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Un futur hôtel 4-étoiles à la Part-Dieu
Deuxième pôle d’affaires de l’Hexagone après La Défense, le quartier de la Part-Dieu, à Lyon, amorce un renouveau spectaculaire.

Indicateur Bertrand : Existet- il en France une pénurie de terrains ? Comment relancer la production foncière ? Dominique de Lavenère : La France vit une situation paradoxale : une crise du logement qui touche l'ensemble des agglomérations françaises alors même que la construction de logements atteint un record inégalé depuis 25 ans puisque près de 440 000 logements ont été produits en 2006. Ces bons résultats en termes de volume masquent en réalité une grave crise de la production des terrains à bâtir. Il n'existe pas dans notre pays de pénurie de terrains. Mais il existe une crise foncière, une crise de l'offre de terrains mis sur le marché au regard de la demande en logements. En l'état actuel, la crise ne peut que s'accentuer. Le rythme de construction nécessaire de logements par an est évalué à 500 000 dans les prochaines années. La croissance du parc de logements ne pourra être obtenue qu'en densifiant des espaces déjà construits et en augmentant l'offre de terrains à bâtir. La relance de la production foncière constitue donc l'enjeu principal. Elle est le préalable à toute relance durable de la construction. Relancer la production foncière signifie mettre plus de terrains à bâtir sur le marché, c'est-àdire relancer fortement l'urbanisme opérationnel par la réalisation notamment d'opérations d'aménagement (lotissements, zones d'aménagement concerté). I.B. : Comment concilier construction et respect de l'environnement ? D. d. L. : Compte tenu des problèmes environnementaux au niveau planétaire, il est devenu impératif d'engager de profondes transformations dans nos modes de production. En matière d'aménagement et de construction, le développement durable ne doit pas être systématiquement associé à l'idée de retour en ville et à la notion de densité, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. La variété des sites habités représente une richesse qu'il faut maintenir. La ville et la campagne ont toujours été des lieux habités simultanément. Traiter du développement durable en aménagement, c'est prendre en considération le mode de vie actuel de nos concitoyens tout en pensant à mettre en place un urbanisme pour les générations futures. D'abord de définir un projet, un projet sur le bien-être, la qualité de la ville, la qualité des extensions urbaines. Des outils doivent être mis en place pour produire cette qualité et la mesurer. C'est le sens de la démarche expérimentale HQE aménagement que nous avons initiée et que nous expérimentons actuellement avec le soutien de l'association HQE, du Puca, du Ministère de la Culture et de la Communication et de l'Ademe. Selon nous, elle conduira à la mise en oeuvre de nouveaux procédés en matière d'aménagement pour traiter par exemple des questions liées à l'eau, l'air, l'énergie, les nuisances, les déchets, la biodiversité, le paysage, les déplacements et l'accessibilité, les matériaux. Elle aura également des implications au niveau des constructions quant à leur qualité environnementale. I.B. :Comment encourager les maires bâtisseurs ? D. d. L. : Des mesures importantes ont été adoptées dans la loi Engagement National pour le Logement, mais elles ne s'imposent pas aux élus. Il faut les rendre systématiques : majoration de la taxe foncière sur les terrains constructibles non bâtis, taxe forfaitaire sur la cession des terrains nus rendus constructibles par un PLU. Il faut par ailleurs améliorer la participation voies et réseaux (PVR) en permettant son règlement par les propriétaires dès la réalisation des travaux par la commune et réformer le programme d'aménagement d'ensemble (PAE) pour mieux l'adapter aux exigences de l'urbanisme opérationnel (délai de réalisation des équipements publics en fonction du versement de la participation par les constructeurs, possibilité de mettre en place un PAE à l'occasion d'une opération de lotissement). Depuis 2000, la mise à disposition de terrains équipés s'est considérablement dégradée. La part du lotissement et de la Zac est pas- Président du Snal(Syndicat national des professionnels de l'aménagement et du lotissement) DR sée de 50 % à 35 %, voire dans certains secteurs à 15 %. Face à cette situation, le Snal souhaite que l'Etat prenne toutes dispositions incitatives fortes exigeant des élus locaux qu'ils répondent à la satisfaction globale des besoins en logement, et pas exclusivement à celle de logements locatifs sociaux. I.B. : Quelles principales mesures souhaiteriez-vous que prenne le futur ministre du logement ? D. d. L. :Tous les professionnels s'accordent à reconnaître que le bon niveau de décision en matière de programmation urbaine, c'est-à-dire les logements de demain, n'est pas au niveau de la commune mais au niveau du bassin de vie, un territoire plus ou moins vaste, fonction des pôles urbains existants pouvant prendre en compte les notions d'emploi, de déplacements, d'activité, de mixité sociale, d'environnement, de services publics, etc. Nous souhaitons qu'une nouvelle étape dans la décentralisation soit lancée avec le transfert à l'échelon intercommunal, qui serait élu au suffrage universel, des compétences logement et urbanisme. Parallèlement, les documents d'urbanisme (Scot, PLH, PLU) qui sont actuellement des documents de planification doivent devenir des instruments de programmation avec obligation de résultats pour satisfaire les besoins en logements de nos concitoyens. "Il faut relancer la production foncière, mettre plus de terrains à bâtir sur le marché"

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté d'Agglomération de Besançon au 1er trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Besançon par la fédération des promoteurs immobiliers.

Première sortie après Bussy sur l'A4 : Montévrain, un village au charme typiquement briard à la charnière de Bussy Saint-Georges et de Val d'Europe. Desservie par la gare RER de Serris-Montévrain, la commune a classé 120 hectares d'espaces verts non constructibles et conserve un caractère champêtre et reposant. Avec 4 200 habitants recensés en 2002, elle bénéficie néanmoins du développement de la ville nouvelle et construit deux zones d'aménagement concerté au nord, où sont développés des logements, des espaces verts et des activités diversifiées. Le quartier des Frênes abrite deux programmes, 25 maisons dans le Hameau des Frênes par les Domaines de Charme et 38 maisons de 6 et 7-pièces allée des Bosquets, baptisées les Cottages du Bois et construites par Financière Rive Gauche.

Lille, une superbe remontée, 4e ville où investir
Plus discrète que ses concurrentes, mais toujours aussi ambitieuse, la capitale des Flandres, riche de nombreux attraits, gagne sept places dans notre palmarès.

Construction sur d’anciens terrains militaires
Sur le reste d'Orléans, les grues travaillent à plein régime. Au nord de la Loire, le même aménageur construit 300 unités en petits collectifs et maisons à Sonis, avec une maison de retraite. En tout, près de 515 nouveaux logements sont prévus, ainsi que 15 000 m2 de bureaux et des équipements (salle de quartier, action sociale, etc.). Sur les terrains libérés par l'armée, c'est tout un nouveau quartier qui prend forme, en conservant quelques bâtiments militaires, considérés comme ayant une grande valeur historique et architecturale. Les travaux de viabilisation des terrains démarreront cette année. Aux Groues, à cheval sur Orléans et Saint-Jean-de-la-Ruelle, 1200 logements devraient sortir de terre. Une Zac d'environ 40 ha sera délimitée sur les anciens terrains militaires. Au coeur d'un parc paysager clos, Nexity y affiche déjà Les Cèdres de Saint- Jean, avec 7 maisons et 4 bâtiments pour le collectif. Comptez 225 000 e pour un 3-pièces de 82 m2. Des projets sont aussi à l'étude près du pont de l'Europe et à la Madeleine, sur la partie ouest du centre-ville. Ils s'inscrivent dans une opération globale de renouvellement urbain, liée à la deuxième ligne de tram. Plus à l'est, 2000 à 2500 logements devraient être créés dans les dix ans à venir. Dans un futur proche, on prévoit 600 logements sur le Champ de l'Écho, 800 au Clos de la Pointe et au moins 380 sur le site du Clos de la Fontaine. À Sainte-Croix, une Zac privée conventionnée de 9,2 ha a été créée en 2005. Nexity George V y construit la totalité des logements, soit 437 unités, dont 350 en accession à la propriété. 1500m2 sont réservés pour des locaux professionnels.

Contrat de construction et clause de suspension
Je devais acheter un terrain et y édifier une maison. La vente ne pouvant se faire, puis-je me dégager vis-à-vis du constructeur car j'ai déjà signé le contrat de construction de maison individuelle. (Charles M., Vierzon, 18)

En plein centre-ville, dans le quartier de La Part-Dieu, quelque 750 logements neufs sont programmés dans une opération menée par la foncière Gecina et la Lyonnaise de Banque. Le projet urbain vise à conforter l'axe tertiaire le long du boulevard Vivier- Merle à l'entrée Sud de La Part-Dieu avec le développement de 68 000 m2 de bureaux, mais également de faire naître un quartier résidentiel et paysager entre la rue de l'abbé Boisard et l'avenue Félix-Faure autour d'un parc public de 5 000 m2. Le futur quartier va s'enrichir d'une crèche, d'un groupe scolaire, d'un gymnase et d'une salle associative, sans oublier les traditionnels services de proximité (restauration, commerces...). Les premiers coups de pioches ont été donnés et l'ensemble du programme sera achevé entre 2008 et 2012.

Bénéficiant d’une forte demande locative, la capitale est idéale pour un investissement immobilier. Si les programmes neufs sont plutôt rares, l’ancien offre toujours de belles possibilités, à des prix variables selon les arrondissements.

Témoignage : " 800 € par mois, c’est à peine plus que notre ancien loyer "
Alexandra et Pierre 39 et 42 ans, primo-accédants à Mane (05).

Mon locataire vient de décéder. Son fils, qui vivait avec lui, souhaite se maintenir dans leslieux. Je n'y suis pas opposé, mais suis-je tenu de refaire le bail ? (Daniel B.,Quimperlé, 29)

Immobilier neuf Lyon : 6e, 2e, 3e : le haut de gamme
Pour vous offrir Lyon intra-muros, comptez au bas mot 3 700 euros/m2 dans le neuf et 2 800 euros/m2 pour l’ancien, d’après les statistiques des Notaires de France/Perval. Selon la même source, un appartement neuf part en moyenne à 203 000 euros, le 2-pièces restant le plus couru dans près de 40 % des cas. Le 3-pièces – le plus demandé des logements anciens – représente 28 % des ventes et le panier moyen pour ce type de bien est de 188 700 euros. Depuis un an, les tarifs lyonnais reprennent leur souffle après leur escalade de la dernière décade (+ 80 % dans le neuf, + 180 % pour l’ancien) En haut du podium, Tête-d’Or-Saxe, un secteur comprenant le 6e arrondissement et les alentours du parc d’une centaine d’hectares de la Tête d’Or, qui frôle les 3 500euros/ m2 dans l’ancien. Ici, la tendance reste à la hausse. Juste à côté de la nouvelle clinique du parc, le programme neuf de l’Orée Tête d’Or de Cogedim part, quant à lui, aux alentours de 4 200 euros/m2. Au sein de la Presqu’île, le coeur de ville du 2e, les prix de la revente se sont stabilisés à 3300euros/m2. En poussant jusqu’au sud de la gare de Perrache, vous découvrirez des projets neufs, assez attractifs en termes environnementaux et architecturaux. À partir de 3700 euros/ m2, vous pourrez mettre la main sur un appartement de Lyon Islands, signé par Bouwfonds Marignan et, entre autres, l’architecte italien Massimiliano Fuksas. Situé au coeur de la Confluence, le futur écoquartier au bord de la Saône, ces produits ont, en quelque sorte, “les pieds dans l’eau”. Leurs travaux ont démarré, pour une livraison début 2010. La Confluence promet d’être le must pour ceux qui font Lyon : Nicolas Le Bec, le chef étoilé, a annoncé l’implantation de son restaurant dans le pavillon des Salins, requalifié par Jacob et MacFarlane. Près de la Part-Dieu, les Jardins de la Buire, plus calmes malgré leur position centrale, comportent des appartements avec de grandes terrasses en lisière d’un parc. Comptez 3950 euros/m2 pour le Carré victorien de Bouwfonds Marignan. Sont aussi présents Constructa, Fadesa Financière Rive Gauche et SLC Pitance. À la Part-Dieu, la “City” lyonnaise, les biens d’occasion se négocient autour de 2 900 euros/ m2. La rénovation du centre commercial devrait redonner corps au quartier, où les prix ont déjà augmenté de 7 % en 2007.

Paul Colombani : "La priorité est de proposer des logements à des prix accessibles"
Directeur général adjoint d'Euroméditerranée

Bien investir dans un logement en Europe
Fiscalité plus attractive, prix souvent moins élevés, réelle qualité de vie… Acheter à l’étranger séduit de plus en plus de Français. Mais où s’installer et quelles sont les règles pour investir ? Suivez le guide.

3 QUESTIONS À FRANÇOIS KLIBER Directeur général de GE Money Bank
"A revenu constant, un taux fixe est plus sécurisant"

Rennes et Nantes se distinguent par le nombre de nouveaux habitants qu'elles attirent et les multiples opportunités de logements neufs qu'elles offrent. Les prix ont grimpé en conséquence et il n'est pas rare de dépasser les 3 000 e/m2 pour le haut de gamme en centre-ville. L'investissement locatif n'est pas des plus rentables quand les prix d'entrée sont si élevés, mais comme le fait remarquer Pierre Bazaille, notaire : "Dans toutes les grandes agglomérations apparaissent des micromarchés, à l'échelle d'un quartier, très au-dessus du prix moyen,mais qui constituent des valeurs sûres d'un point de vue patrimonial." A Rennes, vous pouvez cependant trouver des logements neufs à prix abordable dans les grandes ZAC comme Beauregard, où les prix tournent autour de 2 400 e/m2. N'hésitez pas non plus à prospecter les communes situées à 25 ou 30 km, car les jeunes couples ne craignent plus de s'éloigner, grâce au très bon réseau de communication. Les "grandes" normandes se distinguent par des projets d'envergure en centre-ville, du Havre à Rouen en passant par Caen. Les prix, qui tournent encore à 3 000 e/m2 en moyenne, autorisent des investissements locatifs offrant des niveaux de rentabilité honorables. Lille l'européenne. Même si l'agglomération de Lille ne figure pas parmi les sept métropoles les plus chères de province, elle n'en reste pas moins intéressante pour les investisseurs. Située au coeur de l'Europe, bénéficiant d'une desserte TGV qui la met à une heure de la capitale, elle fait partie des métropoles européennes dotées d'un grand projet urbain en coeur de ville, avec Euralille. La deuxième phase de construction est entamée et le quartier devrait compter à terme 6 000 à 7 000 habitants et 15 000 emplois. Le prix moyen y tourne autour de 3 000 e/m2. Pour un investissement locatif rentable, reportez-vous vers les nouveaux programmes de villes comme Roubaix ou Tourcoing. Bien reliées au coeur de la métropole par les transports en commun, elles bénéficient de grands coups de neuf, avec de nouveaux équipements qui accompagnent ces constructions, le tout à des prix nettement plus abordables que ceux de la ville centre.

Les constructions d’Après-Guerre, à un rythme très soutenu jusqu’en 1975 et l’interdiction des tours prononcée par Valéry Giscard d’Estaing à son arrivée à la Présidence de la République, se voulaient en rupture avec le passé. Elles ont mal vieilli et ne se sont pas bien intégrées dans la ville. L’objectif est aujourd’hui de les relier au reste de la cité, tout en corrigeant les erreurs de l’époque, facteurs d’insécurité ou tout au moins d’un sentiment d’insécurité.