retour des primo-accédants, dont le pourcentage remonte. Il y a un regain d'intérêt pour le premier achat. C. I. : comment aider les primo-accédants à accéder à la propriété sachant que de nombreuses mesures du plan de relance vont prendre fin ? >C. R. : le point le plus intéressant est le doublement du prêt à taux zéro qui va s'interrompre au 30 juin. Cette mesure fonctionne bien tout comme le pass-foncier et la TVA à 5,5 % qui s'applique dans les zones Anru (agence nationale pour la rénovation urbaine). L'idéal serait de mettre en oeuvre un nouveau système, le plus simple possible en faveur des accédants qui achètent leur logement et qui permette à la profession de se préparer afin de mettre dès l'année prochaine les bons produits sur le marché. Je crois qu'actuellement le ministère y travaille. C. I. : On parle beaucoup de logements verts. Où en êtes-vous dans le domaine et quel est l'impact pour l'acquéreur ? >C. R. : Nous avons pris une position très avant-gardiste dès l'an dernier pour le bâtiment basse consommation . Aujourd'hui, 80 % de nos opérations sortent en BBC. En dehors de l'indéniable impact écologique, nous constatons que les acquéreurs potentiels sont motivés, fortement intéressés et comprennent parfaitement l'avantage qu'ils vont en tirer. Ils sont réellement conscients de l'intérêt de posséder à terme un logement dont les charges seront moins importantes et qui consommera moins d'énergie.

Montpellier, la qualité de ville, 6e ville où investir en 2014
De grands projets, un cadre de vie agréable, de belles opportunités dans le neuf... Montpellier, qui grimpe de quatre places dans notre classement, récolte le prix de ses e! orts.

TROIS QUESTIONS À MICHEL MOUILLART Professeur d’économie à l’Université Paris 10 de Nanterre
“Il faut soutenir la demande des clientèles modestes”

En premier lieu, vous êtes déchargé de tout souci de gestion, vous percevez les loyers nets de charges, selon des modalités prévues au contrat. Vous bénéficiez d’avantages fiscaux et l’opération vous permet même de choisir quelques semaines – généralement huit – pendant lesquelles votre bien reste à votre entière disposition. Lorsqu’il s’agit de groupes importants, ces droits de séjour peuvent aussi donner accès à d’autres résidences.

L’AVIS DE Régis GODEC Adjoint au maire de Toulouse en charge des écoquartiers
Explorimmoneuf. Pourquoi la ville de Toulouse lance-t-elle des projets d’écoquartiers ? Régis Godec : “La ville a souff ert d’un manque de politique d’urbanisme au cours des vingt dernières années, conjuguée à une absence importante de maillage des transports en commun. Nous voulons mettre en oeuvre une mixité fonctionnelle pour éviter de voir se multiplier des zones déconnectées. En lançant des projets d’écoquartiers, il s’agit donc de proposer des opérations exemplaires et de lutter contre l’étalement urbain, tout en alignant ces nouvelles réalisations le long des transports en commun.

Nice, 10ème au classement 2012 du meilleur investissement immobilier neuf
Le soleil, la mer, et pourquoi pas un pied-à-terre ? A Nice, les prix de l'immobilier sont élevés mais la demande locative est forte.