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Après une attente moyenne de douze à vingtquatre mois, les travaux sont enfin terminés. Vous allez pouvoir emménager dans votre logement flambant neuf. Mais avant de sabrer le champagne, il reste une dernière étape : la réception des travaux. Réalisé en présence du constructeur, cet état des lieux doit vous permettre de contrôler que tout a été fait dans les règles de l’art, dans le respect des plans et de la notice descriptive. Finitions bâclées ou désordres graves, la réception peut réserver de mauvaises surprises, alors ouvrez bien l’oeil. Pour être sûr de ne rien laisser passer, sachez que vous pouvez vous faire assister par un professionnel du bâtiment. Inspectez minutieusement chaque pièce, du sol au plafond. Et n’oubliez pas la cave, le parking et toutes les parties communes. Après ce tour complet du propriétaire, vous procédez à la réception, sans réserves si vous n’avez constaté aucune anomalie. Si vous avez relevé des vices apparents, il faut les mentionner dans le procès-verbal, ainsi que le délai pour y remédier. Vous pouvez décider de ne pas verser le solde de 5 % avant que le promoteur n’ait effectué les réparations. Si le problème est très grave, vous pouvez aller jusqu’à demander l’annulation de la vente, assortie du remboursement de vos frais (intérêts payés sur le crédit, déménagement, dommages et intérêts).

Sur le front du neuf, le paysage change radicalement. Les volumes sont ténus : seules 750 ventes se sont conclues l’an dernier, dont 60 % pour des surfaces moyennes (des 2 et 3-pièces). À titre de comparaison, 3 000 logements neufs se négociaient en 1999 à Paris. Du côté du chèque à signer, il faut prévoir un budget confortable : 8 333 €/m2 en moyenne, un montant en hausse de 17 % l’an dernier selon l’Adil 75 (Association départementale d’information sur le logement). Un tarif qui s’est envolé ces dernières années, puisque le mètre carré valait à peine dans les 5 000 € en 2000. Malgré son étroitesse, le marché du neuf demeure sain aux yeux des professionnels, et ce pour plusieurs raisons. “Paris reste Paris, c’est une ville unique, commente Sandrine Cassar, la directrice des ventes de Kaufman & Broad sur la capitale. La demande y est toujours forte, d’autant que la clientèle est consciente que les prix, en dessous de ceux de la majorité des capitales européennes comme Rome ou Londres, vont encore monter, même si la hausse s’avère plus mesurée.” En moyenne, le rythme d’écoulement d’un programme avoisine les trois à quatre ventes par mois, mais se montre encore plus vif dans l’hypercentre historique.

Lancement de la phase 2 de la confluence
Le début de l’année 2014 a vu démarrer la Zac 2 baptisée Îlot A3 de La Confl uence. Au programme de ce nouveau quartier, logements, bureaux, commerces et des services de proximité.

3 QUESTIONS À Christophe Pinault, Directeur général adjoint du Crédit Foncier
Le doublement du prêt dans le neuf a fait repartir l'accession

"La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en du neuf oooils se révèlent pourtant relativement rares et représentent un pourcentage assez faible des accidents domestiques. L'évolution des normes vise également à réaliser des installations toujours plus sûres, notamment dans les locaux d'habitation. Fin 2006, une nouvelle norme NF est parue : elle devrait comporter sept parties d'ici la fin de cette année, traitant notamment de la dimension des installations et des dispositifs d'évacuation des produits de combustion. Dans l'immobilier neuf, différents labels, parmi lesquels ceux d'EDF et de GDF, garantissent non seulement la qualité et la sécurisation des installations, mais aussi des niveaux d'exigence poussés, notamment en termes de performances énergétiques. Sécurité à tous les étages. On l'a vu, les risques d'incendie sont d'autant mieux limités que les installations électriques sont modernes. Il n'en reste pas moins que la protection contre les risques d'incendie fait également partie des garanties incontournables du neuf, établies par des mesures législatives incontournables. "Pour les constructions neuves, la sécurité incendie commence par l'utilisation de matériaux de construction plus résistants aux flammes et qui ne dégagent pas de fumées toxiques à la chaleur", expose Antoine Desbarrières, président de Qualitel. Les exemples abondent : des traitements du bois permettant de le rendre résistant aux flammes en passant par des matériaux comme le béton cellulaire, subtil mélange d'eau, de sable, de chaux et d'air. Ce dernier allie les caractéristiques de la pierre - ininflammable - à celles d'un excellent isolant. Par ailleurs, certains dispositifs font désormais partie des équipements de base, en particulier dans les parties communes des bâtiments : portes coupe-feu, trappes de désenfumage, détecteurs de fumée dans les sous-sols, caves et parking. L'accessibilité des lieux aux pompiers et aux services de secours est également systématiquement étudiée dans la phase de conception des projets. Au niveau des logements eux-mêmes, la pose systématique de détecteurs autonomes de fumée, les DAF, fait par contre l'objet de débats. Un projet de loi en ce sens est passé en première lecture à l'Assemblée et a déjà été largement amendé au Sénat. "Les pompiers par exemple, montrent des réticences, car ils craignent que la généralisation des DAF fasse passer au second plan d'autres éléments indispensables de lutte contre les incendies. Cette question divise largement les experts, comme le CSTB (Comité scientifique et technique du bâtiment) et les professionnels du feu", explique Antoine Desbarrières. L'un des problèmes des DAF, lorsqu'ils sont installés dans un logement existant, est leur alimentation électrique. Le fonctionnement à piles peut entraîner des oublis et les habitants finissent par compter sur des dispositifs en réalité hors service. Dans le neuf, si on décide d'utiliser un équipement de ce genre, on peut le raccorder directement au réseau électrique, ce qui élimine l'un des principaux problèmes. A l'abri des indésirables "La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en ooovillage entièrement clos et sécurisés. La présence d'un gardien et d'un accès contrôlé est incontestablement un plus aux yeux d'acquéreurs prêts à payer plus cher pour cette surveillance garantie. Cet environnement fermé rassure également les parents, qui craignent moins de laisser leurs enfants libres d'aller jouer dans les parties publiques du domaine. La lutte contre les intrusions intempestives a également entraîné la généralisation de certains équipements dans les parties communes des résidences en collectif : double sas d'entrée équipé au minimum par un interphone - et de plus en plus par un visiophone -, accès aux sous-sols et aux parkings contrôlés par des clés, y compris dans l'ascenseur…

7e arrondissement Lyonnais, un logement neuf à proximité des équipements sportifs
Le prix moyen en 2005* est de 3 336 €/m2. Le 7e bénéficie d'infrastructures sportives importantes, telles que le stade conçu par Tony Garnier, l'architecte lyonnais qui imagina l'utopique "cité industrielle". Sur les 2,5 ha du Parc de Gerland, les Lyonnais auront à disposition des aires de piquenique, de volley-ball et de ping-pong. Accueillant 1 200 habitants supplémentaires par an, l'arrondissement procède à l'extension de ses capacités scolaires et a prévu 150 places de crèches additionnelles. La 1ère crèche d'entreprises vient d'être fondée et l'implantation d'un atelier de maintenance TGV créera 450 emplois.

Sylvie Josse répond à Explorimmoneuf
Directrice de projet à la SPLA Lyon Confluence

Marché immobilier de la revente : des interrogations
Sur le plan national, le secteur de la revente a connu au premier semestre 2008, d’après les chiffres du Conseil supérieur du notariat, une baisse des volumes sur l’ensemble des métropoles françaises de l’ordre de 25 %. Parallèlement à cela, la stabilité des prix – voire, dans certains secteurs, leur légère baisse – a marqué les transactions, quelles que soient les tranches de prix observées. Bien que datant d’avril 2008, la plus récente des publications de la Chambre des notaires de l’Hérault, offre un éclairage intéressant sur la situation de l’agglomération montpelliéraine. Pour le département de l’Hérault, selon la Chambre des notaires de l’Hérault-Perval, le prix au m2 était de 2 431 € pour les appartements au premier trimestre 2008 et le prix moyen de 227 800 €pour les maisons anciennes. Si, sur le marché de l’habitat individuel, Montpellier se classait, en 2003, 8e parmi les villes de province de plus de 100 000 habitants, la ville retombait à la 12e position en 2007.

Des plafonds de ressources et de loyers plus cohérents
Investir en dispositif Pinel oblige à respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires. Cette contrainte n’est toutefois pas un obstacle à un rendement correct. Décryptage.

L'AVIS DE JEAN-LUC PRONIER, président de la fédération des promoteurs-constructeurs de Normandie
Jean-Luc Pronier : Les promoteurs ne renouvellent pas les erreurs du passé. Les stocks de biens non vendus achevés se maintiennent autour de 5 % sur tout le territoire et la Normandie s'inscrit dans la même tendance : l'offre s'adapte en ne se renouvelant pas beaucoup.

Zoom sur La Réunion, où les grues s'activent aux quatre coins de l'île, sans parvenir à combler les besoins d'un territoire qui devrait passer de 700 000 habitants aujourd'hui à un million d'ici dix ans. "Dans ce département d'outre-mer, il est nécessaire de réaliser de 8 à 10 000 logements neufs par an jusqu'en 2020 pour répondre à la demande, compte tenu de l'augmentation démographique liée au développement économique de l'île.Or, il ne se construit que 4 à 5 000 logements neufs par an à l'Ile de la Réunion : nous rencontrons bien là le même problème que dans les villes du Sud de la France" affirme Gaël Colas. Après la Martinique et la Guadeloupe, qui ont connu leur "effervescence Girardin", c'est au tour de La Réunion d'attirer les promoteurs et, dans la foulée, les investisseurs. Avec un atout de poids, à en croire les professionnels présents sur le terrain : "La Réunion est un département extrêmement stable, y compris d'un point de vue politique, où les besoins sont énormes et qui connaît actuellement de grands développements, avec par exemple le projet de liaison rapide entre Saint- Denis et Saint-Pierre" explique Pierre Lencauchez, qui dirige Arthema Conseil à La Réunion. Arthema Conseil mise sur les maisons, dont la valeur de revente ne peut guère se déprécier. Vous pourrez par exemple investir dans une des 40 maisons jumelées proposées à Saint-Louis, au sud-ouest de l'île, à des prix qui démarrent à 262 684 e pour un 3-pièces.

Dans le quartier de la Place nautique également, la réalisation de l'habitat a été confiée sur concours à trois promoteurs - ou groupements de promoteurs : Nexity Apollonia, Bouwfonds Marignan /Alliade et ING Real Estate/Atemi. Le Grand Lyon a cédé aux opérateurs les droits à construire à un prix fixe pour que la surenchère s'exerçât sur l'architecture et la programmation plutôt que sur le prix d'achat du terrain. Au-delà des formes, les avancées se traduisent en termes de Haute qualité environnementale. Tous les programmes sont dotés d'une chaudière bois, de compléments solaires, d'une isolation extérieure et de systèmes de recyclage de l'eau. Certains appartements présentent des doubles hauteurs pour des jardins d'hiver qui jouent aussi un rôle thermique. D'autres ont la propriété d'être flexibles, permettant d'inverser à la demande séjour et chambres. D'autres encore sont mixés avec des bureaux, des commerces en pieds d'immeubles et des logements à vocation sociale, dans l'ensemble en accession à la propriété. Au total : 21 % de logements sociaux ou en accession sociale répartis un peu sur l'îlot B et surtout sur l'îlot C.

3 questions à François Payelle
Président de la fédération des promoteurs immobiliers

L’édition 2009 du concours d’architecture d’EDF Bas Carbone met à l’honneur la rénovation énergétique des maisons individuelles, mais aussi celle des bâtiments tertiaires (publics et privés). Il récompensera des projets permettant de réduire les émissions de CO2 des maisons individuelles.

Alain Ferrasse : « Le maintien du marché est assuré »
Président de la Fédération des promoteurs Aquitaine

Lyon: Le renouveau du 7e arrondissement
Si la Confluence est à Lyon ce que le Marais est à Paris, Gerland est comparable aux faubourgs de la capitale. Un territoire désordonné, où les bâtiments anciens côtoient les équipements universitaires au top, les laboratoires et les bureaux. Un grand projet d'aménagement rééquilibrera ces 450 ha, une surface trois fois plus importante que la Confluence, le quartier voisin. Au coeur du secteur, le petit îlot du Bon Lait se caractérise par le lancement d'écologements sophistiqués comportant, entre autres, des toitures végétalisées et des panneaux solaires. Un village de vente vient d'ouvrir, où se retrouvent Vinci Immobilier, SLC, Bâti Conseil et Atémi. La commercialisation s'avère concluante, selon Astrid Martin, la responsable de l'agence Rhône-Alpes d'Atémi : "On remarque un véritable intérêt des acquéreurs pour la qualité environnementale", déclaret- elle. Les trois-quarts des lots sont réservés par des résidents, au prix moyen de 3 600 e/m2 hors parking.

Acheter sans apport : est-ce possible ?
Vous connaissez sans doute les prêts modulables, les prêts "lissés" ou encore les prêts de longue durée... Vous connaissez sans doute moins les crédits à 100 %, voire 110 %. Des financements que les banques n'hésitent plus à proposer pour capter de nouvelles parts de marché.