Un cadre de vie réactualisé

S'adaptant à l'évolution des modes de vie et aux réglementations, le neuf offre quasiment du sur-mesure aux acheteurs. Pièce par pièce, coup de projecteur sur les tendances fortes.

Un cadre de vie réactualisé
Un cadre de vie réactualisé

La cellule familiale telle qu'on la connaissait il y a vingt ans n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui.


En premier lieu, les divorces sont en croissance continue, et cela n'est pas près de s'arranger. En effet, les prévisions de l'Insee sont sombres : 43 % des mariages prononcés en France devraient se conclure par un divorce en 2 030 (contre 33 % aujourd'hui).


La famille avec deux enfants n'est plus le modèle unique, et les foyers dits “recomposés” ne sont plus l'exception.


Passer de trois à la maison en semaine, à cinq un week-end sur deux, n'est plus rare.


Ensuite, les juniors prolongent de plus en plus longtemps leur séjour chez papa et maman. Un quart des 25-30 ans vivent ainsi encore chez leurs parents. C'est le cas de 60 % des garçons et de 49 % des filles, de 20 à 24 ans. L'allongement de la durée des études explique qu'ils soient de plus en plus nombreux à “squatter” longtemps le domicile familial. Ce qui ne les empêche pas de revendiquer un fort besoin d'indépendance.


De tous temps, l'habitat a dû s'adapter pour répondre au mieux aux nouveaux modes de vie de la population. C'est évidemment encore le cas aujourd'hui. Ce qui explique pourquoi le neuf répond mieux aux nouvelles attentes des acquéreurs que l'ancien.


Au premier rang de ces nouveaux besoins, la modularité. L'idée maîtresse est que le logement doit s'adapter à ses occupants, et non l'inverse. Les habitants veulent pouvoir changer facilement la disposition des lieux, réinterpréter leur logement aussi souvent qu'ils en ont envie. Les cloisons amovibles sont l'un des outils pour y parvenir.


Facilement démontables, elles sont pratiques et n'en oublient pas de soigner leur look, ce qui peut en faire des éléments de déco à part entière. De leur côté, les meubles deviennent de plus en plus multifonctions : le canapé se fait lit, les étagères intègrent un bureau, le meuble de cuisine comprend lavabo et plaque de cuisson, etc.



Suites parentales au confort XXL


En parallèle, le besoin d'espaces d'intimité se fait plus pressant. Logique quand, sousle même toit, se côtoient des enfants issus de plusieurs unions... Mission : être ensemble sans être “les uns sur les autres”, autrement dit, permettre à chacun de vivre à son rythme. Une idée plébiscitée notamment par les postadolescents, les fameux “adulescents” vivant le plus tard possible chez leurs parents. Le neuf offre quelques pistes pour parvenir à concilier toutes les envies de chacun des membres de la famille.


Ainsi, la chambre se transforme en espace multifonction. C'est notamment vrai pour les enfants. Télé, chaîne hi-fi, console de jeux vidéo et ordinateur ont ainsi trouvé leur place à côté du lit, du bureau et du placard à vêtements. C'est l'univers des juniors, presque un mini-studio.


Leurs aînés ne sont pas en reste. La simple “chambre” a du plomb dans l'aile ; aujourd'hui, on parle de “suite parentale”. Une zone chic, toute de calme et d'isolement.


Le dernier rempart du couple, submergé par la vie professionnelle et familiale. Il regroupe chambre, dressing spacieux et salle d'eau. Un espace conciliant donc détente, rangement et bien-être. Surtout, un espace dont l'entrée est éloignée de celles des chambres d'enfants. Ainsi, personne n'est dérangé. Tout le monde a le droit à son espace d'intimité... Certains architectes vont plus loin en proposant une “pièce en plus”, c'est-à-dire un espace sans affectation, qui anticipe de futurs besoins. La maison est désormais “à géométrie variable”, s'adaptant à ce que l'avenir nous réserve. Un divorce, l'arrivée d'un troisième enfant ou encore la grand-mère qui vient s'installer à la maison : autant de scénarios anticipés par cette pièce en plus.



Salon multi-activités et intergénérations


Dans la même optique de concilier les envies de chacun, le salon se segmente pour que celui qui écoute de la musique ne dérange pas celui qui est en train de lire sur le canapé. Autre tendance en hausse, celle du travail à la maison. Les Français sont de plus en plus nombreux à plancher sur leurs dossiers à domicile. On estime à 15 % de la population active le nombre de personnes qui réalisent au moins la moitié de leur travail chez eux. Aujourd'hui, les nouvelles techniques de communication (ordinateur, téléphone mobile...) ont banalisé le phénomène.


Avec cette polyvalence, le besoin de rangement se fait encore plus pressant.


On ne peut pas pousser les murs. Il faut donc optimiser l'espace. À condition d'avoir les moyens, l'idéal reste encore de faire du sur-mesure, pour ne pas perdre le moindre mètre carré. Avec l'augmentation du prix des logements d'une part, et nos nouvelles habitudes de consommation de masse d'autre part, l'optimisation de nos espaces de rangement est essentielle pour notre confort. L'idée est simple : faire rentrer le maximum de choses dans un minimum de place. Les solutions sont de plus en plus souvent intégrées dans les logements neufs.


Les rangements n'hésitent plus à utiliser le moindre recoin autrefois inexploité : un meuble qui se glisse sous un escalier, un podium de rangement sous le lit, ou des étagères posées (très) en hauteur pour tirer profit de beaux volumes sous plafond, par exemple. Et si on a besoin de séparer deux pièces, on peut même le faire en recourant à une bibliothèque coulissante. Ou se servir d'une cheminée condamnée comme espace de rangement.



La cuisine brise ses barrières


Les cuisines ont été reléguées pendant des années au fond des appartements. Cette époque est bel et bien révolue. Fini les femmes qui restent enfermées pendant des heures dans cette pièce pour mitonner de bons petits plats. D'abord, le temps passé aux fourneaux a considérablement chuté.


Surtout, la cuisine a “brisé” ses murs, s'ouvrant sur le salon... et sur la vie. La personne qui cuisine peut désormais profiter en même temps des conversations avec ses invités.


La version “américaine” est donc plus que jamais à la mode. “C'est une demande récurrente, confirme Mathieu Laperelle, architecte.


Les personnes qui cuisinent en ont marre de ne pas être au milieu de la famille.


Elles ne veulent plus se sentir exclues, enfermées dans une pièce. Elles veulent pouvoir faire plusieurs choses en même temps : cuisiner, mais aussi discuter avec leurs proches, écouter la radio ou regarder la télé.” Autrement dit, une vraie recherche de convivialité.


Tout le monde met la main à la pâte, la maîtresse de maison ne bosse plus seule dans son coin. Les innovations technologiques ont même permis de réduire les inconvénients de cette pièce : le bruit, et surtout, les odeurs. La hotte est super aspirante, le lave-vaisselle, super silencieux. La déco la plus pointue envahit cet univers. Le petit électroménager n'est plus seulement un outil, c'est aussi un élément de déco à part entière, aux couleurs et aux formes audacieuses. Les ustensiles s'exposent, dans le même esprit. Des casseroles en cuivre rutilantes à la cafetière, tout est rangé à vue.


La cuisine ne se cache plus. Toute la famille s'y sent à l'aise. Et les enfants y font même leurs devoirs.



De la salle de bains à l'espace de soins


La salle de bains devient une véritable pièce à vivre dédiée au bien-être, et plus uniquement à l'hygiène ! Elle s'agrandit, se décore comme une vraie pièce. Le dernier salon Idéo bain, premier événement grand public consacré à l'univers de la salle de bains, l'a démontré : la créativité s'est enfin invitée dans cet espace. Tous les styles sont permis, pourvu qu'ils allient bien-être et confort.


Si les moyens sont au rendez-vous, on en fait même un minispa. Hammam, sauna ou jacuzzi, sont plébiscités. Plus grandes, plus larges, les baignoires sont ultra lookés. En fonte rétro, elles se détachent du mur pour s'exposer au centre de la pièce. La baignoire balnéo dispose de fonctions multisensorielles : elle est équipée de vrais jets de massage, peut diffuser arômes et senteurs, de la musique, et certaines ont un tablier lumineux qui s'éclaire de couleurs diverses.


Les douches ne sont pas en reste : pommeaux XXL, pluie tropicale, musique, fonction hammam, chromathérapie... Histoire de mieux se relaxer, on soigne les détails : un fauteuil ancien ou une chaise longue par ici, un mur de petits miroirs par là, et des accessoires (boîtes de rangement, portesavon, etc.) bien choisis pour atteindre l'harmonie parfaite. On estime que 65 % des logements possèdent une salle de bains, 21 % en comptent même deux. La superficie moyenne est de 4,5 m2, mais pour ces petites surfaces, on trouve aujourd'hui des produits qui permettent d'optimiser l'espace : (lavabos plus petits, rangements futés).


Il n'y a presque plus de limites à vos envies... sauf le prix.



Retour à la nature


Un rebord de fenêtre, un balcon, une terrasse en plein centre-ville ou un beau jardin : aujourd'hui, on a tous envie de notre petit coin de verdure. L'espace “extérieur” gagne du terrain. Le nombre de jardins a ainsi doublé en France en trente ans (13 millions).


Le balcon disparaît au profit de la terrasse. “Les logements sont de plus en plus orientés plein sud, assure Mathieu Laperelle, architecte. Les gens sont en demande, et ont besoin, de luminosité”, poursuit-il. L'heure est au décloisonnement entre le “dedans” et le “dehors”. Avec en ligne de mire, l'envie d'optimiser chaque mètre carré disponible, l'extérieur devient une pièce à vivre. Chic et sobres, les meubles de jardin sont tout terrain. À l'extérieur, ultrarésistants, il ne craignent pas les caprices du temps. À l'intérieur, ils font salon sans complexe. Cette envie de “vert” correspond aux demandes (en hausse) liées au développement durable : maisons en bois, capteurs solaires...


L'écoconception est définitivement l'un des enjeux essentiels de l'habitat. Son avenir radieux ne fait aucun doute.



C'est le “papy boom” !


On comptait 10 millions de Français de plus de 65 ans en 2008, soit près de 20 % de la population.


La part des seniors dans la population ne cesse d'augmenter. Avec deux idées fortes, pour une majorité d'entre eux : garder leur indépendance et s'installer au contact des autres. Pour preuve, aujourd'hui, 90 % des personnes âgées de plus de 80 ans vivent chez elles. Les seniors ont plus d'espace que les autres. En 2006, une personne de plus de 60 ans dispose en moyenne de 20 m2 de plus que celle qui a entre 20 et 40 ans. Surtout, les logements doivent donc s'adapter au vieillissement de ses occupants, en facilitant leur vie quotidienne. Cela passe par des aménagements tels que l'élargissement des portes, le remplacement de la baignoire, trop difficile d'accès, par une douche, et l'installation d'une cuisine équipée. Le sol de la salle de bains est désormais en matière plastique antidérapante. Les déplacements sont facilités par l'installation de monteescalier électriques, de rampes, de barres d'appui. La domotique joue ici un rôle essentiel.


Une seule télécommande peut ainsi permettre de lancer l'ouverture des volets roulants, la régulation du chauffage, de la climatisation ou de la lumière. De même, la domotique peut permettre la surveillance et la gestion des fuites de gaz ou d'eau ou même la prévention des chutes. En cas d'incident, un voisin ou un centre de surveillance est automatiquement prévenu. De 7 à 77 ans (et même au-delà), le neuf remporte décidément tous les suffrages !



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