Actualité

A quoi ressemblera la ville de demain ?
VIDEOS. Spécialisé dans les projets les plus fous, l’architecte et urbaniste Vincent Callebaut a bien voulu nous livrer sa vision des métropoles et bâtiments de demain. Un regard résolument vert et sous-marin. Entretien.

Sud-Ouest : un marché convoité
Côté Sud-Ouest, les bords de mer offrent un environnement nature et des rouleaux chers à tous les surfeurs. Leurs fans inconditionnels doivent cependant y mettre le prix.

Stéphane Theuriau, Président du directoire de Cogedim, directeur général du logement
En ce début 2015, nous avons voulu faire le point avec les promoteurs sur le bilan de l’année 2014, les perspectives 2015 et leurs attentes pour faire repartir l’activité immobilière. Stéphane Theuriau, président du directoire de Cogedim, directeur général en charge du logement, nous livre ses analyses.

Villeurbanne : des opportunités pour acheter un logement neuf
Villeurbanne serait-elle le 10e arrondissement de Lyon ? Sans conteste, la ville est entrée de plein fouet dans la centralité avec un développement résidentiel et économique comparable à celui de Lyon. Cette commune de 130 000 habitants attire 1 000 nouveaux venus au rythme de 1 200 à 1 300 logements neufs. Il est vrai qu'elle rassemble des atouts : tramway Lea, ligne A du métro étendue jusqu'à La Soie en 2009, campus universitaire de La Doua, 10 % des entreprises privées du Grand Lyon, excellentes infrastructures sportives… Rappelons que Villeurbanne est la ville mère de l'Asvel, le club européen de basket le plus titré. Son quartier des Gratte-Ciel, conçu à l'origine pour accueillir un habitat social, est devenu un haut lieu de l'architecture. "On voit venir du monde entier des délégations étrangères pour le visiter", assure non sans satisfaction le directeur de l'urbanisme. La Ville entend encore mieux tirer parti de ce quartier phare durant les deux mandats à venir en mettant en oeuvre l'aménagement de la ZAC Gratte-Ciel nord. Une opération emblématique confiée à l'architecte urbaniste Christian Devillers qui devrait prolonger dans l'espace la spécificité architecturale du secteur tout en l'inscrivant dans le 21e siècle. Le projet urbain sera achevé fin 2007 et la ZAC créée en 2008. Au menu : renfort de l'appareil commercial ainsi que de l'offre résidentielle et tertiaire, construction de bâtiments administratifs dans l'axe de l'actuelle mairie…

Quelles perspectives d’évolution ? “A vec 126 000 ventes en 2006 et à peu près la même chose en 2007, nous avons vécu deux années records en terme de ventes de logements neufs. L’année 2008 devrait voir un retour à une situation plus normale et la hausse des prix s’arrêter. C’est une bonne chose. Le volume de la production devrait être équivalent ou en légère baisse. Nous observons évidemment avec attention l’évolution des taux d’intérêt qui ont monté, mais qui se stabilisent aujourd’hui et nous ne prévoyons plus de forte hausse. La crise des subprimes a eu au moins une vertu, celle d’inciter les banques centrales à conserver les taux directeurs à leur niveau. Il y a, bien sûr, des tensions inflationnistes, la hausse du pétrole, autant d’éléments qui peuvent inciter les banques à remonter leurs taux, mais nous ne prévoyons pas de hausse significative en 2008. L’année devrait donc être celle de l’atterrissage en douceur du marché immobilier. A nous de nous adapter et de proposer une offre en adéquation avec la demande.”

Le contrat de réservation vous engage
Après mûre réflexion, vous êtes enfin décidé à acheter. Vient alors le moment de signer le contrat de réservation. Ce dernier, même s’il n’est pas légalement obligatoire, est une pratique quasi systématique. Autrement appelé “contrat préliminaire”, il détermine déjà les conditions dans lesquelles se fera la vente. Toute autre forme d’avantcontrat (promesse, compromis de vente) est interdite. Ne signez donc pas à la légère, et n’hésitez pas à négocier la modification de clauses qui vous paraissent défavorables. Ce contrat engage le promoteur à vous réserver un logement. En contrepartie, vous versez un dépôt de garantie. Celui-ci doit être versé sur un compte spécial, à votre nom, dans une banque. Son montant est limité à 5 % du prix de vente si le contrat définitif est signé dans un délai d’un an, 2% s’il est signé dans un délai d’un à deux ans, rien au-delà. Vous disposez ensuite d’un délai de rétractation de sept jours, et si vous décidez de faire jouer celui-ci, le dépôt de garantie devra vous être restitué intégralement, sans retenue ni pénalité. Passé ce délai, certaines conditions prévues par la loi vous permettent de renoncer à acheter en récupérant votre dépôt de garantie. C’est le cas si le contrat de vente définitif n’est pas signé à la date prévue, si le prix de vente est supérieur d’au moins 5% au prix prévisionnel, éventuellement révisé, si l’un des équipements promis n’est pas fourni, ou si le logement tel qu’il est décrit dans le contrat de vente ne correspond pas à la description du contrat de réservation et que les changements constatés diminuent de 10% la valeur du logement. Enfin, vous pourrez aussi récupérer la somme versée si le montant des prêts que le vendeur s’est engagé à vous faire obtenir est inférieur de 10% à ce qui était prévu. Attention, cette clause concerne uniquement les prêts que le vendeur s’est chargé de vous faire obtenir. Si vous cherchez un prêt de votre côté, vous avez tout intérêt à y faire inclure une clause suspensive, qui prendra effet si d’aventure vous ne le décrochiez pas.

3 QUESTIONS À Pascal Julien Saint-Amand, notaire à Paris
Priorité à la résidence principale

Sous les paillettes, le déséquilibre
Dans une étude publiée fin juin, l'Observatoire des familles brosse le portrait d'un Paris coupé en deux. La première ligne de fracture concerne les revenus : les Parisiens du centre et de l'ouest (6e,7e,8e,16e) déclarent au fisc une moyenne de 60 000 e alors que ceux de l'est et du nord (18e,19e, 20e) gagnent quatre fois moins bien leur vie. La seconde césure porte sur la typologie des ménages. Les Parisiens sans enfants habitent dans les quartiers centraux tandis que les familles élisent plutôt domicile à l'est (13e,14e,18e et 20e). 15 % des chefs de famille sont étrangers et leurs foyers se trouvent en général dans les 1er,10e, 18e et 20e. L'éternel solo s'avère une espèce très parisienne : un habitant sur deux est célibataire et un sur trois vit seul. Les cadres sont surreprésentés. Les familles monoparentales également. Autres traits révélateurs soulignés, cette fois, par la ville de Paris dans le diagnostic du Plan local d'urbanisme (PLU) : "On dénombre 74,5 professionnels de santé pour 1 000 habitants contre 42,2 dans l'ensemble de la France, mais certains arrondissements très peuplés (12e, 13e, 14e et 15e) sont paradoxalement peu équipés". Les cinémas, dont les Parisiens sont si friands, sont inégalement répartis. Le patrimoine de la capitale est unique au monde : 376 salles dont 89 d'art et d'essai. Dans les années 60, chaque quartier possédait son cinéma. Maintenant des salles sont alignées au cordeau sur les Champs-Elysées, à Montparnasse et sur les Grands Boulevards. En revanche, des arrondissements périphériques n'ont plus qu'un ou deux cinémas. Ce sont les 16e, 19e, 20e et 17e. Parallèlement, dans cette ville deux fois plus dense que le centre de Tokyo, les espaces aérés sont rares. "L'air de Paris est si mauvais que je le fais toujours bouillir avant de respirer", déplorait Erik Satie. Entre 2004 et 2005, la circulation automobile a chuté de 5 %, la vitesse de 2 %, mais les motos ont augmenté de 8 % dans les rues…

Indicateur Bertrand: Quel bilan de 2008 dressez-vous en Île-de-France ?

3 QUESTIONS À Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire
"Ne résumons pas le Grand Paris à un projet de transport"

Acheter sans apport : est-ce possible ?
Vous connaissez sans doute les prêts modulables, les prêts "lissés" ou encore les prêts de longue durée... Vous connaissez sans doute moins les crédits à 100 %, voire 110 %. Des financements que les banques n'hésitent plus à proposer pour capter de nouvelles parts de marché.

Sud-ouest : confiance dans le marché de l'habitat
De Bordeaux à Toulouse, les besoins des accédants à la propriété sont pris en compte par les collectivités, favorisant ainsi la fluidité du marché de l'habitat.

Les plafonds mensuels de loyer au m2 ont été réajustés début 2005.

"La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en du neuf oooils se révèlent pourtant relativement rares et représentent un pourcentage assez faible des accidents domestiques. L'évolution des normes vise également à réaliser des installations toujours plus sûres, notamment dans les locaux d'habitation. Fin 2006, une nouvelle norme NF est parue : elle devrait comporter sept parties d'ici la fin de cette année, traitant notamment de la dimension des installations et des dispositifs d'évacuation des produits de combustion. Dans l'immobilier neuf, différents labels, parmi lesquels ceux d'EDF et de GDF, garantissent non seulement la qualité et la sécurisation des installations, mais aussi des niveaux d'exigence poussés, notamment en termes de performances énergétiques. Sécurité à tous les étages. On l'a vu, les risques d'incendie sont d'autant mieux limités que les installations électriques sont modernes. Il n'en reste pas moins que la protection contre les risques d'incendie fait également partie des garanties incontournables du neuf, établies par des mesures législatives incontournables. "Pour les constructions neuves, la sécurité incendie commence par l'utilisation de matériaux de construction plus résistants aux flammes et qui ne dégagent pas de fumées toxiques à la chaleur", expose Antoine Desbarrières, président de Qualitel. Les exemples abondent : des traitements du bois permettant de le rendre résistant aux flammes en passant par des matériaux comme le béton cellulaire, subtil mélange d'eau, de sable, de chaux et d'air. Ce dernier allie les caractéristiques de la pierre - ininflammable - à celles d'un excellent isolant. Par ailleurs, certains dispositifs font désormais partie des équipements de base, en particulier dans les parties communes des bâtiments : portes coupe-feu, trappes de désenfumage, détecteurs de fumée dans les sous-sols, caves et parking. L'accessibilité des lieux aux pompiers et aux services de secours est également systématiquement étudiée dans la phase de conception des projets. Au niveau des logements eux-mêmes, la pose systématique de détecteurs autonomes de fumée, les DAF, fait par contre l'objet de débats. Un projet de loi en ce sens est passé en première lecture à l'Assemblée et a déjà été largement amendé au Sénat. "Les pompiers par exemple, montrent des réticences, car ils craignent que la généralisation des DAF fasse passer au second plan d'autres éléments indispensables de lutte contre les incendies. Cette question divise largement les experts, comme le CSTB (Comité scientifique et technique du bâtiment) et les professionnels du feu", explique Antoine Desbarrières. L'un des problèmes des DAF, lorsqu'ils sont installés dans un logement existant, est leur alimentation électrique. Le fonctionnement à piles peut entraîner des oublis et les habitants finissent par compter sur des dispositifs en réalité hors service. Dans le neuf, si on décide d'utiliser un équipement de ce genre, on peut le raccorder directement au réseau électrique, ce qui élimine l'un des principaux problèmes. A l'abri des indésirables "La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en ooovillage entièrement clos et sécurisés. La présence d'un gardien et d'un accès contrôlé est incontestablement un plus aux yeux d'acquéreurs prêts à payer plus cher pour cette surveillance garantie. Cet environnement fermé rassure également les parents, qui craignent moins de laisser leurs enfants libres d'aller jouer dans les parties publiques du domaine. La lutte contre les intrusions intempestives a également entraîné la généralisation de certains équipements dans les parties communes des résidences en collectif : double sas d'entrée équipé au minimum par un interphone - et de plus en plus par un visiophone -, accès aux sous-sols et aux parkings contrôlés par des clés, y compris dans l'ascenseur…

Normandie La mer à la campagne.
Côte de Nacre ou Côte Fleurie, hautes falaises ou longues plages, galets ou sable fin, la Normandie a longtemps bénéficié de sa proximité avec la capitale, même si le développement de moyens de transport rapides lui a quelque peu ôté cet avantage et a permis aux amoureux de la mer d'aller la goûter plus loin et plus chaude...

Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) : www.ademe.fr. Les espaces Info-énergie “vous informent et vous conseillent gratuitement”. Numéro azur : 0 810 060 050 (prix d’un appel local).

"Bien gérer l'espace pour répondre à la demande de logements"