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Île-de-France : où en est le marché de l'immobilier neuf en janvier 2010
Le marché va-t-il repartir durablement ? Où sont les opportunités ? Sur fond de reprise, de taux attractifs et d'ajustement des prix, notre enquête vous dit tout sur les perspectives d'évolution du marché immobilier. Du Nord au Sud et d'Est en Ouest, suivez-nous !

La stratégie la plus naturelle semble donc d’investir aujourd’hui dans la maison que l’on habitera à sa retraite. Cette option suppose de sélectionner une région coup de coeur, mais également, un bien répondant d’ores et déjà aux exigences du vieil âge. À savoir, accessible facilement (sans étage ou dans une résidence avec ascenseur), à proximité des commerces, du corps médical et des moyens de transports. En attendant d’en profiter quotidiennement, vous aurez toujours le loisir d’en profiter comme résidence secondaire ou de le louer. Attention à la fiscalité des revenus fonciers. Dans le cadre d’un régime foncier classique, les loyers restent fortement imposables, ce qui risque d’amputer d’autant la rentabilité du bien. Si vous êtes sur une tranche marginale d’imposition à 30 %, vous devrez en plus payer 11 % au titre de la CSG et de la CRDS, soit un total de 41 %. “Dans ce cas, la rentabilité du bien peut rapidement fondre de près de 50 %. Et passer de 4 à 2,5 %”, note Stéphane Crémades, cogérant de l’Institut du patrimoine. Autre inconvénient de ce type d’investissement : dans 15 ou 20 ans, il est fort probable que votre situation géographique, économique et familiale est évoluée (voir encadré : 3 questions à). Et la maison de vos rêves risque de ne plus correspondre à vos besoins de retraité. Pour éviter ces déconvenues, les professionnels de la gestion de patrimoine conseillent tous une réelle démarche d’investisseur et pas une décision de préretraité. Donc privilégier la rente plutôt que le coup de coeur. Plusieurs solutions intéressantes cohabitent : investir dans des biens éligibles aux dispositifs défiscalisant comme le Robien recentré, le Borloo populaire (Borloo neuf), la loi Demessine ou opter pour un appartement ou une chambre dans une résidence avec services ouvrant droit au statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP).

Pierre Bazaille : « Investir dans l'immobilier avant la fin de l’année est une bonne option »
Pierre Bazaille, Président de l’Institut notarial de l’immobilier, donne à Explorimmoneuf son point de vue sur l'investissement locatif.

Des perspectives ensoleillées sur la Côte d'Azur
Si le manque d’offre touche une grande partie du marché immobilier de la Côte d’Azur, des secteurs se développent et des programmes neufs voient le jour. Reportage.

Dans le neuf, profitez des normes BBC
La réglementation écologique des constructions nouvelles change en 2013. Les performances demeurent les mêmes... mais pas les coûts.

Le logement neuf s'expose à Toulouse
Organisé à l’initiative de la Fédération des promoteurs immobiliers Midi-Pyrénées, le deuxième Salon du logement neuf de Toulouse aura lieu du 6 au 8 mars au stade Ernest-Wallon, à Toulouse, avec une nocturne prévue jusqu’à 20 heures le vendredi. Les visiteurs pourront découvrir de nouvelles résidences en avant-première, en appartements ou en villas, à Toulouse et dans son agglomération, en résidence principale ou en investissement locatif. Outre la présence de promoteurs, constructeurs de maisons individuelles, ainsi que du Crédit Agricole, du Crédit Foncier, du Crédit Mutuel et de la Chambre des notaires, des ateliers-débats permettront d’aborder le contenu du dispositif d’investissement locatif Pinel, les règles d’acquisition d’un logement neuf, l’achat d’un logement en PSLA… Invitation sur www.salondulogementneuftoulouse.com

L'avis de Jean-Jack QUEYRANNE, président de la région Rhône-Alpes
" Amplifier notre démarche pour l'habitat social "

Rennes et Nantes : Les grandes de l'Ouest
Villes dynamiques reconnues pour leur qualité de vie, Rennes et Nantes fourmillent de projets et créent de nouveaux quartiers en coeur de ville.

Pier Carlo Bontempi se réfère au “Nouvel urbanisme”, courant né aux Etats-Unis dans les années 80 et très en vogue dans ce pays. Ce concept consiste à formater la ville non plus à l’échelle de l’automobiliste, mais du piéton, et selon les traditions architecturales locales. “Je souhaite que le baril de pétrole grimpe à 400 dollars, lance l’architecte. Cela imposera une nouvelle vision de l’urbanisme.La ville du futur ne sera pas moderniste, dispersée,mais empreinte du retour aux traditions.” Le Nouvel urbanisme trouve son symbole à Seaside, en Floride, ville édifiée sur un terrain vierge, d’après un plan-guide d’Andres Duany et de Léon Krier, les chefs de file du courant. Au Royaume-Uni, le Prince de Galles a demandé à Krier de concevoir la ville nouvelle de Poundbury, tandis que Val d’Europe impulse le mouvement en France. Ses détracteurs accusent le Nouvel urbanisme de pastiche, Pier Carlo Bontempi le défend avec une boutade : “En Italie, le pasticcio est un délicieux plat traditionnel que me cuisinait ma tante. Comparer une architecture à ce mets succulent paraît plutôt flatteur.”

Il faut créer des logements à prix maîtrisés
Evolution du marché, espoirs de relance d’un secteur politiquement bloqué : Guy Nafilyan, PDG de Kaufman & Broad, dresse un état des lieux du logement en France. Et nous révèle qu’il est possible de construire à prix maîtrisés.

Patrice Pichet, PDG du groupe Pichet
À la tête d'un groupe qui dispose de cinq directions régionales, 22 filiales et plus de 800 collaborateurs, Patrice Pichet nous expose sa stratégie de développement et son analyse du marché. Indicateur Bertrand: Promoteur immobilier intégré, votre groupe étend ses compétences à l'ensemble des métiers de l'immobilier. Quels services proposez-vous aujourd'hui ? >Patrice Pichet : Le groupe Pichet est devenu en 21 ans un acteur incontournable de l'immobilier en France, en posant son empreinte sur l'ensemble du territoire. Partenaire privilégié des collectivités locales et territoriales, notre groupe porte, grâce à ses compétences, de nombreux projets d'aménagements urbains, favorisant la diversité de l'habitat (lotissements, habitats individuels et collectifs, résidences services, bureaux, hôtels...) dans une démarche de responsabilité citoyenne et environnementale. Il possède également un véritable savoir-faire dans la réalisation et le développement des projets de parcs d'activités économiques : zone artisanale, zone commerciale, zone tertiaire. Nous avons su étendre progressivement nos compétences à l'ensemble des métiers de l'immobilier : conception, aménagement, ingénierie, construction, commercialisation et gestion. Fort d'une grande capacité d'adaptation et d'une véritable maîtrise professionnelle, nous proposons une conception de qualité et sur mesure de chaque projet immobilier tenant compte des attentes de chacun. À travers nos filiales, ce sont 800 hommes et femmes qui répondent à une demande toujours plus exigeante des clients, collectivités locales et institutions qui nous font confiance. Dans un souci de synergie et de transversalité, l'ensemble des compétences du groupe sont regroupées sur un même site : un siège social de 7 000 m2 situé à Bordeaux-Pessac, symbole de sa croissance. I. B. : Dans ce contexte économique incertain,comment s'adapte votre pôle résidentiel ? Quels sont vos projets majeurs et réalisations en cours ? >P. P. : Face à ce contexte économique et un accroissement généralisé des exigences de nos clients, nous avons su tirer parti de la situation, d'une part en accentuant la diversification de l'habitat et, d'autre part, en ancrant notre empreinte au niveau national. Parmi les principaux projets et réalisations : le démarrage le 1er février dernier, au coeur de Bordeaux, de la construction d'une résidence de 180 logements en THPE (panneaux photovoltaïques) avec 1 100 m2 de bureaux, et l'achat concomitant d'un foncier qui accueillera un hôtel de 65 chambres. Par ailleurs, à Dunkerque, nous avons été lauréat du concours d'aménagement urbain du quai Freycinet. Ce projet emblématique va dessiner les contours d'un nouveau quartier moderne sur 10 000 m2 Shon, conjuguant audace architecturale, dynamisme économique et respect de l'environnement. Dans un souci permanent de mixité, il est prévu la construction et l'exploitation d'une résidence de services, d'une résidence étudiante, d'un espace tertiaire réservé à l'implantation de bureaux et de commerces. I. B. : Quel regard portez-vous sur l'évolution du marché de l'immobilier ? Et quelles sont, selon vous,les priorités à mettre en oeuvre pour le redynamiser ? >P. P. : Après la baisse des ventes significative au dernier semestre 2008, le niveau des ventes a repris dès le premier trimestre 2009. L'effet conjugué du doublement du Prêt à taux zéro, du dispositif Carrez/Scellier et de la baisse des taux d'intérêt a eu l'effet escompté et a largement contribué à une reprise des réservations dès le mois de février. Depuis le mois de juin, on observe un taux de transformation des réservations en actes revenu à un niveau normal. Force est de constater que l'ensemble de la profession a très vite pris en considération l'ampleur de cette crise et a opté pour une démarche réactive et adaptée. Aujourd'hui, les volumes construits se sont sensiblement ajustés à la demande, dont le premier résultat est d'engendrer une stabilité des prix. Actuellement, l'ensemble de ces dispositions sont primordiales pour les professionnels de l'immobilier et, aujourd'hui, seule la confiance retrouvée de tous les acteurs combinée à une tendance de reprise permettra une redynamisation de ce marché.

Vous habitez dans une grande ville trop chère pour y acquérir votre résidence principale ? La solution : acheter votre résidence secondaire.

Face à tous les défis que doit relever le secteur du bâtiment, construire “vert” est aussi un pari économique.

Une offre bien répartie sur la CUB
Le début de l'année 2008 se caractérise par un léger ralentissement de l'activité. "Cela tient à plusieurs raisons, souligne Raphaël Lucas de Bar, responsable de l'agence bordelaise de la Sagec, une partie de la production - notamment des grands logements - est inadaptée au profil de la demande et les mises en vente de 2007 ont été importantes au regard des freins de l'année précédente. Cependant, les acheteurs sont toujours largement présents et la part des investisseurs a tendance à baisser". Le promoteur vient de lancer la commercialisation d'Esprit 30, une résidence à Martignas, en limite de la CUB. Composée de 25 logements labellisés Haute performance énergétique, celleci, livrable au 3e trimestre 2009, est commercialisée à environ 3 000 e/m2. L'offre est bien diversifiée. C'est à Bruges que Bouygues Immobilier signe l'une de ses opérations, Le Domaine de Lyse, deux petits immeubles de 11 logements ainsi que des maisons individuelles, livrable au 3e trimestre 2009. Toujours à Bruges, Kaufman & Broad propose Carré Longchamp, 19 appartements, à 5 mn du centre de Bordeaux. Le 3-pièces est commercialisé à partir de 184 500 e. La livraison est attendue pour le 3e trimestre 2009. Icade Capri réalise Les Jardins du Fleuve à Floirac, une opération livrable au 2e trimestre 2009, du 3 au 5-pièces, avec le 3-pièces de 74 m2 à partir de 215 000 e, parking inclus. Sur la même commune, Nexity George V réalise Le Clos de la Burthe, 16 appartements et 21 maisons dans un havre de verdure aux portes de Bordeaux. Le 3-pièces de 58 m2 est commercialisé à partir de 176 000 e pour une livraison au 4e trimestre 2009. Bien adapté à une clientèle d'investisseurs, Cogedim Citalis propose Garden Avenue, avenue Thiers, dans le quartier de La Bastide, avec le 2-pièces à partir de 152 000 e, pour une livraison au 1er trimestre 2010. Enfin, le groupe Patrice Pichet livrera au 3e trimestre 2009, Les Lumières d'Ornano, une résidence de 75 appartements, de 1 à 5-pièces, à proximité du centre-ville.

Le syndic administre les parties communes et doit répondre aux exigences des copropriétaires tout en privilégiant l'intérêt collectif. Pleins feux sur ses différentes missions.

Le logement de demain décrypté
Nearly zone energy building en Europe (NZEB), Passiv’Haus en Allemagne, Minergie A en Suisse, ou Bepos (Bâtiment à énergie positive) en France : dès 2020, le logement consommera très peu d’énergie. Et celle sur site, produite grâce aux énergies renouvelables, devra être supérieure à celle consommée sur l’année.

Autre région à inspecter de près pour investir en Girardin : la Polynésie française, et plus particulièrement Tahiti et Papeete, qui concentre à elle seule 70 % de l’activité de la région. “Sur place, il faut compter environ 3 500 e/m2 tout en sachant qu’il n’y a pas de TVA. Le marché est tout nouveau, il y a encore peu de programmes neufs. Entre 3 et 5 résidences neuves se montent par an.L’offre étant faible et la demande soutenue, la rentabilité est plus que correcte”, observe Alexandre Rondepierre, consultant chez Select Invest Group. Autre avantage d’investir à Tahiti, la mixité des investisseurs : 40 % d’entre eux sont des locaux, les autres sont des métropolitains. Au moment de la revente, il y a donc moins de risque de surabondance de logements à céder simultanément.