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3 questions à Jean-Louis Borloo - Ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement
"Ce sera un produit très rentable"

Je souhaite mettre en location un logement ancien et bénéficier ainsi du dispositif fiscal “Borloo ancien”.On m’a certifié à plusieurs reprises que ce dispositif devait être mis en place avec l’aide de l’Anah.Avant de contacter cette agence, pourriez-vous me dire si j’aurai l’obligation de demander des subventions pour travaux ? (Olivier Y.,Marseille 3e, 13)

Acheter pour louer dans le neuf
Le décret fixant les plafonds de loyers et des revenus des locataires du dispositif de la loi Duflot a été dévoilé. Décryptage.

Grand Ouest : un littoral qui fait toujours rêver
Si le marché de la résidence secondaire a subi des soubresauts, il semble aujourd’hui retrouver quelques couleurs, d’autant que la baisse des prix offre de réelles opportunités aux acquéreurs.

Miser sur le médical et les résidences d’affaires
Quant à identifier les secteurs les plus opportuns en ce moment et pour les années à venir, les spécialistes penchent plutôt pour le médical, ainsi que les résidences d’affaires. “Les résidences pour personnes âgées constituent une opportunité de marché énorme. Il manque à ce jour à peu près 175 résidences médicalisées par an pendant trente ans pour combler les besoins. En passant par un bon opérateur, le propriétaire s’assure une bonne rentabilité”, s’enthousiasme Évelyne Desserey, gérante de Xenyt, société de conseil en gestion de patrimoine. “Les résidences d’affaires placées en coeur de ville, les résidences médicalisées accompagnant le vieillissement de la population et certaines résidences de tourisme restent des valeurs porteuses, renchérit Michèle Lambert. Pour les résidences étudiantes, je suis un peu moins convaincue : de nombreux étudiants préfèrent la colocation.” Même si la résidence avec services se prête plutôt à l’investissement de long terme, afin de bénéficier des avantages fiscaux et de se constituer un complément de revenus, on peut se trouver dans l’obligation de revendre son bien. “En cas de revente, il faut trouver un nouvel acquéreur qui a les mêmes objectifs de rentabilité et conservera les mêmes avantages, notamment pour la TVA et la fiscalité, et, dans la mesure du possible, ne pas retransmettre le bien dans l’immobilier traditionnel”, conseille Sébastien le Goascoz. La situation peut toutefois se présenter : si un gestionnaire est défaillant et que l’immeuble n’intéresse pas une nouvelle société, il faut se poser la question de savoir si l’appartement pourra être reloué dans le circuit traditionnel. “Même si les résidences avec services sont des placements plutôt sécurisés, cela reste de l’immobilier, donc les mêmes règles de base s’appliquent, rappelle Sébastien le Goascoz. Ainsi, l’appartement en résidence d’affaires, en plein coeur de Paris,pourra facilement se relouer, tandis que pour le lot situé à 50 kilomètres d’un centre-ville, dans une zone d’activités, cela semble plus compliqué.”Dans les résidences avec services, ce sont la qualité et l’emplacement qui continuent à faire la différence.

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que le marché immobilier neuf ait de l’entrain. En trois ans, sur l’agglomération et ses alentours, plus de 13 000 réservations et 17 000 mises en vente ont été effectuées, avec un taux de renouvellement de 128 %. Bien avant le Grenelle de l’environnement, l’urbanisme s’est caractérisé par son respect de la planète. Par exemple, la Zac des Hauts de Feuilly, créée il y a dix ans à Saint-Priest, est devenue la vitrine de l’habitat durable en mêlant des formes innovantes, individuelles ou en petit collectif. En juin, MCP Promotion a inauguré sur le site “la première maison passive de France,réalisée par la promotion privée”, selon ses mots. L’ouvrage privilégie le bois en façade et une conception bioclimatique en phase avec les paramètres naturels (lumière, vent, soleil…). Intégrant des panneaux solaires, il nécessite“un budget en énergie et en eau jusqu’à dix fois inférieur à celui d’une maison traditionnelle des années 1975”, précise le constructeur. Restés assez abordables pour ce type de produit, les tarifs vont de 380 000 à 500 000 euros sur les 31 lots qui viennent d’être mis en vente avec maison témoin. Autre exemple : les immeubles des îlots A, B et C de La Confluence obéissent aux impératifs environnementaux, à la fois du référentiel de qualité environnementale du Grand Lyon et du programme européen Concerto. Fonctionnant à partir de 80 % d’énergie renouvelable, les bâtiments ont recours au solaire et aux chaufferies à bois. Par rapport à la moyenne nationale, leurs besoins d’énergie se réduisent de moitié. Les appartements sont commercialisés 4 250 €/m2 en moyenne, pour ce qui est de Saône Park.

Ne faire que dormir dans une chambre d’ado ? C’est complètement dépassé ! Aujourd’hui, les jeunes aménagent cet espace comme un mini studio, au coeur même de la maison, qu’ils équipent dernier cri : télé, chaîne hi-fi, console de jeux, ordinateur... Si on y dort toujours, la chambre est aussi devenue un espace de travail, de détente, de récréation et de convivialité, où les enfants peuvent recevoir leur amis. Sans oublier les “grands enfants”, qui sont de plus en plus nombreux à quitter de plus en plus tard le nid familial. Ce vrai phénomène de société, popularisé par le film Tanguy, s’explique non seulement par l’allongement des études, mais aussi par les difficultés pour trouver un emploi et un logement à un prix acceptable. Le neuf a intégré cette nouvelle donne. Ainsi, on voit de plus en plus des chambres donnant directement sur l’entrée. Cela offre à ces jeunes adultes une certaines autonomie, en les tenant un peu à l’écart du reste du logement, comme s’ils avaient leur propre studio. La salle de bains, elle aussi, fortement évolué. Hier exclusivement vouée à l’hygiène, elle est aujourd’hui devenue une pièce qu’on n’hésite plus à montrer, véritable temple du bien-être. Cet espace, jusqu’ici délaissé, a débridé la créativité des designers. Oublié, le (désuet) lavabo sur colonne ; place aux nouveaux plans vasques, audacieux et design. Avec une multitude de formes et des matériaux novateurs, la baignoire s’expose également. On installe un fauteuil, voire un petit canapé ou une chaise longue, on privilégie les lumières tamisées… chromathérapie, cabines d’hydromassage, jacuzzi, et même vélo d’appartement font de la salle de bains un véritable “salon de bains”, où l’on est invité à se délasser et, pourquoi pas, à faire un peu de sport. Avec pour seul objectif, la recherche du plaisir. Pourtant, cette pièce reste majoritairement de petite taille, environ 4 m2. Les designers doivent donc sans arrêt rechercher des solutions pour optimiser l’aménagement de cet espace. Plus de lumière, plus de confort, plus de détente et d’énergie : joli programme !

Les prix moyens du m2 habitable des logements collectifs neufs réservés (hors parking) dans la Communauté d'Agglomération de Clermont-Ferrand par la fédération des promoteurs immobiliers.

Indicateur Bertrand : Quelles sont les particularités de Saint-Jean de Braye ?

L'AVIS DE JEAN-FRANÇOIS MACAIRE, Vice-président du Conseil régional de Poitou-Charentes
Indicateur Bertrand : En quoi l'habitat est-il une priorité du Conseil régional ?

Tours est une ville animée qui a eu la bonne idée de maintenir ses universités en centreville. "Cela nous coûte un peu plus cher, de l'ordre de 10 à 15 %, lorsque nous effectuons des travaux de rénovation, remarque le maire, Jean Germain, qui vient juste de remettre à flots la faculté des lettres. Mais nous nous y retrouvons, puisque les lieux sont accessibles sans voiture et que les étudiants créent l'animation nocturne nécessaire pour attirer les congrès." Au coeur du vieux Tours, des maisons à pans de bois, des rues piétonnes, de nombreux bars et restaurants se concentrent dans le quartier Plumereau - les habitués des terrasses des cafés disent "Plum" -. La ville vient de gagner un restaurant une étoile de plus au Michelin cette année. Une place importante est accordée au commerce, notamment de vêtements, dans le centre. Les "locomotives" sont au rendez-vous et seront bientôt rejointes par Ikea. À quelques pas de là, les bâtisseurs de cathédrales ont sué sang et eau pour achever Saint-Gatien, un bâtiment pur gothique, flamboyant et Renaissance. Au 19e siècle, le Tourangeau Victor Laloux, qui conçu la gare d'Orsay, a dessiné les plans de l'hôtel de ville, de la gare et de la basilique Saint-Martin. Face à la gare, Jean Nouvel a édifié le Centre international de congrès Vinci et maintenant les maîtres d'oeuvre planchent sur deux grandes Zac : Les Deux Lions, où le centre commercial est en construction, et Montconseil qui prévoit d'accueillir 1 200 logements.

Investir à la montagne signifie trouver l’appartement ou le chalet susceptible de vous correspondre et d’attirer les locataires potentiels. Pour cela, il faut savoir que le tourisme à la montagne a bien évolué ces dernières années. Déjà, en matière de typologie de bien, les petites surfaces n’ont plus la cote. “Les grands appartements de trois-quatre pièces, les 60 m2, se louent vite, ainsi que les deux-pièces, note Pascale Jallet, du SNRT. Si on s’y prend au dernier moment pour ses vacances, on trouvera un studio.”Au-delà du bien, il faut aussi penser aux services qui l’accompagnent. Une résidence avec services comprendra toujours l’accueil, la fourniture du linge et le ménage de fin de séjour. Mais elle peut offrir aussi en complément des services typiquement “montagne”, tels que la réservation de forfaits de ski, ou de cours pour les enfants, la livraison de paniers- repas… Les prestations de luxe peuvent aussi être de la partie. “À la montagne, l’aqualudisme est particulièrement apprécié, remarque Yannick Ainouche, directeur général du groupe Quiétude. Le spa,le hammam ou la piscine, sont toujours agréables au retour du ski.” Attention cependant, le luxe ne convient pas à toutes les familles. “Les prestations complémentaires dépendent de la station ainsi que du profil de la clientèle, relève Isabelle de Wavrechin, directeur général de Pierre et Vacances Conseil Immobilier. Il ne doit pas y avoir d’inadéquation entre la résidence et la fréquentation, par exemple des résidences de luxe qui seraient installées dans des stations plutôt familiales. Les résidences doivent être assez occupées pour être exploitées dans de bonnes conditions et offrir une rentabilité satisfaisante.” Il faut aussi être attentif à ce que le lieu choisi prenne bien en compte le nouveau profil des vacanciers. En effet, au moins 30 % des touristes à la montagne ne skient pas, selon le SNRT. Finie, l’époque où les familles sillonnaient les pistes tous les jours pour amortir leurs forfaits ; désormais, les activités annexes sont très appréciées. Pierre & Vacances propose par exemple des promenades en raquettes, pour lesquelles la demande est en constante augmentation. Comme pour tout investissement immobilier, l’emplacement est crucial. Le produit classique se choisit plutôt au pied des pistes, dans les grandes stations en haute altitude, qui attirent tous les mordus de sports d’hiver, en Savoie, à Val d’Isère. La haute montagne, qui garantit l’enneigement, ajoutée à la réputation internationale, permettent d’éviter le phénomène de vacance locative. “En résidence de tourisme, l’objectif est évidemment d’assurer le taux d’occupation le plus élevé possible”, confirme Isabelle de Wavrechin. Le dispositif des zones de revitalisation rurale (ZRR) a cependant permis de développer la moyenne montagne. “La résidence en moyenne montagne bien conçue, dans un endroit de charme, peut être un bon plan, si une liaison est assurée par exemple pour aller skier plus haut”, note Pascale Jallet. Sans oublier les microniches : “La Vallée d’or, le Vercors, les Alpes du Sud recèlent des coins attrayants, mais il faut analyser les emplacements station par station”, relève encore Yannick Ainouche, de Quiétude. En tout cas, la moyenne montagne peut permettre un investissement moins cher, tout en offrant une bonne rentabilité. À condition de repérer le petit village pittoresque, ou la commune qui offre de nombreuses prestations complémentaires, telles qu’une piscine ou des animations locales.

L'AVIS DE LUDOVIC LAPEYRE, Directeur des ventes Maison Familiale Île-de-France
Indicateur Bertrand : Comment est née la nouvelle gamme Accession ?

Sénart : futur territoire à énergie positive.
Les acquéreurs ont été en revanche quatre fois plus nombreux sur Sénart au début de l'année. Le marché du logement se développe à un rythme régulier de 700 logements par an en programmes groupés. Ces réalisations sont essentiellement situées sur Savigny-le-Temple, Lieusaint, Cesson, Saint-Pierre-du-Perray et Tigery. Fin juin 2007, les ventes des promoteurs représentaient près de 300 logements et devraient atteindre environ 600 logements à la fin de l'année. Les tarifs des maisons demeurent attractifs au travers d'une gamme commençant à 250 000 epour atteindre 550 000 e. Les appartements tournent autour de 2 700 à 3 200 e/m2. Pour les mois à venir, Jean-Paul Trarieux, le directeur de l'Habitat de l'Epa Sénart, envisage une hausse de l'ordre de 5 à 7 %, "soit une évolution similaire à celle du marché francilien", rappelle-t-il. Nombreux sont les maîtres d'ouvrage qui accolent leur marque à l'essor de Sénart : pas moins de six programmes sont commercialisés sur Savigny-le-Temple, deux sur Lieusaint, quatre sur Cesson. L'Epa poursuit l'objectif de renforcement des normes environnementales des bâtiments, jusqu'alors travaillées selon la certification "Habitat et Environnement" de Cerqual. Un logement récent consomme 180 Kwh/m2 habitable par an et 130 Kwh/m2 pour celui qui applique la réglementation thermique 2005. "Les nouveaux programmes devront tendre vers la RT 2005 moins 20 %, soit près de 100 kwh/m2," anticipe Jean-Paul Trarieux. L'Epa s'apprête à lancer un éco-quartier de 1 500 logements à Lieusaint qui maîtrisera la performance énergétique et les rejets des gaz à effet de serre. Commercialisations prévues mi-2008.

Une qualité, plusieurs marques
Qualitel, Habitat & Environnement, NF logement... Cette abondance de marques ne nuit-elle pas à la visibilité de la certification aux yeux du grand public ? "Je reconnais que cela peut être compliqué pour le particulier de s'y retrouver", affirme Antoine Desbarrières. "C'est pour cela que nous avons mis en ligne un site internet de vulgarisation de l'information, www.bienvivrechezmoi.com.Notre mascotte Caly sert de guide aux internautes dans l'univers des certifications et s'adapte en fonction des projets de chacun. Quant au reste,les préoccupations ne sont pas les mêmes entre le neuf et l'existant,un promoteur et un constructeur, etc.Multiplier les marques de qualité,c'est en quelque sorte offrir du sur mesure." La certification Qualitel concerne exclusivement les logements neufs. Elle est attribuée après une étude détaillée des thèmes suivants : acoustique, thermique, qualité des équipements, maîtrise des charges. Ces critères sont définis dans un référentiel et leurs exigences vont souvent au-delà de celles imposées par la réglementation.

40-50 ans : placer dans l’immobilier pour l’avenir
L’heure est venue de commencer à penser à votre retraite. Et de profiter de vos nouvelles marges de manoeuvre financières pour investir dans la pierre.

Toulouse : Fusion des Sociétés d’économie mixte d’aménagement
La Communauté urbaine du Grand Toulouse vient de voter, fi n 2010, la création d’une nouvelle Sem d’aménagement,