3 QUESTIONS À MONIQUE PIROTAIS Maire adjointe à l'urbanisme d'Angers

"Nous devons construire 2 560 logements par an pendant 10 ans"

3 QUESTIONS À MONIQUE PIROTAIS Maire adjointe à l'urbanisme d'Angers
3 QUESTIONS À MONIQUE PIROTAIS Maire adjointe à l'urbanisme d'Angers

Indicateur Bertrand : Le développement d'Angers est-il suffisant pour absorber l'offre de logements neufs de l'agglomération ?


Monique Pirotais : Notre Programme local de l'habitat (PLH) englobe les 31 communes de l'agglomération. Compte tenu du développement et de la croissance démographique de notre territoire, nous allons avoir besoin de 25 600 logements d'ici à dix ans. Autrement dit, nous devons construire l'équivalent de 2 560 logements par an pendant dix ans pour satisfaire aux besoins de notre population. C'est la raison pour laquelle nous avons libéré tant de foncier et créé toutes ces Zac.


I. B. : En termes de mixité sociale et d'accession des ménages modestes, quelles réponses apportez-vous ?


M. P. : La mixité sociale est évidemment au coeur de nos préoccupations. Nous essayons, au travers des nouvelles opérations, d'avoir une répartition plus juste du logement social qui représente aujourd'hui 30 % en moyenne du parc. Mais il existe évidemment des disparités entre quartiers. Certains en accueillent 10 %, d'autres 40 %. D'où notre volonté d'opérer un rééquilibrage. La convention signée avec l'Anru dans le cadre de la rénovation urbaine que nous avons entreprise dans les quartiers définis comme prioritaires tient compte de cette volonté : 1 000 logements seront détruits, autant seront reconstruits et 5 600 logements seront rénovés. Pour les primo accédants, nous avons mis en oeuvre "Habiter Angers", un système d'aide qui permet aux ménages modestes d'accéder à la propriété. Cela se traduit par la cession à des promoteurs de terrains à prix bonifiés sous condition qu'ils répercutent cette bonification sur le prix de sortie de leurs opérations.


I. B. : Sur le plan économique, Angers n'est-elle pas gênée par Nantes, sa voisine ?


M. P. : Nous ne craignons pas la concurrence de Nantes/Saint- Nazaire. Angers et Nantes sont deux villes très différentes. Nous sommes plus proches de Paris et nous offrons une qualité de vie reconnue de tous. Nous avons donc beaucoup d'atouts et nous n'avons pas l'intention d'entrer en concurrence avec ces villes. Nous préférons jouer la carte de la complémentarité comme c'est le cas sur la Zac de la gare où nous réalisons 50 000 m2 de bureaux dans le cadre d'un "corridor du tertiaire" réalisé en partenariat avec Nantes/Saint-Nazaire et Brest.



















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