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Bernard Michel, Président de Crédit Agricole Immobilier
Indicateur Bertrand :Quelles sont les spécificités de Crédit Agricole Immobilier et quelle est l'actualité de votre groupe en matière de promotion immobilière ? Bernard Michel :Crédit Agricole Immobilier, pôle immobilier de Crédit Agricole S.A regroupe la totalité des métiers de services de l'immobilier : promotion immobilière et participations ; gestion d'actifs et conseils en investissement pour compte propre ; gestion locative ; gestion du parc immobilier d'exploitation ; transactions ; maîtrise d'ouvrage déléguée privée et publique. En ce qui concerne la promotion immobilière, c'est notre filiale Unimo qui assure le montage et la réalisation des programmes immobiliers tertiaires ou d'habitation, en construction neuve ou réhabilitation, destinés à une clientèle de particuliers et d'investisseurs institutionnels. Cela représente un chiffre d'affaires de 170 Me HT, 900 logements, 8 000 m2 de commerces, 55 000 m2 de bureaux. Ces derniers mois ont été marqués par le développement de nos implantations régionales à Nantes, Marseille et aussi par l'acquisition du promoteur toulousain Litho. Cette année, nous allons implanter des antennes à Lyon et à Rennes. Ce développement régional, une plus large ouverture vers la clientèle extérieure, la rationalisation de notre parc immobilier, figurent parmi les principaux enjeux. Notre plan de développement se veut à la hauteur des ambitions du groupe Crédit Agricole S.A., dans un contexte immobilier auquel nous sommes particulièrement attentifs. I. B. :Quels sont vos projets résidentiels les plus emblématiques, que ce soit en Ilede- France ou en régions ? B.M.: En Ile-de-France, je citerai Poissy (Yvelines) avec la construction de 340 logements composant le nouveau quartier de Noailles (programme Les Rimes NDLR) ; un programme d'une cinquantaine de maisons individuelles dans un choix de sept modèles différents à Ormesson-sur-Marne (Val de Marne) sans oublier Evry (Essonne) où, associés à ING, nous allons mettre en place le nouveau coeur de ville avec 370 logements, des commerces en pied d'immeubles et 6 000 m2 de bureaux. Dans les autres régions, Unimo, en partenariat avec Cogedim, a remporté l'appel d'offres pour la réalisation d'Euromed Center à Marseille. Cet investissement privé de plus de 250 millions d'euros est un projet phare pour la ville : 45 000 m2 de bureaux, un ensemble hôtelier, un cinéma multiplex de 13 salles, et des commerces, en liaison avec un vaste parc urbain. La surface totale du projet est de 2,6 hectares, 71 500 m2 constructibles. La première tranche d'Euromed Center doit être mise en chantier cette fin d'année avec une livraison prévue fin 2009. I. B. : Quel regard portezvous sur le marché de l'immobilier et quelles sont, selon vous, ses perspectives d'évolution ? B. M. : Le freinage de la hausse des prix est plutôt salutaire. Nous nous situons en effet dans une phase haute du marché. Le taux d'effort des acquéreurs atteint son maximum et un certain attentisme se fait jour. I. B. :Comment Crédit Agricole Immobilier se positionne actuellement sur ce marché ? B. M. : Nous nous positionnons sur le segment primoaccédant et bon standing plutôt que haut de gamme et apportons une attention toute particulière à cette évolution. Nous demeurons très sélectifs quant aux programmes sur lesquels nous intervenons tant en promotion qu'en investissement. J'ajoute que le souci de la dimension environnementale est intégré dans nos opérations tout comme la mixité sociale qui est primordiale dans la conduite de très nombreux projets.

Banquier/courtier : le match ?
Acheter son toit signifie, dans la plupart des cas, faire la chasse au crédit. Dans ce domaine, vous avez deux possibilités : passer par un banquier ou faire appel à un courtier. Enquête.

Avec un coût du crédit qui pèse de plus en plus lourd, pas question d’emprunter les yeux fermés. Comment trouver la meilleure offre ? Voici quelques conseils qui devraient vous y aider.

Tours et Orléans, le coeur du Centre
Les deux villes ont bénéficié de la hausse des prix de l’Ile-de-France, dont elles compensent la distance par une qualité de vie agréable, des transports fiables et une offre soutenue.

Paris, les nouvelles tendances de l'immobilier neuf
En dépit de prix souvent élevés et du manque de foncier disponible, la capitale propose une série de nouveaux programmes résolument porteurs. Et la demande est au rendez-vous.

Au travers de l'architecte Hermann Kaufmann, l'école autrichienne du Vorarlberg fait ses premiers pas en France. Avec des principes constructifs très en avance sur le développement durable.

Ile-de-France : L’émergence de marchés à plusieurs vitesses
Le neuf francilien refait surface depuis le début de l’année, mais les marchés départementaux demeurent plus ou moins dynamiques.

Christian Rolloy - Président-directeur général de Promogim
Indicateur Bertrand : Voudriez- vous nous rappeler le positionnement du groupe Promogim et ses enjeux en 2008 ? Christian Rolloy : Avant toutes choses, je signale que Promogim est le premier groupe national indépendant de promotion-construction. C’est une structure familiale que j’ai fondée et dont j’ai été le seul actionnaire à une époque. Maintenant, mes enfants sont entrés dans le capital et ils occupent des postes importants dans l’entreprise. Notre groupe a successivement acquis deux filiales, Franco Suisse d’abord et ensuite Immopierre l’an dernier. Désormais notre objectif est de poursuivre le développement de nos trois marques en les spécialisant chacune sur les divers marchés régionaux. Ainsi la marque Promogim est présente de l’entrée au haut de gamme pratiquement partout en France sauf dans le Sud-Ouest. Les deux autres marques, Franco Suisse et Immopierre, sont spécialisées dans le haut de gamme mais sur des marchés régionaux différents : la première en périphérie sud et ouest de Paris et la seconde dans la résidence côtière en Bretagne sud. Bien que notre activité se concentre dans le logement résidentiel, nous sortirons l’an prochain un important projet de bureaux sur Euralille. I.B. : Quels sont vos programmes résidentiels phares ? C. R. : Nous avons 103 opérations en cours de commercialisation représentant une offre disponible de 2 450 logements. Ce sont des programmes de taille moyenne et d’une certaine patte qualitative, comme le prouvent les Pyramides d’Argent 2007 qui ont couronné l’esthétique et le caractère durable de trois de nos projets. Les deux-tiers de nos clients sont des résidents et les investisseurs acquièrent un bien chez nous souvent dans la perspective de l’habiter plus tard ou de le céder à un enfant. Parmi nos programmes du moment, je citerai de très beaux produits de centreville à Antibes, Juan-les-Pins, Cagnes-sur-Mer et à 100 m de la mer à Cavalaire. Nous commercialiserons deux projets haut de gamme à La Trinité-sur-Mer, une exception dans cette ville qui construit peu. J’ajouterai un programme mixte niçois dont une moitié est rétrocédée à un opérateur social et l’autre commercialisée à un prix maîtrisé de 3 800 e/m2. Un tarif d’autant plus compétitif que le marché local tourne autour de 4 500 à 4 800 e/m2. Ce type d’opération se révèle exemplaire parce qu’il permet de construire pour les actifs locaux tout en produisant des logements sociaux. I.B. : À ce propos, quelle est votre perception des prix maîtrisés ? Et plus largement du marché immobilier neuf ? C. R. : La vente à prix maîtrisés n’est envisageable par les promoteurs que si la Ville, en contrepartie, abaisse le prix du foncier. Dans ce cas, le mécanisme est positif. Mais ces opérations ne sont que ponctuelles et l’hétérogénéité qu’elles provoquent sur le marché pose des problèmes. En fait, les clients s’interrogent sur les différences de prix et peuvent différer leurs acquisitions dans l’attente d’une opération à prix maîtrisés. Pour ce qui est du marché immobilier, il s’essouffle parce que les prix augmentent et que les banques se montrent plus sélectives. La conjugaison de ces deux facteurs diminue sensiblement le nombre d’acquéreurs potentiels malgré une demande forte. Les banques reviendront peut-être à une politique plus souple, mais la hausse des prix se prolongera étant données les contraintes qui s’accumulent sur la construction (nouvelles normes, réglementation handicapés…). Nous pourrions vivre une "stagflation", disons plutôt une "baisseflation" sous forme de baisse de la production et de hausse des prix du logement.

Une co-réalisation Cogedim et Générale de Promotion est en train de sortir de terre, avec 70 appartements. Elle a été baptisée Villa Mansart. Bien située, sur l'avenue du Général de Gaulle, cette résidence est conçue autour d'un jardin à la Française. Avec une toiture à la Mansart, une façade principalement en pierre de taille et une décoration d'inspiration haussmannienne, elle promet le charme des beaux immeubles parisiens. Presque tous sont dotés d'un balcon, d'une terrasse ou d'un jardin privatif. Encore affichés à la vente : quelques 3-pièces (prix moyen : 268 000 €) et 4-pièces (351 000 €). Le promoteur Kaufman & Broad est également présent à Maisons-Alfort, avec le Saint-Rémi. Dans cet immeuble d'angle de 76 logements, au croisement de la rue Jean-Jaurès et de l'avenue de la République, les dernières opportunités concernent des 3-pièces, à partir de 243 000 € (jusqu'à 76,8 m2). Avec des parquets en chêne verni, il avance des prestations de belle qualité, des expositions idéales et une vue sur la place de l'Eglise. France-Pierre est sur le point d'achever la commercialisation de Villa Matisse, rue Chabert. À 300 m du métro, "le petit immeuble en façade de pierre de taille comprend 20 appartements, du studio au 5-pièces, vendus en moyenne 4 200 €/m2, parking inclus avec deux places de parking à partir du 3-pièces", précise Jérémy Boulanger, responsable des ventes sur ce programme. Le 2-pièces de 51 m2 qui fait face est proposé à 3 793 €/m2, avec balcon. Le dernier attendu de la promotion sur Maisons- Alfort est signé Bouygues Immobilier. Avec un lancement prévu au mois de janvier, il sera situé à deux pas de l'hôtel de ville, des commerces et de la gare RER, le promoteur va réaliser 30 appartements du studio au 4-pièces.

Antoine Desbarrières : " La certification tire vers le haut "
Directeur de Qualitel

3 questions à Frédéric Boisset
Le directeur régional Bretagne/Loire-Atlantique Bouygues Immobilier répond à explorimmoneuf.

L'AVIS DE GEOFFROY BRAGADIR, Fondateur d'Empruntis
Les banques ne peuvent se passer des courtiers

Immobilier neuf à Paris et grande couronne
Un marché qui se ressource : Choc, chic et parfois même très chic, une offre nouvelle attise toujours les convoitises. Les lancements de programmes immobiliers commencent à pointer et vont sans aucun doute s'amplifier en nombre ensuite. Grands projets pour un grand Paris.

Lancée dans le cadre du plan Ville durable, la démarche ÉcoCité témoigne de la qualité des acteurs français de l’aménagement et de la construction.

“Nous menons un projet de rénovation urbaine sur trois axes”

Où investir ? Tour des régions
Investissement locatif dans une métropole régionale, investissement plaisir au pied des pistes ou au bord de la plage ? Suivant vos objectifs, tour d'horizon des opportunités en région.

Tout emprunteur n'entrant pas dans les critères d'âge et de santé évoqués précédemment n'avait pas toujours la possibilité de bénéficier d'un contrat groupe et devait, pour obtenir son crédit, se tourner vers des contrats individuels dont les primes étaient tout à fait dissuasives. Ce marché des seniors au pouvoir d'achat non négligeable, les compagnies d'assurances comme les établissements de crédit l'ont pris en compte et ont réfléchi à de nouveaux contrats permettant aux emprunteurs sortant du cadre classique d'être tout de même assurés dans des conditions acceptables et donc de pouvoir emprunter pour un achat immobilier. Souvent baptisés seniors, ces contrats ne couvrent que le décès, généralement jusqu'au 80e anniversaire, voire 85e pour certains.