Le neuf version haut de gamme

Signature architecturale, appartement de standing, emplacement privilégié, prestations d’exception... notre enquête vous dévoile l’univers des programmes immobiliers haut de gamme.

Le neuf version haut de gamme
Le neuf version haut de gamme

C’est bien connu, l’immobilier haut de gamme ne subit pas véritablement la crise. Certes, dans l’ancien, les prix sur les biens comportant des défauts baissent sensiblement. Mais, dans le neuf, ceux de prestige constituent un marché très confidentiel. Non pas qu’il n’y ait pas de demande, au contraire. La clientèle à haut pouvoir d’achat subsiste. Selon l’agence Barnes, en 2013, le nombre de " High Net Worth Individuals "  (" particuliers fortunés ") dans le monde s’élevait à plus de 12,5 millions (contre 8,6 millions en 2008), parmi lesquels 1 426 milliardaires avec 189 000 dont la fortune s’élève à plus de 30 millions de dollars, 1,2 million entre 5 et 30 millions de dollars et 11,2 millions entre 1 et 5 millions de dollars. En outre, cette clientèle continue d’investir massivement dans l’immobilier. Dans la composition du patrimoine de la tranche la plus fortunée, la pierre reste en tête, se situant à 23 % du patrimoine (contre 21 % pour les actions, 15 % pour les liquidités, 12 % pour les oeuvres d’art et les voitures, 3 % pour l’or...). Et c’est encore plus vrai pour ceux disposant de 1 à 5 millions de dollars : l’immobilier représente entre 50 et 75 % de leur patrimoine. C’est dire combien la pierre conserve ses qualités aux yeux de tous. Il n’empêche, dans le neuf, satisfaire cette clientèle fortunée n’a rien d’une sinécure. Toute la difficulté réside, en effet, dans la possibilité pour les promoteurs de dénicher des terrains sur des emplacements de prestige susceptibles de rencontrer la demande d’acquéreurs en mesure de payer 20 000 à 30 000 €/m2  pour s’offrir un bien hors du commun à Paris ou sur la Côte d’Azur. Le succès de certaines opérations emblématiques comme le " 140 rue de Grenelle - Allée privée ", témoignent de la vitalité du marché du très haut de gamme, plutôt destiné aux VIP étrangers. " Sur le marché du luxe, qui est essentiellement un marché de résidence secondaire à Paris ou sur la Côte d’Azur, le budget n’est pas le principal critère déclencheur ", indique Sylvain Boichut de l’agence John Taylor. Un cran en dessous, il existe un marché à destination de la clientèle française qui cherche à se loger, mais aussi des acquéreurs étrangers en quête de petits pied-à-terre. Ils sont capables de débourser 10 000 à 15 000 €/m2  selon la situation du bien, son exposition, son étage, pour se faire plaisir, sachant qu’à l’inverse de ce qui se passe dans l’ancien, sur ce segment, les prix résistent. " Sur ce créneau, le marché est plus attentiste car les candidats à l’acquisition manquent de confiance,  explique Christophe Bacqué, président de Cogedim Résidence, mais on voit poindre des signaux rassurants pour 2014. " L’optimisme est aussi de mise chez Sotheby’s International Realty France et Monaco.  " Depuis décembre, je note une légère reprise du marché, remarque Alexander Kraft, président directeur général du groupe,  les étrangers sont revenus et on espère que les Français vont suivre ".

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