Actualité

Nantes : Le frémissement attendu
Si le marché ralentit, la capitale des Pays de Loire affiche une belle résistance et retrouve même peu à peu un second souffle grâce à une forte demande, un choix plus large et de bonnes perspectives d'avenir.

Des maisons suspendues aux Batignolles
Kaufman et Broad lance Emergence, un programme d’une grande audace architecturale, à proximité du futur palais de Justice (XVIIe).

COTEAUX OUEST : COMMUNES PORTEUSES
Le secteur des Coteaux Ouest est aussi en plein essor et il s'y trouve toujours des programmes en cours de commercialisation. Ainsi à Francheville, Bouygues Immobilier réalise L'Ecrin du Bourg, 50 avenue de la Table de Pierre, à proximité de Tassin, sous la forme d'une résidence avec piscine privée, du 2 au 5-pièces, au prix moyen de 3 261 €/m2, avec une livraison prévue au cours du 3e trimestre 2007. Le même promoteur lance une opération à Dardilly, en plein centre du village, baptisée Le Domaine de Beaumanière, composé d'appartements et de maisons avec terrains, au prix moyen de 3 811 €/m2. La livraison est aussi attendue pour le 3e trimestre 2007. Tassin-la-demi-Lune, importante commune du secteur, accueillera en 2006 un projet de Bouygues Immobilier, d'environ 120 logements, avec une priorité donnée à l'accession à la propriété. De son côté, avant d'autres projets mais plutôt sur des villes comme Bourg-en- Bresse ou Mâcon, c'est-à-dire en dehors de l'agglomération lyonnaise, Financière Rive Gauche termine la commercialisation de son programme Le Quatuor, livrable en fin d'année, où de rares appartements sont encore disponibles. Pour exemple, un 4-pièces est vendu entre 338 882 et 360 079 € selon sa surface et son orientation.

Dynamique marché immobilier neuf bordelais
A observer le marché bordelais, l'offre est effectivement bien présente. Dans le secteur de Caudéran, Cogedim propose Villa Saint- Amand, une résidence intimiste de 21 appartements, du 2 au 5-pièces, tandis qu'Icade Capri y commercialise la troisième tranche du Parc Montesquieu, avec 86 logements, du studio au 5-pièces, livrable au 2e semestre 2008. Kaufman & Broad termine la vente, dans le même secteur du Square Caudéran, où le 3-pièces est commercialisé à partir de 187 000 e. Au coeur du nouveau quartier de la Bastide et de ses nombreux espaces verts, George V Apollonia réalise L'Autre Quai, de petites résidences qui bénéficieront pour la plupart de vues sur la Garonne. Le 2-pièces de 44,2 m2 vaut 161 000 e et la livraison est attendue pour le 4e trimestre 2007. Bouygues Immobilier signe deux opérations livrables en 2008, à 200 m de l'hôtel de ville, avec le Square Pey Berland, où le 3-pièces est commercialisé à partir de 263 000 e, et avec 17 rue du Ha, une opération de prestige dans le quartier de l'hôtel de ville pour 51 appartements. Groupe Patrice Pichet lance de nombreux programmes à Bordeaux, il offrira 200 logements avec Les Jardins de la Marjolaine, entre les Chartrons et le Jardin public, à un prix moyen de 3 300 e/m2, pour une livraison prévue eu 2e trimestre 2008.

Rien ne vous oblige à donner mandat à un gestionnaire pour votre investissement locatif, si vous souhaitez vous en occuper vous-même. Vous devrez cependant vous montrer rigoureux et connaître quelques "ficelles" juridiques. Il s'agit d'abord de savoir établir le montant du loyer auquel vous pouvez prétendre, en fonction des plafonds autorisés si vous investissez en Robien, mais aussi en fonction du marché locatif réel, que vous avez donc intérêt à connaître. Autre difficulté, la révision et l'augmentation du loyer, qui obéissent à certaines règles d'indexation et peuvent s'avérer complexes pour le néophyte.

Les prix de l'immobilier neuf dans l'Agglomération Urbaine de Lyon au 3er trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans l'Agglomération Urbaine de Lyon par la fédération des promoteurs immobiliers.

Bordeaux : les écoquartiers se multiplient
Parmi l’offre de logements disponible sur le territoire de la CUB, il est des programmes qui méritent le détour tant ils contribuent à métamorphoser la ville au travers d’opérations d’aménagement d’envergure.

Douceur de vivre, dynamisme économique et afflux de population entraînent une demande soutenue en logements à laquelle Angers répond par des projets d’une ampleur jamais égalée. La ville de demain se dessine aujourd’hui.

En dépit de ces atouts, La Duchère n'est pas comparable au boulevard des Belges, l'une des top avenues de Lyon, ni à la rue de la Pompe à Paris. Le quartier reste un héritage des années 60, époque à laquelle il fallait loger massivement les rapatriés d'Afrique du Nord. Mais une vaste opération "coup de jeune" a démarré sur le site dans le cadre d'un Grand Projet de Ville (GPV) conduit sur 2003/2012. Objectif premier : rééquilibrer le logement en abaissant le parc social de 80 % à 60 % (moyenne lyonnaise : 17 %) et en lançant de l'accession libre. Des petits immeubles sociaux vont peu à peu remplacer les barres obsolètes à raison, comme souhaite la Ville, "d'un logement reconstruit pour un détruit" soit sur La Duchère, soit sur l'agglomération. Une 1ère phase de relogement a eu lieu : 47 % des habitants concernés se sont réinstallés sur le quartier tandis que 53 % optaient pour d'autres sites. Même le chic Ouest lyonnais a accueilli 7 % des "relogés". A l'heure actuelle, une opération est en cours sur 340 ménages de la barre 220. Ce renouveau de la pierre s'accompagne d'une revitalisation du tissu économique. En zone franche, le quartier a le potentiel pour attirer les entreprises. Deux cents candidats ont postulé depuis un an pour établir leurs locaux à La Duchère et 2 consultations sont en cours pour construire de l'immobilier de bureaux ou d'activités. Le centre commercial sera démoli et les commerces repositionnés en pieds d'immeubles pour animer les lieux. Les équipements publics vont aussi être repensés. Le chantier du gymnase a démarré. Celui de la médiathèque, relocalisée dans l'un des immeubles de la place centrale, suivra en fin d'année pour une livraison en 2009. La surface de la bibliothèque sera triplée et le programme d'une halle d'athlétisme régionale est en cours d'écriture. Une école a été démolie puis reconstruite. Une autre est sortie de terre et des crèches sont à l'étude pour être prêtes lors de l'arrivée des nouveaux habitants. Les responsables du GPV s'estiment dans les temps pour mener à son terme un projet d'une telle envergure.

Multiplier les écoquartiers, c'est un des objectifs du Grenelle de l'Environnement. Pour y parvenir, le ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables vient de lancer un site. Sa cible : les acteurs locaux (élus, urbanistes, architectes...). Il présente 10 principes clés pour concevoir un écoquartier et met en lumière un certain nombre d'initiatives intéressantes, en France comme à l'étranger. Son ambition : constituer une “boîte à outils” aussi opérationnelle et actualisée que possible. La rubrique “s'engager” propose des informations utiles sur les aides et les financements disponibles. Nécessité de lutter contre les effets de l'étalement urbain, d'avoir des logements moins gourmands en énergie, de trier et de recycler les déchets, de développer les transports collectifs... L'écoquartier se révèle une solutions des plus prometteuses pour relever tous ces défis. www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr

Bilan et perspectives Ile-de-France : territoires convoités
Au travers des paysages franciliens, des pages de l’urbanisme des années 60 se tournent et des friches industrielles reprennent forme. Cette nouvelle dynamique a un prix.

Le bois à l’honneur dans le plus grand écoquartier de France
PHOTOS. Le matériau est mis en valeur dans ce programme atypique. Baptisé Liv’in, le projet relance la réalisation de logements, un temps gelée, dans l’écoquartier Sycomore de Bussy Saint-Georges (77).

Du neuf dans la zac des Grisettes à Montpellier
Lieu privilégié des promenades et des loisirs de ce nouvel écoquartier de Montpellier, l’Agri parc municipal du Mas Nougier va s’enrichir de bâtiments de services sociaux et de nouveaux logements.

Crédit d’impôt - Prime aux écolos
Depuis longtemps, la récupération des eaux de pluie fait partie de la panoplie de l’éco construction. Bonne nouvelle, ce geste écolo est aujourd’hui récompensé. Concrètement, les particuliers qui installeraient un système de récupération et de traitement des eaux de pluie entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009 auront droit à un crédit d’impôt. Celui-ci représente 40% du montant des équipements et des travaux réalisés. Pour rappel, s’il n’est pas recommandé d’utiliser l’eau pluviale pour la boire ou même prendre une douche, elle est parfaite pour la lessive, l’arrosage du jardin ou les chasses d’eau (35 % de la facture d’eau potable !). En plus, récupérer les eaux pluviales pour un usage domestique n’est pas très compliqué : récupérées en général par le biais de la toiture, elles sont filtrées puis stockées dans une cuve au lieu d’être directement rejetées vers le réseau d’assainissement. L’eau de pluie subit ensuite différents traitements. A la sortie des gouttières, elle passera par un système de purification qui retient particules et sédiments. Grâce à une pompe, elle sera ensuite aspirée dans une cuve de béton où la présence de chaux permettra de maîtriser l’acidité naturelle des pluies. Enfin, un filtre à charbon actif neutralisera les éventuelles mauvaises odeurs.

La loi relative à la modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des Métropoles (Maptam) a été adoptée par le Parlement le 19 décembre 2013 et promulguée le 27 janvier 2014.

Vivrélec, Qualitel, Promotelec, Habitat et Environnement, Haute Qualité Environnementale ? Difficile de s'y retrouver dans la jungle des appellations mystérieuses et de savoir ce qu'elles recouvrent exactement. Disons pour commencer que les promoteurs sont de plus en plus nombreux à faire certifier la qualité de leurs programmes ou de certains aspects, comme l'installation électrique par exemple, par des organismes indépendants qui attribuent leur label en fonction de certains critères.

Alors que les marchés immobiliers génèrent un certain nombre de questions, voire des inquiétudes à peine dissimulées, qu'en est-il à Marseille face au gonflement du stock de logements neufs ? "Le stock est plus important que l'an dernier, constate Philippe Rallo, directeur régional des ventes de Promogim. Qu'on ne s'inquiète pas pour autant ! Le marché immobilier marseillais n'est pas prêt de s'arrêter : même si l'importance de l'offre rend quelquefois une partie de la clientèle momentanément indécise, la demande est toujours là." Pour Christine Adenet, responsable de programmes chez Les Nouveaux Constructeurs : "Le stock s'est effectivement reconstitué et l'offre est devenue conséquente. Le fait marquant est l'attentisme de la clientèle. Elle est plus exigeante et en majorité axée vers la résidence principale." Inquiète ? "Non, même si les délais de ventes sont devenus un peu plus longs". Pour Gilles Sion, directeur commercial de l'agence Provence Sud de Bouygues Immobilier : "Le taux d'écoulement a ralenti mais le nombre de réservations est identique, à ceci près que l'on note parfois un peu plus de désistement." Ce désistement est temporaire estime Eric Pero, directeur commercial Méditerranée de Kaufman & Broad : "Les incertitudes sur la loi Robien et le dispositif Borloo ont ralenti les investisseurs et les effets d'annonce lancés un peu tôt ont pu entraîner cette position attentiste qui, désormais, semble derrière nous. Globalement, les rythmes de ventes restent très corrects." Comme le souligne Philippe Rallo, "Marseille est en pleine transition : une ère nouvelle semble s'ouvrir. Entre le lancement des dispositifs en faveur de l'investissement immobilier et la baisse du chômage, je suis réellement serein".