Actualité

Lancé en 2011 par le ministère de l' Ecologie, du Développement Durable et du Logement, l’appel à projets sur les écoquartiers a enregistré la candidature de 394 collectivités. Voici le palmarès des projets les plus innovants retenus.

De Nogent à Saint-Maur, en passant par Joinville, les boucles de Marne figurent parmi les secteurs les plus urbanisés du département. Pour autant, ces communes n'ont pas perdu une certaine atmosphère de village, héritée de leur passé. Peu marquées par l'industrialisation, elles offrent un cadre de vie résidentiel sans être huppé, où l'on ressent encore l'esprit bon enfant des guinguettes. Bien desservies par les transports, fières de leurs berges de Marne aménagées où reviennent s'installer des guinguettes à l'image de celles du siècle dernier, les communes des premières boucles de la Marne ne manquent pas d'atouts… qui ont un prix. La barre des 4 000 €/m2 est souvent allègrement franchie et on navigue plus près des 4 500, voire au-delà des 5 000 €/m2 pour Saint-Maur, qui regroupe quelques-uns des quartiers les plus cotés des bords de Marne.

3 questions à Edmond Hervé -Maire de Rennes, président de Rennes Métropole
"Le maître-mot de notre démarche est la mixité"

“Voir petit” pour le court terme
Vous souhaitez un bon rendement immédiat et vous avez des impératifs de défiscalisation, les petites surfaces sont les plus appropriées à vos besoins. Pourquoi ? D’abord parce qu’elles représentent près des deux tiers du marché locatif actuel. Donc la demande est forte sur ce créneau. Et puis, le loyer moyen y est toujours plus élevé que pour les grands logements. Selon les derniers chiffres de la FNAIM, les petites surfaces (studios ou 1-pièce) se louent en moyenne 15,50 e/m2 alors que les 4 et 5-pièces affichent respectivement des moyennes à 9,4 e/m2 et 10,10 e/m2. “En centre-ville, la rentabilité locative d’un studio neuf avoisine les 4 % contre moins de 3 % pour les grands appartements”, constate Pascal Brasseur, directeur général de BNP Paribas Invest Immo. Ceci à condition évidemment qu’il soit bien placé. S’il se situe dans une ville universitaire, la proximité du campus et des transports s’impose. Si vous visez une clientèle de jeunes cadres dynamiques célibataires, investir à proximité d’un quartier d’affaires ou d’une future zone d’activités paraît plus opportun. Une erreur de localisation peut entraîner des périodes de vacance de locataires plus ou moins longues. De même en prenant l’option “studio ou 2-pièces”, vous vous exposez à un turn-over des locataires plus important. Tous les deux ans voire chaque année dans les villes universitaires. Outre les frais de remise en état plus récurrents, vous exposez donc à des vacances locatives plus fréquentes. Mis bout à bout, le nombre de jours non loués peut rogner le montant de vos revenus fonciers. Voire, si vous n’avez pas souscrit d’assurance contre la vacance des locataires ou si votre franchise est de trois mois, cela peut poser des problèmes de remboursement des mensualités de votre prêt. “Dans une entreprise, il y a des flux entrants et des flux sortants et en cas de coup dur, il faut être capable de faire face pendant un, deux ou trois mois. Et bien quand on investit dans l’immobilier c’est la même chose. Rien ne vous permet de dire que les loyers couvriront toujours les mensualités du crédit. Il faut donc ajuster sa surface en fonction de sa capacité à s’autofinancer en cas de coup dur”, conseille Mathieu Toulza-Dubonnet, dirigeant de MTD Finance, cabinet de gestion de patrimoine et de défiscalisation immobilière. En revanche, “si le particulier investisseur dispose d’un budget conséquent, l a tout intérêt à investir dans deux ou trois studios que dans un 4-pièces. En ne mettant pas tous ses oeufs dans le même panier, il minimise les risques de vacance locative”, suggère Patrick Champaud, directeur du marché de l’investissement locatif du Crédit Foncier.

Avec 44 hectares de friches laissés par le départ de Renault, le "Trapèze" est le quartier en devenir de Boulogne. Délimité au nord-ouest par la rue du Vieux Pont de Sèvre, le Trapèze s'étend au sud de la commune, de la place Jules Guesdes à la Seine et pour être complet, il faut lui ajouter l'emblématique île Seguin. Après l'abandon du projet de fondation de l'Art Contemporain par François Pinault, l'île Seguin a trouvé un nouveau souffle, avec la décision confirmée par le gouvernement en juillet dernier, d'attribuer au pôle MédiTech santé, le label de Pôle de compétitivité internationale. L'île accueillera donc des laboratoires de recherche, des entreprises de haute technologie, dans des domaines aussi porteurs que les biotechnologies, voire le siège de l'Inserm ou de l'institut national du cancer. A cela s'ajoutent des programmes de logements et résidences hôtelières pour les chercheurs et les étudiants. Pour l'heure cependant, les efforts des pouvoirs publics portent sur le renforcement des berges et l'aménagement d'une promenade tout autour de l'île, à l'usage des piétons.

Architecte urbaniste, François Grether conçoit les projets urbains et assure la cohérence des plus grandes opérations en cours. Coup d'oeil sur une démarche originale. Dieu est un fumeur de havanes, mais François Grether, lui, préfère le cigarillo. Le charme discret du petit cigare convient mieux à la personnalité de l'architecte, centrée sur l'échange avec autrui plutôt que sur l'affirmation de l'ego. "Grether est humble dans son propos, solide sur ses bases théoriques et porté, ce qui est fondamental, à une très grande acceptation du dialogue public", confirme le maire de Boulogne-Billancourt, Jean- Pierre Fourcade, qui a collaboré avec lui sur les terrains Renault de la ville. De son côté, François Grether se définit comme un "arpenteur des villes revenu des conclusions hâtives et des solutions définitives que prônent tous les héroïsmes". L'eau, matériau de la ville Cet "artisan de l'urbanisme" a passé plus de 20 ans à l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme), où il a participé au lancement de la Villette, et de Seine Rive Gauche. Puis, il a fondé son atelier, le "lieu de la longue patience" comme il se plaît à le décrire. Sa route l'a conduit vers des projets si nombreux qu'une page ne suffirait pas à les résumer : Euralille, la Courrouze, l'Ile Seguin, Clichy- Batignolles… Des projets flamboyants, tels la Confluence qui doublera le centre de Lyon, et des plus modestes, par exemple à l'échelle de Saint-Joseph de Porterie, au nord de Nantes. "Deux sites qui ont en commun leur qualité esthétique.L'un,au bord de l'Erdre, est vallonné, peu urbanisé et nous concevons l'habitat sous forme de ville à la campagne. L'autre,à la confluence de deux fleuves,donne un plaisir des yeux, du paysage... J'avais visité ce lieu exceptionnel il y a 25 ans sans me douter que je travaillerais un jour sur son projet urbain", se souvient Grether. L'urbaniste aime revenir sur les lieux déjà connus, avec lesquels il a eu un échange. Il affiche aussi son goût pour les rivages et les berges, soulignant la "curieuse sympathie envers les ponts bâtis qui font découvrir le plaisir d'être suspendu entre l'eau et le ciel". Ou les effets spectaculaires des architectures à l'aplomb, comme les reflets vénitiens sur la Seine de l'Ile Seguin. "L'histoire des villes est liée à leurs multiples rapports avec l'eau.Nous vivons un retour à des dimensions sensibles après une période plus fonctionnaliste et nous essayons de comprendre cette relation à l'eau."De l'histoire de la ville et de l'eau, il s'agit d'écrire un chapitre supplémentaire, celui de notre époque : sur la Confluence, le projet urbain valorise les docks, le port et donne naissance à une place nautique et à des jardins aquatiques ; le long de la trame verte de la Loire, à Orléans, le concept prévoyait de petits ports, la remise en activité de l'écluse et du canal, l'aménagement de terrasses… L'urbaniste selon Grether La démarche d'urbanisme est "progressive", selon la théorie de Grether. Comme la ville, elle se nourrit d'enrichissements au fil du temps : "L'urbaniste écrit le scénario auquel les acteurs peuvent ajouter un éclairage nouveau. C'est le reflet de notre époque où s'exprime la diversité des regards.Mais pluralité ne signifie pas désordre. Chaque maître d'oeuvre tient compte de l'architecture de son voisin". Quel projet préfère François Grether ? On s'attache à tous, répond-il, sans en être le propriétaire. Le projet urbain est une oeuvre collective, "Il n'a pas d'auteur". REPÈRES 1967 Architecte DPLG (Beaux-Arts de Paris) 1970-1992 Responsable d'études à l'Apur (schéma directeur de Paris, mise en valeur des canaux parisiens, aménagements de la Villette et de la Zac Seine Rive Gauche). 1992-1999 Fondation de l'Atelier François Grether puis projets des quartiers nord d'Ecopolis (Amiens), du Romarin (Euralille), de la Courrouze (Rennes)… 2000-2006 Projets urbains et coordination en cours de Lyon Confluence et de Gerland (Michel Desvignes, paysagiste), de l'Ile Seguin (avec C. Devillers, P. Chavannes et J. Ferrier). Etude de définition de Clichy-Batignolles (Jacqueline Osty, paysagiste).

Le marché des Landes et du Pays basque
Dans un contexte national difficile, le volume des ventes de l’aire urbaine de Bayonne n’a baissé que de 8 % en 2012 par rapport à l’année 2011, ce qui ne manque pas d’interroger.

Christian Roussaux, Nouveau Président de la FPC Côte d'Azur-Corse
Président de la Chambre régionale Côte d'Azur- Corse de la Fédération des Promoteurs- Constructeurs de France, Christian Roussaux est Directeur Général de Nexity George V Côte d'Azur. Son constat sur le marché immobilier régional est encourageant : "Depuis deux ans, nous assistons à une prise de conscience des collectivités sur la nécessité de construire des logements locatifs sociaux pour ceux qui ne pouvaient plus se loger. Cependant, la classe moyenne des jeunes actifs qui souhaitent acquérir leur premier logement ne doit pas être oubliée".

Borloo ou Robien? Choisissez bien !
Acheter pour louer en engrangeant des revenus complémentaires et faire des économies d’impôts ? C’est possible avec la défiscalisation immobilière. Dispositif Borloo neuf ou Robien recentré. Nos conseils pour y voir plus clair.

Les taux des prêts à long terme ne sont pas directement liés à la politique monétaire européenne. Car ils s'appuient sur les taux des marchés à long terme et notamment sur l'OAT 10 ans. Pourtant, eux aussi, ont amorcé une remontée depuis le mois d'octobre dernier. "Les taux enregistrent des progressions comprises entre 0,05 et 0,15 % qui sont le résultat d'un mouvement généralisé (...)" note Empruntis, toujours dans son baromètre des taux, qui poursuit "près de trois banques sur quatre ont appliqué des relèvements de leurs barèmes dans le courant du mois de décembre, tandis que le quart restant les a maintenus inchangés". D'après ce courtier, ce sont les durées les plus longues qui enregistrent les plus fortes augmentations (0,25 % sur 30 ans). De fait, de 3,40 % en octobre dernier, le taux fixe moyen pratiqué aujourd'hui est passé à 3,55 % sur 15 ans. Sur le terrain, les barèmes se situent dans une fourchette large : entre 3,10 et 4,85 %. Parmi les taux les plus attractifs, ceux de LCL (Crédit Lyonnais) qui démarrent à 3,10 %, suivi de près par GE Money Bank (3,20 %) et CaixaBank (3,30 %). Puis, viennent la Société Générale (3,45 %) et le Crédit du Nord (3,50 %). Même modéré, ce mouvement marque, semble-t-il une inversion de la tendance qui prévalait en 2005. Pour autant, les acquéreurs bénéficient encore de conditions favorables. "Il est important de nuancer les effets de cette tendance haussière car les taux sont toujours à des niveaux extrêmement favorables. A titre de comparaison, le taux du marché à 15 ans au mois de janvier 2005 se situait à 3,95 %. Il est aujourd'hui à 3,55 %, soit une baisse de 0,40 % en 12 mois.Un différentiel qui permet à l'emprunteur, pour un crédit de 200 000 € sur 15 ans, d'économiser sur le coût du crédit hors assurance plus de 7 000 € !", constate Empruntis. #rPoursuite de la hausse ?

3 QUESTIONS A ALAIN CACHEUX Vice-président habitat-logement de Lille-Métropole Communauté urbaine*
“Les friches industrielles contre l’étalement urbain”

Les prix de l'immobilier neuf dans l'Agglomération d'Aix au 2e trimestre 2012
Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans l'Agglomération d'Aix par la fédération des promoteurs immobiliers.

L’AVIS DE GÉRARD COLLOMB, Sénateur-maire de Lyon, président du Grand Lyon
Indicateur Bertrand : L'enjeu de demain est-il de déplacer le centre de Lyon vers l'Est lyonnais ?

Saisissez les opportunités dans le neuf
Les stocks de logements s’annoncent tendus : le meilleur choix, c’est aujourd’hui.

Montpellier : offre solide à prix variables
Grâce à la stabilité de son offre et à un rythme de commercialisation soutenu, l'agglomération n'a actuellement aucun souci sur le marché du logement neuf.

Ceux qui ont eu la mauvaise idée d’emprunter à 10 % fixe au début des années 90 s’en sont sans doute mordus les doigts dans la mesure où ils n’ont pu – sauf renégociation de leur crédit – bénéficier des fortes baisses enregistrées sur les taux révisables. Mais l’argument ne vaut pas aujourd’hui, puisque les taux sont relativement abordables. Rien de tel, en effet, qu’un taux dont on est sûr qu’il n’évoluera pas durant 15, 20 ou 30 ans. À 4,5 %, vous ne risquez pas de le regretter. Mais attention : c’est un taux plancher réservé aux excellents profils, par exemple aux jeunes dont la carrière est promise à un bel avenir et qui n’empruntent pas à trop long terme. À titre d’exemple, un jeune notaire célibataire qui vient d’emprunter pour acheter son logement à Neuilly-sur-Seine (92), a obtenu un taux de 4,40 %. Si vous n’êtes pas dans ce cas de figure et si vous vous endettez sur 30 ou 35 ans, votre taux s’en ressentira forcément. Sur 15 ans, les taux servis oscillent, d’après MeilleurTaux, entre 4,60 % et 4,75 % selon que votre profil est excellent ou bon ; sur 20 ans, cette fourchette se situe entre 4,65 et 4,80 % ; sur 25 ans, entre 4,75 et 4,90 % et sur 30 ans, entre 5,10 et 5,25 %.

DES ADRESSES DE GRANDS LOGEMENTS
"La surface fait partie des prestations et l'on ne peut pas comparer un 5-pièces de 110 m2 avec un 5-pièces de 140 m2", estime Christine Branche. A la surface, l'emplacement constitue aussi un critère de choix. Dans le 2e arrondissement, un programme commercialisé par Saggel Gestion propose une opération rénovée dans un ensemble de type haussmanien où l'on vérifie que la surface n'a pas toujours un lien avec le nombre de pièces : ainsi, Grolée Presqu'île propose un 3-pièces de 115 m2 habitables pour 553 000 €, un 4-pièces de 154 m2 à 742 000 € et un 6-pièces de "seulement" 142 m2, à 685 000 €. L'un des promoteurs spécialisés dans les grandes surfaces de logement synonyme de standing, Cogedim Ric, est l'un de ceux à en avoir le plus vendus en 2004. Dans le 3e arrondissement, l'opération Espace Abondance, à l'angle des rue de l'Abondance et Garibaldi, entre Part-Dieu et Gambetta, dans un environnement de qualité. Un 7-pièces duplex de 177 m2 est commercialisé 608 000 €, pour une livraison au 3e trimestre 2006. C'est dans ce même arrondissement que les Lofts de Montchat sont commercialisés : entre villa et résidence de standing, on y déniche des surfaces pouvant atteindre jusqu'à 190 m2. Si dans le 4e, il faut signaler la Closerie du Magnolia de Severini Pierres & Loisirs avec des 5-pièces duplex, le 5e arrondissement recèle un programme niché dans un îlot de verdure d'un hectare avec tennis et piscine. Le Parc des Cèdres de SLC, groupe Pierre-Eugène Pitance, propose des 5-pièces d'un minimum de 119 m2 avec de très grandes terrasses, à partir de 340 000 €. Cogedim est encore présent dans le 6e arrondissement, avec Carré Ozanam, dans un beau quartier de Lyon, entre la rue Créqui et l'angle des rues Vauban et Louis Blanc. Comme à son habitude, le promoteur réalise de très grandes surfaces : entre 123 et 139 m2 pour les 5-pièces, entre 442 000 et 520 000 € et entre 143 et 172 m2 pour les 6-pièces, dont les budgets sont compris entre 540 000 et 795 000 €. L'opération réalise même des 7-pièces duplex de 206 m2, pour un budget de 845 000 à 860 000 €. Le 9e arrondissement, où Marignan Habitat réalise Villa Capella avec des 5-pièces et quelques duplex, est aussi l'arrondissement où SLC lance Le Monplaisir, dans un quartier coté. Les 4-pièces peuvent atteindre 125 m2 et les 5-pièces ont des surfaces entre 130 et 143 m2, pour une livraison attendue au 2e trimestre 2007. A Lyon, il faut ajouter les cas de Caluire et Cuire et de Villeurbanne, intégrés au marché lyonnais intra-muros : à Villeurbanne, Bouygues Immobilier, avec Villa Auguste, Citalis Cogedim avec Le Clos Sarah ou Rhône Saône Habitat avec Couleur Magenta, disposent dans leurs opérations de surfaces qui peuvent être assez généreuses : des 5-pièces de 152 m2, en duplex, sur l'opération Couleur Magenta ou un 6-pièces duplex de 146 m2 sur le Clos Sarah.