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Habitat neuf à Aix, Marseille et Montpellier
Aix - Marseille : entre confiance et vigilance

Sud-ouest : les secteurs porteurs de l'année en immobilier neuf
Entre une forte demande, des projets structurants et de nouvelles résidences, Bordeaux et Toulouse réunissent les ingrédients d'une année sereine.

Les perspectives 2009 : Tour de France des régions
Sur fond de contexte économique incertain, de retour aux fondamentaux et d'ajustement des prix de la pierre, notre enquête vous dit tout sur les perspectives d'évolution du marché immobilier. Cadre de vie, projets urbains... du Nord au Sud et d'Est en Ouest, suivez-nous!

Toujours en investissement locatif, mais cette fois au soleil des Dom-Tom : la loi Girardin présente l'avantage incontestable de s'appliquer directement sur l'impôt. Il ne s'agit pas de réduire le montant de vos revenus imposables mais d'une somme que vous déduirez directement du montant de l'impôt ! En fonction de la nature de l'opération, l'amortissement peut aller de 40 % dans le cas d'un investissement locatif en secteur libre à 50 % dans le cadre d'une location conventionnée. Un petit "plus" est même accordé à ceux qui investissent dans une zone urbaine "sensible" ou un logement équipé d'une source d'énergie renouvelable. Et vous pouvez même déduire 25 % de votre achat s'il s'agit de votre résidence principale. Le tout dans un plafond qui se situe en 2007 à 2 125 e par m2. Le seul problème avec ce dispositif Girardin réside dans l'appréhension difficile d'un marché locatif si éloigné. Il faut donc s'engager en ayant recours à un professionnel connaissant parfaitement les différents marchés, de La Réunion en passant par les Antilles, etc.

Essonne : la vague des écoquartiers
Avec près de 200 communes, le département de l’Essonne présente une grande diversité de marchés pour habiter ou investir. Éclairage sur les nouveaux secteurs porteurs.

Des quotas de logements à prix accessibles
Quant aux prix, ils sont en partie maîtrisés depuis que la mairie, via sa société d'économie mixte qui régule déjà les prix de foncier avec le lancement de Zac sur l'ensemble du territoire de la commune, impose des quotas de logements à prix accessibles (aux alentours de 2 300 €/m2) pour les primoaccédants aux revenus modestes. Le prix moyen des logements vendus est de 3 210 €/m2 habitable à Montpellier et de 3 195 €/m2 si l'on englobe les communes de l'aire montpelliéraine. "Si l'on retire des calculs ces logements en primo-accession, le prix moyen des ventes est de 3 452 €/m2, détaille Xavier Longin.Quant au taux d'écoulement, si l'on retire ces logements, celui-ci baisse de seulement 1 %." On les disait partis, frileux, inquiets. Visiblement, il n'en est rien. Au 2e trimestre 2006, la part des investisseurs a représenté 54 % des ventes réalisées. Curieusement, les ventes dites "debout", qui correspondent aux investisseurs n'ont représenté que 98 ventes tandis que les ventes "assises" en totalisaient 306. Comment expliquer cet écart ? "Nous avons la volonté de développer la vente assise à travers les bulles de vente pour disposer d'une lisibilité directe, souligne Anne Hamelin.Nous arrivons ainsi à intéresser une clientèle d'investisseurs régionaux." Cette tendance, déjà soulignée dans le passé, est confirmée par Alain Durand, directeur commercial d'Urbat Promotion : "Nous venons de lancer Villa Saint- Priest, dans le quartier Nord, une opération au pied du tramway et proche de l'hôpital Lapeyronie. Qui sont les acheteurs ? Une grande partie est composée d'investisseurs locaux qui résident dans les communes voisines du nord de Montpellier." Loin des réseaux, cette proportion d'investisseurs locaux confirme en général la bonne santé d'un marché.

Trois questions à JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE, Député-maire de Drancy
"Nous avons recréé le marché du neuf en accession à Drancy"

Immobilier : le stade du Ray jouera-t-il les prolongations ?
PHOTOS. Le stade niçois devrait faire place à un important complexe immobilier vert. Une réalisation où la nature est reine, signée Edouard François, mais qui ne semble pas plaire à tout le monde.

En achetant une maison en village, vous investissez dans une maison qui n'est pas encore construite. C'est la vente en Vefa, acronyme étrange derrière lequel se cache la "vente en l'état de futur achèvement". L'achat sur plan peut être angoissant : le résultat sera-t-il conforme aux plans, achevé dans les temps, etc ? Rassurez-vous : ce type de vente est très réglementé par le Code de la construction. Elle se déroule en deux étapes : vous signez d'abord un contrat de réservation, sous seing privé. La signature du contrat définitif, devant notaire, intervient dans un deuxième temps.

Etat des lieux du marché disponible en Côte d'Azur
Bien que l'offre soit réduite, elle est cependant bien présente dans les deux départements de la Côte d'Azur. Il suffit de se pencher sur La Seyne-sur-Mer pour s'en apercevoir. En effet, de nombreux opérateurs sont ici présents. Bouwfonds Marignan commercialise Le Suffren, une résidence du studio au 3-pièces, avenue du Général-de-Gaulle, au 3-pièces de 53 m2 à 178 000 e hors parking. L'opération est livrable au 4e trimestre 2009. Quelques mois plus tard, au 1er trimestre 2010, Résidence Gambetta commercialisée par Meunier Méditerranée sera livrée. Le 4-pièces d'environ 86 m2 est proposé à partir de 315 000 e. Bouygues Immobilier est présent en copromotion à La Seyne-sur-Mer pour Le Patio des Poètes, livrable au 4e trimestre 2009, mais aussi au Luc avec Les Jardins de Mestre Elie, programme livrable au 3e trimestre 2009, ou encore à Toulon avec la résidence Reine Jeanne, proche des commerces et du nouvel hôpital militaire Sainte- Anne, livrable, elle, au 2e trimestre 2010. Dans l'Est varois, soulignons le programme de Roxim, Résidence Marie A., 54 logements, du 2 au 4-pièces, à deux pas de Port-Fréjus, attendus pour le 1er trimestre 2010. Dans les Alpes-Maritimes, Bouygues Immobilier propose en centre-ville de Juan-les-Pins, Les Rives Bleues, à 100 m de la mer, une résidence de 57 logements, du studio au 3-pièces avec terrasses et loggias, pour une livraison au 4e trimestre 2009. Sagec est présent à Antibes où il vient de lancer Parc Antibea, 135 logements répartis en quatre bâtiments dans le secteur de la Pinède, à un prix moyen de 4 500 e/m2, pour une livraison au 2e trimestre 2010. À Cagnes-sur-Mer, Sagec lance également un nouveau programme, Villa Floraly, entre Nice et Cannes. À Cannes-la-Bocca, Real Immo Invest commercialise un programme de Bacotec, La Croisière, 28 appartements, du 2 au 3-pièces répartis sur deux bâtiments, livrés au 4e trimestre 2009. Tout près de Nice, à Saint-Laurent-du-Var, Bouwfonds Marignan lance Résidence Alexandrine, 27 appartements inscrits dans une démarche de Haute Qualité Environnementale, avec des appartements du 2 au 4-pièces, pour une livraison attendue au 4e trimestre 2009. À Beausoleil, Le Palarino, réalisé par Nexity George V, est implanté à 500 m de Monaco, au coeur de Beausoleil. Du 2 au 4/5-pièces, la résidence compte 38 logements, livrés à partir du 4e trimestre 2010. Par exemple, le 2-pièces de 43 m2 est commercialisé à 271 000 e. Ainsi, l'offre existe tant dans sa diversité géographique que typologique et, selon les communes et les implantations, propose des écarts de prix adaptés aux différents types d'acheteurs. Désormais, les professionnels ont les yeux rivés sur le niveau de l'offre, espérant ne pas voir ce marché trop se rétrécir et entraîner de nouvelles tensions par manque de programmes.

Bilan et perspectives Sud-Ouest : des opérations durables
Les agglomérations de Toulouse et Bordeaux, toujours très demandées, enregistrent une progression de leur offre de logements neufs grâce à un développement urbain maîtrisé.

J'ai acheté une maison qui bénéficie d'une servitude de passage, mais restée inutilisée depuis 40 ans. Le voisin a installé une barrière en interdisant le libre accès. Puis-je aujourd'hui obtenir le rétablissement de ce droit ? (Raymond O., Sucy-en-Brie, 94)

Mesurez au plus juste vos capacités d’endettement et surtout anticipez d’éventuels changements familiaux. Le loyer ne compensera jamais la totalité de votre investissement. En moyenne au final, 30 % du prix de l’acquisition restent à votre charge. Un plan de financement mal ficelé peut rapidement virer au cauchemar. “Pour cela,évaluez vos ressources actuelles sans les surestimer (…) puis estimez les mensualités que vous seriez en mesure de payer sans trop grever votre budget. Essayer aussi de vous projeter dans l’avenir”, conseillent les deux auteurs de “Investissement locatif mode d’emploi”. Comment vont évoluer vos ressources et vos charges dans les 10 ou 15 ans à venir ? Serez-vous capable de faire face à une éventuelle réforme des règles fiscales sur les revenus fonciers ? “Il faut ajuster son investissement à sa capacité à s’autofinancer en cas de coup dur”, insiste Mathie Toulza- Dubonnet, dirigeant de MTD Finances, cabinet de conseil en gestion de patrimoine et en défiscalisation immobilière à Paris. Actuellement, selon le dernier baromètre Empruntis, les taux d’intérêt des crédits immobiliers oscillent entre 4,45 et 4,65 % selon votre profil et votre région. Même s’ils sont en hausse, les taux pratiqués restent encore abordables. D’autant que vous pourrez déduire une partie de vos intérêts d’emprunt et bénéficier de “cadeau fiscal”. En effet, pour encourager la construction de logements, le législateur a mis sur pied de multiples dispositifs permettant au propriétaire bailleur de déduire de son impôt une partie, plus ou moins conséquente de son investissement. Chacun avec des avantages et des inconvénients. Parmi ces carottes fiscales, on trouve le Robien recentré. A raison de 6 % les 7 premières années et de 4 % pour chacune des 2 années suivantes, vous pouvez amortir jusqu’à 50 % du montant de votre investissement. En contrepartie, pendant 9 ans, vous vous engagez à louer votre bien à un locataire au titre de sa résidence principale en respectant des plafonds de loyer selon les zones géographiques. Aucune condition de ressource n’est exigée pour le locataire qui peut être un descendant ou un ascendant (hors foyer fiscal). Attention, face à la multiplication des immeubles éligibles au Robien recentré, certains biens peinent à trouver des locataires ou faute de demande suffisante, les loyers sont revus à la baisse. Ce qui ampute d’autant la rentabilité de départ. Dans le même esprit et toujours avec un engagement locatif de 9 ans, vous pouvez opter pour le Borloo neuf (ou Borloo populaire). Cette fois, vous pouvez amortir jusqu’au 65 % du prix d’acquisition et bénéficier d’un abattement de 30 % sur les revenus locatifs. En revanche, vous devez louer votre appartement à des personnes ayant des revenus modestes (hors ascendant et descendant) moyennant des loyers encadrés par la loi. Ce qui grève d’autant vos rentrées locatives. Vous pouvez également vous tourner vers une opération en résidence avec services (de tourisme, d’affaires, étudiante...). Le principe est simple : vous confiez à une société (l’exploitant) la gestion de votre bien pendant au moins 9 ans en échange d’un loyer annuel forfaitaire versé quel que soit le nombre de semaines effectivement occupées. Pas de travaux ni d’entretien à prévoir, l’exploitant de la résidence s’occupe de tout. Outre cette “tranquillité logistique”, vous bénéficiez de la récupération de TVA (19,6 %) sur le montant du bien. Et puis, compte tenu du caractère meublé de la location, vous endossez le statut de loueur meublé professionnel (LMP, si vos revenus fonciers dépassent 23 000 e par an) ou celui de loueur meublé non professionnel (LMNP) en deçà de ce seuil. Ce système permet de classer les recettes locatives dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non plus fonciers. A noter que si vous investissez dans une résidence de tourisme en zone de revitalisation rurale (ZRR), vous pouvez bénéficiez du dispositif Demessine et retrancher 25 % du prix d’achat du bien de votre impôt final. Si vous affichez une tranche marginale d’imposition de 30 % voire plus, l’investissement locatif dans les Dom Tom, (dispositif Girardin) vous permettra d’amortir entre 40 % (Girardin libre) et 50 % (Girardin intermédiaire) du montant de votre achat. En contre partie, vous vous engagez à louer le bien nu pour une durée minimale de 5 et 6 ans. Cet avantage est accordé pour toutes les opérations réalisées avant le 1er janvier 2018. Donc ne vous précipitez pas et envisagez pourquoi pas, un petit séjour sur place. Cela vous permettra peut-être d’éviter les mauvaises surprises. Pour un investissement dans les îles ou en métropole, prenez toujours le temps de la réflexion. C’est en multipliant les avis de professionnels (agents immobiliers, promoteurs, notaires, gestionnaires de pratimoine, etc.) que vous pourrez vous faire une idée précise de la vraie valeur d’un bien immobilier. Et donc de sa rentabilité !

Le groupe Réside Études lance la résidence services de tourisme et d’affaires Daumesnil, à Paris (12e).

3 QUESTIONS À PIERRE-MATHIEU DUHAMEL, Maire de Boulogne-Billancourt
“L’opération Ile Seguin-Rives de Seine est plus que jamais attractive”

Sud-Ouest : habitat neuf et parcelles privées
Voisine de Bordeaux, la commune de Sainte-Eulalie doit se renouveler après l'adoption de son plan local d'urbanisme. Au programme, des logements sociaux et un pôle éducatif.

Les taux révisables disqualifiés ?
Si la production de prêts à taux révisables n’a jamais égalé celle des taux fixes, elle est encore plus faible aujourd’hui. Car, l’écart qui les séparait est quasiment effacé. Entre un prêt à taux fixe autour de 4,25 % et un taux révisable à 4 %, les Français n’hésitent généralement pas longtemps : ils optent pour la sécurité d’un taux fixe. A priori, ils ont raison. D’ailleurs, un certain nombre de banques les déconseillent. Empruntis n’en fait même plus état dans son baromètre des taux. Faut-il pour autant les éliminer ? “Ce sont des formules très souples qui permettent aux emprunteurs de maîtriser le coût de leur crédit”, martèlent les tenants des crédits à taux révisable. “Ils sont risqués car on n’en connaît pas à l’avance le coût final et en cas de forte hausse, on s’expose à une augmentation de sa mensualité”, rétorquent les adeptes des formules à taux fixe. En fait, tout dépend du niveau des taux et du degré de risque que l’on est prêt à prendre. Opter pour ce type de prêt, c’est avant tout faire le pari d’une baisse de taux à un moment ou à un autre. Seulement voilà, dans le contexte actuel, il y a plus de chance qu’ils continuent à grimper. D’autant qu’en juin dernier, Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, n’a pas écarté cette hypothèse. Le pari est donc risqué. Ceux qui ont cru faire la bonne affaire en empruntant à taux révisable ces dernières années, alors que les conditions d’emprunt étaient au plus bas, n’ont sans doute pas manqué de s’en apercevoir. “Les particuliers qui ont souscrit un prêt à taux révisable au cours des trois dernières années se verront largement pénalisés par les évolutions futures des taux d’intérêt, expliquait récemment Christophe Crémer, le président de Meilleurtaux, en règle générale, ils subissent une hausse de taux supérieure à 2,30 points et donc une augmentation des mensualités de plus de 20 %”. Pour preuve, la mensualité d’un prêt de 100 000 e sur 20 ans passe de 590 e à 716 e. Quant à ceux qui ont opté pour un prêt à taux révisable capé, la hausse de la mensualité est à peine moins rude : 18 %, passant de 590 e à 699 e. Heureusement, il existe des verrous de sécurité pour éviter que les mensualités ne grimpent trop. Dans la plupart des formules, la répercussion des hausses se fait non pas sur la mensualité mais sur la durée du crédit qui s’allonge. “Ce qui compte, c’est de faire une économie les premières années du prêt, alors que les intérêts courent sur le maximum de capital”, martèlent les banquiers. Reste que pour un taux révisable, mieux vaut faire court. Tous s’accordent, en effet, à dire que dans un taux révisable, la durée est une donnée essentielle et que, pour prendre le moins de risque possible, 5 à 7 ans paraît l’option la plus raisonnable. En revanche, sur des durées de 15, 20 ou 25 ans, la formule paraît beaucoup plus risquée tant l’évolution des taux est imprévisible à très long terme. Malheureusement, rares sont ceux qui peuvent emprunter sur de courtes durées. C’est même plutôt l’inverse. On assiste aujourd’hui à un allongement très sensible des durées de crédit. En particulier pour les primo accédants qu’il n’est pas rare de voir emprunter sur 25 ou 30 ans aujourd’hui.