Prêt Pas ou prêt du secteur libre ?

Une fois que vous avez réussi à constituer votre apport, vous devez trouver un prêt complémentaire. Il en existe de deux sortes : les prêts aidés et les prêts du secteur libre. Les prêts aidés ne concernent que les revenus modestes. Si les vôtres sont peu élevés et que vous achetez votre résidence principale, le prêt Pas (Prêt à l'accession sociale) doit retenir votre attention, d'autant qu'il ouvre droit (sous certaines conditions) à l'Aide personnalisée au logement (APL). Ce prêt de la famille des prêts conventionnés (PC) a la particularité d'être attribué sous conditions de ressources. A titre d'exemple, pour une famille de quatre personnes, vous ne devez pas excéder 31 294 € de revenus annuels en région parisienne et 24 959 € en province. Le montant du prêt peut atteindre 100 % du coût de l'opération, remboursable sur une durée de 5 à 30 ans. Le taux du prêt varie d'une banque à l'autre et se situe généralement dans la fourchette de taux habituelle (lire rubrique Barèmes et Indices)

Prêt Pas ou prêt du secteur libre ?
Prêt Pas ou prêt du secteur libre ?

Sans contraintes, les prêts du secteur libre offrent un large choix de formules à taux fixe, à taux révisable, avec modulation ou lissage des mensualités…, le tout sur des durées de plus en plus longues : 25, 30, voire 35 ans... Seul inconvénient : les taux remontent. Annoncée depuis longtemps par les spécialistes, la hausse des taux est désormais une réalité. C'est même un mouvement persistant depuis la fin 2005. Et qui ne devrait pas s'arrêter là. Selon les spécialistes, il y a, en effet, fort à parier qu'une nouvelle hausse de 0,25 point intervienne d'ici à la fin de l'été. Les plus pessimistes vont même jusqu'à en pronostiquer une autre au cours du dernier trimestre. Surtout si la croissance s'avère conforme aux prévisions et si les risques de dérapage des prix dans la zone euro persistent. Du côté des banquiers, on se veut toutefois rassurant. "Il y a tendance à la hausse mais nous ne croyons pas à une remontée brutale des taux, explique Jean-Pierre Bourgeois, directeur général de l'UCB, la hausse devrait rester lente et progressive jusqu'à la fin de l'année". Même son de cloche chez la plupart des banquiers. Voilà qui ne fait certainement pas votre affaire. D'après Meilleurtaux.com, sur 15 ans, les taux fixes oscillaient fin juin entre 3,55 % pour un excellent profil à 3,85 % pour un profil moyen. Mais sur 25 ans, ils se situaient entre 3,80 et 4,15 %. A taux révisable, la fourchette évoluait entre 3 et 3,55 %. Pas de quoi s'alarmer tout de même. En tout cas pour le moment. Alors si vous décidez d'acheter, n'attendez plus, faites-le maintenant.


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