Actualité

En France, les communes en zone de ville nouvelle abandonnent certaines compétences (de développement, comme la construction de crèches, d'écoles, d'infrastructures sportives, etc. ou techniques tels que le traitement des eaux usées et des ordures ménagères) à des syndicats d'agglomérations nouvelles (SAN).

La "réception des travaux", c'est l'acte par lequel le maître d'ouvrage déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves. Elle consiste en une visite approfondie des lieux en compagnie du constructeur. C'est une étape essentielle, qui marque le point de départ des différentes garanties. Pour ne rien laisser passer, vous avez le droit de vous faire assister par un professionnel du bâtiment. Prenez votre temps et passez à la loupe chaque pièce, du sol au plafond. Vous devez vérifier que tout est conforme point par point à la notice descriptive et aux plans. Munissez-vous d'un mètre pour vérifier les dimensions des pièces. Ouvrez et fermez les robinets, faites fonctionner les prises de courant, les chasses d'eau, les radiateurs, etc. Après ce "tour du propriétaire", vous procédez à la réception. Sans réserves, si vous n'avez constaté aucune anomalie. Avec réserves, si vous avez constaté des vices apparents. Ces éléments figurent sur un procès-verbal que vous signez et qui doit mentionner le détail des réserves éventuelles ainsi que le délai accordé pour remédier aux défauts constatés. Le constructeur ou promoteur est obligé d'en tenir compte et de procéder aux réparations. Vous avez en main un argument de poids, le solde des travaux qui reste à payer (5 %). Vous pouvez décider de le consigner, jusqu'à la levée des réserves.

PAS ET PRÊT À 0 % : UN DUO DE CHOC
Si, avec un Pas, vous pouvez emprunter jusqu'à 100 % du prix d'achat de votre logement à des taux relativement compétitifs, vous avez intérêt, pour réduire le coût de votre crédit, à solliciter un prêt à 0 %. Certes, cette aide de l'Etat est réservée aux primo-accédants, c'est-à-dire aux particuliers qui achètent leur résidence principale pour la première fois ou qui n'ont pas été propriétaires depuis au moins deux ans (il existe quelques exceptions à la règle), mais comme son nom l'indique, elle est accordée sans intérêt. Mais là encore, vos revenus ne doivent pas dépasser certains plafonds. Ceux-ci sont différents du Pas. En région parisienne, si vous êtes une famille de quatre personnes, vous ne devez pas percevoir plus de 35 540 € de revenus annuels imposables, en province, 32 390 €. Avec ce prêt, vous pouvez financer l'achat de votre résidence principale neuve ainsi que l'acquisition d'un logement ancien sous certaines conditions. S'agissant d'une aide de l'Etat, le montant du prêt à 0 % est plafonné. Il ne peut pas être supérieur à 20 % du coût de votre opération (50 % dans certains cas). Il ne peut pas non plus représenter plus de 50 % du montant du ou des autres prêts d'une durée supérieure à deux ans, entrant dans le financement de votre acquisition. Et dans tous les cas, ce montant ne pourra jamais dépasser certains plafonds. Dans le neuf, il ne peut pas excéder 27 500 € pour une famille de quatre personnes habitant en région parisienne et 21 500 € en province ; dans l'ancien, il varie de 16 125 à 24 750 € selon votre région d'habitation. Pour les acquéreurs modestes, Pas et prêt à 0 % constituent donc un excellent moyen de devenir propriétaire à moindre coût. Mais attention, il n'est pas impossible que son existence soit remise en cause, tout comme le prêt à 0 %. Car, dans le projet de loi de Finances pour 2006, le gouvernement envisage de prélever la quasi-totalité des fonds versés au FGAS (Fonds de garantie de l'accession sociale), autrement dit, de ne plus permettre aux banques de distribuer les prêts aidés que sont le prêt à 0 % et le prêt à l'accession sociale. Une mesure qui a récemment fait monter les banques au créneau (BNPParibas, Banque Populaire, Caisses d'Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, CIC, Dexia, Crédit Local, LCL, Société Générale et Crédit Immobilier de France). Ce fond est, en effet, alimenté pour moitié par les banques et l'Etat. Celles-ci estiment qu'une telle décision remettrait en cause 70 000 prêts par an. Espérons que le gouvernement reviendra sur cette mesure qui va d'ailleurs à l'encontre des récentes dispositions visant à élargir le champ d'application du PTZ, lequel devait profiter à 240 000 bénéficiaires par an (contre 80 000 en 2004). Affaire à suivre donc !

En achetant votre maison sur plan à un promoteur, vous devez signer un contrat de vente en l’état futur d’achèvement (Vefa).

Je possède un terrain à la campagne. La commune ne s'est pas dotée d'un plan local d'urbanisme ; cela signifie-t-il que j'ai toute liberté pour construire ? (Arlette S., Bonneuil, 94)

Plan bâtiment : des mesures de relance
TVA réduite à 5 % pour les logements sociaux, limitation des recours abusifs contre les permis de construire... le président de la République a annoncé une vingtaine de mesures pour aider le secteur de la construction et du bâtiment.

Le TGV dynamise le développement urbain
A Thionville et Epinal, des programmes combinant activités économiques, équipements urbains et transports sont en cours. Sur le terrain du logement, les prix sont à la hausse, notamment à Reims. En Champagne Ardennes, on se situe à 2 490 e/m2, selon les Notaires de France, à 43 100 e pour un terrain jusqu'à 1 500 m2. En Lorraine, un 2-pièces s'achète 2 820 e/m2. En Alsace, on grimpe à 3 290 e/m2 sur les petites surfaces. Les loyers ont augmenté (près de 20 e/m2 dans le centre de Strasbourg). Dans la capitale alsacienne, les services de la communauté d'agglomération "notent,depuis 2005, un effort de construction particulier sur la ville de Strasbourg.On y a construit 1 015 logements en 2006 contre 816 en 2005". Avec près d'1,5 % de logements en plus chaque année, l'Alsace bénéficie, avec les Pays de la Loire et le Languedoc-Roussillon, d'une des croissances les plus fortes du pays. En 2030, elle comptera 30 % de logements supplémentaires et 12 % de population en plus, selon une étude conjointe de l'Insee Alsace et de la Région.

Tramway : bientôt quatre lignes à Montpellier !
Montpellier multiplie les lignes de tramway. Avec la nouvelle gare TGV dont la livraison est attendue pour 2016, la 1re ligne de tramway, longue de 15 km, verra son prolongement du pôle commercial d'Odysseum vers ce nouveau pôle. Ce qui était moins connu, c'est qu'après la ligne 3, en cours de réalisation, une quatrième ligne verra le jour sur 8,2 km en forme de boucle pour relier les trois lignes entre elles. Cette dernière, qui nécessitera moins de travaux que les autres, devrait être opérationnelle en 2012.

Au travers de l'architecte Hermann Kaufmann, l'école autrichienne du Vorarlberg fait ses premiers pas en France. Avec des principes constructifs très en avance sur le développement durable.

Le quartier Seine Arche est en marche
Entre la Seine et l’Arche de La Défense, un nouveau centre appelé Coeur de quartier se dessine autour de la gare Nanterre-Université. Au programme : logements, bureaux et commerces.

Entrepreneur responsable, mais pas coupable
Une fois installés dans notre maison à peine construite, nous avons constaté de nombreux dégâts, qui ont donné lieu à une expertise concluant à de mauvaises soudures. Notre entrepreneur s’exonère de toute responsabilité, mettant en cause celle d’un sous-traitant, qui refuse tout contact avec nous.Que faire ? (Anne et Pierre L., Clermont-Ferrand, 63)

Les prix de l'immobilier neuf dans le SCOT de Lille au 2e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans le SCOT de Lille par la fédération des promoteurs immobiliers.

L’accession a le vent en poupe
Le niveau des prix est-il de nature à laisser les primo-accédants à la marge du marché neuf ? Pas du tout, estiment les professionnels, même s'ils apportent à leurs propos des nuances."Tant que les taux d'intérêt ne remontent pas trop, les primo-accédants figureront toujours parmi nos acheteurs, pense Christine Carniel. D'autant que la baisse des prix du foncier se fera probablement sentir d'ici un an ou deux. Si l'on ajoute que les prix des logements n'augmentent plus comme précédemment et qu'il reste, lors de la livraison, quelques logements à la vente nous permettant de concurrencer le secteur de la revente, tout porte à croire que le marché s'adapte aux accédants".Quant à une baisse très brutale des prix, Christine Carniel la repousse d'un revers de la main : "Observez les courbes de prix sur de longues périodes, jamais les prix ne se sont effondrés. Le logement restera toujours une valeur sûre car se loger est une nécessité". En matière de prix, ce qui évolue, à la satisfaction des professionnels, c'est le retour d'une diversité : "Dans un marché de pénurie, nous avions quasiment les mêmes prix à Toulouse intra- muros,Muret ou Grenade, observe Jean- Baptiste Guieu. Aujourd'hui, le marché se segmente enfin et Muret se situe plutôt entre 2 800 et 2 900 r/m2, Grenade entre 2 400 et 2 500 r/m2 tandis qu'intra-muros, le prix moyen tourne autour 3 300 r/m2. C'est rassurant et les promoteurs peuvent ainsi retrouver une valeur ajoutée que nous n'arrivions pas toujours à faire sentir en pleine période d'effervescence". Le marché évolue, change, s'adapte et le ralentissement des rythmes de ventes n'a rien d'inquiétant : "Les acheteurs sont moins pressés, plus vigilants et c'est tant mieux, se félicite Jean-Christophe Etienne, dirigeant du groupe Imocom, promoteur mais aussi commercialisateur des opérations de Tagerim. Il y a des prix à respecter : le 2-pièces à moins de 140 000-145 000 r, le 3-pièces à moins de 200 000 r se vendent bien. Il n'existe pas de prémices de crise comparable à celle des années 1990".

Tout emprunteur n'entrant pas dans les critères d'âge et de santé évoqués précédemment n'avait pas toujours la possibilité de bénéficier d'un contrat groupe et devait, pour obtenir son crédit, se tourner vers des contrats individuels dont les primes étaient tout à fait dissuasives. Ce marché des seniors au pouvoir d'achat non négligeable, les compagnies d'assurances comme les établissements de crédit l'ont pris en compte et ont réfléchi à de nouveaux contrats permettant aux emprunteurs sortant du cadre classique d'être tout de même assurés dans des conditions acceptables et donc de pouvoir emprunter pour un achat immobilier. Souvent baptisés seniors, ces contrats ne couvrent que le décès, généralement jusqu'au 80e anniversaire, voire 85e pour certains.

Bernard Michel, Président de Crédit Agricole Immobilier
Indicateur Bertrand :Quelles sont les spécificités de Crédit Agricole Immobilier et quelle est l'actualité de votre groupe en matière de promotion immobilière ? Bernard Michel :Crédit Agricole Immobilier, pôle immobilier de Crédit Agricole S.A regroupe la totalité des métiers de services de l'immobilier : promotion immobilière et participations ; gestion d'actifs et conseils en investissement pour compte propre ; gestion locative ; gestion du parc immobilier d'exploitation ; transactions ; maîtrise d'ouvrage déléguée privée et publique. En ce qui concerne la promotion immobilière, c'est notre filiale Unimo qui assure le montage et la réalisation des programmes immobiliers tertiaires ou d'habitation, en construction neuve ou réhabilitation, destinés à une clientèle de particuliers et d'investisseurs institutionnels. Cela représente un chiffre d'affaires de 170 Me HT, 900 logements, 8 000 m2 de commerces, 55 000 m2 de bureaux. Ces derniers mois ont été marqués par le développement de nos implantations régionales à Nantes, Marseille et aussi par l'acquisition du promoteur toulousain Litho. Cette année, nous allons implanter des antennes à Lyon et à Rennes. Ce développement régional, une plus large ouverture vers la clientèle extérieure, la rationalisation de notre parc immobilier, figurent parmi les principaux enjeux. Notre plan de développement se veut à la hauteur des ambitions du groupe Crédit Agricole S.A., dans un contexte immobilier auquel nous sommes particulièrement attentifs. I. B. :Quels sont vos projets résidentiels les plus emblématiques, que ce soit en Ilede- France ou en régions ? B.M.: En Ile-de-France, je citerai Poissy (Yvelines) avec la construction de 340 logements composant le nouveau quartier de Noailles (programme Les Rimes NDLR) ; un programme d'une cinquantaine de maisons individuelles dans un choix de sept modèles différents à Ormesson-sur-Marne (Val de Marne) sans oublier Evry (Essonne) où, associés à ING, nous allons mettre en place le nouveau coeur de ville avec 370 logements, des commerces en pied d'immeubles et 6 000 m2 de bureaux. Dans les autres régions, Unimo, en partenariat avec Cogedim, a remporté l'appel d'offres pour la réalisation d'Euromed Center à Marseille. Cet investissement privé de plus de 250 millions d'euros est un projet phare pour la ville : 45 000 m2 de bureaux, un ensemble hôtelier, un cinéma multiplex de 13 salles, et des commerces, en liaison avec un vaste parc urbain. La surface totale du projet est de 2,6 hectares, 71 500 m2 constructibles. La première tranche d'Euromed Center doit être mise en chantier cette fin d'année avec une livraison prévue fin 2009. I. B. : Quel regard portezvous sur le marché de l'immobilier et quelles sont, selon vous, ses perspectives d'évolution ? B. M. : Le freinage de la hausse des prix est plutôt salutaire. Nous nous situons en effet dans une phase haute du marché. Le taux d'effort des acquéreurs atteint son maximum et un certain attentisme se fait jour. I. B. :Comment Crédit Agricole Immobilier se positionne actuellement sur ce marché ? B. M. : Nous nous positionnons sur le segment primoaccédant et bon standing plutôt que haut de gamme et apportons une attention toute particulière à cette évolution. Nous demeurons très sélectifs quant aux programmes sur lesquels nous intervenons tant en promotion qu'en investissement. J'ajoute que le souci de la dimension environnementale est intégré dans nos opérations tout comme la mixité sociale qui est primordiale dans la conduite de très nombreux projets.

TENSIONS SUR LE MARCHE LOCATIF
En centre-ville, les studios se louent en moyenne 410 e par mois. Les 2-pièces trouvent preneurs entre 560 € et 600 € par mois, les trois pièces de 700 € à 750 € et les 4-pièces de 900 € à 1 000 €. Les appartements de grandes surfaces sont plus difficiles à louer, les candidats locataires préférant opter à ces niveaux de frais pour une acquisition pure et simple.

Avec un coût du crédit qui pèse de plus en plus lourd, pas question d’emprunter les yeux fermés. Comment trouver la meilleure offre ? Voici quelques conseils qui devraient vous y aider.