Ces projets qui vont changer nos villes

À l’heure de l’Europe, Paris et les capitales régionales françaises font preuve de grandes ambitions pour faire valoir leurs atouts. Enquête sur les transformations qui vont changer nos vi(ll)es.

Ces projets qui vont changer nos villes
Ces projets qui vont changer nos villes

C ’est un fait. Le temps où l’on pouvait juxtaposer les constructions n’importe comment, sans vision globale de l’aménagement urbain, n’a plus cours. Plus personne aujourd’hui n’envisage l’aménagement d’un quartier sans une réflexion poussée sur les retombées du projet à long terme, tant au plan urbanistique, socio-économique, que du développement durable. D’autant que l’Europe conduit à l’essor des grandes villes métropolitaines et que celles qui n’auront pas pris le train en marche risquent de rester en marge des grandes décisions. Le TGV a été un élément clé de l’évolution de certaines d’entre elles, comme Lyon, Marseille ou Lille qui ont vu leur attractivité se renforcer avec leur ligne à grande vitesse (LGV). D’autres, moins emblématiques, en ont également bénéficié : Le Mans, Rennes, Saint-Malo, Reims ou Valence... Mais, comme le soulignait une étude Deloitte réalisée en 2011, ce n’est pas parce qu’un TGV arrive dans une ville qu’il dopera automatiquement l’activité économique. Pour preuve, des villes comme Metz, Nancy, Chalons-sur-Saône ou Vendôme. La raison ? Vraisemblablement le manque d’anticipation. Par exemple, lorsqu’une gare TGV n’est pas en centre-ville et ou non reliée à ce dernier...


L'acte III de la décentralisation


Mais d’autres facteurs obligent les villes à se repositionner. Dans une Europe qui organise son territoire en grands pôles de compétitivité, il faut une taille significative pour compter sur l’échiquier européen. Depuis une trentaine d’années, avec les lois de décentralisation, les grandes villes sont devenues des métropoles, les autres des communautés d’agglomérations ou des communautés de communes, les maires déléguant alors certaines prérogatives à leur EPCI (Établissement public de coopération intercommunal). L’acte III de la décentralisation qui se profile avec la réforme en cours renforcera d’ailleurs cette obligation de regroupement afin de former des intercommunalités suffisamment cohérentes pour faire face aux enjeux européens. Son objectif est entre autres de créer des métropoles capables d’affirmer leur rôle de grandes agglomérations comme moteur de la croissance économique et de l’attractivité de leur territoire. Bref, des métropoles en mesure de peser à l’échelon européen et international. C’est dans cette course à la compétitivité que se sont engagées nombre des villes françaises qui ne veulent pas être laissées pour compte. D’où la frénésie de grands projets urbains dont elles font l’objet.

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