A l'abri des indésirables

"La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en du neuf oooils se révèlent pourtant relativement rares et représentent un pourcentage assez faible des accidents domestiques. L'évolution des normes vise également à réaliser des installations toujours plus sûres, notamment dans les locaux d'habitation. Fin 2006, une nouvelle norme NF est parue : elle devrait comporter sept parties d'ici la fin de cette année, traitant notamment de la dimension des installations et des dispositifs d'évacuation des produits de combustion. Dans l'immobilier neuf, différents labels, parmi lesquels ceux d'EDF et de GDF, garantissent non seulement la qualité et la sécurisation des installations, mais aussi des niveaux d'exigence poussés, notamment en termes de performances énergétiques. Sécurité à tous les étages. On l'a vu, les risques d'incendie sont d'autant mieux limités que les installations électriques sont modernes. Il n'en reste pas moins que la protection contre les risques d'incendie fait également partie des garanties incontournables du neuf, établies par des mesures législatives incontournables. "Pour les constructions neuves, la sécurité incendie commence par l'utilisation de matériaux de construction plus résistants aux flammes et qui ne dégagent pas de fumées toxiques à la chaleur", expose Antoine Desbarrières, président de Qualitel. Les exemples abondent : des traitements du bois permettant de le rendre résistant aux flammes en passant par des matériaux comme le béton cellulaire, subtil mélange d'eau, de sable, de chaux et d'air. Ce dernier allie les caractéristiques de la pierre - ininflammable - à celles d'un excellent isolant. Par ailleurs, certains dispositifs font désormais partie des équipements de base, en particulier dans les parties communes des bâtiments : portes coupe-feu, trappes de désenfumage, détecteurs de fumée dans les sous-sols, caves et parking. L'accessibilité des lieux aux pompiers et aux services de secours est également systématiquement étudiée dans la phase de conception des projets. Au niveau des logements eux-mêmes, la pose systématique de détecteurs autonomes de fumée, les DAF, fait par contre l'objet de débats. Un projet de loi en ce sens est passé en première lecture à l'Assemblée et a déjà été largement amendé au Sénat. "Les pompiers par exemple, montrent des réticences, car ils craignent que la généralisation des DAF fasse passer au second plan d'autres éléments indispensables de lutte contre les incendies. Cette question divise largement les experts, comme le CSTB (Comité scientifique et technique du bâtiment) et les professionnels du feu", explique Antoine Desbarrières. L'un des problèmes des DAF, lorsqu'ils sont installés dans un logement existant, est leur alimentation électrique. Le fonctionnement à piles peut entraîner des oublis et les habitants finissent par compter sur des dispositifs en réalité hors service. Dans le neuf, si on décide d'utiliser un équipement de ce genre, on peut le raccorder directement au réseau électrique, ce qui élimine l'un des principaux problèmes. A l'abri des indésirables "La première demande des acquéreurs par rapport à la sécurité, c'est de se sentir protégés chez eux", assure Valérie Brot, agent immobilier à Saint-Maur, commune coquette du Val-de-Marne, dont la plupart des villas sont protégées par télésurveillance. Une revendication d'autant plus sensible pour l'habitat individuel : on se sent plus vulnérable dans une maison que dans une résidence en collectif et il est vrai que la maison reste la cible privilégiée des cambrioleurs. C'est en réaction à cette exigence de sécurité accrue que les promoteurs se tournent de plus en plus vers la réalisation de domaines de maisons en ooovillage entièrement clos et sécurisés. La présence d'un gardien et d'un accès contrôlé est incontestablement un plus aux yeux d'acquéreurs prêts à payer plus cher pour cette surveillance garantie. Cet environnement fermé rassure également les parents, qui craignent moins de laisser leurs enfants libres d'aller jouer dans les parties publiques du domaine. La lutte contre les intrusions intempestives a également entraîné la généralisation de certains équipements dans les parties communes des résidences en collectif : double sas d'entrée équipé au minimum par un interphone - et de plus en plus par un visiophone -, accès aux sous-sols et aux parkings contrôlés par des clés, y compris dans l'ascenseur…

A l'abri des indésirables
A l'abri des indésirables

Des ouvertures ultrarenforcées.


L'accès aux logements fait l'objet des mêmes précautions. Et c'est encore et à nouveau l'évolution des matériaux et des techniques qui permet au logement neuf de tirer son épingle du jeu en matière de lutte contre les intrusions. "La porte ou la fenêtre infranchissable n'existe pas encore, mais les nouvelles techniques de fermeture permettent de retarder considérablement l'effraction.Le fait de passer plus d'une demi-heure à tenter d'ouvrir une porte ou une fenêtre décourage les cambrioleurs, de même que la pose d'une alarme ou d'un système de surveillance performant", juge Arnaud, le "monsieur sécurité" d'un magasin Lapeyre du Val d'Oise. Systèmes antidégondages, serrures à points d'ancrage multiples et blindages sont devenus la norme des portes d'entrée. Les serrures ont elles aussi leur norme : A2P est une marque collective qui a été créée il ya plus de 20 ans à la demande des compagnies d'assurances. La certification A2P des serrures de bâtiment permet d'identifier celles capables de résister aux tentatives d'effraction les plus destructrices (plus de 40 tests sont effectués !). Trois catégories - une, deux ou trois étoiles - permettent d'établir le palmarès des serrures les plus indestructibles. Côté fenêtres, la mode de l'espace à vivre extérieur prolongé par sa grande baie vitrée pose d'autres problèmes de sécurité, notamment pour les appartements en rez-de-chaussée. Les fenêtres accessibles de l'extérieur s'équipent de vitrages anti-effraction et les volets roulants sont désormais munis de serrures. Les doubles vitrages sécurité permettent de dissuader les vols par effraction grâce à un vitrage dont la résistance s'échelonne de 1 à 5, suivant son niveau de résistance. Bien entendu, plus la classe est élevée, plus le niveau de protection est performant. Les compagnies d'assurances recommandent en général pour les fenêtres accessibles en rez-de-chaussée le vitrage sécurité renforcé de classe 5. Contrairement à tout ce qui concerne la lutte contre les accidents domestiques et la sécurité des installations, les mesures et équipements de protection contre les effractions ne font l'objet d'aucune réglementation. Mais les promoteurs et les constructeurs répercutent sur leurs programmes ce qui figure parmi les premières exigences de leurs acquéreurs : être tranquilles chez eux !


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