Les prêts complémentaires

Une fois ces possibilités épuisées, il vous faudra sans doute faire appel à un prêt complémentaire qui sera vraisemblablement le plus important. Dans ce domaine, il existe de nombreuses possibilités. A commencer par le PAS (Prêt à l'accession sociale) qui concerne les accédants modestes. Si vous n'y avez pas droit, les banques peuvent vous proposer une solution adaptée à votre situation.

 Les prêts complémentaires
Les prêts complémentaires

Le PAS. Son intérêt réside surtout dans le fait que vous pouvez bénéficier de l'APL (Aide personnalisée au logement), sous certaines conditions. Vous pouvez également bénéficier d'une exonération de taxe foncière pendant deux ans et de frais de notaire réduits (uniquement sur le prêt). Le PAS est attribué sous conditions de ressources. Toujours pour un couple avec deux enfants, les ressources ne doivent pas dépasser 31 294 e de revenus annuels en région parisienne et 24 959 e en province. Le montant du prêt peut atteindre 100 % du coût de l'opération, remboursable sur une durée de 10 à 30 ans. Dans certains cas, il peut même être allongé à 35 ans. Le taux du prêt, qui peut être fixe ou révisable, est plafonné. S'agissant de taux plafonds, les conditions des banques sont généralement inférieures, se situant le plus souvent à des taux proches des prêts classiques.


Les prêts classiques. Sans contrainte, les prêts du secteur libre offrent un large choix de formules : à taux fixe, à taux révisable, avec modulation ou lissage des mensualités, in fine… Le tout sur des durées de plus en plus longues (jusqu'à 35 ans)… Ils ont tous en commun des taux encore très attractifs malgré la remontée des taux depuis quelques mois. Aujourd'hui, vous pouvez emprunter à taux fixe sur 20 ans autour de 4 % et à taux révisable autour de 3,50 %.


L'écart entre les deux formules étant minime, le choix d'un taux fixe semble plus judicieux. Surtout si vous empruntez à très long terme. Reste que si le crédit est de courte durée, l'opération peut se révéler intéressante. Indépendamment du choix du taux, il existe de nombreuses formules. La banque peut vous proposer une formule modulable. Dans ce cas, il s'agit tout simplement de la possibilité de moduler vos échéances en fonction de vos besoins. Si vous empruntez à très long terme, vous pourrez par exemple raccourcir la durée de votre crédit en augmentant votre mensualité au fur et à mesure que vos revenus progressent. Si vous avez une grosse dépense à effectuer, comme changer de voiture, vous aurez aussi la possibilité de réduire votre mensualité. Cette faculté vous est offerte dans la plupart des banques avec des conditions qui varient d'une formule à l'autre. Autre souplesse qui vous est généralement proposée : le différé d'amortissement. Cette flexibilité peut vous être utile si, par exemple, vous faites construire et que vous ne pouvez pas occuper rapidement votre futur logement. En effet, si vous n'optez pas pour ce différé d'amortissement, vous risquez d'être contraint de commencer à rembourser votre prêt tout en continuant à payer votre loyer. Dans l'offre des banques, il existe aussi les formules à paliers. Il s'agit pour la banque de lisser vos mensualités de prêts de telle sorte qu'en présence de plusieurs prêts vous ayez une mensualité constante pendant 20 ou 25 ans. Mais attention, cette souplesse, comme le différé, coûte plus cher. A vous de faire vos calculs et de vous faire aider dans votre choix, notamment par l'Adil (Agence départementale d'information sur le logement) de votre département.


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