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Déduction interets d'emprunt : le dispositif

Déduction interets d'emprunt : le dispositif

Il s’agit d’un crédit d’impôt. Cela signifie qu’une famille qui ne serait pas imposable récupérerait la somme sous forme d’un chèque du trésor public. Le crédit d‘impôt en ce sens est plus favorable qu’une réduction d’impôt, perdue pour les plus bas revenus. La déduction porte sur les intérêts d’emprunt. Ce n’est donc pas la totalité de vos mensualités que vous pourrez déduire mais seulement la part d’intérêts. Un coup d’oeil sur un échéancier de remboursement doit permettre de comprendre que les premières années vous remboursez plus d’intérêts que de capital (en moyenne 40 % des intérêts sont concentrés sur les cinq premières années), par voie de conséquence la mesure n’est pas pénalisante. En tout état de cause, l’avantage fiscal est plafonné à 20 % des intérêts d’emprunt supportés chaque année pour l’acquisition ou la construction de la résidence principale. Le montant de la déduction est limité à 7 500 e pour un couple soumis à imposition commune et 3 750 e pour un célibataire, veuf ou divorcé. Ces sommes sont majorées de 500 e par personne à charge. Les sommes prises en compte correspondent aux seuls intérêts à l’exclusion des frais d’emprunt et des cotisations d’assurance. Le crédit d’impôt n’est certes valable que sur les cinq premières années de remboursement mais cette économie permettra de donner un coup de pouce au budget de la famille et de faire face aux frais d’installation ou à d’éventuels travaux de mise aux normes. Dans le cadre d’un logement neuf acquis sur plan ou que vous faites construire, les intérêts acquittés avant l’achèvement des travaux ouvriront droit au crédit d’impôt à condition que vous preniez l’engagement d’habiter le logement à titre de résidence principale au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la conclusion du prêt. Si vous achetez par le biais d’une SCI (société civile immobilière) à laquelle un prêt est directement consenti, le crédit d’impôt vous sera accordé à proportion de vos droits dans la société à condition que vous occupiez gratuitement le logement.

Du neuf dehors et dedans

Du neuf dehors et dedans

De plus en plus de constructeurs tentent de démocratiser la maison dite “verte”. Maisons France Confort, par exemple, propose les Maisons Performances, rapides à construire et plus économes. Des maisons durables, c’est aussi l’objectif du Groupe Maisons Pierre, qui commercialise la gamme Envirolia, à ossature bois. Toutes ces nouveautés écologiques s’accompagnent d’une redistribution de l’espace. La maison est entrée dans l’ère du modulaire et de l’évolutif. La tendance est aux grandes pièces à vivre et aux volumes décloisonnés, qui créent des espaces de vie en plus.

Agglomération lyonnaise : De l'offre avant la relance

Agglomération lyonnaise : De l'offre avant la relance

L'offre immobilière dans la métropole lyonnaise est dynamique et plutôt diversifiée. Encore lui faut-il parvenir à satisfaire des acquéreurs potentiels, dont le pouvoir d'achat n'a hélas guère évolué ces dernières années. Enquète.

Clichy-Batignolles : l'Ouest démarre

Clichy-Batignolles : l'Ouest démarre

Dans le XVIIe arrondissement de Paris, l’habitat privé de Clichy-Batignolles prend forme à l’ouest du parc Martin-Luther-King. Au programme, 3 400 logements. Décryptage.

Prêt immobilier

Prêt immobilier

Je viens de signer un compromis de vente directement avec le vendeur, sans passer par un professionnel.Or, je viens de m'apercevoir que la condition suspensive de l'obtention du prêt ne figure pas au contrat. Serais-je alors engagé même si la banque ne m'accorde pas le financement ? (Nicolas D.,Nantes, 44)

A Alfortville, une offre de logements neufs en léger ralentissement

A Alfortville, une offre de logements neufs en léger ralentissement

Partie prenante, avec Créteil et Limeil- Brevannes, de la communauté d'agglomérations de la Plaine Centrale, Alfortville. A 7 kilomètres de Paris (et 20 minutes de Châtelet-les Halles par le RER D), la commune est elle aussi chérie des acquéreurs. Depuis 1999, l'offre ne faiblit pas et huit programmes sont à l'affiche actuellement. Avec 36 000 habitants et l'originalité de posséder des limites administratives matérialisées par la Seine, la Marne, la ligne SNCF et l'A 86, elle attire les acheteurs avec des prix attractifs en ces temps de flambée immobilière : on trouve des petits 3-pièces à partir de 176 000 €, une opportunité rare en première couronne. Elle développe d'autres atouts : en plus de ses kilomètres de promenade piétonne sur les bords de la Marne, la commune a obtenu 4 fleurs au concours national des villes et villages fleuris. Elle a aussi un bon niveau d'équipements scolaires et sportifs et de nombreux lieux de rendez-vous à la culture, avec notamment deux théâtres, deux musées et un conservatoire municipal de musique. Elle poursuit ses efforts en la matière. La construction d'une médiathèque et d'une salle de spectacles de 400 places vient de débuter. Elles devraient être livrées en 2007. "Nous avons à coeur d'éviter les trop grosses opérations pour ne pas fragiliser le tissu urbain et social, prévenait cependant Joseph Loreau, maire-adjoint à l'urbanisme, au patrimoine et à la voirie dans un récent numéro de l'Indicateur Bertrand. Le nouveau plan local de l'habitat (PLU) prévoit une diminution des hauteurs de constructions autorisées".

Avez-vous pensé à la gestion locative ?

Avez-vous pensé à la gestion locative ?

L'investissement locatif pose forcément le problème de la gestion locative. Vous pouvez choisir de vous en occuper directement ou déléguer la gestion à un professionnel. Mode d'emploi pour éviter bien des tracas.

Les trois rentabilités d'un investissement locatif

Les trois rentabilités d'un investissement locatif

En évoquant la rentabilité d’un investissement locatif, une première définition, simple, s’impose : il s’agit de calculer le rapport entre les loyers et le coût d’acquisition. Le chiffre © Chlorophylle Optimiser la rentabilité locative Au-delà de la réduction fiscale promise par le dispositif Scellier, les règles fondamentales de l’immobilier continuent à s’appliquer pour garantir l’investissement et sa rentabilité. ainsi obtenu correspond à la rentabilité brute, parfois affichée dans les publicités de vente. Mais il ne concorde pas avec le rendement qu’un propriétaire-bailleur pourra réellement tirer de son bien. Des recettes locatives, il faut d’abord en effet déduire les charges prévisibles telles que les charges de co-propriété, la taxe foncière, les travaux éventuels, auxquels peuvent s’ajouter des frais de gestion locative ou encore d’assurances. Le résultat de ce calcul livre la rentabilité nette du bien, qui se situe bien endessous du chiffre brut.

La ZAC Andromède, dans l’hémisphère nord

La ZAC Andromède, dans l’hémisphère nord

Mêmes ces Zac lancées, la prudence reste de mise. Comme le souligne Alain Fillola, vice-président du Grand Toulouse, “nous sommes en liaison étroite avec le phasage de nos opérations.Nous suivons avec attention le développement du secteur aéronautique, et restons à l’écoute du marché immobilier”. L’objectif du Grand Toulouse reste le même : utiliser les Zac pour faciliter le parcours résidentiel des habitants. Ainsi, sur la totalité des logements, les PLUS (Prêt locatif à usage social) et PLS (Prêt locatif social) en représentent 25 %, l’accession sociale 5 % et autant pour l’accession à coût maîtrisé. “Nous sommes submergés d’une demande provenant de jeunes ménages, poursuit-il. C’est bien que la nécessité d’une offre ouverte au plus grand monde se justifie.”

Une cabane au Canada

Une cabane au Canada

Promoteurs ou particuliers, la clientèle française semble particulièrement séduite par ces investissements en terre lointaine. “Près de 70 % de notre clientèle européenne est française, cet acte de placement s’accompagne toujours d’une part de rêve, explique Franck Iacomacci, responsable des ventes pour la France de DTN Développement Tremblant Nord, l’un des plus importants propriétaires fonciers du nord du Mont Tremblant. Les acquéreurs sont avant tout des promoteurs qui connaissent bien le marché. Les placements immobiliers représentent 50% de nos ventes, tandis que les domaines ne sont construits qu’à 30 %.” L’est du Canada semble devenir une terre idéale d’investissement, notamment en raison du cours actuel du dollar. Mais le nord du Mont Tremblant devrait poursuivre son développement et, selon plusieurs propriétaires fonciers de la région, les prix devraient encore être multipliés par trois d’ici à 2010. À ce rythme, même une cabane au Canada risque de se payer au prix fort !

PENSEZ AUX PRÊTS CONSTITUTIFS DE L'APPORT PERSONNEL !

PENSEZ AUX PRÊTS CONSTITUTIFS DE L'APPORT PERSONNEL !

Si vous n'avez pas eu la chance d'hériter ou d'épargner suffisamment, peut-être pouvez-vous bénéficier d'un prêt à 0 %, d'un prêt 1 % logement ou d'un prêt épargne logement. Les uns et les autres sont admis dans la constitution de l'apport personnel et vous permettent d'emprunter moins à la banque et dans des conditions souvent plus favorables. D'où une économie sur le coût de votre crédit. Il faut, en effet, se rendre à l'évidence : même si les banques ne font plus beaucoup de différence entre les emprunteurs munis ou non d'un apport, elles réservent tout de même leurs meilleures conditions aux dossiers les moins risqués. Si vous achetez votre résidence principale et que vos revenus ne dépassent pas certains plafonds, vous pouvez par exemple obtenir un prêt à 0 % dont le montant variera selon votre situation familiale et votre localisation de 11 000 à 32 500 € dans le neuf ou de 8 250 à 21 200 € dans l'ancien. Même chose avec le 1 % logement qui vous permet d'emprunter de 11 200 à 17 600 € au taux de 1,5 % sur une durée 5 à 15 ans. Il faut toutefois que vous soyez salarié d'une entreprise d'au moins 10 salariés versant sa participation au 1 % logement. Ce prêt n'est cependant pas automatique et dépend des fonds dont dispose l'entreprise. Quant aux prêts de l'épargne logement, leurs taux sont moins intéressants - ils dépendent de la date de souscription - mais ils sont également pris en compte dans la composition de l'apport personnel. Et si votre plan n'est pas arrivé à terme, vous pourrez peut-être emprunter tout de même. Renseignez-vous auprès de votre banquier.

Salon immobilier à Lille

Salon immobilier à Lille

Lille accueille depuis plus de quinze ans un des grands rendez- vous annuels de l’immobilier, le salon Imotissimo qui se tiendra du 30 mars au 1er Avril

Ici commence le règne de la maison individuelle

Ici commence le règne de la maison individuelle

Cette diversité s'exprime aussi au travers des formes d'habitat : près de la moitié des logements sont des maisons individuelles (44 %). Souvent même cet habitat revêt une tonalité inédite. Les lofts de Sartrouville réalisés par Fédéral, par exemple, sont vendus sous forme de "coque" avec les murs doublés revêtus d'une couche de peinture, laissant l'acquéreur distribuer les pièces et assurer les ultimes finitions à son goût. "Nous avons eu l'idée de proposer un menu à la carte", explique le promoteur qui par ailleurs peut conseiller des équipes d'architectes d'appoint si le besoin se fait sentir. De cette façon, les espaces peuvent être ou non cloisonnés et s'étirer de 65 jusqu'à 135 m2. Ces coques sont mises sur le marché entre 250 000 et 390 000 €, avec une livraison envisageable au 2e trimestre 2007. Dans le même esprit contemporain, Promogim propose des maisons d'architecte conçues par Jean-Michel Wilmotte à Boisd'Arcy approximativement entre 435 000 et 490 000 €. Le programme est central, situé dans la ZAC de la Croix Bonnet. Boisd'Arcy s'affirme en plein renouveau avec un centre historique pittoresque, Versailles à proximité, une base nautique et une forêt domaniale. A l'inverse, L'Immobilière Promex réserve aux amateurs de cachet à l'ancienne la résidence du Donjon, conçue autour de la réhabilitation de l'usine de tisanes Boldofleurine. Le promoteur a gardé la façade, les fenêtres de 2 m de haut et une hauteur sous plafond de 3 m. Le programme se compose de 26 maisons de ville et de 16 appartements dans l'usine. Les maisons se négocient à partir de 255 000 € à environ 2 500 €/m2 et le collectif à 3 200 €/m2. Jusqu'à présent, les acquéreurs étaient de jeunes couples parisiens et des retraités souhaitant se rapprocher du centre-ville. La résidence se situe à Houdan, une cité en partie médiévale dont le centre vient d'être requalifié. Son bâti s'intègre dans le paysage traditionnel houdanais. Les petites villes tirent allègrement leur épingle du jeu : Nexity Domaines a choisi Neauphle-le-Vieux, Bonnières-sur-Seine et Magnanville pour implanter ses toutes dernières réalisations. Le promoteur sélectionne les sites : "En tenant compte de la vie quotidienne d'une famille active : gares, axes routiers, centres commerciaux, écoles, crèches et loisirs." Pour les acquéreurs, cela signifie aussi qu'il est possible de trouver un "large choix de maisons de ville, individuelles et de petites résidences dans l'esprit des 'pays franciliens'". Enfin Kaufman & Broad a ouvert depuis peu un bureau de vente à Limay pour commercialiser une trentaine de maisons et un second programme s'annonce. Le promoteur propose par ailleurs une petite dizaine de programmes de maisons plus ou moins avancés dans leur commercialisation, aux dates de livraison échelonnées entre 2007 et 2009. Saint-Nom-La-Bretèche, Saint- Arnoud, Les Clayes-sous-Bois, Toussus-Le- Noble, Houdan : autant de bourgs et villages nichés dans la chlorophylle, comme une bonne partie des 262 communes yvelinoises.

A Saint-Malo : l’effet TGV

A Saint-Malo : l’effet TGV

53 000 habitants à l'année, jusqu'à 200 000 résidents l'été… A l'extrême nord de l'Ille-et- Vilaine, Saint-Malo séduit d'abord par sa vieille ville, ses remparts, ses marées exceptionnelles (les plus grandes d'Europe !). Elle retient ensuite par son art de vivre et son dynamisme. La cité de Jacques Cartier et de Chateaubriand vit au rythme de grands rendez-vous, du festival Etonnants Voyageurs au départ de la Route du Rhum. Côté économie, ses zones d'activités se déploient sur plus de 400 hectares. C'est aussi le 2e port de commerce de Bretagne, un port de pêche et de plaisance. Par la route, Saint-Malo est à 45 minutes de Rennes par une quatre voies (73 km), deux heures de Nantes (190 km) et de Brest (220 km). A 618 km de la capitale britannique, elle profite enfin d'une liaison directe avec les aéroports de Jersey, Guernesey et Londres, via l'aéroport de Dinard- Pleurtuit, à 10 km de là. Sur la communauté d'agglomération, le Pays de Saint-Malo, la construction de logements va bon train : selon le service de l'urbanisme, elle atteint en moyenne 550 unités par an, social compris. Le nouveau programme local de l'habitat (PLH), qui devrait être validé d'ici fin 2007-début 2008, prévoit d'intensifier cette offre. Avec des besoins estimés à 4 500 nouveaux logements d'ici 2013, il table sur 750 unités annuelles, dont 58 % en accession libre. L'actualité de la ville, c'est, avec l'été, l'arrivée des touristes, mais aussi la transformation du quartier de la Gare-Rocabey, dopé par l'arrivée du TGV qui, depuis fin 2005, place Paris à moins de 3 heures de train. Avec à la clé, 350 nouveaux logements (dont 255 en accession libre), des services publics, des bureaux, une médiathèque, une supérette et un hôtel. Confiés à la Sacib, la Secib, Océanic, SM2I et Giboire, les premiers logements devraient être livrés dès le printemps 2008. Côté ventes, la grande affiche est au Jules-Verne, un programme de 30 appartements du 2 au 4-pièces, proposé par la Sacib et SM2I, avenue Jean-Jaurès. "Il n'en reste que 5 ou 6, avertit Véronique Bléas- Moncorps, présidente de la Sacib, commercialisés autour de 3 700 r/m2. Présent depuis près de 40 ans sur la ville, le groupe développe d'autres résidences dans le secteur :"La pré-commercialisation de deux programmes, idéalement situés sur la nouvelle esplanade de la gare, est lancée", poursuit- elle. Sur Nautica, on annonce 55 appartements du 2 au 4-pièces (entre 75 et 100m2), et une architecture dont les rythmes d'ouverture et la hauteur des façades seront des clins d'oeil aux traditions locales. Avec la résidence Newquay, sur l'axe Moka-Marville, le promoteur affichera 14 appartements du 2 au 4-pièces au-dessus de commerces et d'activités en rez-de-chaussée. Les autres chantiers se situent principalement entre Rothéneuf et la Montagne Saint- Joseph. La mairie prévoit environ 400 logements par an. 35 sont déjà en vente par le constructeur Sacib, à 200 m de la grande plage du Sillon et tout près de la Cité Corsaire. La résidence Côté Docks promet des surfaces du 2 au 5-pièces sur le quai Duguay- Trouin et rue de l'Industrie. "Parallèlement, nous travaillons sur des terrains à bâtir avec des petites maisons et du semi-collectif sur le Moulin Dugué, ajoute Véronique Bléas- Moncorps. Avant la fin de l'année,nous pourrons notamment proposer une vingtaine de logements, en partenariat avec Lamotte. Beaucoup d'autres projets sont en cours,pour l'année 2008".

Sylvia Pinel en visite dans le 94

Sylvia Pinel en visite dans le 94

Le 16 avril, la ministre du Logement Sylvia Pinel s’est rendue à Fresnes pour visiter le chantier en construction de La Cerisaie.

Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de France

Jean-François Gabilla, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de France

"Une ambition pour chaque Français : être propriétaire d'un logement lors de son départ à la retraite" Indicateur Bertrand :Quel constat dressez-vous de l'état du logement en France ? Et notamment en ce qui concerne les besoins ? Jean-François Gabilla : Les récentes études sur les besoins annuels en logement mettent l'accent sur l'augmentation du nombre de ménages au cours des prochaines décennies, conséquence de la décohabitation, de l'immigration et, davantage encore, du vieillissement de la population. Elles font apparaître un volume nécessaire de construction de logements compris entre 440 000 et 500 000 unités, fourchette qui tient compte des besoins minima et de la demande potentielle. Construire 500 000 logements par an durant les dix années à venir est un objectif ambitieux, partagé par tous. Cette offre de nouveaux logements doit non seulement répondre globalement aux besoins du pays, mais encore aux capacités financières, aux attentes et aux aspirations de chacun de nos concitoyens. I. B. : Quelles sont les propositions de la FPC en faveur du logement ? J. -F. G. : Pour permettre d'apporter une solution durable à la crise du logement, pour le rendre "accessible à tous", notre objectif doit s'accompagner d'une ambition pour chaque Français : être propriétaire d'un logement lors de son départ à la retraite. En effet : 90 % des Français, toutes catégories confondues, souhaitent devenir propriétaires de leur logement, mais cette aspiration se heurte aux moyens dont ils disposent. Il faut construire davantage pour répondre aux objectifs de développement durable. En effet, si construire davantage permet d'abord de répondre aux besoins quantitatifs, c'est aussi assurer le renouvellement d'un parc obsolescent par la construction de logements nouveaux aux performances thermiques et environnementales bien plus élevées, c'est favoriser la vie en ville en la construisant sur elle-même et en développant des pôles urbains périphériques cohérents conformément au principe de densité urbaine de la loi SRU, c'est lutter contre l'étalement de l'habitat dans les campagnes, les nuisances des transports individuels, l'éloignement et la dispersion des services publics et l'isolement d'une population vieillissante. I.B. :Pour y parvenir,que préconisez- vous ? J. -F.G. : Pour cela, il est nécessaire de développer quantitativement l'offre foncière urbaine destinée aux nouveaux logements en encourageant les grandes opérations d'aménagement publiques et privées, les ventes de terrains de l'Etat et le recyclage des terrains pollués. Il faut développer une offre foncière financièrement adaptée à la construction de logements accessibles à tous, en arbitrant plutôt sur la qualité des projets de mise en valeur des terrains que sur le prix atteint par ces derniers lors des appels d'offre. Il est nécessaire d'encourager les performances techniques et environnementales des constructions en veillant néanmoins à limiter l'impact des mesures réglementaires et normatives en faveur du développement durable sur le coût de revient des logements neufs afin qu'ils demeurent accessibles à tous. Il faut aussi sécuriser davantage les autorisations administratives régulièrement obtenues afin d'éviter que les groupes de pressions les plus malthusiens ou les plus intéressés n'entravent la construction des logements normalement permise. Il est nécessaire de mettre en cohérence la politique de l'habitat et celle des transports, en matière de densité notamment ; de soumettre les aides à l'accession dans l'habitat ancien à la nécessaire requalification environnementale en conditionnant l'octroi du prêt à 0 % à la réalisation des travaux nécessaires. I. B. : Selon vous, il s'agit aussi de recentrer la notion de logement dit "social" sur le statut de l'occupant… J. -F. G. : En effet, le logement n'est pas social par destination, mais par son usage. Il doit être qualifié de logement social en fonction du statut de son occupant, de ses plafonds de ressources. Que cet occupant soit locataire ou propriétaire, à niveau égal de ressources, il a droit d'être aidé de la même manière DR par la solidarité nationale pour se loger. Il est donc nécessaire d'accélérer la construction de logements locatifs destinés aux clientèles sociales ou intermédiaires en encourageant les promoteurs privés à développer les ventes en l'état futur d'achèvement aux organismes HLM et à la Foncière Logement. Il faut compléter la gamme des mesures existantes en faveur de l'investissement locatif privé (Robien recentré, Borloo et PLS privé) par un dispositif destiné à loger des locataires répondant aux critères du PLUS. Enfin il faut promouvoir l'accession à la propriété d'un logement neuf des ménages qui répondent aux conditions de revenus du PLS - et plus particulièrement à celles du PLUS - par des incitations fiscales adaptées et par l'inclusion de ces programmes dans le quota de logements sociaux prévus par la loi SRU. I.B. :Vous souhaitez également redonner au logement son rôle majeur d'ascenseur social… J.-F.G. : En effet, construire davantage, c'est mieux servir l'attente des accédants et des locataires et favoriser le bien-être collectif, c'est aussi permettre aux accédants de jouir à terme d'un meilleur niveau de vie. Pour ne pas pénaliser un parcours résidentiel réussi et valorisant, il est nécessaire d'exclure la résidence principale de l'assiette des droits de succession en ligne directe et de celle de l'ISF.