Actualité

Comment obtenir le meilleur taux pour votre crédit immo
Il n’y a pas de secret : pour pouvoir emprunter et obtenir le meilleur taux, vous devez tout d’abord bien préparer votre acquisition, ce qui signifie économiser de façon à disposer d’un bon apport au moment de l’achat. Plus il sera conséquent, meilleures seront vos conditions de crédit. D’une part, parce que le capital emprunté sera moins important et la durée de votre crédit, moins longue ; d’autre part, parce que la banque considérera que vous êtes plutôt fourmi que cigale. D’ailleurs, même si certaines banques acceptent encore de prêter à 100 voire 110 %, cette facilité se traduit forcément par un renchérissement du coût du crédit. Il ne suffit pas d’obtenir un taux attractif au départ, encore faut-il vérifier que la formule que l’on vous propose est adaptée à votre besoin. Quoi qu’il en soit, faites jouer la concurrence. Ne vous contentez pas de la réponse de votre banque, allez frapper à la porte d’autres établissements ou faites appel à un courtier qui fera jouer la concurrence à votre place si vous disposez de peu de temps. Il ne faut pas non plus hésiter à négocier certains éléments de votre crédit. Par exemple, les frais de dossier qui peuvent atteindre 1 % du capital emprunté. Pensez aussi à l’assurance. Si vous êtes jeune, vous pouvez peut-être bénéficier d’une délégation d’assurance, c'est-à-dire vous assurer par le biais d’un autre contrat que celui de la banque. Auquel cas, vous pourrez réduire sensiblement le coût de votre crédit.

Une offre de logements très variée à Montpellier
Résidence de prestige, pour étudiants, pour les primo-accédants... Plus de 300 logements vont être construits par le promoteur Pragma.

L'AVIS DE JEAN-PIERRE GONZALÈS, Premier adjoint au maire d'Antibes
Des projets pour se loger à coût raisonnable”

Saint-Étienne ou la douceur de vivre
Le projet de maison de l’emploi de Rudy Ricciotti redémarre après six mois d’interruption. La cité des affaires de Manuelle Gautrand verra le jour. Celle du design se termine, et le Zénith ouvre bientôt. “Le choix de grandes signatures architecturales avait été fait. Il n’est pas question d’arrêter les projets financés, mais les autres seront recadrés, explique Florent Pigeon, le nouvel adjoint à l’urbanisme et au logement. Nous lancerons aussi des aménagements lourds, aux objectifs différents”, poursuitil en insistant sur le futur et nécessaire développement des liaisons douces, transports en commun comme pistes cyclables. À 500 mètres de la gare, la Zac des Joyaux, dont l’aménagement débute, sera “durable”. Sur la friche de la manufacture d’armes de la Plaine Achille, un campus sera construit au milieu d’équipements culturels et sportifs, et d’entreprises high-tech. Pour le logement, la mairie recherche un meilleur équilibre entre les petites et les grandes superficies : “La ville-centre perd des habitants au profit de la périphérie et de ses maisons individuelles, reprend l’élu. Nous voulons stabiliser le navire en réorientant la production vers les grands appartements de standing, même s’ils sont plus difficiles à vendre actuellement.Près de la gare, nous avons besoin de grands logements pour les ménages de cadres de deux actifs, dont l’un travaille à Lyon.” Environ 1 000 logements ont été produits l’an dernier, dont 200 sociaux. Les volumes ont baissé cette année, mais l’immobilier demeure l’un des plus compétitifs des grandes agglomérations de Rhône-Alpes. Dans le neuf, on trouve des studios à 40 000 €(Spirit Grand Sud), prix rare dans l’Hexagone. Les opérateurs présents sont Piera, Nexity, Les Espaces Immobiliers, Acropole Immobilier… L’ancien se négocie environ 1 400 € le m2. Les loyers demeurent assez bas, compte tenu de la forte proportion de locatif médiocre, ainsi que de logements sociaux.

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté urbaine de Bordeaux au 1er trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté urbaine de Bordeaux par la fédération des promoteurs immobiliers.

Les prix de l'immobilier neuf à Clermont au 1er trimestre 2011
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) à Clermont par la fédération des promoteurs immobiliers.

Je suis propriétaire depuis peu d'un logement dans une copropriété et je viens de me rendre compte que la superficie indiquée dans le contrat de vente est supérieure à la réalité.Estil trop tard pour agir ? (Pascale T.,Mandres-les-Roses, 94)

Organisateur du salon RENT – immobilier et nouvelles technologies

Immobilier neuf : le PSLA plébiscité par la Cour des Comptes
Si le prêt à taux zéro ainsi que les APL ont été sévèrement critiqués dans un récent rapport, le prêt social location-accession serait le compagnon idéal pour aider les ménages modestes à devenir propriétaires dans le neuf.

Je suis propriétaire d'un studio que je mets en location. Quelles sont les taxes que je peux récupérer sur mon locataire ? (Georges W., Chaumont, 52)

LE CARACTÈRE FAMILIAL DU LOGEMENT - Une notion primordiale
En dehors de tout régime matrimonial, le fait d’être mariés contraint les époux à respecter certaines règles. Ils doivent décider ensemble de tous les actes qui pourraient priver la famille du logement familial (art. 215 du Code civil). Mais qu’entend-on par logement familial ? Le Code civil précise que la résidence de la famille est le lieu où vivent effectivement, d’un commun accord, les époux. La résidence secondaire est donc exclue. De même que le logement de fonction, qui est une émanation du contrat de travail. Il est à noter que les meubles garnissant le logement familial bénéficient de la même protection. Qu’il s’agisse de louer le logement, de le vendre, de l’hypothéquer ou d’en faire donation, aucune décision ne peut être prise sans l’accord des deux. Cette règle s’applique même si le logement appartient à un seul époux. Celui-ci ne pourra pas, par exemple, le vendre sans le consentement de l’autre. L’époux non propriétaire peut donc contester tout acte pour lequel il n’a pas donné son consentement et en demander la résiliation. À condition qu’il respecte le délai d’un an, qui court à partir du moment où il a eu connaissance de l’acte. L’action ne peut pas non plus être réalisée plus d’un an après le divorce.

L'avis de CHARLES-ERIC LEMAIGNEN - Président de l'AgglO
Indicateur Bertrand : Quels sont les projets phares de l'agglomération ?

Philippe Pelletier, président du plan Bâtiment
Chargé par le Premier ministre du pilotage de la structure qui doit accompagner la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dans le secteur du bâtiment, Philippe Pelletier nous livre ses analyses. Indicateur Bertrand : Quelle est votre mission dans le cadre du plan Bâtiment du Grenelle? >Philippe Pelletier : Les objectifs du Grenelle nous conduisent jusqu'en 2050, c'est donc une longue course de fond qui démarre pour l'ensemble du parc existant et à bâtir. Tous les bâtiments sont concernés, c'est un vaste projet que nous allons mener collectivement. La création du comité stratégique s'inscrit dans l'esprit des premiers travaux du Grenelle : réunir autour d'une même table tous les acteurs engagés sur le sujet. Le rôle du comité va être de faciliter le dialogue et la concertation, apprendre à faire travailler ensemble entreprises, artisans, et professionnels en vue d'améliorer la performance énergétique de nos bâtiments. I. B. :Déployez-vous vos efforts en priorité sur la mise en place de l'Éco-PTZ, et l'élaboration de la RT 2012 BBC ? >P. P. : Effectivement, j'ai pour mission d'être particulièrement attentif à ces sujets. Un chantier sur l'Éco-prêt à taux zéro a été mis en place dès le mois de janvier et a conduit à l'élaboration de la convention de mise en oeuvre. Dès à présent, les ménages peuvent bénéficier d'un prêt à taux zéro pouvant aller jusqu'à 30 000 € pour financer un bouquet de travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Nous portons également un regard attentif sur l'élaboration de la prochaine réglementation thermique “bâtiments basse consommation”. Par ailleurs, trois autres chantiers ont été lancés : le parc tertiaire privé, les copropriétés et les collectivités territoriales. Mais il ne faut pas oublier que le plan bâtiment Grenelle porte sur l'ensemble des bâtiments : nos efforts devront progressivement soutenir chacun de ces secteurs et un chantier spécifique sera créé chaque fois que le besoin s'en fera ressentir. I. B. : Un effort particulier va-t-il être mis sur la formation des professionnels du bâtiment ? >P. P. : C'est un élément clé de la réussite du plan. Avec l'aide des régions, le gouvernement a déjà mis en place toute une série de mesures pour la formation : durant les deux prochaines années, l'offre et la qualité seront renforcées. À ce jour, 7 000 professionnels sont déjà formés, mais notre objectif est de porter ce chiffre à 50 000 d'ici à 2010. En parallèle, grâce au label Éco-artisan de la Capeb et à la charte Bâtir avec l'environnement de la FFB, les particuliers pourront repérer les professionnels qualifiés pour des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. I. B. :Qu'est-ce qui va radicalement changer à l'avenir dans la construction et l'utilisation des maisons individuelles et des appartements ? >P. P. : Comme le disait le ministre Jean-Louis Borloo, “nous ne construirons plus jamais comme avant”. Toutes les demandes de construction formulées après 2012 devront traduire un projet de bâtiment BBC et après 2020, un projet de bâtiment à énergie positive. Il va donc falloir intégrer beaucoup plus d'ingénierie dans les premières phases de conception du bâtiment, “penser” les constructions différemment en intégrant une logique de développement durable et d'économies d'énergie. Dans le parc existant, la consommation énergétique moyenne est d'environ 250 kWhep/m2/an actuellement ; l'objectif est d'atteindre une consommation moyenne de 50 kWhep/m2/an d'ici à 2050. Cette longue course de fond vers l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments ne se fera pas sans l'adhésion de la société tout entière et la promotion d'un comportement vertueux. Notre façon d'habiter un logement, d'occuper un bureau et de les rénover doit désormais être pensée au regard de ces objectifs. À titre d'exemple, dans cette optique, le fait de changer sa chaudière n'a aucun sens si l'isolation des combles ou bien le changement des fenêtres n'est pas également envisagé.

Philippe Tannenbaum, spécialiste de l’investissement immobilier
“Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité” Indicateur Bertrand : Vous publiez l'étude "Construire plus et mieux" qui porte un regard très libéral sur le devenir de l'immobilier.Dans quelles conditions l'avez-vous réalisée ? Philippe Tannenbaum : Tous les ans, Promo Expo Conseil Salons diffuse une étude auprès du grand public dans le cadre du salon national de l'immobilier organisé par ses soins. Cette année, la mission de concevoir cette étude m'est revenue parce que je pouvais apporter un point de vue différent sur l'immobilier français. J'exerce en effet mon activité à Londres, où je suis analyste financier spécialisé dans l'investissement immobilier. A ce titre, j'ai puisé un bon nombre de mes sources dans des exemples britanniques d'une inspiration libérale aux antipodes du modèle français fondé essentiellement sur la politique publique. I. B. : Selon votre étude, quel constat dressez-vous ? P. T. : Je relève l'échec des politiques publiques françaises successives. En fin de compte, cinq Français sur dix sont propriétaires alors que huit Britanniques sur dix le sont. Les besoins de constructions ne sont pas couverts puisque les mises en chantier annuelles dépassent à peine 400 000 unités alors qu'il faudrait construire 500 000 logements, voire 550 000 selon une estimation de l'Université Paris-Dauphine pour le CCF. Loin d'être résolue, la question foncière tend à s'aggraver en donnant la part belle à la spéculation. On voit même des échecs retentissants éclater au grand jour comme la crise des banlieues et celle de la pollution des villes. La France en est arrivée là à la suite d'erreurs fondamentales : politique foncière négligée depuis des années, accumulation de contraintes administratives, absence de vision d'ensemble de l'urbanisme et de la construction, logique d'aide de la demande au lieu de soutien de l'offre insuffisante… I. B. : Quelles solutions préconisez- vous ? P. T. : Le temps n'est plus aux gadgets juridiques et financiers comme la maisonnette à 100000e et la maison à 15 e/jour. Ni à la "chalandonnette", à l'enfer des cités et aux idées inhumaines de Le Corbusier. Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité, c'est-à-dire le centre-ville et le centre-bourg où les habitants sont heureux de vivre ensemble, de travailler et d'acheter. Ainsi le coeur de ville de Reading, une commune résidentielle de la banlieue de Londres, a été relancé par la création du centre commercial d'Oracle financé par la foncière Hammerson. La galerie du "Passage des princes", orchestrée par la foncière Klépierre, irrigue dorénavant tout le centre de Boulogne. Les centres commerciaux de Val d'Europe (Klépierre) et de Sénart (Unibail) participent à l'animation urbaine sur la base d'un geste architectural fort et prestigieux et il en sera de même pour les pôles de loisirs et de commerces de La Confluence à Lyon et du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, soutenus aussi par des financements privés. Alors que l'avenir des bureaux se jouera dans l'environnement des aéroports, les centres commerciaux de dernière génération ancreront un habitat urbain ou semi-urbain de haute qualité. Ce sont des pôles multifonctions dont les activités de culture (cinémas), de loisirs (restauration, jeux) et de consommation s'intègreront dans la civilisation des loisirs. I. B. : Selon vous, comment construire plus ? P. T. : L'initiative publique, harassée, peut être relayée en libérant l'offre immobilière. Sur le plan de l'aménagement urbain, des groupes de promotion comme Nexity, Eiffage, Vinci et Bouygues interviennent déjà très en amont de l'opération prom o t i o n n e l l e stricto sensu en tant que véritables ensembliers. Ce sont désormais les locomotives du développement urbain. Inlassablement, ils arpentent le terrain, détectent le foncier disponible, réfléchissent au renouvellement des projets et de leurs supports. Il existe davantage d'inventivité dans un seul rapport annuel de promoteur français ou de property company britannique que dans des tomes entiers de délibérations du Conseil régional d'Ile-de- DR France ou de commissions du Sénat. C'est cette inventivité qu'il faut soutenir pour relancer l'accession au logement et à la propriété. I. B. : Les Français aspirent à vivre en maison individuelle. Quel est votre point de vue sur ce sujet ? P. T. : L'époque n'est plus à cela vu les contraintes environnementales. En France, la demande actuelle émane surtout des jeunes, des personnes évincées des centre-villes en raison de la hausse des valeurs et des seniors qui apprécient ni la vie isolée en campagne ni la densité des grandes villes. Le développement du centrebourg proposé par le promoteur- constructeur-aménageur Celeos, spécialiste de l'Arc Atlantique, répond par exemple aux attentes de ces divers publics. I. B. : Vous percevez-vous comme le Jacques Attali de l'immobilier ? P.T. :Cette analogie me flatte et je vous en remercie. Mais ma démarche diffère du rapport Attali : pour moi, l'enjeu à venir n'est pas de remettre les choses à plat mais de réintroduire le privé dans l'immobilier. Mon étude ne propose rien de neuf en soi et simplement de laisser faire le secteur privé. L'erreur serait d'exclure l'immobilier de l'économique.

Acheter dans le neuf en Yvelines et Seine-et-Marne
Vastes, naturels et relativement bien bâtis, les deux départements les plus étendus d'Île-de-France sont non seulement généreux en maisons, mais ils préparent en plus de grands projets d'avenir. Tour d'horizon.

Logements neuf : le carré de soie aux portes de Lyon
L'Est a décidément le vent en poupe. Esquisses et études s'empilent pour mettre au point l'aménagement du Carré de soie sur un vaste périmètre de 500 ha, à cheval sur Villeurbanne et surtout Vaulx-en-Velin. L'opération sera réalisée marche par marche, à mesure que les friches se libéreront à la suite du départ des entreprises. "C'est un projet qui durera sur toute une génération.Mais, pour avoir déjà participé à d'autres grands aménagements, je peux dire que celui-ci démarre très vite. D'ici dix ans, 300 000 m2 pourraient être construits sur les 500 000 prévus à l'horizon de 20/30 ans", constate Pierre- Dominique Guérin, en charge de l'opération. L'un des points forts du site est sa desserte reliant en un quart d'heure la Part- Dieu, Saint-Exupéry et le centre historique. La ligne A du métro se trouve prolongée jusqu'à la nouvelle station La Soie qui devient un pôle multimodal où Leslys passera à terme. Un parc relais de 400 places accueillera les voitures des usagers des transports en commun.

Jean Nouvel – Architecte-urbaniste
Indicateur Bertrand : Vous allez réaliser à Marseille un immeuble de bureaux de grande hauteur (130 m) au sein du projet SAS Suède, “Cité de la Méditerranée”, piloté par le promoteur Constructa, en plein cœur d’Euroméditerranée. Quelle est la portée d’un tel bâtiment sur ce site ? Jean Nouvel : Euroméditerranée est un projet de mutation d’une structure industrielle et sa réutilisation permet de réaliser de l’anormal au bon sens du terme et de mélanger les genres. Décider de construire en hauteur impose de choisir son site et de connaître les raisons de ce choix. Ici, il existe une véritable échelle industrielle qui permet à des bâtiments d’une grande hauteur architecturale de dialoguer avec d’autres bâtiments. Même l’échelle portuaire, tout en longueur, contribue à ce dialogue. Il est bon d’aller regarder la ville d’en haut de temps en temps, de conquérir une vue privilégiée, surtout avec le relief d’une ville comme Marseille, avec les caractéristiques de sa côte, de ses îles en face. S’il est donc logique d’imaginer des tours en bord de mer, il faut s’interroger aussi sur la manière de les réaliser. Il ne s’agit pas de développer une sorte de pollution et d’exploitation totale du littoral urbain : il s’agit simplement de pouvoir créer quelques verticales dans la ville. Celle-ci a toujours besoin, dans sa composition, de verticales et elle a toujours besoin de se regarder. Nous aurons évidemment une étude d’impact, une approche cinétique par la mer ou par l’autoroute pour que cet IGH puisse exister avec grâce et puissance. I.B. : On le sait peut-être moins, mais vous travaillez aussi sur un projet de requalification du littoral à Sérignan, dans l’Hérault, qui donnera lieu à la réalisation de 1 800 logements. Comment abordez-vous le dialogue entre requalification du littoral et urbanisation existante ? J.N. : Sérignan est un projet surtout lié au développement du port et d’une zone très naturelle. Ce qui m’a intéressé c’est de relier la ville de Sérignan et les petites urbanisations de ce secteur en accentuant toutes les caractéristiques du paysage et la jouissance du climat méditerranéen. C’est un projet où les constructions ne sont pas hautes, à l’exception d’un hôtel. Il s’agit là d’un travail sur l’esprit méditerranéen dans la campagne méditerranéenne. C’est un projet lié à la nature et à la manière de vivre dans la nature. Avec le projet de l’IGH, à Marseille, nous assistons à l’inverse : nous sommes dans un monde urbain, dans un port magnifique qui possède la brutalité industrielle de tous les ports et nous essayons de travailler sur une autre poétique. Marseille, Sérignan, ce sont deux mondes poétiques complémentaires. I.B. :Vos projets concernent des musées, des immeubles de bureaux, des logements mais aussi des lieux symboliques comme l’Hôtel de Ville de Montpellier. J.N. : Ce projet est la Maison des Montpelliérains, l’Hôtel de Ville au sens plein du terme. Le positionnement est très symbolique par rapport au Lez. Nous avons joué avec l’entrée de l’eau, sur le principe du puits marseillais, qui rafraîchit le bâtiment, par ailleurs très protégé du soleil, grâce à des persiennes. Nous jouons aussi sur le fait que la Ville entre dans le bâtiment et nous créons un parvis avec commerces autour et une esplanade sur le dessus. Il ne suffit pas de dessiner un Hôtel de Ville, il faut dessiner son statut urbain et sa continuité avec la géographie : c’est une pièce urbaine que nous mettons en place et pas un simple bâtiment. I.B. : Du Musée du Quai Branly au Théâtre de Minneapolis, vous êtes présent aux quatre coins de la planète. Comment s’articulent vos choix ? J.N. :Mes critères sont basés sur le plaisir et le désir ! Ce qui m’importe, c’est la beauté de la question, de la ville, du site. Je suis très attaché à la qualité de la relation et ceux avec qui je peux réaliser un projet, comme c’est le cas, par exemple, à Montpellier ou Sérignan. Je n’ai pas vocation à construire la planète entière et il faut bien que je choisisse ! Indicateur Bertrand : Le développement durable : Quel regard ? Jean Nouvel : Le développement durable signifie que nous allons réaliser des constructions que nos petits-enfants vont utiliser, qui ne leur coûteront pas trop cher, dont ils penseront que ce sont de bons témoignages et qui auront du sens par rapport à toutes les données d’énergie ou de durabilité des matériaux. Peu importe que le projet soir rural ou urbain. Habiter dépasse de beaucoup les quatre murs d’un logement. Il importe de l’intégrer dans le quartier, la ville, les espaces publics, de le lier avec la nature, de penser les services auxquels l’habitant aura accès. Le logement lui-même doit être libéré car les trois-quarts du temps, nul ne sait qui y vivra. J’essaie toujours de donner des volumes dans lesquels des transformations et des aménagements sont possibles”.