De 35 à 50 ans : le temps des grands projets

Si vous n’êtes pas encore propriétaire, c’est le moment d’y songer. D’autant que si votre situation professionnelle est stable, vous avez sans doute eu le temps d’économiser en prévision de cet achat, par exemple sur un plan épargne logement. Auquel cas, vous pourrez peut-être bénéficier d’un taux de crédit attractif. Tout dépend de la date à laquelle vous avez ouvert ce plan. “Nous venons d’emprunter 25 000 euros à 4,31 %, par le biais de notre plan épargne logement, indiquent Fabrice et Valérie. C’est mieux que de tout emprunter à la banque à 5 %.” En matière d’épargne logement, tout dépend de la date de souscription du Plan.

De 35 à 50 ans : le temps des grands projets
De 35 à 50 ans : le temps des grands projets

Pour ceux souscrits à compter du 1er août 2003, le taux du prêt s’élève à 4,20 % et pour ceux ouverts entre le 26 juillet 1999 et le 30 juin 2000, à 4,31 %. En revanche, vous n’avez pas forcément intérêt à débloquer votre épargne si votre plan a été souscrit entre le 1er juillet 2000 et le 31 juillet 2003, le taux se situant à 4,97 %, pratiquement au même niveau que les prêts du secteur libre (de 4,90 à 5,30 %, pour des durées comprises entre 15 et 25 ans). Pour boucler votre plan de financement, pensez aussi au prêt 1 % logement et au prêt à taux zéro, pas seulement réservés aux jeunes. Le prêt à taux zéro est notamment fonction de vos revenus. Si vous êtes une famille de quatre personnes, vos ressources ne peuvent dépasser 56 875 euros en région parisienne, sur la Côte d’Azur et dans le Genevois français, et 40 488 euros dans les autres secteurs. Si vous répondez à ces critères, le prêt atteint 21 500 euros en province et 27 500 euros en région parisienne. Un coup de pouce qui ne se refuse pas. Surtout sans intérêts. Pour le reste, votre parcours d’emprunteur ne variera guère de celui d’un plus jeune. À ceci près que vous ne pourrez pas forcément emprunter à très long terme, les banques réservant cette offre aux jeunes accédants (moins de 35 ans, le plus souvent).


Au-delà, vous devrez sans doute vous contenter d’une durée de 20 ans. À condition de ne pas dépasser les limites de souscription et de remboursement définies dans le contrat d’assurance décès-invalidité (voir plus loin). Si vous êtes déjà propriétaire et que vous cherchez à acheter plus grand, le financement de votre future acquisition n’en sera pas forcément facilité. Surtout si le prix du nouvel achat s’avère plus élevé que l’ancien. Dans ce cas, vous ne pourrez pas bénéficier d’un prêt à taux zéro car vous n’êtes pas primo-accédant. Un prêt relais est toujours possible, mais sachez que les banques y sont très réticentes aujourd’hui.


Craignant une baisse des prix de l’immobilier, elles ne prêtent plus, désormais, que 50 à 60 % de la valeur estimée du bien à vendre. Et cela, sur une durée maximale de 24 mois. Avec les délais de vente qui s’allongent, allant de six mois à un an, voire plus dans certains cas, soyez donc prudent et ne surévaluez pas trop votre bien, de telle sorte qu’il se vende dans un délai raisonnable. Au cas où la transaction se ferait au meilleur prix, optez pour une formule vous autorisant à rembourser par anticipation le surplus éventuellement retiré de la vente. Si votre projet consiste à réaliser un investissement locatif, vous ne serez pas logé à meilleure enseigne, les banques étant très prudentes aujourd’hui sur ce type de financement, se focalisant sur votre effort de trésorerie mensuelle. Trop d’investisseurs ont cru, en effet, pouvoir rembourser leur mensualité par les loyers, sans avoir à débourser quoi que ce soit d’autre. Or, le locataire n’a pas vocation à tout payer. Certaines charges vous incombent. Si vous êtes vraiment décidé, faites des simulations réalistes, par exemple avec l’aide de l’Adil (Agence départementale d’information sur le logement) avant de vous engager. Évitez les formules “in fine”, trop chères et trop risquées pour le commun des investisseurs.


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