Les nouveaux défis du neuf en Languedoc-Roussillon

Malgré une conjoncture défavorable, le Languedoc-Roussillon confirme son attractivité, porté par l’aire de Montpellier et un marché du logement neuf plus que résistant.

Les nouveaux défis du neuf en Languedoc-Roussillon
Les nouveaux défis du neuf en Languedoc-Roussillon

C’est un signe qui ne trompe pas. Fin août, le président de l’agglomération de Montpellier, Philippe Saurel, et ses homologues nîmois et alésien, Yvan Lachaud et Max Roustan, se sont mis d’accord sur la création d’un pôle métropolitain commun. La création de ce pôle devrait intervenir courant 2015 autour de la santé, du TGV et des transports, de l’économie et du tourisme. L’agglomération de Sète, forte de sa place portuaire incontournable, ne devrait pas être en reste, tandis que des rapprochements commencent à s’opérer avec le Pays de l’Or, le Lunellois et les communautés de communes de Ganges. En attendant d’autres rapprochements, le territoire languedocien, où se succèdent des villes de taille confortable, structurées et dynamiques, confirme son attractivité en termes de croissance démographique.


Une demande en forte hausse à Béziers


Contrairement à d’autres régions, la métropole ne s’impose pas au milieu d’un désert urbain. En effet, plusieurs villes ont, en raison de leur niveau de population et de leur évolution, la capacité de proposer une offre adaptée de logements neufs aux besoins locaux et répondant aux impératifs des investisseurs. Or, ce qui semble être une évidence ne se vérifie pas toujours sur le terrain. C’est ainsi le cas du marché nîmois, qui avait connu en 2013 une augmentation de 48 % de ses ventes, certes dans des volumes réduits mais cependant fort encourageants. Pour une région de 370 000 habitants, l’espoir de voir le secteur du logement neuf se réenclencher était légitime et même nécessaire. Or, les trimestres suivants n’ont pas confirmé cette embellie. Au cours des six premiers mois de l’année, le secteur enregistre seulement 117 ventes, l’offre commerciale s’affichant à 411 logements. Autant le dire, le marché est atone avec seulement un tiers de ventes à investisseurs et une demande qui ne cesse de croître, dans l’attente de nouvelles zones d’aménagements. Dans l’Hérault, Béziers constitue, en matière de logements neufs, une surprise : en l’espace d’un an, le volume des ventes a doublé. « Le phénomène s’explique, souligne Yohan Breuil, directeur associé d’Adequation, en raison d’une forte progression des mises en vente », à un prix, pourrait-on ajouter, adapté à la capacité financière locale. Le résultat est satisfaisant : 62 % des logements sont acquis par des investisseurs à moins de 3 000 /m2 en moyenne (hors parking).


Des signes de reprise et d'espoirs


Il faut cependant préciser, mais c’est une situation qui tend à se généraliser, que le taux de désistement reste important. Si le marché biterrois donne des signes de reprise, celui de Sète fournit aussi quelques espoirs après des mois où l’activité a été nulle. Enfin, dans l’Aude, Narbonne, qui a connu des périodes plus florissantes, voit son activité limitée à 140 logements vendus en six mois, dont 71 en réseau à investisseurs au sein d’une nouvelle opération. C’est donc Montpellier et son aire élargie qui drainent le secteur du logement neuf. Au cours du premier semestre 2014, un peu plus de 1 000 ventes ont été enregistrées, en baisse de 11 %, dont 61 % pour le seul centre-ville. « Nous restons dans une tendance molle, mais loin du niveau historiquement bas de 2008, indique Yohan Breuil. Le marché est largement porté par l’activité des secteurs aménagés en ZAC et par les logements aidés, tandis que la part des investisseurs n’a plus rien à voir avec la période Scellier. » S’il n’y a pas d’effet de ciseau, les professionnels restent cependant très attentifs à corréler l’offre et les ventes. En effet, selon Adequation, l’offre s’établit à un prix moyen de 3 774 €/m2 (hors parking) tandis que les logements collectifs vendus en libre se situent plutôt en deçà de 3 700 €/m2. En définitive, le marché se maintient très convenablement et il est à parier que les nouvelles mesures en faveur du logement seront de nature à relancer une activité considérée comme saine dans une région à la croissance démographique positive.   Deuxième ville du Languedoc, Nîmes dispose d’une offre de logements neufs rare, mais pas inexistante. L’opération de Bouygues Immobilier, la Cour des Arts, en est la preuve.

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