Acheter un logement neuf en Savoie

L’ Hexagone n’a ni pétrole ni mines de diamants, mais il a les Alpes. Le soleil, la neige, la glisse sont des valeurs à exploiter d’autant que la montagne française est la deuxième destination pour les sports d’hiver dans le monde entier. Suivez le guide

Acheter un logement neuf en Savoie
Acheter un logement neuf en Savoie

Lorsque l’économie n’est pas au beau fi xe, mieux vaut jouer les fourmis que les cigales. Des fans de ski l’ont compris : ils concilient leur amour de la glisse et la constitution d’une « épargne neige » en investissant dans une résidence de tourisme en montagne.


De quoi s’agit-il ? Quelles stations de haute montagne off rent ce genre de formule ? Quels pièges éviter ? Excursion informative sur les pistes de Savoie.



S’enrichir en skiant


Le concept de résidence de tourisme, qualifi ée parfois de « résidence hôtelière » ou de « résidence-services », est né voilà une quarantaine d’années en même temps que les « stations intégrées », c’est-à-dire créées ex nihilo à partir d’un parc d’immeubles en front de neige. Par la suite, dès les années 80, les résidences se sont implantées autour des villages existants en contribuant au développement de « stations villages ». Les établissements de montagne sont à peu près 600 et exploitent 240 000 lits.


Leur taille importante leur permet de gérer l’affl ux touristique massif de début décembre à fi n avril.


D’après le syndicat national des résidences de tourisme (SNRT), le taux d’occupation moyen a été de 72 % lors de la saison 2009/2010.


« Les résultats ont été bons dans tous les massifs, observe-t-il. Dans les Alpes, ils ont été meilleurs dans les stations de basse et moyenne altitude, moins chères. Le séjour moyen reste d’une semaine. Le pourcentage d’étrangers ne remonte pas : 35 %, dont des Anglais, des Belges et des Néerlandais. » Acquérir une petite surface sur plans dans une telle résidence ne consomme pas trop de capital. Les avantages fi nanciers sont assez comparables à ceux du Scellier : 18 % de défi scalisation sur 9 ans au titre de la loi Censi-Bouvard (plafonnés à 300 000 €) auxquels s’ajoute la récupération de la TVA à 19,6 % de la location meublée (LMNP). Les loyers sont garantis et le bien peut être utilisé à titre personnel selon la durée fixée dans le contrat. Élément crucial, le gestionnaire est la clé de voûte du système. C’est lui qui « gère la boutique », c’est à dire l’activité touristique. La prudence recommande de vérifi er sa solidité avant la signature. Les grandes enseignes, qui exploitent aussi des résidences au bord de la mer et en ville, sont plus imperméables aux aléas de la conjoncture.



Les Arcs : l’innovante


« L’association du train et du funiculaire positionne Bourg-Saint-Maurice-Les Arcs comme la seule station à 5 heures de Paris en TGV, 8 heures de Londres par Eurostar et 9 heures de Bruxelles ou d’Amsterdam par Thalys », ne manque pas de rappeler l’offi ce de tourisme des Arcs en mettant l’accent sur d’autres atouts de la station : l’intégration à l’immense domaine skiable de Paradiski (420 km), les 600 canons à neige pour les saisons pauvres en fl ocons et la capacité d’innovation intacte, comme en témoigne la récente création du Festival de cinéma européen. C’est aussi l’une des premières stations à oser le speed riding (ski, parapente et parachutisme).


Au coeur de l’actualité immobilière de cette ville-sur-neige, conçue par Charlotte Perriand, se construit le village 4 étoiles d’Edenarc à Arc 1 800 : deux résidences de tourisme et un hôtel 4 étoiles.


Selon la négociatrice, la résidence a pour avantages « avant tout, sa vue magnifi que », mais aussi un « emplacement au pied des pistes et à proximité du golf 18 trous ».


Le prix moyen est de 5 800 €/m2 tout compris, incluant parking, cave et pack de services. En fonction de l’étage, par exemple, et du mode d’utilisation personnelle, le rendement oscille entre 2,90 et 3,60 %. Les résidences sont gérées par Odalys-Vacances, l’un des majors du marché, gestionnaire de 100 000 lits en France. Qu’en serait-il de la revente au terme du bail ? « On ne peut pas anticiper le marché dix ans à l’avance, réplique la négociatrice. Toujours est-il que notre off re est l’une des plus compétitives du marché haut de gamme très prisé des grandes stations ».


Quant aux appartements de 4 et 5-pièces, ils sont cédés en copropriété classique. Autres résidences de tourisme classées en cours : les Sources de l’Arc à Arc 2 000, avec bowling et cyber espace, « des petits plus du gestionnaire », souligne le commercialisateur. Le 2-pièces démarre à 4 954 €/m2. Et le Lodge Hemera, réalisé par MGM à la Rosière, une station-village de 11 000 lits à 13 km de Bourg-Saint-Maurice. Le 2-pièces revient à 6 300 €/m2. « Le marché n’a plus la même dynamique qu’auparavant, regrette Gabriel Mingeon, directeur de l’agence Les Arcs Immobiliers.


Nous avons notamment perdu une bonne partie de la clientèle anglaise, très spontanée, tonique. Pour les promoteurs, le début de l’année est aussi plutôt calme. » Un studio de Charlotte Perriand se négocie dans les 3 000 €/m2, avec une surcote de 10 % s’il reste dans son jus, mais sa petite taille le pénalise.


Au début des Arcs, les acquéreurs étaient des fondus de ski, et le studio-cabine leur suffi sait. Désormais, la clientèle est plus familiale, à la recherche de chambres, avec en priorité des 3-pièces.



La Plagne : la sportive


Le « paradiskieur » peut s’off rir la poudreuse, le soleil et les terrasses de La Plagne. La station s’étend sur quatre communes proches de Bourg-Saint-Maurice : Macot-La Plagne, Aime, Bellentre et Champagny. Ce quatuor forme le domaine de la Grande Plagne de 53 000 lits, un parc légèrement plus important qu’aux Arcs. Hors saison, les sites ne comptent que 7 000 résidents. Cette station au profi l sportif possède la seule piste de bob française. Ses événements phare sont les « étoiles du sport » en début de saison et du free style en mars. Presque la moitié des touristes sont des skieurs très chevronnés et seulement 5 % des débutants. L’off re se compose de deux résidences de tourisme : l’Aspen, un gros chalet d’une cinquantaine de 2 et 3-pièces, dont la plus petite surface démarre à 156 000 €, et Le Centaure, dont ne restaient disponibles au début du mois que des petites surfaces à moins de 120 000 €. Le premier opérateur, Lagrange Patrimoine, gère 180 résidences dans le pays.


La rentabilité promise de son programme s’élève à 4,20 %. Le second, Terrésens, se positionne dans l’immobilier écologique. En ce sens, Paridiski revêt une certaine tonalité verte : reboisement, réengazonnement des pistes et même… recyclage des supports de forfaits !


Le développement durable commence à trouver des échos favorables.


À Saint-Sorlin d’Arves, par exemple, dans le récent domaine des Sybelles, le promoteur IDM (Investissement durable en montagne) réalise quatre chalets en BBC avec énergie solaire, VMCdouble fl ux et matériaux nobles, dont le mélèze et la pierre. C’est une copropriété traditionnelle dans laquelle chaque chalet comporte deux appartements à vocation de résidence secondaire. Le prix de sortie demeure assez doux (4 600 €/m2) malgré les coûts de construction généralement plus élevés d’un bon tiers en montagne à cause de l’acheminement des matériaux. Pour Jean-Pierre Binois, fondateur d’IDM, « l’entrée de gamme n’est pas en grande forme en montagne. En revanche, le haut de gamme a toute sa place s’il se tourne vers le développement durable ».



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