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3 QUESTIONS À JEAN-PAUL HUCHON Président du conseil régional d'Ile-de-France et du Stif
"Les transports doivent s'adapter aux besoins"

Maison neuve : quel budget prévoir ?
Chez les promoteurs qui proposent des maisons en village, vous trouverez aisément un modèle (terrain compris) dans une fourchette de 200 000 à 300 000 € avec des surfaces démarrant à 80 m2 et pouvant aller à plus de 150 m2. Chez les constructeurs, le prix d’une maison s’élève en moyenne à 154 000 € TTC pour une surface de plancher de 115 m2, soit 1 340 €/m2, sachant que les plus petits modèles démarrent à 75 000/80 000 € et peuvent grimper beaucoup plus haut pour les plus vastes : 200 000 à 300 000 €. Attention, chez un constructeur, le prix annoncé ne comprend jamais le terrain qui peut varier très sensiblement d’un secteur à l’autre. L’UMF (Union des maisons françaises) observe que le coût moyen d’un terrain s’établit à 125 000 € en zone urbaine et à 64 500 € en zone rurale. Au total, comptez entre 180 000 et 250 000 € pour une opération terrain et construction. Si votre budget est restreint, ne cédez pas à la tentation de trop vous éloigner de la ville. Certes, les terrains y sont peu chers, mais votre budget transports risque d’exploser. Rognez plutôt sur les mètres carrés que sur l’emplacement. Vous aurez, en cas de revente, plus de facilité pour trouver un acquéreur

Simplifiezvous la vie !

Il dépend de vos revenus. Si ceux-ci sont faibles, vous bénéficiez d'un différé d'amortissement qui peut aller jusqu'à 18 ans, ce qui vous laisse le temps de rembourser votre prêt principal. Ainsi, si vos revenus n'excèdent pas 12 641 € par an, votre remboursement débutera après 18 ans et s'étalera sur 4 ans (sauf si votre prêt principal se termine avant). Si vos revenus se situent entre 12 641 et 15 800 €, vous rembourserez immédiatement mais pendant 18 ans, votre mensualité ne portera que sur 25 % du montant du prêt. Les 75 % restants seront remboursés après cette période, sur trois ans. Si vos revenus se situent entre 15 801 et 18 950 €, vous rembourserez également tout de suite, mais ce remboursement portera sur la moitié du prêt, les 50 % restants étant repoussés après la 15e année et s'étalant sur deux ans. Pour les tranches de revenus supérieurs, le remboursement porte sur la totalité du prêt. Il débute tout de suite et dure 6 ou 8 ans (selon revenus).

Construire vert – immobilier et écologie
Comme tous les grands secteurs de l’économie, celui de la promotion immobilière se pose les problèmes de l’environnement. C’est d’ailleurs le thème que la FPC (Fédération des promoteurs-constructeurs) avait retenu pour l’année 2005. Et là encore, l'Etat pousse dans le même sens : la RT 2005 par exemple, qui favorise les énergies renouvelables et souhaite limiter le recours à la climatisation en divisant la France en 8 zones climatiques.

La relance de la demande en attente de neuf
Les permis de construire reculent encore, comme les mises en chantier. Des tendances qui pourraient entacher l’embellie constatée depuis fin 2014.

L’autre grand chantier : le nouveau Malakoff
Mais l'autre grand chantier du moment, ce sont les démolitions, rénovations et constructions du nouveau quartier Malakoff. Situé en face de l'Ile de Nantes et à l'est du "Vieux Malakoff", il offrira au moins 1 000 nouveaux logements au Pré-Gauchet (dont 40 % de logements familiaux), environ 400 sur les espaces libérés à Malakoff et plus de 100 000m2 de bureaux sur les deux secteurs, avec à la clé de larges espaces publics et verts pour une ville toujours plus agréable à vivre. Côté équipements, le projet prévoit également la construction d'un nouveau collège, d'une piscine, d'un centre socio-culturel et la restructuration d'écoles.

Sensation : la vitrine de la construction durable
PHOTOS. Bâtiment basse consommation, logements connectés, architecture bois… ce programme immobilier strasbourgeois étonne par la richesse et la qualité de ses prestations.

Une conjoncture encore favorable
"Même si le marché immobilier se transforme et que, désormais, nous travaillons sur des segments de marché et des secteurs géographiques jusqu'ici peu exploités dans les Alpes-Maritimes ou le Var, l'ensemble des voyants est au vert", assure Patrice Fraget. Trois indicateurs suffisent à confirmer ce constat : avec une progression des mises en vente au 2e trimestre 2006, l'offre calculée sur une année glissante a progressé de 18 % dans les Alpes-Maritimes, selon l'Observatoire immobilier d'habitat Côte d'Azur. Au cours de la même période, le nombre des ventes a augmenté dans tous les secteurs du département à l'exception de la Communauté d'agglomération Nice Côte d'Azur (Canca). Le délai d'écoulement, lui, reste de neuf mois en moyenne. Seul point noir et de taille : les prix moyens de l'offre se situent à 5 176 e/m2 contre 4 719 e/m2 l'année précédente et près de la moitié des logements en stock affichent des prix supérieurs à 5 000 e/m2. Quant au Var est, selon l'observatoire Socoprim, le prix des ventes s'est établi à 5 515 e/m2 au 2e trimestre 2006. "A ce niveau de prix,nous commençons à désolvabiliser la classe moyenne qui doit s'éloigner du littoral pour trouver des produits adaptés à son budget, explique Gérard Déderen. Ceci dit, j'observe un marché qui fonctionne. Même s'il restait stable en terme de ventes, il faudrait parler de point d'équilibre au lieu d'y chercher les éléments d'une quelconque régression." Comme le souligne Cyrille Nottet : "Si le délai de rythme de ventes est passé de sept mois à neuf mois, nous restons dans un marché de pénurie et la totalité du stock permet d'alimenter le marché. Il n'y a pas de logements invendus mais nous espérons tous que le niveau des prix se tempère."

Christian Rolloy : " Il faut envoyer des signaux positifs aux acheteurs potentiels "
Christian Rolloy, président du groupe Promogim, répond aux questions d'Explorimmoneuf.

Le prêt-logement 92 pour les primo-accédants
Le « Prêt-Logement Hauts-de-Seine à 0 % », consenti par le conseil général, a été revu et corrigé. Désormais, il ne concerne que l’achat d’un bien neuf ou d’un logement social par son locataire.

Sur cette portion du littoral, le marché reste porteur, attirant une clientèle à fort pouvoir d’achat.

Le retour des primo-accédants sur le marché

Montpellier : le défi de la modernité
Malgré des prix élevés, le marché immobilier de l'agglomération de Montpellier affiche toujours une santé presque insolente, mais qui exclut de plus en plus les jeunes ménages. Enquête.

Michel Willaey, Secrétaire général de Maisons Pierre
Constructeur de maisons individuelles, Maisons Pierre est spécialisé sur le marché de la primo-accession. Son secrétaire général nous livre sa vision du marché et nous fait part de ses projets. "Produire des maisons économes avec un bon rapport qualité prix" Indicateur Bertrand : Comment abordez-vous cette fin d'année 2009 ? >Michel Willaey : Sur le marché de la primo-accession, le bilan est positif puisque nous avons des chiffres de ventes pour 2009 légèrement supérieurs à ceux de 2008, de l'ordre de 5 %. Avec cette dynamique favorable, nous allons sans doute nous retrouver en seconde position des constructeurs de maisons individuelles en secteur diffus. Ces bons chiffres s'expliquent par le fait que nous sommes depuis la création de Maisons Pierre en 1984, positionnés sur ce marché de la primo-accession, avec une clientèle que l'on pourrait qualifier de “disponible”. Nos acquéreurs n'ont en effet, aucun bien à revendre, et n'ont besoin d'aucun prêt relais. En outre, nous avons bénéficié des mesures issues du plan de relance, avec le pass-foncier mais surtout le doublement du prêt à taux zéro qui nous a permisde solvabiliser un plus grand nombre d'acquéreurs potentiels. Nous avons également profité de la baisse du foncier, de l'ordre de 10 à 20 %, en fonction des régions. Notre ambition est de nous maintenir sur ce marché de la primo-accession et d'exercer pleinement notre devoir de constructeur-citoyen en proposant des maisons de qualité et à bon prix. I. B. : Quels sont vos projets ? >M. W. : Dans le cadre de notre action pour le développement durable et pour l'environnement, nous avons pour ambition de proposer dès l'année prochaine une maison BBC (bâtiment basse consommation). Cette maison devra être accessible aux revenus modestes. Nos clients sont de plus en plus réceptifs à des maisons économes en énergies. 70 % de notre gamme se compose déjà, soit de maisons HPE (haute performance énergétique) soit de maisons THPE, avec une consommation énergétique de 10 à 20 % inférieure à la réglementation actuelle. Nous souhaitons aller plus loin et être en avance sur la nouvelle réglementation thermique, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2013. Nous allons donc proposer des produits encore plus performants, en termes de perméabilité à l'air, mais aussi d'équipements de chauffage avec des pompes à chaleur, des chauffeeauxthermodynamiques et autres produits en cours de développement. Nous allons également améliorer nos process de construction de manière à être encore plus performant sur la qualité et sur le coût. En effet, nous voulons rester dans nos gammes de prix. Nous souhaitons faire bénéficier à nos clients plus modestes les mêmes prestations que celles proposées aux clients avec des revenus plus élevés. I. B. : Que pensez-vous des différents dispositifs mis en place par l'État ? >M. W. : Nous voulons être assuré du maintien des dispositifs proposés par l'État, nous voudrions notamment que le doublement du prêt taux zéro soit prolongé au-delà du premier semestre 2010. Nous recommandons également une amélioration dans le fonctionnementdu pass-foncier avec une implication plus forte des organismes collecteurs du 1% patronal et des élus des collectivités locales, 5 000 pass-foncier seulement sont consommés sur 30 000 autorisés. Nous espérons également que le dispositif Scellier garde sa forme actuelle jusqu'à fin 2010 et de n'envisager son “verdissement” qu'à partir de 2011. Le marché immobilier garde une croissance potentielle forte avec un besoin de production à hauteur de 500 000 logements et nous sommes assez optimistes pour penser qu'à terme, ce marché retrouve son développement naturel.

Je voudrais me porter acquéreur d'un petit appartement parfaitement adapté à la situation de mes enfants, étudiants à Paris. Le problème est que le logement est vendu occupé, mais avec l'assurance du locataire qu'il est en cours de déménagement. Puis-je avoir confiance ? (Roland D., Lyon, 69)

L'AVIS DE JEAN-MICHEL CIUCH, Directeur général d'Immogroup Consulting
Le neuf toujours privilégié par rapport à l'ancien