Tous les conseils en Immobilier

Philippe Tannenbaum, spécialiste de l’investissement immobilier
“Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité” Indicateur Bertrand : Vous publiez l'étude "Construire plus et mieux" qui porte un regard très libéral sur le devenir de l'immobilier.Dans quelles conditions l'avez-vous réalisée ? Philippe Tannenbaum : Tous les ans, Promo Expo Conseil Salons diffuse une étude auprès du grand public dans le cadre du salon national de l'immobilier organisé par ses soins. Cette année, la mission de concevoir cette étude m'est revenue parce que je pouvais apporter un point de vue différent sur l'immobilier français. J'exerce en effet mon activité à Londres, où je suis analyste financier spécialisé dans l'investissement immobilier. A ce titre, j'ai puisé un bon nombre de mes sources dans des exemples britanniques d'une inspiration libérale aux antipodes du modèle français fondé essentiellement sur la politique publique. I. B. : Selon votre étude, quel constat dressez-vous ? P. T. : Je relève l'échec des politiques publiques françaises successives. En fin de compte, cinq Français sur dix sont propriétaires alors que huit Britanniques sur dix le sont. Les besoins de constructions ne sont pas couverts puisque les mises en chantier annuelles dépassent à peine 400 000 unités alors qu'il faudrait construire 500 000 logements, voire 550 000 selon une estimation de l'Université Paris-Dauphine pour le CCF. Loin d'être résolue, la question foncière tend à s'aggraver en donnant la part belle à la spéculation. On voit même des échecs retentissants éclater au grand jour comme la crise des banlieues et celle de la pollution des villes. La France en est arrivée là à la suite d'erreurs fondamentales : politique foncière négligée depuis des années, accumulation de contraintes administratives, absence de vision d'ensemble de l'urbanisme et de la construction, logique d'aide de la demande au lieu de soutien de l'offre insuffisante… I. B. : Quelles solutions préconisez- vous ? P. T. : Le temps n'est plus aux gadgets juridiques et financiers comme la maisonnette à 100000e et la maison à 15 e/jour. Ni à la "chalandonnette", à l'enfer des cités et aux idées inhumaines de Le Corbusier. Mieux construire impose maintenant de réinventer la convivialité, c'est-à-dire le centre-ville et le centre-bourg où les habitants sont heureux de vivre ensemble, de travailler et d'acheter. Ainsi le coeur de ville de Reading, une commune résidentielle de la banlieue de Londres, a été relancé par la création du centre commercial d'Oracle financé par la foncière Hammerson. La galerie du "Passage des princes", orchestrée par la foncière Klépierre, irrigue dorénavant tout le centre de Boulogne. Les centres commerciaux de Val d'Europe (Klépierre) et de Sénart (Unibail) participent à l'animation urbaine sur la base d'un geste architectural fort et prestigieux et il en sera de même pour les pôles de loisirs et de commerces de La Confluence à Lyon et du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, soutenus aussi par des financements privés. Alors que l'avenir des bureaux se jouera dans l'environnement des aéroports, les centres commerciaux de dernière génération ancreront un habitat urbain ou semi-urbain de haute qualité. Ce sont des pôles multifonctions dont les activités de culture (cinémas), de loisirs (restauration, jeux) et de consommation s'intègreront dans la civilisation des loisirs. I. B. : Selon vous, comment construire plus ? P. T. : L'initiative publique, harassée, peut être relayée en libérant l'offre immobilière. Sur le plan de l'aménagement urbain, des groupes de promotion comme Nexity, Eiffage, Vinci et Bouygues interviennent déjà très en amont de l'opération prom o t i o n n e l l e stricto sensu en tant que véritables ensembliers. Ce sont désormais les locomotives du développement urbain. Inlassablement, ils arpentent le terrain, détectent le foncier disponible, réfléchissent au renouvellement des projets et de leurs supports. Il existe davantage d'inventivité dans un seul rapport annuel de promoteur français ou de property company britannique que dans des tomes entiers de délibérations du Conseil régional d'Ile-de- DR France ou de commissions du Sénat. C'est cette inventivité qu'il faut soutenir pour relancer l'accession au logement et à la propriété. I. B. : Les Français aspirent à vivre en maison individuelle. Quel est votre point de vue sur ce sujet ? P. T. : L'époque n'est plus à cela vu les contraintes environnementales. En France, la demande actuelle émane surtout des jeunes, des personnes évincées des centre-villes en raison de la hausse des valeurs et des seniors qui apprécient ni la vie isolée en campagne ni la densité des grandes villes. Le développement du centrebourg proposé par le promoteur- constructeur-aménageur Celeos, spécialiste de l'Arc Atlantique, répond par exemple aux attentes de ces divers publics. I. B. : Vous percevez-vous comme le Jacques Attali de l'immobilier ? P.T. :Cette analogie me flatte et je vous en remercie. Mais ma démarche diffère du rapport Attali : pour moi, l'enjeu à venir n'est pas de remettre les choses à plat mais de réintroduire le privé dans l'immobilier. Mon étude ne propose rien de neuf en soi et simplement de laisser faire le secteur privé. L'erreur serait d'exclure l'immobilier de l'économique.

Ici commence le règne de la maison individuelle
Cette diversité s'exprime aussi au travers des formes d'habitat : près de la moitié des logements sont des maisons individuelles (44 %). Souvent même cet habitat revêt une tonalité inédite. Les lofts de Sartrouville réalisés par Fédéral, par exemple, sont vendus sous forme de "coque" avec les murs doublés revêtus d'une couche de peinture, laissant l'acquéreur distribuer les pièces et assurer les ultimes finitions à son goût. "Nous avons eu l'idée de proposer un menu à la carte", explique le promoteur qui par ailleurs peut conseiller des équipes d'architectes d'appoint si le besoin se fait sentir. De cette façon, les espaces peuvent être ou non cloisonnés et s'étirer de 65 jusqu'à 135 m2. Ces coques sont mises sur le marché entre 250 000 et 390 000 €, avec une livraison envisageable au 2e trimestre 2007. Dans le même esprit contemporain, Promogim propose des maisons d'architecte conçues par Jean-Michel Wilmotte à Boisd'Arcy approximativement entre 435 000 et 490 000 €. Le programme est central, situé dans la ZAC de la Croix Bonnet. Boisd'Arcy s'affirme en plein renouveau avec un centre historique pittoresque, Versailles à proximité, une base nautique et une forêt domaniale. A l'inverse, L'Immobilière Promex réserve aux amateurs de cachet à l'ancienne la résidence du Donjon, conçue autour de la réhabilitation de l'usine de tisanes Boldofleurine. Le promoteur a gardé la façade, les fenêtres de 2 m de haut et une hauteur sous plafond de 3 m. Le programme se compose de 26 maisons de ville et de 16 appartements dans l'usine. Les maisons se négocient à partir de 255 000 € à environ 2 500 €/m2 et le collectif à 3 200 €/m2. Jusqu'à présent, les acquéreurs étaient de jeunes couples parisiens et des retraités souhaitant se rapprocher du centre-ville. La résidence se situe à Houdan, une cité en partie médiévale dont le centre vient d'être requalifié. Son bâti s'intègre dans le paysage traditionnel houdanais. Les petites villes tirent allègrement leur épingle du jeu : Nexity Domaines a choisi Neauphle-le-Vieux, Bonnières-sur-Seine et Magnanville pour implanter ses toutes dernières réalisations. Le promoteur sélectionne les sites : "En tenant compte de la vie quotidienne d'une famille active : gares, axes routiers, centres commerciaux, écoles, crèches et loisirs." Pour les acquéreurs, cela signifie aussi qu'il est possible de trouver un "large choix de maisons de ville, individuelles et de petites résidences dans l'esprit des 'pays franciliens'". Enfin Kaufman & Broad a ouvert depuis peu un bureau de vente à Limay pour commercialiser une trentaine de maisons et un second programme s'annonce. Le promoteur propose par ailleurs une petite dizaine de programmes de maisons plus ou moins avancés dans leur commercialisation, aux dates de livraison échelonnées entre 2007 et 2009. Saint-Nom-La-Bretèche, Saint- Arnoud, Les Clayes-sous-Bois, Toussus-Le- Noble, Houdan : autant de bourgs et villages nichés dans la chlorophylle, comme une bonne partie des 262 communes yvelinoises.

Sud Est : Perpignan vote pour du logement neuf
Afin de répondre à une forte demande de logements sociaux, la communauté d'agglomération va répartir sa production sur l'ensemble de son territoire.

Si l'obtention du PTZ + n'est plus fonction des revenus de l'emprunteur, son remboursement, en revanche, en tient compte, notamment au niveau de la durée.

Les banques ont donc bien compris l’intérêt qu’elles avaient à proposer des financements appropriés aux investisseurs. De fait, si vous êtes vous-même investisseur, des prêts amortissables aux prêts in fine, les formules ne manquent pas pour vous aider à réaliser un montage financier susceptible d’améliorer les performances de votre investissement. Si ces formules sont désormais bien connues des investisseurs, ils connaissent en revanche moins bien les prêts aidés par l’Etat. En particulier, le PLS (Prêt locatif social) dont les atouts sont nombreux. Car non seulement, vous pouvez investir dans le cadre d’un régime fiscal attractif comme le dispositif Robien, mais cumuler d’autres cadeaux du fisc qui sont loin d’être négligeables. Mais qui dit prêt aidé par l’Etat, dit aussi contraintes. Cependant le jeu peut en valoir la chandelle. Qui sont les investisseurs qui peuvent en bénéficier ? Pour quels types d’opérations ? Quelles sont les contraintes ? Rapide tour d’horizon des avantages et inconvénients du dispositif.

Au moment où la France traversait une période de grand froid, l'énergie éolienne approvisionnait en électricité l'équivalent d'une ville comme Marseille. Mais le chemin à parcourir est encore long. Le parc éolien français affiche une production proche de 1 000 MW.

L'avis de CHARLES-ERIC LEMAIGNEN - Président de l'AgglO
Indicateur Bertrand : Quels sont les projets phares de l'agglomération ?

L’isolation extérieure est assurée par un produit spécifique, qui est lui-même renforcé à l’intérieur de profilés en aluminium consolidant encore la structure. Plus économes en énergie de 30 % par rapport aux maisons actuelles (réglementation de 2005), ces nouvelles constructions alignent bien d’autres performances : un délai de construction réduit de moitié, un système de protection parasismique, tout cela pour un coût de construction moindre que celui d’une maison traditionnelle. De plain-pied ou à étage, plusieurs modèles sont proposés, de 82 m2 à 100 m2. Toutes les maisons sont équipées d’un cellier et offrent de grandes pièces à vivre, pouvant aller jusqu’à 35 m2. Enfin, les plans, particulièrement bien conçus, permettent de personnaliser et d’adapter son intérieur en fonction de son mode de vie et de l’évolution des besoins de sa famille.

Rennes : le temps des mutations
Migrations, décohabitations, économies d'espace pour les générations futures font évoluer la politique urbaine rennaise. Visite d'une métropole qui gère ses mutations.

Peut-on renoncer à un dispositif fiscal ?
Nous avons acquis un trois-pièces neuf à Mandelieu, en vue de notre retraite. En attendant, nous le destinions à la location dans le cadre de la loi Robien, mais nos enfants nous encouragent à l'occuper en secondaire en y faisant aussi un peu de location saisonnière. Avons-nous le droit de renoncer au dispositif fiscal proposé par le promoteur ? (Annie et Alain M., Lyon 6e, 69)

Signature architecturale, appartement de standing, emplacement privilégié, prestations d’exception... notre enquête vous dévoile l’univers des programmes immobiliers haut de gamme.

Bretagne et Pays de la Loire ont le vent en poupe, avec des villes comme Rennes et Nantes qui se distinguent par le nombre de nouveaux habitants qu'elles attirent et les nombreuses opportunités de logements neufs qu'elles offrent. Les prix ont grimpé en conséquence et il n'est pas rare de dépasser les 3 000 euros/m2 pour le haut de gamme en centre-ville. L'investissement locatif n'est pas des plus rentables quand les prix d'entrée sont si élevés, mais comme le fait remarquer Pierre Bazaille, notaire : "Dans toutes les grandes agglomérations apparaissent des micro-marchés, à l'échelle d'un quartier, très au-dessus du prix moyen, mais qui constituent des valeurs sûres d'un point de vue patrimonial". Outre les deux grandes agglomérations, il faut citer des villes comme Brest, Vannes ou Le Mans, où le marché a enregistré de fortes hausses, témoins d'un renouveau immobilier, avec une demande locative conséquente.

L'essentiel du marché immobilier en neuf est concentré à Montpellier. Hors de la ville centre, les opérations de promotion immobilière se distinguent par leur... absence. A l'exception de la commune de Juvignac, avec le Domaine de Font Despierre, inspiré de la très médiévale circulade. Outre Sefiteg qui y réalise 26 appartements et 49 maisons, PragmA commercialise la résidence l'Hermitage, 46 appartements, composés de 2 et 3-pièces, ainsi que 18 maisons, en 3 et 4-pièces. Marignan Immobilier va construire sur ce même site, en commercialisation depuis fin octobre, 38 maisons et 38 appartements, à 2 900 €/m2 environ. Quant à Eiffage, il signe le Mas de Font Despierre, 55 logements, en deux bâtiments collectifs. A noter que les promoteurs commercialisent en parallèle des parcelles de terrains à bâtir. En dehors de cette remarquable opération d'aménagement aux portes de Montpellier, les quelques réalisations isolées sur l'aire urbaine ne poussent pas à l'optimisme : "Montpellier est un cas à part sur ce territoire, mais quasiment aucune commune ne libère de terrains pour lancer de vraies opérations d'aménagement, regrette Marc Séchaud. Nous constatons que, pour l'instant, les outils d'urbanisme densifiant l'habitat ne servent à rien. En cela, la loi SRU n'a pas changé grand chose". A l'heure d'une prévisible crise de l'énergie, la rationalisation de l'habitat et sa densification sont en ligne de mire : "L'impact du coût de l'énergie va être tel qu'il deviendra rapidement difficilement supportable à ceux qui s'éloignent trop, estime Marc Séchaud. Il est urgent d'anticiper !". Hors de Montpellier et de l'agglomération, les promoteurs poursuivent leur développement, comme Nexity George V, Sopra promotion-Groupe Kaufman & Broad. Bouygues Immobilier est présent à Villeneuve-lès-Béziers avec Villa Nova ou encore à Ribaute-les-Tavernes, dans le Gard, avec le village résidentiel des Bastides du Sud, comprenant club house, piscine ou boulodrome.

Immobilier neuf : le PSLA plébiscité par la Cour des Comptes
Si le prêt à taux zéro ainsi que les APL ont été sévèrement critiqués dans un récent rapport, le prêt social location-accession serait le compagnon idéal pour aider les ménages modestes à devenir propriétaires dans le neuf.

Les prix de l'immobilier neuf dans la CA de Tours au 3e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la CA de Tours par la fédération des promoteurs immobiliers.

Dans un marché en net ralentissement, Massy s'illustre comme une des communes les plus actives de l'Essonne. Ses points forts : des dessertes et des équipements excellents. Son point faible : des prix assez hauts, qui s'expliquent par la rareté des produits.

Stéphane Troussel répond à Explorimmoneuf
Président du conseil général de Seine-Saint-Denis