Il n’est pas du genre à raser

Préférant le remodelage à la démolition, Roland Castro a écrêté des derniers niveaux, redessiné des halls, usé du bow-window pour adoucir des barres et des tours. On lui doit la deuxième vie, entre autres, du quai de Rohan à Lorient, du bâtiment Diderot du Val d’Argent à Argenteuil, et de l’immense Caravelle de Villeneuve-la-Garenne – et, pour la petite histoire, aucun de ces sites n’a été troublé par les émeutes de 2005. Bientôt, la barre Balmont, projet en cours dans le quartier de la Duchère à Lyon, sera totalement remodelée pour pouvoir accueillir des duplex non-conventionnés au dernier étage, signe de l’évolution sociale des lieux mais aussi des temps.

Il n’est pas du genre à raser
Il n’est pas du genre à raser

Tout en étant un architecte de grands ensembles, Roland Castro a des talents d’urbaniste, qu’il exprime souvent dans de petits quartiers intimistes, que ce soit dans celui de la Joliette àMarseille, ou rue de Bagnolet, à Paris, où s’achève une opération mixte. Aux dernières nouvelles, le maître d’oeuvre vient de remporter le remodelage de la dalle de La Défense et aussi d’être désigné, avec neuf de ses confrères, pour travailler sur le dossier du Grand Paris. Les années à venir seront donc consacrées à des projets urbains… à moins que ne resurgisse le vieux démon de la politique. En 2003, Roland Castro a d’ores et déjà fondé le Mouvement de l’utopie concrète et a même envisagé, un temps, de se présenter à l’élection présidentielle. L’idée le taraude aussi de créer, un jour peut-être, un journal. “La presse d’opinion fait défaut en France”, regrette-t-il. La presse, une autre grande muraille à remodeler…


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