Actualité

Investir malin : Borloo ou Robien ?
Le Robien a changé, le Borloo est arrivé. Derrière ces modifications, reste le but d'encourager la production de logements locatifs. Comment choisir entre les deux ? Mode d'emploi.

L’État a présenté son projet de loi de mobilisation pour la construction de logements, notamment la cession de terrains publics aux collectivités.

Étudiez les plafonds de coût de l'opération pour votre PTZ+ selon les zones
Zone géographique, composition du ménage, type de logement acquis : ces critères défi nissent le montant plafond du coût de l'opération, auquel s'applique le PTZ +.

Côte fleurie : Le ticket des stations chics normandes
Atout du Calvados dans la région Basse-Normandie, le littoral reste une valeur sûre. Avec un parc entretenu et une clientèle toujours fidèle, Honfleur, Deauville et Trouville-sur-Mer conservent un cachet qui dépasse les effets de conjoncture.

Les enjeux de réhabiliter et de construire
La Ville a aussi classé son centre historique en ZPPAUP, restructure ses quartiers sud et entreprend la requalification des berges de l'Isère. Tous biens confondus (logements privés, sociaux, résidences pour étudiants ou artistes), 1200 logements sont actuellement sur le marché, dépassant l'objectif annuel du PLU de 750 lots. Cent logements sur le site de l'ancienne usine Bouchayer-Viallet, dont certains éléments historiques ont été préservés, 500 sur la Zac Vigny-Musset, la plus grosse opération durant depuis 10 ans, 200 sur le quartier des Jeux Olympiques… En accession libre, on trouve notamment Le Mikado, un programme de Villes et Villages Créations proche de la maison de la Culture, un petit bâtiment de 27 appartements des Résidences Bernard Teillaud et quelques ultimes grands appartements de Plurimmo. Dans la périphérie limitrophe, à Fontaine, une commune de la communauté d'agglomération "La Métro", Bouygues Immobilier lance une résidence qui va du 2-pièces à 196 000 e au 5-pièces à 405 400 e ; le centre de Grenoble se trouve à 10 mn par la ligne A du tramway.

Les prestations des promoteurs sont dans le ton : "De la pierre de Saint-Maximin,un pignon en terre cuite, des balcons avec jardins d'hiver : tout cela justifie des coûts de construction élevés", explique Georges Lini, le responsable commercial de Bouwfonds Marignan. Des pointures de l'architecture ont été retenues, comme Arte Charpentier qui vient de signer Le Palatin à La Défense et plusieurs ouvrages en Chine, dont le siège de General Motors à Shanghai. Ou l'atelier lyonnais Xanadu, créateur de la clinique du Parc et du siège du Progrès. Et les prix ? S'envolent-ils en fonction de tout cela ? Bouwfonds Marignan affiche une étiquette de départ de 3 760 e/m2. Bouygues et Financière Rive Gauche Fadesa : 3 700 e/m2, SLC Pitance : 3 200 e/m2. Edifice démarre à 2 995 e/m2 et a fait rajouter un bandeau sur son bureau de vente pour le signaler. Certains appartements dépassent, par leurs avantages en termes d'exposition ou de prestations, la barre psychologique des 4 000 e/m2. Ce sont par conséquent des cadres qui se sont porté acquéreurs, dans une perspective patrimoniale ou pour vivre dans un des quartiers les plus vivants de Lyon. A l'heure actuelle, Labuire se contente encore de grues et de pelleteuses en guise d'animation. L'assureur April achève son immeuble sur Vivier-Merle et ses collaborateurs devraient entrer sous peu dans les lieux. Cogedim a obtenu son permis de construire pour 24 000 m2 de bureaux. Dans le choix des enseignes commerciales, l'aménageur jouera l'intégration au quartier sans vampiriser l'offre existante : "Ce seront des commerces de proximité, comme une banque, une boulangerie ou des restaurants. Tout ce qui compose la vie d'un quartier."

À l’heure où l’activité du marché de la maison individuelle tourne au ralenti, L’Union des maisons françaises (UMF) propose des pistes pour aider les ménages à accéder à la propriété.

Saint-Denis : la tour Pleyel sera transformée en hôtel
La tour de 129 mètres comptera 680 chambres d'hôtel avec une vue spectaculaire sur Paris.

Marc Pigeon, Président de la Fédération des promoteurs-constructeurs
La reprise est encourageante, mais encore fragile. Et l'accession à la propriété comme l'investissement locatif doivent être encouragés par des mesures adaptées, souligne le nouveau président de la FPC. "Réaffecter les budgets existants vers des dispositifs plus efficaces" Indicateur Bertrand : Quel regard portez-vous sur le niveau de ventes de logements neufs ? Marc Pigeon : Statistiquement, le volume des ventes du 3e trimestre 2009 est supérieur à celui de l'année 2008, mais reste globalement inférieur au niveau de 2006, une année de référence. Pour atteindre les 450 000 logements par an voulus par l'Etat, le secteur de la maison individuelle doit en produire la moitié, le secteur du logement social, 100 000, et les promoteurs-constructeurs, un peu plus de 120 000. Ce niveau est celui de 2006, et bien que 2009 ait été meilleure que 2008, cela ne suffit pas encore. Les résultats obtenus le sont en grande partie grâce au dispositif Scellier, mais il manquera aux promoteurs un peu plus de 20 000 logements à réaliser, et ce déséquilibre s'explique par un déficit en matière d'accession à la propriété. I. B. : Pourquoi ce secteur de l'accession à la propriété connaît-il des difficultés à décoller ? M. P. : Malgré les efforts réalisés, notamment le doublement du prêt à taux zéro (PTZ), l'objectif d'une « France de propriétaires » n'a pas encore été atteint. C'est dû en partie à la crise économique et aux difficultés liées à l'emploi. C'est l'un des enjeux de 2010 : comment dynamiser l'accession à la propriété ? Le problème essentiel réside dans la prise en compte de l'apport personnel et de la capacité d'endettement. Alors que le PTZ alimente l'apport personnel, la déduction des intérêts d'emprunt ne constitue pas, dans cette optique, une mesure efficace. Pour conforter l'accession, la FPC souhaite voir prolonger le PTZ pour les primo-accédants d'une résidence principale, son doublement, voire son triplement jusqu'au 31 décembre 2012 dans le cadre de l'acquisition d'un logement neuf en BBC. Concernant le Pass-foncier, qui est une mesure positive améliorant l'apport personnel, nous souhaitons voir également ce dispositif prorogé. Je demande une réflexion sur l'accession à la propriété en réaffectant les budgets existants vers des dispositifs plus efficaces. Enfin, tout redémarrage solide du marché du logement nécessite la réactivation du marché de l'ancien. La FPC propose donc que tout propriétaire de résidence principale revendant son bien ancien pour acquérir un logement BBC bénéficie d'une réduction d'impôt, utilisable pour la remise aux normes environnementales du logement qu'il revend. I. B. : Comment concilier investissement locatif et logements basse consommation ? M. P. : Dans l'état actuel de l'examen du projet de loi de Finances 2010*, nos politiques disent favoriser les investissements en BBC dès cette année 2010 dans le neuf pour un type de logement qui ne représentera que 3 % des permis de construire ! Tandis qu'on privilégie les investissements en BBC, on pénalise la déduction des intérêts d'emprunt de ceux qui n'achètent pas en BBC dès 2010 dans le neuf, mais on ne pénalise pas pour autant la déduction des intérêts d'emprunt dans l'ancien, qui représente 99% du parc de logements ! En achetant dans le neuf, on est ainsi pénalisés deux fois ! Créer un réel écart de réduction d'impôt en Scellier entre logement classique et logement BBC en 2011 serait plus adapté. Nous considérons que la conjoncture est encore fragile et qu'il importe de maintenir un dispositif voté il y a seulement quelques mois. Enfin, la FPC propose d'abaisser les plafonds de loyer, notamment en B2 pour éviter de gaspiller l'argent public. Il est impératif de ne pas construire des logements là où il n'y en a nul besoin. Je représente une profession durable, impliquée dans la problématique environnementale, et je ne veux pas que nous soyons un jour accusés de freiner la construction de logements performants ou de bâtir des appartements loués trop chers hors des zones tendues. * Entretien réalisé le 9 décembre 2009

Comme beaucoup de ses consoeurs de grande couronne, Massy a d’abord été un village. Dans les années 60, s’est additionné le grand ensemble Massy-Antony, construit pour les rapatriés d’Algérie. La gare a suivi à partir de 1990, transformée petit à petit en noeud multimodal RER/TGV, le point fort de la ville. L’envolée immobilière des dernières années a favorisé la construction du quartier neuf Vilmorin, près de la gare. De l’autre côté des voies, s’amorce maintenant Atlantis, dans le même moule. Avec 22 000 emplois, dont 85 % tertiaires (Alstom, Areva, Bull…), Massy est l’un des pôles économiques du Nord-Essonne. Les deux opérations d’intérêt national qui l’encadrent, sur le plateau de Saclay et à Orly et Rungis, conforteraient ce positionnement. Le parc de logements sociaux demeure important (38 %).

Midi : du nouveau sous le soleil
De Montpellier à Nice, la conjoncture immobilière diffère d'un département à l'autre, mais la diversité et l'importance de l'offre de logements neufs laissent entrevoir d'encourageantes perspectives cette année.

Habiter ou investir dans le neuf à Montpellier
Du 15 au 17 mars, le Corum-Palais des congrès de Montpellier accueille la 26e édition du Salon de l’immobilier. Près de 6 000 visiteurs sont attendus pour rencontrer les professionnels de l’immobilier.

Créé en 1995, le prêt à 0 % vous est ouvert avant tout si vous êtes primo-accédant. Autrement dit, si vous n’avez pas été propriétaire de votre logement depuis au moins deux ans (au moment de l’offre de prêt). Cette condition tombe si vous êtes invalide (carte d’invalidité de 2e ou 3e catégorie), si vous bénéficiez d’une allocation adulte handicapé ou d’éducation spéciale, ou encore si vous avez été victime d’une catastrophe vous obligeant à changer de logement. Le prêt à 0 % finance exclusivement la résidence principale. Autre condition : vous devez respecter des plafonds de ressources (on additionne les revenus de tous les membres de la famille). Par exemple, si vous êtes un couple avec deux enfants, vos revenus ne doivent pas dépasser 56 875 euros en région parisienne, sur la Côte d’Azur et l’agglomération genevoise. Dans les autres régions, ils sont ramenés à 40 488 euros. Attention : si votre demande intervient entre janvier et mai, ce sont les revenus de l’avant-dernière année d’imposition que vous devez prendre en compte. Car au-delà, il s’agit des revenus de l’année passée. Concrètement, si vous effectuez votre demande en octobre ou novembre 2008, vous devrez tenir compte de vos revenus de l’année dernière. Quels types de logement pouvez-vous financer ? C’est simple, l’acquisition d’un logement neuf, mais aussi l’achat d’un logement ancien avec ou sans travaux, la transformation en logement d’un local à l’origine non habitable et même la location- accession (sauf si vous obtenez, par ailleurs, un prêt PSLA). Quant au montant du prêt, il dépend de l’opération projetée et de son lieu d’implantation, ainsi que de la composition du foyer. Dans le neuf, ce montant varie de 11 000 à 32 500 euros et dans l’ancien, de 8 250 à 29 250 euros. À titre d’exemple, si vous être un couple avec deux enfants habitant en région parisienne, le prêt sera de 27 500 euros dans le neuf et de 24 750 euros dans l’ancien. Enfin, concernant les conditions de remboursement, sachez que plus vos revenus sont modestes, moins vous remboursez vite. S’ils sont inférieurs à 15 801 euros, vous ne remboursez rien pendant 18 ans, puis vous avez quatre ans pour payer le prêt à 0 %. Entre 15 801 et 19 750 euros, vous bénéficiez également d’un différé de 18 ans, mais il ne porte que sur 75 % du montant du prêt, le reste doit être remboursé dès l’acquisition. Et si vos revenus se situent entre 19 751 et 23 688 euros, le différé n’est plus que de 15 ans et il ne concerne plus que 50 % du prêt à 0 %.

L’immobilier toulousain repart de plus belle
La future capitale de la région regroupant Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon affiche une forte croissance dans le secteur du logement neuf. Explications.

François Denieul, directeur du laboratoire Espaces intelligents, partage cette analyse : “Jusqu'à présent, la domotique a connu un relatif échec, son développement restant assez confidentiel. Plusieurs raisons à cela : c'était une technologie coûteuse, complexe et pas vraiment pensée pour le plaisir de l'utilisateur. Aujourd’hui, heureusement, les choses évoluent. Ces nouvelles technologies deviennent moins coûteuses. Surtout, étant plus puissantes, elles peuvent se faire plus discrètes, jusqu'à se faire oublier.” L'occasion de passer d'une domotique technique à une domotique poétique. L'objectif du labo est d'utiliser les nouvelles technologies pour en faire des outils d'expression personnelle et de créativité très simples à utiliser. Concrètement, le but est de se créer à la maison une ambiance très personnelle, pour un bienêtre maximum. “Nous travaillons sur le confort dans l'habitat, confirme François Denieul, l'idée, c'est de jouer sur l'ambiance des pièces.”Celles-ci pourront varier en fonction de son humeur. L'ambiance de la pièce va passer par exemple d'une faible intensité lumineuse avec des tons gris à des tons vifs et chaleureux si l'on désire se tonifier, ou bien à des tons apaisants si l'on souhaite se détendre. Autre exemple : vos visiteurs seront filmés dans l'entrée de votre logement. Leur image est ensuite transformée par un filtre de couleur, avant d'être projetée sur un mur blanc. Leurs silhouettes génèrent ainsi une “fresque murale” dynamique projetée en temps réel. Une décoration réellement interactive ! Et partout, les initiatives se multiplient. Une société spécialisée dans les solutions Web en 3-D, I-maginer, s'est ainsi positionnée sur le secteur de la domotique. Philippe Pérès, son président, annonce : “Nous allons réaliser une copropriété virtuelle en 3D qui montrera des solutions innovantes de ce que sera l'habitat du futur. Il sera présenté au grand public fin avril. Il s'agira d'une vitrine 100 % virtuelle, mais les constructeurs seront ensuite libres de mettre en pratique ces solutions innovantes.” Jean-Marc Piednoir, directeur associé d'I-maginer, ajoute : “C'est une sorte de laboratoire, permettant de montrer les immenses possibilités de l'habitat du futur, notamment en terme de domotique. Ce n'est pas LA vision, mais c'est une vision. Sa richesse réside dans le fait qu'elle sera partagée aussi bien par les professionnels que par les habitants-internautes.” Intéressante, cette vitrine virtuelle sera aussi l'occasion pour des industriels de tester en avant production leurs projets. Comme un show room, sur le Web. Avec tant d'énergies associées, la domotique semble avoir de beaux jours devant elle...

Prêt à taux zéro : qu’est-ce qui change ?
L’accession à la propriété étant l’une des clés de la relance de la construction, le gouvernement a décidé de modifier les conditions d’attribution du prêt à taux zéro (PTZ) pour le rendre plus efficace.

De 35 à 50 ans : le temps des grands projets
Si vous n’êtes pas encore propriétaire, c’est le moment d’y songer. D’autant que si votre situation professionnelle est stable, vous avez sans doute eu le temps d’économiser en prévision de cet achat, par exemple sur un plan épargne logement. Auquel cas, vous pourrez peut-être bénéficier d’un taux de crédit attractif. Tout dépend de la date à laquelle vous avez ouvert ce plan. “Nous venons d’emprunter 25 000 euros à 4,31 %, par le biais de notre plan épargne logement, indiquent Fabrice et Valérie. C’est mieux que de tout emprunter à la banque à 5 %.” En matière d’épargne logement, tout dépend de la date de souscription du Plan.