Le crédit à taux révisable hors course

Les conséquences de la remontée des taux sont plus importantes sur ceux de type révisable. Ces dernières années, les écarts de taux ont parfois atteint plus d’un point en leur faveur, ce qui les rendait très attrayants. Beaucoup de banques se sont donc engouffrées dans la brèche. Mais aujourd’hui, la donne a changé. Quand l’écart ne représente plus que quelques centimes, pourquoi prendre le risque d’un taux dont on ne connaît pas l’évolution ? D’ailleurs, un certain nombre de banques les déconseillent. “Sans hausse des taux fixes ou sans baisse des taux variables, aucun intérêt à opter pour ce mode de financement”, conseille Empruntis. D’autant que l’inconvénient majeur des taux révisables tient au fait qu’il est impossible de chiffrer à l’avance le coût global du crédit. En effet, le taux évolue à la hausse ou à la baisse en fonction des fluctuations de l’indice de révision. En outre, il faut se méfier des taux d’appel que certains établissements mettent en avant. Certes, un taux d’appel vous permet de profiter de conditions plus avantageuses au départ. Mais, au moment de la première révision, que se passera-t-il ?

Le crédit à taux révisable hors course
Le crédit à taux révisable hors course

 


Même si l’Euribor n’a pas bougé, le taux augmentera. Il faut savoir que la révision du taux s’effectue en général tous les ans, à la date anniversaire du prêt (mais elle peut aussi avoir lieu tous les trois mois). Et pour appliquer cette révision, la banque tient compte de l’évolution de l’Euribor (sur trois mois ou un an, donc, selon les cas) et lui applique une marge (qui lui sert de rémunération) de l’ordre de 1 à 2 points, en fonction des banques et du profil de l’emprunteur. Prenons l’exemple d’un prêt consenti il y a un an à 4 % et révisable aujourd’hui selon l’Euribor 1 an, par exemple 4,95 %. De fait, le taux recalculé s’établira sur la base de 4,95 %, à laquelle il faudra ajouter la marge de la banque. En prenant l’hypothèse d’un point de marge, le taux passera donc à 5,95 %, soit un taux supérieur de 1 et 1,5 point par rapport au niveau des taux fixes d’aujourd’hui. Au final, une bien mauvaise affaire… Si vous optez malgré tout pour un taux révisable, “il est très important de choisir un taux capé, c’est-à-dire limité à la hausse, indique Christophe Crémer, PDG de Meilleurtaux. com. L’importante progression des taux d’intérêt à 1 an depuis le début de l’année 2006 – ils sont passés de 2,75 à 4,60 %, soit plus de 1,85 point – a déjà conduit à une très forte hausse des taux des prêts révisables. Une répercussion qui s’effectue sur la durée du prêt ou la mensualité, selon les cas. Dans un contexte de hausse des taux, rien ne vaut donc la sécurité d’un taux fixe. Même si certains banquiers avancent toutefois qu’ils sont rigides et pas forcément sans risque.


 


 

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