Sous les paillettes, le déséquilibre

Dans une étude publiée fin juin, l'Observatoire des familles brosse le portrait d'un Paris coupé en deux. La première ligne de fracture concerne les revenus : les Parisiens du centre et de l'ouest (6e,7e,8e,16e) déclarent au fisc une moyenne de 60 000 e alors que ceux de l'est et du nord (18e,19e, 20e) gagnent quatre fois moins bien leur vie. La seconde césure porte sur la typologie des ménages. Les Parisiens sans enfants habitent dans les quartiers centraux tandis que les familles élisent plutôt domicile à l'est (13e,14e,18e et 20e). 15 % des chefs de famille sont étrangers et leurs foyers se trouvent en général dans les 1er,10e, 18e et 20e. L'éternel solo s'avère une espèce très parisienne : un habitant sur deux est célibataire et un sur trois vit seul. Les cadres sont surreprésentés. Les familles monoparentales également. Autres traits révélateurs soulignés, cette fois, par la ville de Paris dans le diagnostic du Plan local d'urbanisme (PLU) : "On dénombre 74,5 professionnels de santé pour 1 000 habitants contre 42,2 dans l'ensemble de la France, mais certains arrondissements très peuplés (12e, 13e, 14e et 15e) sont paradoxalement peu équipés". Les cinémas, dont les Parisiens sont si friands, sont inégalement répartis. Le patrimoine de la capitale est unique au monde : 376 salles dont 89 d'art et d'essai. Dans les années 60, chaque quartier possédait son cinéma. Maintenant des salles sont alignées au cordeau sur les Champs-Elysées, à Montparnasse et sur les Grands Boulevards. En revanche, des arrondissements périphériques n'ont plus qu'un ou deux cinémas. Ce sont les 16e, 19e, 20e et 17e. Parallèlement, dans cette ville deux fois plus dense que le centre de Tokyo, les espaces aérés sont rares. "L'air de Paris est si mauvais que je le fais toujours bouillir avant de respirer", déplorait Erik Satie. Entre 2004 et 2005, la circulation automobile a chuté de 5 %, la vitesse de 2 %, mais les motos ont augmenté de 8 % dans les rues…

Sous les paillettes, le déséquilibre
Sous les paillettes, le déséquilibre

Dans une étude publiée fin juin, l'Observatoire des familles brosse le portrait d'un Paris coupé en deux. La première ligne de fracture concerne les revenus : les Parisiens du centre et de l'ouest (6e,7e,8e,16e) déclarent au fisc une moyenne de 60 000 e alors que ceux de l'est et du nord (18e,19e, 20e) gagnent quatre fois moins bien leur vie. La seconde césure porte sur la typologie des ménages. Les Parisiens sans enfants habitent dans les quartiers centraux tandis que les familles élisent plutôt domicile à l'est (13e,14e,18e et 20e). 15 % des chefs de famille sont étrangers et leurs foyers se trouvent en général dans les 1er,10e, 18e et 20e. L'éternel solo s'avère une espèce très parisienne : un habitant sur deux est célibataire et un sur trois vit seul. Les cadres sont surreprésentés. Les familles monoparentales également. Autres traits révélateurs soulignés, cette fois, par la ville de Paris dans le diagnostic du Plan local d'urbanisme (PLU) : "On dénombre 74,5 professionnels de santé pour 1 000 habitants contre 42,2 dans l'ensemble de la France, mais certains arrondissements très peuplés (12e, 13e, 14e et 15e) sont paradoxalement peu équipés". Les cinémas, dont les Parisiens sont si friands, sont inégalement répartis. Le patrimoine de la capitale est unique au monde : 376 salles dont 89 d'art et d'essai. Dans les années 60, chaque quartier possédait son cinéma. Maintenant des salles sont alignées au cordeau sur les Champs-Elysées, à Montparnasse et sur les Grands Boulevards. En revanche, des arrondissements périphériques n'ont plus qu'un ou deux cinémas. Ce sont les 16e, 19e, 20e et 17e. Parallèlement, dans cette ville deux fois plus dense que le centre de Tokyo, les espaces aérés sont rares. "L'air de Paris est si mauvais que je le fais toujours bouillir avant de respirer", déplorait Erik Satie. Entre 2004 et 2005, la circulation automobile a chuté de 5 %, la vitesse de 2 %, mais les motos ont augmenté de 8 % dans les rues…


 

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