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Actualité

Christian Rolloy, Président du groupe Promogim (Promogim, Franco Suisse, Immopierre)

Christian Rolloy, Président du groupe Promogim (Promogim, Franco Suisse, Immopierre)

À la tête d'un groupe spécialisé dans le secteur résidentiel, Christian Rolloy décrypte les effets de la reprise de l'activité et souligne les perspectives en matière de logements verts. "Les conditions d'achat sont actuellement favorables" Le Club Immo : quelle analyseportez-vous sur l'évolution du marché de l'immobilier ? >Christian Rolloy : aujourd'hui le marché de l'immobilier se porte beaucoup mieux. Ceci est aussi vrai pour le marché du neuf que celui de l'ancien. Les conditions d'achat sont devenues réellement intéressantes pour les acquéreurs. Tout d'abord, parce que le marché est porté par des taux d'intérêts particulièrement bas, ensuite parce que les aides en faveur de l'accession sociale à la propriété sont à leur maximum et enfin parce que les prix se sont stabilisés, voire ont baissé par rapport aux sommets atteints il y a deux ou trois ans. La conjugaison de ces trois éléments assure donc des conditions favorables . Par rapport aux années 2008-2009, je pense que l'on est sorti de la crise de façon pérenne. Le marché est reparti. Même si nous sentons ici et là des réticences par rapport à la situation économique telle qu'elle est perçue, la confiance est revenue. La difficulté repose cependant sur l'offre qui a du mal à rattraper la forte demande. Ceci est dû au fait que dans le domaine immobilier, nous sommes au coeur d'un marché cyclique qui nécessite du temps pour sortir progressivement de nouvelles opérations. C. I. : le secteur de l'immobilier neuf est-il actuellement porteur ? >C. R. : le secteur du neuf est très actif. La plupart des mises en commercialisations rencontrent un succès important dans la mesure où le prix est juste. Car il faut rester dans des gammes de prix raisonnables. Le marché du neuf est animé par les investisseurs qui représentent plus de la moitié des ventes avec le dispositif d'investissement locatif Scellier mais nous constatons aussi un retour des primo-accédants, dont le pourcentage remonte. Il y a un regain d'intérêt pour le premier achat. C. I. : comment aider les primo-accédants à accéder à la propriété sachant que de nombreuses mesures du plan de relance vont prendre fin ? >C. R. : le point le plus intéressant est le doublement du prêt à taux zéro qui va s'interrompre au 30 juin. Cette mesure fonctionne bien tout comme le pass-foncier et la TVA à 5,5 % qui s'applique dans les zones Anru (agence nationale pour la rénovation urbaine). L'idéal serait de mettre en oeuvre un nouveau système, le plus simple possible en faveur des accédants qui achètent leur logement et qui permette à la profession de se préparer afin de mettre dès l'année prochaine les bons produits sur le marché. Je crois qu'actuellement le ministère y travaille. C. I. : On parle beaucoup de logements verts. Où en êtes-vous dans le domaine et quel est l'impact pour l'acquéreur ? >C. R. : Nous avons pris une position très avant-gardiste dès l'an dernier pour le bâtiment basse consommation . Aujourd'hui, 80 % de nos opérations sortent en BBC. En dehors de l'indéniable impact écologique, nous constatons que les acquéreurs potentiels sont motivés, fortement intéressés et comprennent parfaitement l'avantage qu'ils vont en tirer. Ils sont réellement conscients de l'intérêt de posséder à terme un logement dont les charges seront moins importantes et qui consommera moins d'énergie.

Remise des clés en toute sérénité

Remise des clés en toute sérénité

Vous êtes très enthousiaste en prenant possession de votre bien, n’oubliez pas cependant de tout vérifier.

Marc Pigeon - Président de la FPC de France (Fédération des Promoteurs-Constructeurs)

Marc Pigeon - Président de la FPC de France (Fédération des Promoteurs-Constructeurs)

Indicateur Bertrand : Quel bilan de l'immobilier neuf tirez-vous de l'année 2005 ? Marc Pigeon :Quantitativement, sur les chiffres, le bilan 2005 est incontestablement bon. Avec certainement plus de 115 000 ventes, il sera même nettement supérieur à ce que l'on considérait, les années précédentes, comme étant un bilan exceptionnel. Si l'on analyse plus finement ce bilan global, il est en revanche moins bon concernant l'accession à la propriété. Les primo accédants sont de plus en plus exclus par les prix de l'immobilier, donc, éloignés de leur travail, de la ville qu'ils souhaiteraient habiter. Cela entraîne nécessairement des frustrations et une moindre qualité de vie pour eux. Pour la collectivité, ce sont des conséquences nuisibles sur l'environnement, puisque l'extension urbaine que cela suppose développe l'utilisation des moyens de transports individuels, ne permet pas une utilisation optimale des équipements publics et nuit à la cohérence du tissu urbain. En revanche, l'année 2005 a permis le développement d'une offre locative de logements neufs. En effet, on estime à 65 000 le nombre de logements vendus aux investisseurs grâce au dispositif Robien. I.B. : Quelles sont, selon vous, les perspectives pour cette année 2006 ? M.P. : Les perspectives sont bonnes. Si les taux d'intérêt se maintiennent à un niveau relativement bas, l'activité de l'année 2006 devrait être comparable à celle de 2005. Pour le moment, le relèvement du taux de la Banque Centrale Européenne n'est pas de nature à inquiéter les professionnels de l'immobilier. En ce qui concerne le neuf, je pense que la pression de la demande insatisfaite ne permettra pas vraiment une stabilisation des prix de l'immobilier neuf. Ils continueront à augmenter, mais à un rythme moins soutenu. En somme, nous aurons une "baisse de la hausse" des prix de vente, mais certainement pas une baisse des prix. Et cela d'autant moins que le prix de revient incompressible d'un programme immobilier - essentiellement les coûts fonciers et les coûts de construction - a progressé très fortement, encouragé en cela par une certaine exubérance de la réglementation technique applicable au logement neuf. En conséquence, les promoteurs rencontreront plus que jamais des difficultés à satisfaire les primo-accédants, partiellement désolvabilisés par le niveau déjà élevé des prix. En ce qui concerne l'investissement locatif privé, la réforme mise en place par la loi "Engagement national pour le logement" portée par le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, Jean-louis Borloo, devrait permettre une maîtrise des loyers et une meilleure adéquation de l'offre de logements locatifs aux besoins notamment ceux des ménages aux revenus moyens et intermédiaires. I.B. : Quel va être le sujet prioritaire de la Fédération des promoteurs-constructeurs en 2006 ? M.P. : Notre activité a une telle importance et une telle actualité politique, économique, sociale, environnementale et pas seulement en France, qu'il est très difficile d'y répondre. Regardez l'attention portée par tous les observateurs aux statistiques du logement et de la construction aux Etats- Unis où l'on sait très bien que ce secteur constitue encore et toujours le socle solide de la croissance et de l'emploi ! Tous les aspects de notre métier sont importants : la disponibilité foncière, l'éthique, la citoyenneté. Nous devons aussi poursuivre notre combat pour la qualité à tous les niveaux, la qualité de la mise en oeuvre sur les chantiers, celle des services aux clients... Toutefois, si je devais ne retenir qu'un seul thème, qu'une seule priorité, ce serait d'apporter les réponses à la question suivante : comment produire des logements moins chers et en nombre suffisant pour répondre aux attentes de tous nos concitoyens ? Là est le premier combat des promoteurs.

NOUVEAU PRÊT

NOUVEAU PRÊT

À 0 % Les pouvoirs publics ont répondu en renouvelant le prêt à 0 %. S'il est toujours destiné à faciliter l'acquisition de la résidence principale, il s'est ouvert à l'ancien sans condition de travaux, sans oublier le neuf. Les conditions pour obtenir ce prêt bonifié sont assez strictes. Il ne faut pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années, sauf en cas de mobilité professionnelle. Pour l'achat d'un logement neuf, le prêt à 0 % n'est accordé que si le bien immobilier n'a jamais été occupé. Le prêt peut également financer l'achat d'un terrain et la construction de ce terrain avec ses annexes et garages, ou encore construire une maison individuelle. Une solution idéale pour Françoise et Laurent. Le plafond de ressources pour bénéficier du prêt ne changera pas pour les ménages composés d'une seule personne (2,7 fois le Smic pour la zone A et 2,3 fois le Smic pour le reste) ou de deux personnes (3,5 fois le Smic en zone A et 3,1 fois le Smic ailleurs). Le barème est, en revanche, revalorisé d'un dixième de point pour les familles de trois personnes et plus (par exemple, 4,8 fois le Smic dans la zone A pour les ménages de cinq personnes et plus, contre 4,7 fois le Smic, précédemment). Le montant des prêts est également revalorisé pour l'ensemble des catégories. Les conditions de remboursement sont assouplies pour les personnes dont le revenu est compris entre 1,6 et 2,3 fois le Smic, avec un allongement de six mois ou d'un an de la durée du prêt.

Quel avenir pour la maison ?

Quel avenir pour la maison ?

Dans un marché plus que tendu, l’Union des maisons françaises (UMF) revient sur la crise du secteur, pointe les raisons d’espérer et dresse le nouveau profil des ménages acquéreurs.

Avoir l'esprit pionnier ... en immobilier!

Avoir l'esprit pionnier ... en immobilier!

Devenir propriétaire d’un appartement ancien en Ile-de-France demande de débourser en moyenne 6 430 euros/m2 à Paris, et pratiquement moitié moins en périphérie (3 850 euros/m2 en banlieue proche, 3 010 euros/ m2 en grande couronne). Un bien neuf revient un peu plus cher, car il bénéficie d’une mise aux normes actuelles et de parkings, et vous est livré en bon état, accompagné des garanties de la vente sur plans. Dans un cas comme dans l’autre, avec un budget de 200 000 euros, le problème est cornélien : faut-il privilégier la surface ou la proximité avec la capitale? Encore faut-il relativiser. À Paris, par exemple, des biens de même catégorie se négocient avec un écart de 149 %, entre porte de la Chapelle et Saint-Germaindes- Prés. Une distinction qu’appuie François Bonnet, président de Nexity Apollonia et directeur général adjoint logement:

Où s'adresser ?

Où s'adresser ?

Le Pas peut être sollicité auprès de tout établissement de crédit ayant signé une convention avec la Société de gestion du FGAS. Parmi les banques qui ont signé une telle convention, citons le groupe BNP Paribas, la Caisse d'Epargne, le Crédit Agricole, le Crédit Foncier, LCL, la Société Générale ou encore l'UCB.

3 QUESTIONS À Grégoire Carneiro, Maire de Castelginest

3 QUESTIONS À Grégoire Carneiro, Maire de Castelginest

"Nous sommes les pionniers locaux du pass-foncier"

Dans le nouveau quartier de Vilmorin

Dans le nouveau quartier de Vilmorin

Rue Sergent-Lucien, Bouygues Immobilier a lancé la dernière tranche de Cœur de Massy. Si les produits classiquement choisis par les investisseurs, du studio au 2-pièces se sont tous envolés, la nouvelle résidence a des arguments pour un public familial, à la recherche d'une résidence principale en primo-accession, pour les plus petites surfaces ou pour s'agrandir. A quelques pas de la gare et des commerces, la future résidence de standing dispose en effet de 3 et 4-pièces, avec au rez-de-chaussée des jardins privatifs et de belles terrasses au dernier étage. Ils s'affichent au prix moyen de 3 816 €/m2 pour une livraison au 4e trimestre 2007. Selon le service commercial, près d'une vingtaine de 3-pièces sont en vente à partir de 221 000 €. A titre d'exemple, un 3-pièces est proposé 230 000 € pour une surface de 62,05 m2, en rez-de-chaussée, avec une terrasse exposée nord-ouest. Quelques 4-pièces démarrent à 270 000 € et un beau 5-pièces est proposé à 313 000 €. Sur la même artère, à l'angle de l'avenue Salvador-Allende sur la Zac Vilmorin 3, Interconstruction réalise Garden Plazza, 47 appartements, "dotés de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière, dont une majorité exposée plein sud", précise le service marketing. Le programme est tout particulièrement mis en avant par le promoteur francilien au niveau régional, "conciliant modernité, élégance, luminosité et vues imprenables dans un espace de verdure à 15 km de Paris". Tous les lots bénéficieront des labels Qualitel et Habitat et Environnement. Côté pratique, ils se situent près de la gare RER mais aussi d'un arrêt de bus pour rejoindre la gare d'Antony. Si les 3 et 4-pièces offrent une quinzaine de disponibilités à ce jour. Les grandes familles peuvent aussi choisir des 5-pièces. Ils démarrent à 377 000 € pour des surfaces comprises entre 101 et 106 m2. De rares opportunités avec terrasse existent également aux mêmes superficies, avec les mêmes surfaces habitables. Eiffage Immobilier a choisi la rue Robert- Schuman pour imaginer dans ce quartier à mi-chemin entre centre-ville et gare TGV/RER sa nouvelle réalisation. Composée de 8 maisons de 5-pièces à partir de 110 m2, elle affiche un premier prix à 397 000 €. En bordure d'un "amphithéâtre de verdure", d'un mail et d'une allée piétonne, le lotissement comporte aussi une résidence en copropriété. 48 appartements se déclinent du studio au 5-pièces (dont une petite dizaine est encore en stock, à partir de 313 000 €). Baptisé Toscania, ce programme aux accents résolument familiaux est commercialisé par une agence alto-séquanaise, CPM Patrick Musy, avec un kiosque sur place. "Le quartier a su préserver un urbanisme à échelle humaine en privilégiant des espaces piétons paysagés bordant des résidences de grand standing à l'architecture contemporaine", précise-t-on au service marketing au sujet de la Zac Vilmorin, déjà bien avancée mais en évolution pour encore 4 à 5 ans. Toujours sur la même parcelle, Bouwfonds Marignan développe également une nouvelle résidence, de 44 appartements aux lignes contemporaines. Les petites surfaces de Dominance se sont là encore en- volées mais restent des 3 (à partir de 268 000 €), 4 (à partir de 306 000 €) et 5-pièces (353 000 €). "Tous les appartements ouvrent sur des terrasses ou des balcons, précise le commercialisateur. Le rez-de-chaussée surélevé ménage de superbes terrasses qui font écho aux loggias en attique du dernier étage". Les premières livraisons sont annoncées pour le 1er trimestre 2008. Convaincu par l'attractivité des lieux, Bouwfonds Marignan s'apprête à y lancer un autre programme. Baptisé Tasmania, il s'agira d'une résidence close, du 2 au 5-pièces, dont certains duplex s'articuleront autour d'un jardin intérieur, avec quelques parcelles privatives. Enfin, au début de la rue Victor-Basch, le promoteur Icade-Capri démarre la commercialisation des Océanes, quatre petites résidences, la Frégate, la Goélette, la Brigantine et la Caravelle, dotées d'appartements fonctionnels et lumineux, du 2 au 6-pièces duplex. Toutes les surfaces restent disponibles. Au dernier bilan, neuf 2-pièces, trente quatre 3-pièces, cinq 4-pièces et une petite dizaine de 5-pièces et plus pour répondre à la demande des familles nombreuses, dans ce secteur bien équipé en services et établissements scolaires. A titre d'exemple, des 5-pièces duplex, entre 96 et 101 m2, y sont à vendre de 334 750 à 391 400 €. L'ensemble devrait être livré à partir du 4e trimestre 2008.

POUR UNE TERRE DURABLE...

POUR UNE TERRE DURABLE...

Et le problème est loin d'être futile : à en croire Robert Kandel, climatologue directeur de recherche au CNRS : "La construction immobilière figure parmi les activités humaines qui augmentent considérablement l'effet de serre. Directement du fait de la fabrication des matériaux, et indirectement par son fonctionnement grand consommateur d'énergies et surtout par les transports routiers induits par un urbanisme de plus en plus étalé. En France, où l'énergie nucléaire est développée, le transport routier est le premier producteur de l'effet de serre". Du côté des acquéreurs, si l'on n'est pas forcément prêt à payer plus cher pour un logement "vert", on investit dans son cadre de vie, ce qui revient souvent au même, comme le souligne Michèle Pappalardo, présidente de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) : "Le problème du développement durable est avant tout un problème de qualité de vie et il n'est pas forcément abstrait ou très loin de nos préoccupations quotidiennes. Une bonne isolation par exemple, permet d'économiser l'énergie, mais est aussi et avant tout la garantie d'un logement agréable, où l'on peut vivre tranquille, sans oublier l'économie d'usage qui intéresse directement le porte-monnaie".

Sud : le Paris du tramway

Sud : le Paris du tramway

C'est l'événement de cette fin d'année : l'inauguration de la ligne 3 du tramway parisien (T3) est prévue pour le 16 décembre et elle sera mise en service le jour même. Elle reliera le pont de Garigliano, dans le sud-ouest parisien, à la Porte d'Ivry, dans le sud-est. Elle desservira 17 stations réparties sur le tiers sud de la périphérie de Paris.

Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme

Jean-Pierre Caffet - Adjoint au Maire de Paris, chargé de l'Urbanisme

Indicateur Bertrand : Le projet de réaménagement de la couronne parisienne, entre le boulevard des maréchaux et le périphérique, doit s'étendre sur plusieurs années. Onze quartiers aux portes de Paris sont concernés par cette intervention sociale et urbaine. Quelle est l'idée force de ce Grand Projet de renouvellement urbain (GPRU) ? Jean-Pierre Caffet : Il s'agit de faire en sorte que 200 000 Parisiens vivent mieux dans ces quartiers exposés à beaucoup de nuisances et en même temps, j'en ai la conviction, c'est probablement là qu'une partie de l'avenir de Paris va se jouer. Cela traduit d'abord une véritable relance en profondeur de la politique d'aménagement de la capitale. Cette relance est importante puisqu'elle concerne près de 10 % du territoire municipal. Elle nécessite également une importante politique foncière qui a fortement mobilisé les moyens de la Ville. Elle passe aussi par le dialogue. Il s'agissait de faire un urbanisme partagé avec les habitants, sans oublier naturellement qu'il nous revenait toujours, en tant qu'élus, de prendre la décision finale sur le contenu des aménagements proposés. Embellir l'ensemble des espaces publics, renforcer les transports en commun, traiter les espaces de liaisons, aménager de part et d'autre les territoires riverains avec des programmes diversifiés et de grande qualité, voila ce qui nous a guidé. D'où l'idée de définir des périmètres plus ou moins importants. Celui de Paris Nord-Est représente 200 hectares avec des politiques transversales de l'urbanisme, c'est-à-dire de la construction, donc de l'activité, du logement, des équipements publics, parfois des espaces verts, et faire revenir de l'emploi car ce sont des quartiers exposés au chômage. I.B. : Est-ce une façon également d'établir de nouveaux rapports avec la proche banlieue ? J-P. C. : Cette couronne de Paris entre les maréchaux et le périphérique est le terrain de jonction privilégié entre Paris intra muros et sa banlieue. La dynamique de l'agglomération est particulièrement importante pour nous. Ce vaste projet urbain est certainement une des clés de la réussite du Paris de demain. L'objectif est d'assurer une offre cohérente et convenable afin de répondre aux besoins très forts qui s'expriment en matière de vie quotidienne, d'emploi et de logement. En matière de logements il y a plus d'un million de mètres carrés qui sont, à l'heure actuelle, prévus dans ces opérations. I.B. :Avec Bertrand Delanoë, vous avez rencontré récemment le Premier ministre Dominique de Villepin à Matignon concernant le projet d'aménagement des Batignolles. Comment avance le dossier ? J-P. C. : A Matignon, la discussion a porté sur les grands principes d'aménagements. Parmi les points positifs : le projet de l'architecte François Grether initialement conçu pour le village Olympique ainsi que le parc de 10 hectares seront maintenus. C'est-à-dire que le parti global, l'organisation, la forme urbaine qu'a dessinée François Grether, avec un quartier de logements ouverts sur le Parc et entourant ou traversant un grand Parc partant de la rue Cardinet et qui remonte sur le Boulevard Berthier, a été validé. La protection de ces logements par la construction d'immeubles de bureaux et d'activités sur la dalle de la voie ferrée est également entérinée. Le nombre de logements à quelques dizaines près est validé aussi. Ce sera de l'ordre de 3 500 logements. Et il n'y a pas d'obstacle que sur ces 3 500 logements, 50 % soient des logements sociaux (NDLR : lors d'une première rencontre en septembre dernier, le Premier Ministre s'était dit "prêt à céder à la Ville de Paris la totalité des terrains des Batignolles à condition qu'elle s'engage à y réaliser dans un délai rapide 2 000 logements intermédiaires et 1 000 logements étudiants"). Il y a eu un accord entre le gouvernement et la Ville. Maintenant il va falloir mettre tout ceci en oeuvre et rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la négociation foncière.

Diversité de l'offre de logements

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I. B. : L'offre de logements est-elle suffisamment diversifiée ?

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La prise de conscience des acteurs du marché immobilier azuréen permet de diversifier l'offre disponible. Quant à l'emballement des prix, le frein est amorcé.

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Toulouse : l'offre s'étoffe et se diversifie

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Au cours d'une table-ronde organisée par L'Indicateur Bertrand, les promoteurs du secteur ont présenté leur analyse du marché toulousain, caractérisé par sa progression tant en termes de ventes que de prix.