Actualité

L'essentiel du marché immobilier en neuf est concentré à Montpellier. Hors de la ville centre, les opérations de promotion immobilière se distinguent par leur... absence. A l'exception de la commune de Juvignac, avec le Domaine de Font Despierre, inspiré de la très médiévale circulade. Outre Sefiteg qui y réalise 26 appartements et 49 maisons, PragmA commercialise la résidence l'Hermitage, 46 appartements, composés de 2 et 3-pièces, ainsi que 18 maisons, en 3 et 4-pièces. Marignan Immobilier va construire sur ce même site, en commercialisation depuis fin octobre, 38 maisons et 38 appartements, à 2 900 €/m2 environ. Quant à Eiffage, il signe le Mas de Font Despierre, 55 logements, en deux bâtiments collectifs. A noter que les promoteurs commercialisent en parallèle des parcelles de terrains à bâtir. En dehors de cette remarquable opération d'aménagement aux portes de Montpellier, les quelques réalisations isolées sur l'aire urbaine ne poussent pas à l'optimisme : "Montpellier est un cas à part sur ce territoire, mais quasiment aucune commune ne libère de terrains pour lancer de vraies opérations d'aménagement, regrette Marc Séchaud. Nous constatons que, pour l'instant, les outils d'urbanisme densifiant l'habitat ne servent à rien. En cela, la loi SRU n'a pas changé grand chose". A l'heure d'une prévisible crise de l'énergie, la rationalisation de l'habitat et sa densification sont en ligne de mire : "L'impact du coût de l'énergie va être tel qu'il deviendra rapidement difficilement supportable à ceux qui s'éloignent trop, estime Marc Séchaud. Il est urgent d'anticiper !". Hors de Montpellier et de l'agglomération, les promoteurs poursuivent leur développement, comme Nexity George V, Sopra promotion-Groupe Kaufman & Broad. Bouygues Immobilier est présent à Villeneuve-lès-Béziers avec Villa Nova ou encore à Ribaute-les-Tavernes, dans le Gard, avec le village résidentiel des Bastides du Sud, comprenant club house, piscine ou boulodrome.

3 QUESTIONS À Alain David, Responsable Crédit Immobilier chez Cetelem France
"Nous constatons une reprise sur le marché de l'achat/revente"

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté d'Agglomération de Montpellier au 4e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Montpellier par la fédération des promoteurs immobiliers.

Ce n’est pas parce que le fisc vous octroie une réduction d’impôt que vous ne devez pas être attentif au prix du bien que vous envisagez d’acheter.

Joël Boumendil : " La rentrée immobilière est très dynamique "
Fondateur et PDG du groupe ACE Crédit

Le point de vue de Bernard Rivalta
Président du Sytral

Si vous préférez investir dans l’ancien, choisissez un logement nécessitant de gros travaux et créez un déficit foncier.

Tremblant : un îlot d’activités immobilières
L’engouement pour l’Est canadien est de plus en plus fort, et la fascination qu’exerce le Mont Tremblant ne date pas d’hier. Déjà, dans les années 30, les amateurs de sensations affluaient du monde entier pour profiter de ses paysages ainsi que de ses pentes enneigées. Point culminant des Laurentides, Tremblant tire son nom d’une légende indienne algonquine selon laquelle le dieu manitou en colère donnait une bonne secousse à la montagne chaque fois que les humains dérangeaient la nature. En 1938, Joe Ryan, un millionnaire de Philadelphie, visita le Mont Tremblant, en tomba amoureux, l’acheta puis y fit construire la station de ski Tremblant.

Le prêt "in fine" est, par exemple, une option intéressante si vous disposez d'un important capital. Dans ce cas, au lieu d'investir la somme dont vous disposez dans le logement locatif, optez pour un prêt "in fine". Vous placerez alors votre capital sur un contrat d'assurance vie qui vous rapportera par exemple 4,5 % par an. Le prêt vous coûtera de son côté 4 % par an. Ainsi, vous gagnerez sur les deux tableaux : la déduction fiscale et le gain de rémunération de votre épargne. Attention : pour que la rentabilité du contrat d'assurance vie soit efficace, il faut que le montant du placement soit au moins de 50 à 55 % du total du prêt. Démonstration. Vous empruntez 150 000 e sur 15 ans à 4 %. Dans le cadre d'un prêt amortissable, votre mensualité s'élèvera à 1 110 e. Si vous optez pour un prêt in fine, celle-ci sera ramenée à 500 e, ce qui correspond au montant des intérêts seulement puisque le capital n'est remboursé qu'en fin de prêt. Au total, le prêt amortissable vous coûtera 49 700 e, le prêt "in fine", 90 000 e, soit pratiquement le double. Mais si l'on considère que vous placez l'équivalent de 150 000 e sur le contrat d'assurance vie, rémunéré à 4,5 %, au bout de 15 ans, votre épargne passera de 150 000 e à 294 000 e auxquels on retranchera les 150 000 e versés initialement. De fait, votre épargne vous aura rapporté 144 000 e auxquels il faudra cependant soustraire le coût du crédit "in fine", soit 90 000 e. Au total votre gain, par rapport à un crédit classique, sera de l'ordre de 54 000 e. Bien entendu, tous les investisseurs ne disposent pas d'une telle somme de départ. Bien que largement proposés dans les montages financiers dé- diés aux investisseurs, les prêts "in fine" ne conviennent pas à tout le monde. Pour qu'ils aient un intérêt, il faut soit que vous ayez effectivement un apport très important qui vous permettra d'honorer votre dette à l'échéance du prêt et que vous vous situiez dans une tranche marginale d'imposition élevée, par exemple à 30 ou 40 %. Mieux vaut, en outre que vous perceviez déjà des revenus fonciers d'un autre bien. Auquel cas, l'avantage fiscal qui découle des intérêts d'emprunt jouera à plein.

Rennes : le temps des mutations
Migrations, décohabitations, économies d'espace pour les générations futures font évoluer la politique urbaine rennaise. Visite d'une métropole qui gère ses mutations.

Parole à Henri du Boucher, Président-directeur général de Sogeprom
Indicateur Bertrand :Quelle est l'actualité de votre groupe et quelles sont vos perspectives de développement ? Henri du Boucher : L'année 2006 a été une année de consolidation de nos activités aussi bien dans le domaine du logement que de l'immobilier d'entreprise et du commerce. Nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 839 Me dont 494 Me en quote-part, avec 2 995 logements et 88 000 m2 de bureaux vendus. Nous avons finalisé la prise de contrôle de Pragma, acteur de premier plan sur le Languedoc- Roussillon et Midi-Pyrénées et nous avons créé avec des partenaires trois nouvelles sociétés de promotion : CIP à Orléans, Projectim à Lille et Imaprim à Grenoble, pour renforcer nos offres dans ces régions. Cette année, nous allons poursuivre notre développement en Ile-de-France et en régions en nous attachant à élargir notre offre à l'ensemble de la clientèle. Par ailleurs, nous comptons finaliser nos implantations en Roumanie et République tchèque. I. B. : Quels sont vos programmes résidentiels les plus emblématiques ? H.B. : Je citerai en premier lieu Les Demeures de Valois à Levallois-Perret (92), qui illustrent parfaitement le sens que nous souhaitons donner au mot qualité. Qualité de l'architecture, de l'insertion dans un tissu urbain dense, des prestations des logements à un niveau rarement atteint. Ensuite, l'opération Loire et Jardin dans l'île de Nantes (44), entièrement commercialisée et qui va être livrée prochainement. Cet immeuble contemporain privilégie les espaces tant intérieurs qu'extérieurs en offrant des vues exceptionnelles sur la Loire, le tout dans une démarche de développement durable. J'ajoute que nous avons lancé en début d'année un programme parisien de 94 logements, le Carré XIII, près de la place d'Italie dans le 13e arrondissement. Enfin, nous allons mettre en oeuvre un projet de 47 logements aux Mureaux. Cette ville, sous l'impulsion de son maire, François Garay, et de son équipe, a organisé un concours d'architecture pour la réalisation de logements collectifs en accession sur un site exceptionnel en bord de Seine avec une priorité absolue : la démarche de Haute Qualité Environnementale. Sogeprom, associée au cabinet d'architectes Canale 3, se félicite d'avoir été désignée lauréat de ce projet. I. B. : Quel regard portezvous sur le marché de l'immobilier neuf en France ? H.B. : Après quelques hésitations au 1er semestre 2006, le marché s'est bien redressé sur le 2e semestre confirmant l'intérêt des acquéreurs occupants et des investisseurs rassurés par la mise en application des dispositifs Robien recentré et Borloo populaire. Après plusieurs années de hausses très significatives des prix, ceux-ci semblent se stabiliser. Malgré une pénurie foncière là où la demande est la plus forte : IDF, Sud de la France et façade Atlantique, une progression des coûts de construction et un renforcement exagéré de certaines réglementations, les acteurs ont pris conscience qu'il fallait contenir les prix. Dans de nombreuses villes, une approche commune entre la collectivité et les promoteurs permet de préparer une offre diversifiée sur un même programme : logements sociaux, PLS, logements à prix maîtrisés pour les actifs et primoaccédants et logements libres pour l'investissement locatif. On note un changement profond de l'approche de la clientèle, qui semble mieux informée pour faire son choix. Un pourcentage de plus en plus important d'acquéreurs a présélectionné des programmes en utilisant internet. Ils peuvent ainsi faire leur choix en revenant aux fondamentaux d'un bon achat : l'emplacement, le plan, les prestations et le prix. Beaucoup plus de clients potentiels sont capables aujourd'hui de sanctionner un programme trop cher ou mal placé. Je crois que cette tendance va se durcir en 2007. Le marché restant très actif.

SUD-OUEST : MAJORITÉ À OULLINS
Dans ce secteur qui comprend les communes de Charly, Irigny, La Mulatière, Oullins, Pierre Bénite, St-Geniès-Laval, le total des ventes a été de 171 logements depuis janvier 2005. Le secteur est clairement marqué par le dynamisme de la commune d'Oullins qui a compté 141 ventes, principalement grâce à la Zac Narcisse-Bertholley. Le promoteur Kaufman & Broad réalise ainsi Le Sémaphore, 59 logements au prix moyen de 2 963 €/m2, à proximité des transports et des commerces, avec une livraison prévue au cours du 2e trimestre 2007. Un appartement 3-pièces est commercialisé à partir de 186 000 €. La commune compte sur le prolongement de la ligne B, de Gerland à Oullins, jusqu'à l'Hôpital Lyon Sud, mais pour une mise en service attendue en 2013. Enfin, des projets pourraient voir le jour sur la commune de St-Geniès-Laval.

Les indicateurs de vente dans le neuf repassent au vert, notamment grâce à des taux bas et des prix stables. 2015, année de la relance ?

Le Nord-Pas-de-Calais-Picardie à l’heure des défis
Pour répondre aux enjeux, de nombreuses actions sont menées, notamment en termes d’habitat.

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté urbaine de Bordeaux au 1er trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté urbaine de Bordeaux par la fédération des promoteurs immobiliers.

Comment évaluer votre capacité d’achat ?
Vous avez évalué le montant de votre future mensualité ? Il faut encore que vous définissiez la durée de crédit qui vous paraît la plus adaptée. Ce qui vous permettra de vous faire une idée de la somme globale que vous aurez la possibilité d’emprunter. De ce point de vue, la plupart des sites internet de crédit peuvent vous aider car ils disposent de calculettes qui vous seront d’une aide précieuse (www.cafpi.fr, www.meilleurtaux.com, www.credit-immobilier-ace.com, www.empruntis. com...). A titre d’exemple, si vous pouvez consacrer 1 000 e à votre acquisition, vous ne pourrez emprunter que 130 000 e sur 15 ans ou 155 000 e sur 20 ans. En revanche, si vous acceptez de vous endetter sur 25 ans, vous pourrez aller jusqu’à 175 000 e ou encore jusqu’à 185 000 e sur 30 ans. S’endetter sur un très long terme a cependant ses limites. Car plus longtemps vous mettrez à rembourser, plus le crédit vous coûtera cher. Entre 15 et 20 ans, vous augmentez votre capacité d’emprunt de 25 000 e, mais celle-ci chute à 20 000 e entre 20 et 25 ans et à 10 000 e entre 25 et 30 ans. Autrement dit, au-delà d’une durée de 30 ans, l’intérêt devient plus limité. Si vous avez l’intention de revendre au bout de 7 ou 8 ans comme c’est souvent le cas, sachez ce à quoi vous vous exposez. Ainsi, pour un emprunt de 150 000 e sur 15 ans, la moitié du capital emprunté sera remboursé au cours de la neuvième année, mais il vous faudra attendre la seizième année pour le même montant sur 25 ans. Malgré tout, acheter votre résidence principale à crédit est une épargne forcée qui vous servira au bout du compte. Non seulement, vous n’aurez plus à payer un loyer, mais vous vous constituerez tout de même un capital.

Une avance sur la valeur du bien à vendre
Toutes les banques proposent des prêts relais, dont les caractéristiques peuvent varier d’un établissement à l’autre. Mais quoi qu’il en soit, le principe reste le même et consiste à vous faire une avance sur le montant présumé de la vente de votre ancien logement. Cette avance ne dépasse généralement pas 80 % de la valeur du bien, à laquelle il faut toutefois déduire les éventuels crédits en cours. Si votre logement vaut 200 000 e et que vous devez encore 100 000 e, au mieux, la banque n’établira son crédit relais que sur la base de 80 % de 100 000 e. Une marge de précaution au cas où vous ne réussiriez pas à vendre votre ancien bien au prix souhaité. On le sait, les vendeurs ont toujours tendance à surestimer leurs biens… Quoi de plus légitime que d’espérer le meilleur prix ? Dans un contexte de fluidité totale du marché, pas de souci. On l’a vu ces dernières années, alors que les biens partaient comme des petits pains en une semaine ou un mois. Mais aujourd’hui, la donne a changé sur le marché de l’immobilier et les biens mettent plus de temps à trouver preneur. Aux dires des professionnels, il faut actuellement en moyenne cinq ou six mois pour vendre un bien, alors qu’il en fallait deux ou trois l’année dernière. D’où une vigilance accrue des banquiers. Certains ont d’ailleurs d’ores et déjà réduit leur avance, ne prêtant plus que 60 à 70 % du prix du logement à vendre. Pour autant, le crédit relais conserve son intérêt dans un projet d’achat-revente.