Actualité

Maurice Assouline - Directeur général de Cafpi,courtier en prêts immobiliers

Maurice Assouline - Directeur général de Cafpi,courtier en prêts immobiliers

Indicateur Bertrand : La vocation initiale de Cafpi : rendre le crédit immobilier simple et accessible, a-t-elle changé en quelques décennies ? Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’évolution de votre métier et sur celle des demandes ? Maurice Assouline : Non, la vocation initiale de Cafpi n’a pas changé, elle s’est simplement accentuée face à la concurrence des autres courtiers. Le métier de courtier ne se cantonne pas, pour Cafpi, à trouver le meilleur taux pour le meilleur profil, mais à apporter des solutions aussi bien pour des montages financiers techniques (investisseurs en défiscalisation, financement d’opération terrain et construction) que pour aider les profils atypiques ne trouvant pas de solutions auprès de leur banque. Aujourd’hui ce métier de courtier, devenu incontournable avec 20 % des crédits immobiliers accordés en France, élargit son offre à la négociation des assurances et des garanties d’emprunts. Créé en 1970,Cafpi emploie aujourd’hui 1 000 personnes, tout en étant présent, via ses 115 agences succursales, dans toute la France et les Dom- Tom. En 2006, nous avons réalisé près de 30 000 dossiers pour 4,739 milliards d’euros de crédit avec une progression de résultats de 42 %. Par ailleurs, nous avons renforcé notre présence sur internet que ce soit avec notre site (www.cafpi.fr) qu’avec des sites spécialisés en assurance, en prêts en ligne, à l’international, et même en offre hors critères (www.creditpourtous. fr) I. B. :Comment négociez-vous vos taux aujourd’hui et avec qui travaillez-vous ? M. A. : Nous travaillons avec toutes les banques, bien sûr, notre rôle étant de proposer l’offre de crédit la plus large possible. Mais la négociation sur les volumes et les clients que nous apportons à ces établissements ne suffit pas, c’est la prise en charge complète du dossier client, l’accompagnant dans ses démarches commerciales et administratives, assurée par notre réseau d’agences et de conseillers présent sur tout le territoire, qui nous garantie des conditions exclusives. I. B. :En cette fin d’année 2007, quel bilan portez-vous sur le crédit immobilier en général et quelles sont selon vous les grandes tendances 2008 ? Le mouvement de hausse des taux d’intérêts va-t-il durer ? M. A. : Les prix actuels du marché ont deux conséquences : des possibilités d’investissement réduites pour les acheteurs ayant un budget non extensible et une attitude frileuse des banquiers, réveillée par le souvenir de la crise immobilière de 90 et attisée cet été par la crise des subprimes américains. On ne peut que constater l’allongement des crédits qui sont passés en 10 ans d’une durée moyenne de 15 ans à 20 ans pour compenser la hausse des prix et des taux d’intérêt. Cette tendance devrait se confirmer sur 2008. A notre avis, la politique rigide de la banque centrale européenne, pour un euro fort au détriment de la croissance, ne peut pas durer compte tenu d’une inflation maîtrisée. Les taux directeurs devraient baisser prochainement, ce qui serait favorable aux emprunteurs immobiliers. I. B. :Quel est votre sentiment sur les mesures gouvernementales en faveur de l’accession à la propriété ? Et quelles sont, selon vous, les priorités à entreprendre ? M. A. : Les diverses actions gouvernementales en faveur de l’accession à la propriété ont créé une dynamique positive pour l’immobilier : succès du PTZ élargi à l’ancien en faveur des primo-accédants ; la réforme hypothécaire qui a permis le prêt hypothécaire rechargeable et le prêt viager DR hypothécaire ; le financement social du parc HLM et le pass foncier ; le nouveau crédit d’impôts sur les intérêts de la résidence principale. Maintenant, la priorité c’est de construire ! Autrement l’offre restera insuffisante, la chaîne du logement restera bloquée et les prix continueront de grimper. La solvabilité des acquéreurs, et tout particulièrement celle des primo-accédants, a longtemps été maintenue par l’amélioration des conditions de crédit. Plus que jamais, la recherche d’un prêt performant est indispensable à la réalisation d’un projet d’acquisition immobilière. I. B. : Quels conseils donnezvous aux particuliers qui souscrivent un emprunt immobilier ? Pourquoi faut-il encore aujourd’hui investir dans la pierre ? M. A. : Les particuliers doivent avoir le choix et négocier : vérifier leurs droits aux prêts bonifiés : prêt à 0 %, 1 % patronal, pass travaux…; dissocier l’assurance emprunteur de leur crédit ; choisir les garanties de l’emprunt. Et, une fois le prêt obtenu, prendre le temps de lire chaque paragraphe de l’offre avant de la signer. Au-delà de l’aspect spéculatif de la pierre, l’important est de ne plus avoir de charges de logement à payer à l’heure de la retraite.

TROIS QUESTIONS À JEAN DENAIS, Maire de Thonon-les-Bains

TROIS QUESTIONS À JEAN DENAIS, Maire de Thonon-les-Bains

“Nous maintenons une relative mixité sociale, malgré la flambée des prix”

Maroc : le nouvel eldorado

Maroc : le nouvel eldorado

Ce pays séduit les Français depuis déjà longtemps. Et si les prix y avaient grimpé, la crise les a fait chuter, ce qui rend l’investissement de nouveau intéressant.

Le Val-de-Marne construit l’avenir à grands pas

Le Val-de-Marne construit l’avenir à grands pas

Avec l’éclosion du Grand Paris, le Val-de-Marne est à un tournant de son histoire. Des gares, de nouveaux logements et des quartiers d’affaires vont bientôt y voir le jour.

PTZ : le coup de pouce étendu

PTZ : le coup de pouce étendu

À partir du 1er octobre 2014, le prêt à taux zéro (PTZ) sera renforcé dans les zones où son e! et de levier est le plus grand pour les classes moyennes et modestes.

La région Pays-basque et ses différents marchés immobiliers

La région Pays-basque et ses différents marchés immobiliers

Indicateur Bertrand : La région du Pays basque recèle-t-elle des marchés différents ?

 Signature du compromis de vente : à quoi cela vous engage-t-il ?

Signature du compromis de vente : à quoi cela vous engage-t-il ?

Je cherche à acquérir un logement, et j’en visite beaucoup en ce moment, grâce à des agences immobilières. Mais je crains le moment où je vais devoir me décider. Une fois un compromis de vente signé, dois-je arrêter toute visite ou poursuivre mes recherches ? (Lucie F., Nice, 06)

Rhône-Alpes : les métropoles ont la côte du logement neuf

Rhône-Alpes : les métropoles ont la côte du logement neuf

Sous l'effet d'aubaine du Scellier, les grandes métropoles rhônalpines ont considérablement réduit leurs stocks et les aides aux primo-accédants semblent porter leurs fruits.

L'achat en résidence principale résiste dans le neuf à Lyon

L'achat en résidence principale résiste dans le neuf à Lyon

Soutenu généralement par une forte demande, le marché lyonnais n’échappe toutefois pas à une baisse d’activité,même si l’acquisition en résidence principale résiste mieux que l’investissement locatif.

Lyon La Duchère

Lyon La Duchère

Parlons peu, parlons bien : peut-on encore acquérir un bien neuf à Lyon à moins de 3 000 e/m2 ? La réponse est : oui, à condition de regarder du côté de La Duchère, dans le 9e arrondissement. Malgré la tendance inflationniste du marché, le quartier garde la tête froide : 2 600 e/m2 pour le Côté Coeur de Nexity ou 2 696 e/m2 le 9e Horizon de Cogedim/Citalis, lancé le mois dernier. Quoiqu'il arrive, comme une chute de l'immobilier par exemple, l'acquéreur demeurera certain de ne pas perdre ses billes. Mieux, ses perspectives de plus-values à long terme sont attractives. Y a-t-il un vice caché ? Nullement. Les programmes de La Duchère sont correctement situés, dans le coeur de ville ou sur les balmes. Leur taille est "humaine", de l'ordre en moyenne de 40 à 50 lots.Leur architecture a été soignée : Spirit Grand Sud a choisi comme maître d'oeuvre Franck Hammoutène pour Les Dominos qui sortiront à la rentrée. Cet architecte a reçu l'Equerre d'argent 2006, le fin du fin des prix d'architecture, pour l'extension de l'hôtel de ville de Marseille. De son côté, Bouwfonds Marignan s'est offert les services de Christian Devillers, ex-Grand prix de l'urbanisme, pour son Carré Anaïs.

Lancement de l'îlot A3

Lancement de l'îlot A3

Il y a quelques semaines, Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon, a inauguré le lancement de l’îlot A3, qui officialise l’ouverture de la deuxième phase de Confluence, le chantier de l’expansion de l’hypercentre-ville de Lyon sur 35 ha.

Concours d'architecture : l'international Velux Award

Concours d'architecture : l'international Velux Award

Destiné aux étudiants en architecture, ce concours, qui se tenait cette année au Portugal, a récompensé un projet suisse ambitieux et lumineux !

Un projet par étape

Un projet par étape

Séduit, vous hésitez peut-être encore à vous lancer dans l'acquisition d'un bien "invisible", certes alléchant mais bien peu tangible... pourtant, la Vefa est la forme d'achat la plus répandue dans l'immobilier neuf. Strictement encadrée par de multiples garanties, elle s'effectue en plusieurs périodes, toutes sanctionnées par un acte légal qui officialise un achat "par étapes", suivant l'avancement des travaux.

Toulouse : une offre de logements neufs accessible à tous

Toulouse : une offre de logements neufs accessible à tous

La Ville rose est toujours confrontée à la difficulté d’une offre, en partie imposée, de grandes surfaces ne correspondant pas à la demande et au budget des acquéreurs. Ainsi, l’offre inférieure à 180 000 €, considérée comme le niveau de budget adapté aux primo-accédants, est en baisse sensible, tandis que les tranches supérieures sont en pleine expansion. “La volonté politique de réaliser des grands logements à Toulouse a atteint sa limite, ajoute le président de la FPC.Nous constatons une mévente des produits placés au-dessus de 240 000 €, ce qui représente 40 % du stock au détriment des budgets inférieurs”. Au cours du premier trimestre 2008, l’aire urbaine a enregistré 1 285 ventes, soit un retrait de 10 % par rapport à 2007. “Cependant,dans le même temps, 1 280 logements ont été mis en vente, ce qui démontre que nous nous adaptons particulièrement bien au marché. La preuve, c’est que les promoteurs ne lancent plus que des opérations qu’ils sont certains de pouvoir commercialiser”, souligne Roger Metellus. Il en est de même pour les prix, qui connaissent une stabilité au cours du premier trimestre, à 3 200 €/m2 habitable. Et le président régional de la FPC de poursuivre son analyse : “Parmi les 6 000 logements de l’offre en cours, certains ne verront jamais le jour car nous assistons à un véritable réexamen des opérations immobilières”.

Claude Arnaud, maire de Lunel.

Claude Arnaud, maire de Lunel.

"La croissance démographique est une chance pour Lunel ! " Après avoir pâti d'une image dégradée, Lunel, quatrième ville de l'Hérault, est à la mode. A michemin de Nîmes et Montpellier, la commune repense son urbanisation, ses équipements et ses infrastructures, comme l'explique son maire, Claude Arnaud.

Bretagne et Pays de la Loire

Bretagne et Pays de la Loire

Sans surprise, les villes les plus dynamiques sont celles qui concentrent emplois et universités, tout en affichant une belle qualité de vie. A ce jeu, Rennes et Nantes tirent leur épingle du jeu, d'autant plus facilement que la desserte TGV les a rapprochées de la capitale. Côté prix, après des années de hausse à deux chiffres, c'est l'accalmie. Pour autant, les primo-accédants ont du mal à se loger en ville et se tournent de plus en plus vers les villes périphériques.

Nord-est : la ville soigne ses extérieurs

Nord-est : la ville soigne ses extérieurs

Entre boulevards des Maréchaux et périphérique, les "portes" ont longtemps été les oubliées du développement parisien. Intra-muros, cette couronne compte cependant des terrains constructibles et des projets.Ainsi, entre les portes de la Chapelle et de la Villette, 200 ha forment le territoire du projet baptisé Paris Nord-Est, où sont programmés 325 000 m2 de logements, 140 000 m2 d'équipements et 630 000 m2 d'activités. Pour égayer ces quartiers tristounets et traversés par de grandes voies de circulation, de nombreux aménagements sont au menu : forêt linéaire pour encercler le périph, places, squares et jardins le long du boulevard des Maréchaux. La mixité règne sur l'ensemble du projet, avec 30 % de logements au moins et parmi eux, 40 % d'habitat social. Le tout arrosé d'une touche de transports en commun, pour un quartier aujourd'hui mal desservi, en particulier autour de la Porte d'Aubervilliers. L'arrivée d'un tramway Maréchaux-Est et le prolongement de la ligne Eole devraient contribuer à en faire un quartier parisien à part entière.