Situation des accédants en immobilier neuf à nantes

I.B.:Quelle est la situation des accédants en résidence principale ?

Situation des accédants en immobilier neuf à nantes
Situation des accédants en immobilier neuf à nantes

Christophe Desfossés : Nous enregistrons une forte demande de la part des primo-accédants, qui se sont vus écartés du marché pendant une longue période. Les professionnels travaillent ainsi en concertation avec la ville sur des logements accessibles et une part de logements sociaux.


Bertrand Mours : Il faut distinguer les jeunes qui débutent des familles à la recherche de plus grands logements, sans oublier le phénomène de retour en centre-ville. Or, selon le cas, les besoins sont différents : ainsi, les primo-accédants recherchent des 2-pièces ou des 3-pièces, à proximité du Busway, un moyen de transport hybride entre tramway et bus, en bord de Loire, pour des prix compris entre 3 000 et 3 200 € le m2. Une catégorie de primo-accédants se tourne plutôt vers des logements à prix maîtrisés, avec une TVA à 5,5 %. L’offre familiale, quant à elle, s’échelonne entre le 3-pièces et le 5-pièces. Nous allons démarrer Les Jardins de Koria, à Couëron, à l’est de l’agglomération, avec, en soutien, le dispositif Pass-foncier. Enfin, la population recherchant une centralité plus importante se tournera vers des opérations comme le Parc de la Grèneraie ou encore DY 25, qui nous a valu le Grand prix de l’esthétique immobilière des Pyramides d’Or en 2007.


Denis Jeannin : Cette diversité de clientèle nous pousse forcément à réaliser des produits totalement mixtes, qui s’adressent autant aux accédants qu’aux investisseurs, sachant que le marché de base d’Espacil est celui des accédants.


I.B. : Justement, les investisseurs sont-ils toujours présents ?


Christophe Desfossés : La conjoncture a eu pour effet de voir une proportion moindre d’investisseurs, alors que la demande reste forte et que les loyers progressent toujours. Si l’on parle d’un tassement des investisseurs au niveau national, il faut bien comprendre que, très rapidement, nous assisterons à une correction en faveur des grandes agglomérations. Si l’offre s’est portée sur des secteurs éloignés des métropoles, la demande des ménages ne va pas cesser de croître et se recentrera sur les grandes agglomérations. Sans offre suffisante, nous assisterons à des tensions sur le marché locatif.


Bertrand Mours : La progression de la population génère un besoin locatif, qui se transformera plus tard en acquisition. Nous comptons aujourd’hui 42 % d’investisseurs sur l’ensemble des ventes. Si cette part baissait, nous devrions faire face à une absence de logements locatifs d’ici à trois ans.


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