Actualité

Avec 3 857 logements construits sur les 10 premiers mois de 2007, Bordeaux reste sur la tendance 2005- 2006, qui marquait un rattrapage. Le programme local de l'habitat des 27 communes de la communauté urbaine table sur un objectif de 4 200 nouveaux logements par an, accompagnés d'une remise sur le marché de 900 logements vacants. En accession, le gros de l'offre affiche un prix entre 3 000 et 3 200 e/m2. "Après deux années de hausse du coût de la construction, on observe une stagnation, essentiellement sur le dernier trimestre (+ 3 % environ). L'année prochaine devrait confirmer ce retour vers un marché serein", observe Patrice Pichet, PDG du Groupe Pichet (3 000 logements livrés par an dont 50 % en Aquitaine, avec 5 programmes en commercialisation sur Bordeaux et une trentaine sur la CUB). Dans les rues bordelaises, on entend le bruit des grues et les énergies qui s'activent autour de grands projets. La ville se réapproprie ses quais, en s'appuyant sur l'arrivée du tramway et, avec en fil directeur les aménagements du paysagiste Michel Corajoud, une nouvelle atmosphère se dessine. Parmi les étapes-clés, l'ouverture d'un parc des berges entre la rue Peyronnet et le cours d'Alsace- Lorraine à l'automne 2008, des fontaines innovantes sur le quai des Douanes. On annonce une "prairie des Girondins", parsemée d'oeuvres et d'activités sur le quai Louis XVIII. Les habitants des Chartrons redécouvrent les plaisirs de la ville, avec le marché Colbert et un marché bio réaménagés aux normes actuelles, une guinguette face à la rue Latour et de nouveaux jeux pour les enfants. Entre le cour du Médoc et la rue Lucien-Faure, un nouveau pôle d'activités prend forme autour du centre de cultures scientifique, technique et industrielle Cap Sciences.

Le logement neuf renoue avec la nature
Depuis quelque temps aussi, le renouveau lyonnais s'exprime au travers de grands projets d'urbanisme en cours sur une bonne partie de la ville. La fermeture ou le départ d'entreprises vers la périphérie donne l'occasion de faire du neuf avec des friches et de créer des quartiers dans l'air du temps, répondant à des exigences environnementales et sociales. Au fil des aménagements, le Rhône redevient l'épine dorsale de la cité. Au printemps, quand seront achevés les travaux des berges entre le parc de la Tête d'or et celui de Gerland, les piétons et les cyclistes vont s'approprier les lieux. Il y a plus d'un siècle, le Rhône était un centre de la vie lyonnaise : les lavandières lavaient le linge sur des "plattes", des bateaux-lavoirs amarrés aux rives, et les radeliers voguaient au péril de leur vie sur les radeaux de troncs d'arbres livrés à la clientèle. Une foule de petits métiers disparus inscrits dans la mémoire lyonnaise.

LE CHARME RÉSIDENTIEL AU CENTRE ET AU NORD
Si Boulogne Sud décolle, portée par ses projets ambitieux, le reste de la ville ne manque pas d'atouts pour autant. En coeur de ville, en remontant vers le nord à partir de la place Marcel Sembat, théâtre, cinémas et patinoire olympique rivalisent avec les grandes enseignes commerciales. Peu de neuf dans ce quartier central, mais les quelques appartements encore libres dans le Paladio signé Kaufman & Broad donnent une idée des prix qui s'établissent à 434 000 € pour un 3-pièces de 68 m2. A noter également, route de la Reine, à deux pas du métro Jean Jaurès, la Villa Antalya, programme réalisé en co-promotion par le groupe Sofiam et la Générale de Promotion qui propose une résidence de standing, comprenant 11 appartements, du studio au 6-pièces dont deux duplex avec balcons et terrasses. Le cadre de vie de Boulogne Nord est particulièrement envié dès que l'on se rapproche du bois et du stade Roland-Garros. Même un peu en retrait de ce poumon vert parisien, les prix restent élevés et les quelques nouvelles réalisations qui ont trouvé à s'y nicher le confirment : ainsi un beau 5-pièces de 108 m2 vous coûtera 710 000 € dans la Villa Luz que Nexity Seeri propose rue de Billancourt. Quant aux appartements de la petite résidence du groupe Sier Constructeur, Villa Vauthier, ils démarrent à 460 000 € pour un 3-pièces de 84 m2 et culminent à 1 380 000 € pour un somptueux 5-pièces de 162 m2. Tous traversants, ces logements présentent des prestations à la hauteur de leurs prix, avec pierre marbrière, parquet en chêne, grès émaillé, etc.

Bertrand Bourrus - Directeur Général du Groupe des Chalets à Toulouse
Indicateur Bertrand : Pouvez-vous nous présenter votre société ? Bertrand Bourrus : Nous regroupons en fait trois sociétés. Une société anonyme d'HLM, maison mère, qui représente 7 300 logements et dont les compétences vont à l'aménagement, au portage foncier et aux opérations locatives, à laquelle s'ajoute la Coopérative de la Haute-Garonne, qui a vocation à développer des opérations en accession à la propriété dans le département 31 et la Coopérative Midi Logement, dont le siège se trouve à Montauban et qui travaille également sur l'accession à la propriété, dans les autres départements de Midi-Pyrénées, principalement dans le Tarn-et-Garonne et le Lot. Nous fêterons notre quarantième anniversaire en 2006. Notre activité représente 500 logements locatifs et 250 en accession à la propriété. Géographiquement, elle se répartit à 85 % sur l'aire urbaine toulousaine et le reste sur Montauban. Nous avons également maintenu une activité sur Cahors où nous gérons déjà un patrimoine de 250 logements locatifs. I.B. : A quels critères obéissent vos choix de développement ? B.B. : Notre credo est le développement d'opérations mixtes et partout où nous le pouvons, nous travaillons en tant qu'aménageurs, en partenariat avec les communes. C'est par exemple le cas de notre opération de Ramonville-Saint- Agne, en périphérie immédiate de Toulouse. La ville nous a confié une opération d'aménagement qui consiste à réaliser 46 lots à bâtir et 7 "macrolots" pour 61 logements locatifs sociaux et 90 en accession à la propriété. Cette approche mixte locatif social et accession à la propriété est motivée par deux raisons. C'est d'abord la philosophie de notre groupe. Depuis 40 ans, le Groupe des Chalets a construit des quartiers entiers à Toulouse sur ce principe et le mélange du statut d'occupation et du statut social est la raison de leur pérennité. Par ailleurs, c'est le moyen de répondre à la crise du logement, d'intervenir au niveau social. C'est également la possibilité d'avoir du foncier pour le locatif social, que nous n'aurions pas autrement. Nous ne concevons pas nos opérations en direction des investisseurs, même dans le cadre Robien "social" : notre cible, pour l'accession à la propriété, ce sont les classes moyennes, c'est-à-dire un couple dont les revenus cumulés tournent autour de 2 800 ou 3 000 €/mois. Nous croyons beaucoup à la nécessité de développer une offre d'accession, y compris pour les locataires du logement social. I.B. : Justement, quelle est votre appréciation du marché toulousain ? B.B. : Le marché immobilier toulousain est caractérisé par un gros retard au niveau du logement social. La région Midi-Pyrénées est la lanterne rouge en la matière, derrière la Corse. L'ensemble des organismes HLM a déjà fourni un gros effort de rattrapage, en doublant la production sur les quatre dernières années, mais cela ne suffit pas à combler notre retard, surtout au regard de la croissance que connaît l'agglomération toulousaine (15 000 à 20 000 nouveaux habitants par an). De plus, Toulouse manque d'un marché tourné vers l'accession. Il faut savoir que 85 % du marché de la promotion privée sont destinés aux investisseurs, ce qui affaiblit considérablement l'offre en accession. I.B. : Comment vous démarquez-vous de cette tendance ? B.B. : En tant que société HLM, nous trouvons des moyens de répondre à la demande en accession. On peut réussir à convaincre les maires de débloquer des terrains pour de l'accession, ils ont les moyens de le faire, et nous pouvons proposer un prix moyen de 2 200 €/m2 de surface utile : c'est notre plafond et on est 30 % sous le prix du marché. Sur notre opération de Ramonville, par exemple, cela donnera des maisons T4 autour de 170 000 €. Cela nous pose d'ailleurs le problème de lutter contre d'éventuelles manœuvres spéculative et nous sommes en train de mettre au point des clauses anti-spéculation. Nous croyons aussi beaucoup à la dernière formule du plan Borloo, le PSLA. Cette formule de location-accession permet de louer un logement éventuellement en payant un surloyer qui servira d'apport personnel, et de choisir ensuite de l'acheter à n'importe quel moment pendant une durée de 5 ans. Nous allons lancer les premières opérations dans le cadre de cette formule cette année. I.B. :Vous intervenez également dans le domaine du logement étudiant ? B.B. : Toulouse est le 2e pôle universitaire de France avec 110 000 étudiants. C'est l'une des raisons de son dynamisme. Sur le front du logement étudiant, outre la création récente de 210 logements neufs, nous avons inventé un système qui permet de réhabiliter les vieilles chambres du Crous de 9 m2. Nous arrivons à y faire tenir une douche, un lavabo, un wc, une kitchenette, un bureau, un lit, une bibliothèque et un placard grâce à un système mis au point par l'architecte Jean-Pierre Charrière et breveté, qui permet de faire descendre le lit la nuit, et le jour de le transformer en faux-plafond. Nous réhabilitons 200 chambres par an, en faisant les travaux l'été, pour que les chambres soient livrées à la rentrée universitaire. Et nous cherchons aussi à nous servir de ce procédé dans les résidences pour étudiants en construction neuve. Pour une surface d'environ 13 m2 ce système peut être très rentable en terme de surface.

“Nouveau choix de vie pour habiter ou investir”

De nombreux accidents domestiques font encore des victimes aujourd’hui. Mais le neuf offre une sécurité quasiment sans faille. Électricité, gaz, lutte anti-incendie et intrusions: la preuve par quatre.

Alexandre Villevy : " Le nord-ouest du 91 a la cote "
Le Directeur associé d'Artemis Courtage répond à Explorimmoneuf sur l'état du marché de l' Essonne et la demande de crédits.

Les prix de l'immobilier neuf dans la Communauté d'Agglomération de Caen au 4e trimestre 2013
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Caen par la fédération des promoteurs immobiliers.

Bordeaux multiplie projets et réalisations
À Bordeaux, l’heure est aux trophées en matière d’urbanisme. Ainsi, le 11 juin dernier, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a remis le trophée de l’aménagement urbain à Alain Juppé pour la rénovation des quais rive gauche. Cette réalisation réconcilie la ville et, plus largement, l’ensemble de l’agglomération avec son fleuve. À Bordeaux, les projets de Zac structurent l’espace urbain. Ainsi, celle des Berges du Lac dispose de 25 hectares vierges situés entre les Aubiers et le Palais des congrès. Son programme concerne l’extension du centre commercial et la création de 1 500 logements en bordure du Lac. Les études sont achevées, et les travaux devraient débuter fin 2008.

L'AVIS DE JEAN-PAUL BALCOU Président du San de Val d'Europe,maire de Magny-le-Hongre
Indicateur Bertrand : Quel est le bilan de l'évolution de Val d'Europe ?

Les charges locatives, que va payer votre locataire ?
En contrepartie des services et équipements mis à sa disposition, votre locataire a sa part dans le budget de l'immeuble.

L'effet de masse du renouvellement
"La Duchère est un site exceptionnel. Elle ne doit pas rester un site d'exception." Ce mot de Gilles Buna, l'adjoint à l'urbanisme et du développement durable, résume à lui seul les ambitions de la Ville. Et pour réveiller les lieux, le projet de renouvellement urbain vise l'effet de masse : 1 036 logements neufs seront livrés d'ici à 2008-2009, dont 322 en accession libre ou sociale, 289 en location libre ou intermédiaire, 200 en location sociale et 225 destinés aux étudiants. Les barres 210, 260 et 410 ont été démolies pour ouvrir le quartier sur les paysages de l'Ouest et laisser place à de petits immeubles de deux à sept étages dotés de parkings en sous-sol et d'entrées sur rue "comme dans les arrondissements résidentiels du cœur de Lyon", souligne la Ville. Les logements détruits sont pour moitié reconstitués, à raison de 30 % sur le 9e arrondissement et de 70 % sur le reste de Lyon, hors 8e. La délocalisation des locataires ne se réalise que si elle est choisie et non subie par les intéressés, après concertation. Le patrimoine existant est en cours de réhabilitation : l'emblématique Tour panoramique, les copropriétés bénéficiant notamment d'une Opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) et cinq barres de logements sociaux (320, 110, 410, 420 et 430). Au terme de l'opération de renouvellement, les logements sociaux constitueront 60 % du parc de La Duchère, ce qui reste tout de même un taux important au regard de certaines villes populaires franciliennes, comme Saint-Denis ou Nanterre qui visent les 40 %.

Veillez à bien réceptionner votre logement
À la date fixée pour la réception de votre logement, munissez-vous du descriptif qui vous a été fourni lors de la signature de l’acte de vente. Lorsque vous serez sur place, ayez l’oeil.

3 QUESTIONS À Jean-Yves MANO, adjoint au maire de Paris en charge du logement
Nous proposons que l’acquéreur soit locataire du foncier

L'AVIS DE BERTRAND PICARD, Directeur commercial d'ACE
La politique monétaire ne va pas dans le sens d'une hausse des taux

Le premier pas

"Le secteur du bâtiment est responsable de 25 % des émissions de CO2 et de 42 % de la consommation d'énergie finale en France" constate Michèle Pappalardo, présidente de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Pourtant, les réglementations thermiques successives ont permis de diviser par 2, voire 2,5, la consommation par mètre carré des logements neufs… De véritables progrès qui n'ont pas empêché la consommation totale du secteur du bâtiment d'augmenter de 30 %. Ce résultat, qui paraît contradictoire, est dû en fait à l'accroissement du parc de logements, mais également à l'élévation du niveau de confort, avec la multiplication d'appareils électroménagers qu'il entraîne et l'apparition de nouveaux besoins, comme par exemple la climatisation, grande consommatrice d'énergie.